Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 24 avril 2010 | Mise en ligne à 8h24 | Commenter Commentaires (103)

    Brésil / Ze liste !

    rio-de-janeiro

    Tel que promis depuis mon retour de cette virée halucinante à Rio de Janeiro et Sao Paulo, je vous offre en vrac les liens de mes meilleures découvertes lors de mon récent voyage au Brésil, particulièrement Sao Paulo et Rio de Janeiro. Voici un liste d’hyperliens pour découvrir ma première dizaine de suggestions. D’autres blogues brésiliens suivront au cours des jours qui viennent.

    Il va sans dire, ces blogues accompagnent mon reportage sur le Brésil, en ligne sur Cyberpresse, décliné en cinq articles. Pour lire, on clique  ICI.

    Marcelo Camelo

    marcelo-camelo

    À 32 ans, Marcelo Camelo est considéré comme l’un des artistes indés les plus marquants de sa génération, originaire de Rio de Janeiro et relocalisé à Sao Paulo, le guitariste et chanteur a déjà fait partie du groupe rock carioca Los Hermanos. Les chansons de Sou, son dernier album, déconstruisent les références connues de la musique populaire brésilienne sans qu’on en perde la trace.
    Album à écouter : Sou

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    Otto

    Otto br

    Originaire du Pernambuco, Otto est l’un des grands innovateurs de la nouvelle chanson brésilienne. Comme feu Chico Science et Naçao Zumbi, il est associé au mangue beat de la région de Recife Sa musique est fine et d’autant plus complexe sur le plan des arrangements et des références régionales, nationales ou internationales. Album à écouter : Certa Manhã Acordei de Sonhos Intranquilo.


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    Kassin

    Kassin 3

    Natif et résidant de Rio de Janeiro, Kassin a 36 ans et s’impose parmi les créateurs les plus prolifiques de la nouvelle scène brésilienne. Avec Moreno Veloso (fils de Caetano) et Dômenico Lancelotti, il forme le groupe + 2 en plus de réaliser les albums de nombreux artistes issus de la scène émergente; Vanessa de Mata, Mallu Magalhaes, etc. Album à écouter : Kassin + 2 /  Futurismo

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    Romulo Froes

    romulo froes

    Lorque les connaisseurs brésiliens évoquent la crème paulista, Rômulo Froes vient régulièrement en tête de liste. Cet auteur-compositeur-interprète d’exception joint à ses sources brésiliennes les musiques progressives de la planète rock et le jazz moderne.

    Album à écouter : No Chaô Sem O Châo

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    Mallu Magalahes

    Mallu Magalhaes

    Mallu Magalhaes n’a pas encore 18 ans et elle a déjà enregistré deux albums dont les chansons (surtout interprétées an anglais, un peu en portugais) puisent dans la crème de la pop culture anglo-américaine. Tout a commencé lorsque ses premières chansons ont créé un impact colossal sur l’internet. Petite amie de Marcelo Camelo et fille d’architecte, cette jeune femme est promise à une carrière brillante. Album à écouter : sans titre, paru en 2009.

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    Mallu Magalhães Shine Yellow from Rodrigo Pesavento on Vimeo.


    Lulina

    lulina

    Originaire de Recife, Lulina ne cesse de multiplier les enregistrements autoproduits depuis qu’elle s’est établie à Sao Paulo. Marquée par le folk et la pop des années 60, elle utilise ces références pour créer un corpus chansonnier très apprécié des connaisseurs de la nouvelle scène paulista. De surcroît, on dit d’elle qu’elle est une excellente parolière…qui s’exprime en portugais.
    Album à écouter : Cristalina

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    Lulina “Sonhar com Bebês” from yb music on Vimeo.

    Naçao Zumbi

    nacao-zumbi

    De Recife, le groupe-phare Naçao Zumbi accompagnait naguère le visionnaire Chico Science avant qu’il ne meure tragiquement d’un accident de la route au début de sa carrière – en 1997. La nation zombie malaxe allègrement les rythmes brésiliens au rock, au rap, au R&B.  Album à écouter : Fome de Tudo.

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    NAÇÃO ZUMBI from EMBOLEX on Vimeo.

    Vanessa Da Mata

    vanessadamata

    Originaire du Mato Grosso, établie à Sao Paulo, cette chanteuse de 34 ans est une fleur de la musica popular brasileira. Elle a écrit des chansons reprises par Daniela Mercury, Caetano Veloso et Maria Bethania. Après avoir interrompu des études de médecines, Vanessa de Mata fut mannequin, joueuse de basketball avant de faire chanteuse. Album à écouter : Sim

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    Marcelinho DaLua

    Marcelinho DaLua

    Établi à Rio de Janeiro, Marcelinho DaLua est DJ, réalisateur, chanteur. Il est l’un des principaux réformateurs de la musique carioca, ayant hybridé la bossa nova et la samba au drum’n’bass, au funk, au dub et au reggae. Il est aussi membre de l’excellent groupe Bossacucanova. Album à écouter : Social

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    MARCELIHO DA LUA V.S ANGELO B. PORTUGAL TOUR PART 3- MARCO de CA

    DJ MARCELINHO DA LUA | MySpace Music Videos

    Contra Fluxo

    contrafluxo

    Puisant dans le meilleur hip hop afro-américain des années 90  (A Tribe Called Quest, Guru, De La Soul, Jurassic Five, Pharcyde, etc.) le groupe Contra Fluxo ramène la qualité dans le hip hop et mêle la crème des voisins du Nord à la musica popular brasileira.  Album à écouter : SuperAçao.

    Liens utiles:

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    • Merci pour ton excellent papier! Je suis un ancien résidant de Rio et il est parfois difficile de trouver de nouveaux trucs musicaux là-bas. Tu m’as redonné l’envie de voir Marcos Valle sur une scène de Botafogo!
      Merci

    • Chaque fois que je vais au Brésil, je suis estomaqué par la richesse de la culture de ce pays. On n’en entend pas souvent parlé, hormis les vieux classiques, et c’est bien dommage. Pour moi, l’album Ventura de Los Hermanos demeure une référence sur les plans de la production, de la réalisation et des arrangements. Et le classique des classiques, la musique de Tom Zé qui, même après 35-40 ans, sonne plus moderne que le 3/4 des artistes qui tournent sur nos radios.

      Ce qui m’épate le plus, toutefois, c’est la vigueur du marché intérieur. Les Brésiliens produisent de la musique pour les Brésiliens. J’ai lu quelque part que 75 % des produits musicaux achetés au Brésil étaient des produits brésiliens. Je ne sais pas si ce chiffre est exact, mais si tel est le cas, c’est tout simplement renversant.

    • En écoutant votre extrait de Marcelo Camelo avec Mallu Magalhaes, j’ai envie d’ajouter que ce qui différencie le Brésil de beaucoup d’autres marchés, c’est que tout le monde chante les chansons de tout le monde. Plutôt que de se voir comme des compétiteurs et de se tirer vers le bas, les artistes collaborent les uns avec les autres, chantent les chansons des autres, et tirent ainsi tout le monde vers le haut.
      Par exemple, on m’a dit que dans l’État de Bahia, il y a une rotation chaque année entre les artistes qui vont chanter officiellement le «tube de l’année». Toutefois, tous les artistes qui font ce style de musique reprennent ce tube, faisant ainsi de la diffusion pour l’ensemble des artistes du même style qu’eux. Cet exemple est bien sûr extrême, limite mafieux, mais ça illustre bien la différence de mentalité en ce qui a trait à la collaboration musicale dans ce pays.

    • @djieff
      .
      À propos de votre exemple, je me demandais ce qu’en diraient les médias canadian si la réalité des musiques brésilennes était aussi québécoise… Par exemple, avancerait-on que la culture québécoise est centrée, voire repliée sur elle-même, fermée sur le monde extérieur et ses influences multiples et qu’elle se trouve par conséquent aux portes du racisme et de la xénophobie?

    • @atchoum

      De prime abord, votre question est séduisante, mais… Je vous dirai que 7 millions de francophones (6 au Québec,plus ou moins un dans le reste du Canada), ça n’a strictement rien à voir avec 191 millions de personnes. Et, même si les Brésiliens sont aujourd’hui majoritairement unilingues, il est facile de prédire qu’une portion très importante d’entre eux deviendra bilingue d’ici une génération. Mondialisation culturelle oblige, bon gré mal gré.

    • @atchoum
      Bonne question, effectivement, mais 10 minutes passées dans les rues de Sao Paulo ou de n’importe quelle grande ville du Brésil suffisent à balayer cette objection du revers de la main.

      Au Canada et au Québec, les francophones de souche forment historiquement un bloc monolithique culturellement, alors que les Brésiliens, du point de vue de la culture, sont le résultat d’un mélange aussi riche que varié d’influences intérieures et extérieures. On fait souvent référence au melting pot américain, mais croyez-moi, le mélange des cultures au Brésil est encore plus important. Le Brésil, c’est un peu comme les Antilles et les États-Unis mis ensemble, sauf que tout le monde parle la même langue, ce qui rend les transferts culturels encore plus faciles.

    • Eh bien..vous en aviez des trésors dans vos valises! C’est un beau cadeau, ça fait changement de la boîte de chocolats habituelle. Merci.
      Va falloir y aller à petites doses * je me fais des petits moratoires personnels sur le temps passé devant l’écran*.
      Je me suis quand même attardée à la jeune prodige de 17 ans. J’ai écouté(bis) son CD complet. très folk, frôlant le country. Elle a déjà intégré, semble-t-il de nombreuses influences. Elle a des chansons plutôt matures pour une fille de son âge, non?
      Chose certaine, elle fera mentir ceux qui disent qu’il est irritant d’entendre chanter en anglais avec un accent . Cette façon qu’elle a de traîner sur” love is no problem, no mamma” est simplement craquante.

    • Félicitations pour cette série d’article. Je suis de Sao Paulo, je connais tout ça.
      Il manquait seulement Zé Vicente. Un jeune compositeur de samba classique de Sao Paulo, très branché, lui. Profitez-en:
      http://www.myspace.com/zevicente

    • Trop immense billet pour tout assimiler d’un coup! Rassasié juste après avoir écouté et savouré Marcelo Camelo (au troublant même look de Fidel Castro au même âge), je prends une pause avant de continuer ce buffet.

      Tout art confondu, la création de la dernière décennie qui m’a carrément le plus rentré dans le corps fut le film brésilien City of God. Le Brésil fourmille de bijoux à découvrir (et je ne parle pas de l’équipe de volleyball de plage), merci de nous en faire découvrir tant du coup!

    • Excellente recherche. On pourrait ajouter à l’ensemble la très bonne “Ceu”, ou la voix grave de “Seu Jorge (c’est pas nouveau, nouveau, mais bon). Ô combien sous-estimée est la musique brésilienne dans notre culture musicale. A t-on déja dit que la recette et les chansons de Michel Fugain et du Big Bazar était ce qu’il y a plus de brésilien (c’est comme l’oiseau= Voce abuso), et ce sans oublier Nougaro (Tu verras, tu verras= Que sera, Que sera), Diane Tell et même Alys Robi (Tico Tico et autres tubes de Carmen Miranda)!

    • Félicitations pour cette série d’articles. Je suis de Salvador-Bahia!
      Je connais tout ça. Mais je pense que tu oublies Bahia comme
      lieu de musique brésilienne dans notre culture musicale.
      A Bahia on a Caetano Veloso, Maria Bethania, Ivete Sangalo, Dorival Caymmi, Carlinhos Brown, Belo Veloso, Daniela Mercury etc.

      Ici vous connaîtrez:

      http://www.youtube.com/watch?v=W6H_4YAF4zI&feature=related
      http://www.youtube.com/watch?v=ATRYXkvBkKM
      http://www.youtube.com/watch?v=BDcFa16ZisY&feature=PlayList&p=0F19F43CEDE885F8&playnext_from=PL&playnext=1&index=21
      http://www.youtube.com/watch?v=zyijPcZ5Mac
      http://www.youtube.com/watch?v=mu1iKLq-J5s
      http://www.youtube.com/watch?v=jpIwjRO6wxY&feature=PlayList&p=E29323F21E7C7E2F&playnext_from=PL&playnext=1&index=52
      http://www.youtube.com/watch?v=8c4w5dvCSp0

    • @brasil

      L’idée n’était pas de refaire l’histoire du Brésil musical mais bien d’en identifier les nouvelles tendances inconnues – ou peu connues. Enfin, ramasser en 15 jours un maximum de nouveauté en consultant des pros de Rio et de Sao Paulo. Par le passé, j’ai interviewé ou couvert avec enthousiasme Caetano Veloso, Daniela Mecury, Carlinhos Brown, des artistes de Bahia dont la réputation n’est plus à faire. Or, ce n’était pas l’objet de cette série d’articles.

      Pour les noms connus, je n’ai parlé cette fois que de Marcos Valle, un vétéran, parce qu’il a été ma porte d’entrée sur le milieu carioca. Et, d’après plusieurs connaisseurs là-bas, c’est plutôt à Recife et Belem que ça se passe actuellement dans le nordeste, moins à Salvador. L’an prochain, ce sera peut-être différent et soyez assurés que je vais en faire état si Bahia produit de nouveaux artistes d’exception comme ceux que vous citez… et qu’on connaît depuis une mèche.

      L’idée de ce reportage, c’était de causer NOUVELLE musique brésilienne, enfin celle que plusieurs connaisseurs, artistes et producteurs là-bas identifient comme les forces émergentes de la musique brésilienne.
      Ce qu’on m’a expliqué là-bas, d’ailleurs c’est que plein d’artistes s’installent désormais à Sao Paulo. Même notre Monica Freire, qui vient de Salvador de Bahia, compte y passer une année entière à compter de mai prochain…

    • HS -retour sur le show de Charlotte Gainsbourg

      Se ferait-on ouvrir le crâne par une commédienne par ailleurs fille de neurochirurgien ? Mettra-t-on Mark Lafleur sur le premier trio ce soir ?

      C’est beau d’avoir des ambitions, mais encore faut-il avoir des compétences. Le degré zéro de la compétence en chanson, c’est d’être entendu –fut-on du type sususseur. Cette fille est le genre de cauchemar que les gars de son font la nuit. C’est un miracle qu’il n’y ait eu aucun larsen… Aucun espèce de début de semblant de technique vocale. Pauvre fille; franchement, autour de moi, on en avait pitié.

      Et pour finir : aucun charisme, aucune présence (elle a lu qq chansons d’un téléprompteur, je crois), pire encore, on jurerait que la pauvre subit un traitement de canal pendant 1H17 de martyre.

      Pourquoi cette incompétente –au sens étymologique du mot- sur scène ? Le nom, bien entendu. Le seul nom.

      À ce compte, on va retrouver les fils de Fiori et Séguin et les booker au Spectrum : qu’importe le résultat, c’est la légende qui compte.

      Je suis allé en croyant naïvement voir Beck avec elle. J’ai au moins eu son band. Et quel band. Le son de la caisse claire valait à lui seul le prix d’entrée, bien que j’aurais coupé sur le reverb dans Hôtel Particulier. Le bassiste, ultra-tight et juste sur sa Hofner et son minimoog vintage. Ce sont les deux seuls qui avaient l’air ‘dedans’. On ne s’étonnera pas que ce soient les deux seuls à avoir participé au disque.

      Le bidouilleur sonique avait l’air de faire la vaissaille en se farcissant la lubie du patron. Le guitariste avait un joli son (Martin à cinq mille piasses aidant) mais manquait franchement de conviction. La blonde choriste avait plutôt valeur d’accessoire, et semblait prendre un malin plaisir à chanter à côté de son mike quand elle devait soutenir la lead. ‘Débrouille-toi ma grande’ semblait-elle dire. Faut dire qu’à chaque back vocal magistralement harmonisé par ce band ultra-compétent, on prenait la mesure de la farce sinistre qu’est cette tournée, basée, au fond, sur la fascination morbide qu’exerce encore son irremplaçable paternel.

    • @ mikhail

      Il me semble que je vous avais tous mis en garde, moa. J’avais eu droit à une série de bêtises de tous les blogueurs. Je persiste et je signe. Par contre, j’ai essayé le parfum qu’elle représente: Balenciaga. Il sent très très bon. Mais j’en connais un meilleur.

      @ Alain B.

      J’écouterai tout cela quand j’aurai le temps. a+

    • @boulga
      Mme Gainsbourg ne semble pas avoir impressionné beaucoup de gens sur scène.
      Je suis en désaccord avec ton intro et ta conclusion sur ses liens avec ses parents célèbres. La grosse, grosse norme quand on a déjà 3 disques derrière la cravate, c’est de les reproduire en spectacles… qu’on ait le talent d’en faire ou non ou que notre patronyme soit célèbre ou non. Il semble que la barre soit trop haute pour Charlotte Gainsbourg de passer du disque à la scène. Parlons d’abord des disques: moi je suis un vrai fan de son album précédent (5 55) qui s’est vendu à 500 000 exemplaires (si je me fis à TLMEP, et ce qui lui donne encore plus envie de les faire sur scène). Et ce disque et son disque actuel ne sont pas l’oeuvre d’une chanteuse complètement en dehors de la track qui serait là juste à cause de son nom célèbre, au contraire, elle est bien dans la norme des petites voix françaises (comme maman d’ailleurs!). Quand je trippe sur les tounes de 5 55 (en fait que je trippe ou non n’a aucune importance dans mon propos), je ne me demande pas elle est la fille de qui.

      On peut aimer ou non ses disques, mais sa contre-performance scénique ne relève que de son manque de talent pour reproduire ses chansons live ou que de son manque de préparation, et c’eut été bien que quelqu’un la convainque de. Mais pour moi la base est là: ses disques… qu’elle soit une petite Gainsbourg ou une petite Gagnon du Lac! Qui sait, peut-être que Air ou Beck vont y penser 2 fois avant de refaire des chansons pour elle, vu qu’elle semble ne les faire bien vivre que sur disque.

      On pourrait parler aussi de ceux que c’est le contraire: bête de scène et ennuyant en studio.

    • J’ai adoré Charlotte. Très bon concert.

    • Je n’ai pas vu le concert, je me fis aux impressions d’Alain et boulga… alors maintenant c’est 2 à 1. Et au Centre Bell c’est 4 à 1, yeahhh!

    • Il faut nuancer un peu au sujet du spectacle de Charlotte Gainsbourg : oui la fille n’a pas beaucoup de voix et peu de présence, mais sa performance ressemblait pas mal à ce qu’on peut entendre sur le disque. Vous vous imaginiez qu’elle allait se mettre à rugir une fois sur scène ?

    • @archiloque

      De quelles nuances avez-vous tant besoin ? OK, en voilà des nuances…

      La réalisation, le mix et l’expression passent la rampe en studio, c’est pourquoi j’aime IRM. Sur scène ? La timidité chronique et autres blocages affectifs de la comédienne forcent la modération excessive d’un band pourtant excellent. Du coup, les arrangements ne fonctionnent pas. Y voir là une esthétique de la retenue et conclure à une super soirée tient selon moi de l’idéalisation artistique. Du fantasme. Du mythe. Du romantisme naïf, je dirais même.
      Charlotte aurait pu faire en sorte que sa toute petite voix soit servie par son groupe, par des arrangements qui fonctionnent bien sur scène. Elle était beaucoup trop terrorisée pour réfléchir à ces considérations…

    • ”Y voir là une esthétique de la retenue et conclure à une super soirée tient selon moi de l’idéalisation artistique. Du fantasme. Du romantisme naïf, je dirais même.”

      Je suis ravi de voir que vous êtes non seulement un critique musical, mais que vous êtes également très doué pour la psychologie. Intéressant et éclairant.

    • @alainbrunet

      Je tient à souligner que je suis d’accord avec l’essentiel de votre critique. De plus, je n’ai jamais dit que j’y voyais une esthétique de la retenue. Mon commentaire s’adressait plutôt à ceux qui semblaient s’étonner du peu de voix de Charlotte Gainsbourg. Je ne m’attendais pas tellement à plus que ce que j’ai entendu. Quoi qu’il en soit, je crois que c’est l’excellent groupe qui a sauvé la mise et qui m’a quand même fait passer un assez bon moment.

    • @sylvain

      Une p’tite ‘Gagnon du Lac’ aussi faible vocalement aurait été revirée de bord par Air et Beck. Elle se serait même pas rendue au portier de leur maison de disque. En fait, elle se ferait revirer de bord par n’importe quel cover band après 30 secondes. Alors le nom, dans ce cas, précède tout. Parce que sans le nom, elle aurait pas ses trois disques derrière la cravate. IRM est pas mal, comme disque, mais Charlotte est genre triple-trackée, reverbée, eqée, flangée, dessus, comme je le disais à l’époque, Beck fait ça avec n’importe quelle secrétaire de direction un peu allumée. Et là, j’en ai eu la preuve.

      @archiloque

      Bien sûr que non, qu’on s’attend pas à du Marie-Mai, ou à une quelconque geuleuse de tonique de jam session. Mais une ’sussureuse’, une ‘tite voix française’ de qualité est quand même capable de chanter par dessus un mix. Birkin était capable de chanter par-dessus un mix. Idéalement pas trop rock -mais ça, c’est le manque d’expérience (euphémisme) encore.

    • @mikhail_boulgakov

      À une amie qui affirmait qu’elle aurait voulu plus de voix dans le mix, j’ai répondu que le pot était probablement déjà au maximum!

    • @ archiloque

      Oui c’est vrai, votre remarque ne pointait que sa voix. Enfin, presque…. D’autres comme vous m’ont aussi dit qu’ils ne s’attendaient pas à plus que ce qu’ils ont entendu – particulièrement du côté des promoteurs et de la compagnie de disques. Personnellement, je m’attendais à pas mal plus que ça. Au risque de me répéter, la minceur de sa voix sied bien au mix et aux arrangements en studio. Sur scène, pas besoin de détenir un doctorat en psychologie pour observer une artiste terrorisée par son nouveau job – ce qu’elle ne cesse de confier publiquement, d’ailleurs, n’est-ce pas Francis ? Bien sûr, on peut s’attendrir béatement devant cette fragilité, y voir même une qualité artistique, une valeur ajoutée. Permettez-moi de m’inscrire en faux contre ces perceptions.

    • Je ne parle pas de votre analyse concernant madame Gainsbourg, mais de celle qui vous permet de détecter les fantasmes de son public.

      Parce qu’évidemment, ceux qui ont apprécié le concert ont des fantasmes qui les empêchent de percevoir la réalité objective, perceptible, nous le savons, uniquement par les critiques de métier et autres individus éclairés qui ont su rompre leur asservissement à l’idéalisme et autres dérives des sentiments.

    • @francis222

      Je ne prétends pas faire une analyse exhaustive des perceptions du public. J’en redoute simplement les clichés… que j’ai entendus à maintes reprises au sortir de la représentation de vendredi – peut-être était-ce différent samedi, qui sait ? Cela étant, je comprends la réaction que j’ai déclenchée chez vous. Effectivement, mon propos peut vous sembler irritant (provocateur mais pas méprisant, j’ose espérer), puisque je m’oppose aux perceptions positives de cette représentation de vendredi. Enfin… je n’en fais vraiment pas une affaire d’État ! C’est juste un show, un petit détail de la vie.

      Au fait, Francis, il vaudrait peut-être mieux nous expliquer pourquoi vous avez adoré. Servez-vous plutôt de cette tribune pour nous dire ce qui vous a mené à cette conclusion. Intelligent comme vous l’êtes, je suis certain que vous avez de très bons arguments dans votre besace. Et, n’ayez crainte, je respecte toujours ce que vous avez à nous communiquer. Que je sois d’accord ou non importe peu, il va sans dire.

    • @archiloque

      Dans ce temps là il reste juste à baisser les autres faders, mais alors c’est tout l’ensemble qui y perd. Déjà que ça manquait pas mal de oomph comme mix et qu’on entendait f%ck-all des guitares électriques…

      Un tech très maniaque aurait pu faire un fréquency shelving un peu plus ’scientifique’ pour découper la voix de Charlotte du mix, mais le problème est que la dame n’a pas vraiment trouvé son registre, et qu’elle a oscillé au gré de l’alto ou mezzo toute la soirée, alors il fallait tantôt du bottom, tantôt de l’air, etc.

      Bref, un cauchemar de sonorisateur. Chanter sur une scène c’est comme n’importe quoi, c’est comme jouer au hockey ou tondre un green, y’a un minimum de métier avant de faire ça devant une salle moindrement paquetée.

      Oui, terrorisée c’est le mot, paniquée, presque, même par plusieurs des musiciens qui étaient pas dupes de cette fraude. Ça doit pas être la méga ambiance dans la loge après.

    • Déjà que ça doit être décevant aller voir Beck et se retrouver avec Charlotte Gainsbourg.

    • @mikhail

      “Fraude”, c’est quand même exagéré comme expression. Une fraude est une arnaque, un geste volontaire, une tromperie. Personnellement, je ne doute pas un seul instant de l’honnêteté artistique de Charlotte Gainsbourg. Je continue à l’apprécier vraiment… sur disque. Sur scène, on ne sait jamais… bien que je doute sérieusement de sa capacité à donner de bons shows, du moins dans un avenir proche, j’ai néanmoins observé une légère amélioration à la fin de la représentation de vendredi. Enfin… l’avenir nous le dira…

    • @alain

      Si vous connaissez un mot plus diplomatique pour paqueter une salle 2 soirs à 40 piasses debout en se servant du branding de quelqu’un d’autre et en assurant pas un fois rendu, je suis ouvert aux suggestions.

      Dans le jargon des bookers (surtout des humoristes, qui chargent le ‘gros prix’ et on juste un SM58 à ploguer), on appelle ça des ‘vols de banque’. Tu rentres dans le village et tu pars avec la caisse, comme dans le temps de Jesse James.

      Scéniquement, il se passe absolument rien dans ce show-là. Pas cher à produire, profit maximum. Le brand ‘Gainsbourg’ est encore bien vivant.

    • @mikhail

      Quoi qu’on pense de la perception des gens, il s’en trouve une majorité chaque soir qui ont aimé vachement. J’ai déjà exprimé amplement ce que je pense de ce show que je qualifierais davantage de pétard mouillé (pétard que j’ai d’ailleurs bien essayé d’allumer !) ou de projet scénique avorté, quelque chose du genre. J’attends toujours les justifications étoffées des spectateurs enthousiastes, mais bon, je n’insiste pas.
      Mais arnaque ? Vol de banque ? Non Mikhail, je ne crois vraiment pas que c’était l’intention de Charlotte de miser sur son branding familial et de repartir avec la cagnotte. Au contraire, j’ai la certitude qu’elle était de bonne foi.

    • Pas convaincu que Charlotte se serve du patrimoine familial pour vendre. Sa propre image suffit probablement. Eut-elle la grâce d’un diplodocus qu’on en parlerait dans les chroniques insolites tout au plus.

      Pour revenir au propos principal du billet, un travail colossal encore de recherche et de synthèse, j’apprécie Alain que vous proposiez un album à écouter pour ces découvertes. Pour l’instant, je retiens Camelo et sa jeune blonde, Lulina et Kassin, qu’il me faudra creuser car le lien youtube proposé est absolument atroce pour mon minable speaker d’ordi du bureau.

    • Je n’ai jamais entendu un disque de Charlotte Gainsbourg. Je n’avais pas du tout l’intention d’aller voir le concert, jusqu’à ce que, la veille, on m’offre un billet.

      J’ai beaucoup aimé parce que j’ai trouvé les chansons bonnes. Aussi niaiseux que ça. Belles ambiances, musiciens forts compétents, sonorisation pratiquement impeccable. D’autre part, la «qualité» d’une voix n’est pas quelque chose qui m’intéresse vraiment. Je trouve que celle de Charlotte se noyait assez bien dans le reste de la musique et que c’était parfait comme ça. Je n’ai pas entendu de fausses notes non plus, simplement quelqu’un qui respecte ses limites.

      Ce n’est pas une bête de scène la Gainsbourg, mais elle semblait être heureuse d’être là, sans frime, en toute simplicité.

      La complicité entre les musiciens était évidente et ceux-ci était visiblement heureux d’accompagner la madame. Voilà des musiciens qui visiblement étaient heureux de participer au projet et démontraient une belle unité.

      Le pacing était vraiment bien, et le concert avait un bon rythme.

    • @francis222

      Merci de votre commentaire, vous n’êtes certes pas le seul à voir les choses ainsi. Et, comme on dit en mandarin, let’s agree to disagree ! :-)

    • Pas mal séduit par Mallu Magalhães (Shine Yellow).

    • Je n’ai pas vu le spectacle de Charlotte Gainsbourg. Mais comme on dit que c’est un spectacle de débutante sur scène ? Elle a eu du temps pour se mettre au point et pratiquer ?

      Pour chanteur/chanteuse j’ai toujours fait la distinction entre un chanteur et un interprète. Et d’être un bon comédien cela aide à être un bon interprète. Je reviens encore à Serge Reggiani à l’époque… BARBARA L’A AIDÉ…

      http://www.rfimusique.com/siteFR/biographie/biographie_8934.asp

      ” La même année, Canetti fait chanter Reggiani sur scène, mais un trac énorme l’empêche, contrairement au théâtre, d’effectuer un récital de qualité. Les réactions sont mitigées. L’année suivante, la chanteuse Barbara, séduite par le disque consacré à Boris Vian, propose à Serge Reggiani de faire la première partie de son tour de chant à Bobino. Cette fois, le succès est au rendez-vous et Reggiani suit Barbara en tournée.

      La chanteuse lui propose même de l’aider à travailler son chant et sa respiration. Reggiani, malgré ses 44 ans, est un chanteur débutant et a encore besoin d’un apprentissage.

      Après avoir apprécié Reggiani acteur, le public français s’enthousiasme petit à petit pour Reggiani chanteur. A la veille de mai 68, il est même intéressant de remarquer que l’adhésion d’un public jeune se fait instantanément. Les textes de Vian n’y sont sûrement pas pour rien. ”

      Donc oui le CHANT fait parti de l’interprétation et ce peut être ce qui manque, au départ, mais cela se travaille. Mais l’interprétation c’est pas juste cela, c’est la gestuelle, les expressions du visage, les mouvements du corps, etc. Avoir un background de comédien, d’acteur je trouve que cela aide à la qualité d’interprète.

      Les anciens ici au Québec parle des diseurs ou des diseuses… Ce n’est pas une chanteuse c’est une diseuse… Bien il y a des diseuses qui ont peut-être pas énormément de voix mais avec une bien PLUS BELLE voix que des chanteuses.

      Pas besoin de voix tellement puissante si les arrangements sont bien faits. On peut même carrémment RÉCITER… Presque pas chanter et c’est PARFAIT.

    • Pas vu mais pour moi l’idéalisation artistique, le fantasme, le mythe et même le romantisme naïf, ce sont plus des choses que je valorise et que je veux entretenir chez l’artiste…

      Je suis théorique et non critique. Et j’ai un point de vue de public plutôt que de critique. Et si je crois au potentiel de l’artiste, j’aimerais cela assister à ses débuts sur scène, même si ce n’est pas encore au point.

      Je ne suis pas à l’intérieur… Il peut y avoir des pratiques et en louant des salles et d’autres endroits pour aller roder son show… Avant d’aller le présenter au public cible et aux critiques.

      Il a été rodé en France son concert ? Elle a une artiste et des directeurs pour la coacher au niveau vocal ? Mais pour ne pas être idéaliste dans l’autre sens…

      AVEZ-VOUS LES BUDGETS À DONNER pour pouvoir faire cela ? Pas nous ni le critique mais les gens qui produisent, les impliqués. Un genre de budget de recherche et développement, si on préfère le terme ou de formation.

      ET l’OLYMPIA de MONTRÉAL ??? C’est une salle avec de l’histoire mais c’est pas l’OLYMPIA de PARIS…

      Elle n’est pas INVITÉE non plus par les FRANCOFOLIES…

      Alors c’est quand son premier vrai CONCERT pour cet album ?

      À la Cigale de Paris le 16 juin ?

      Et les villes de Caen et de Clermont-Ferrand pour s’échauffer ? Alors Montréal, nous c’était le prélude ?

    • J’aimerais cela aussi avoir l’avis des gens qui auraient été là à la fois vendredi et samedi à l’Olympia de Montréal…

      Voir s’il y a eu amélioration. Moi être dans le public, j’aurais aimé être assis à deux endroits différents. J’imagine qu’au deuxième soir, elle avait légèrement gagné en assurance mais je le sais pas.

    • Est-ce que des critiques ont couvert ses précédents concerts aux États-Unis ou au Canada anglais ?

      http://www.charlottegainsbourg.com/#/live_fr

      Ce sont des salles encore plus petites ? Elle a bien été à Chicago et San Francisco et à Vancouver ?

      Allez c’est assez pour moi… J’aime lire les histoires pour ma part et suivre le développement des artistes même si je ne suis pas présent.

    • @lecteur

      Les critiques que j’ai lues dans les médias américains et canadiens anglais sont plutôt descriptives et polies. Je soupçonne que les concerts aient été donnés dans de plus petites salles. ..
      À l’Olympia, une assez grosse salle somme toute, la voix et les instruments n’étaient intelligibles que près de la scène. Au loin, c’était vraiment poche de gauche à droite… La faute de la sono ? Non. Le son du groupe était trop bas pour ne pas ensevelir cette voix dont on a discerné les mots que vers la fin – la reprise de Dylan, celles du paternel, etc. Le plaisir sur scène de la chanteuse, d’ailleurs a commencé à être (un tantinet) palpable à ce moment.

    • Merci pour la critique et le compte-rendu et les précisions et cela est à suivre.

      Pour les salles et la définition de la taille. Petite c’est 200-250 spectateurs ? Dans la moyenne c’est plus aux environs de 400 ? L’Olympia de Montréal c’est en format Théâtre donc on me dit une capacité de 1224 spectateurs…

      À 1224 ok je suis d’accord avec vous pour le terme assez ou relative gros comme salle… Je pensais peut-être que c’était moins un peu … En haut de 1000 j’irais dans ce qualificatif là…

      Alors que le Théâtre Outremont lui je dirais plus moyen comme grandeur (capacité de 780 ).

      J’ai un billet à m’acheter bientôt pour le Théâtre Maisonneuve de la PDA donc salle relativement grande (1453 fauteuils ) mais la grande salle c’est la Wilfrid (2990 fauteuils).

    • L’artiste doit donc s’adapter à plein de choses comme la grandeur de la salle, le public et ainsi de suite.

      Dans une salle plus petite elle aurait été plus à l’aise pour le moment ? Mais la demande pour aller la voir était trop forte ?

      Ok je vous laisse. Bonne soirée.

    • J’ai toujours adoré Gentle Giant sans jamais les avoir vus. Et là je viens de visionner “On Reflection” live! Incroyable comme dirait Benoît Brunet. Alors histoire d’oublier un peu le chant Charlottien, tapez-vous ce visionnement: http://www.youtube.com/watch?v=V5nBTvwYEww

    • J’ai bien aimé l’album 5:55. Quelques bons “hooks” et en plus ça sonne bien.
      Il faut dire qu’elle était entourée d’un team de la mort (le groupe Air et Nigel Godrich surtout).
      Même la prise de son de la voix était impeccable.
      Malheureusement l’artiste sur scène est laissée à elle-même. T’as beau avoir le meilleur band de la planète ,la chanteuse (ou le chanteur) est un espèce d’entonnoir par lequel passe le flux avant d’être vaporisé vers le public.
      Est-ce-que c’est moi ou j’ai l’impression que cette situation est de plus en plus fréquente.
      Mème son de cloche pour le disque. De nos jours il est de plus en plus facile et abordable de mettre au monde un CD. J’ai l’impression d’entendre beaucoup de nouveautés dont les performances sont approximatives.
      Il n’y a pas une heure qui passe sans qu’on entende un nouveau chanteur (ou chanteuse) utiliser l’Auto-Tune (logiciel permettant de corriger l’intonation de la voix).
      Et paradoxalement , j’ai entendu dire qu’il va falloir passer une audition pour pouvoir jouer dans le métro maintenant….
      Bon je vous laisse… il faut aller pelleter la neige pour une deuxième fois aujourd’hui (j’habite dans les Cantons).

    • Mais c’est rendu n’importe quoi ce blogue !! MDR. Merci à Phil et Frank, moins à Alain de se noyer dans une mer de justifications … mais c’est le propre lorsque nous sommes en haut de la chaîne …

      F**k Charlotte, c’mon, j’te comprends pour ton manque de reconnaissance, le Nordik!

      ——————————————————————————————-

      J’ai été voir Harlem ce mardi au Salon Vert, 3 jeunes dévergondés pétant de talents surfant sur je ne sais quel BUZZ !?!?

    • Plusieurs gens ici sont des polices de la note juste. À les entendre, il faudrait former un comité central qui déterminerait quels sont les disques suffisamment bien enregistrés pour être vendus et quels sont les artistes qui chantent assez bien pour avoir le droit de monter sur une scène.

      Changer de poste, ne pas acheter leur disques ou ne pas assister à leurs concerts n’est pas suffisant. Il doivent disséquer tout ça et profiter de toutes les tribunes pour répandre leur évangile devant les barbares qui gagnent du terrain et namedropper le plus de nom d’effets et de matos possible pour asseoir leur superiorité.

      Le soir, ils pleurent en écoutant Peter Gabriel en se disant qu’au moins, il reste bien 3 ou 4 artistes qui font de la musique aussi parfaite que les costumes du Cirque du Soleil. De la belle musique jaune scintillante avec du beau miroir importé d’Asie.

    • @ francis222

      Sans partager toutes les opinions parfois sévères des commentateurs de ce blogue, vous conviendrez que c’est plus intéressant que la complaisance qui sort des “médias officiels” qui couvrent la scène culturelle.

      Par moment quand je lis certains articles dans les cahiers culturels ou j’écoute certain topos , je me dis que Stephen Harper et Jean Charest doivent être jaloux de ne pas avoir des gens comme ça pour couvrir leur domaine.

    • @francis

      Je te rassure, je blaire pas Gabriel et encore moins sa mouture ‘parfaite’ Cirque du Soleil, et ses shows au clic avec des beaux moniteurs d’ordi devant chaque musicien qui lui donne sa partition en temps réel. Une show au clic, ça, ça me donne envie de passer des lois…

      Beck est lui-même un ’slacker’ que j’adore. Une soirée musicale parfaite pour moi ces temps-ci c’est mettre Illinoise en vinyle, où tout ce qu’il y a de plus compliqué c’est un accord de do joué en 5/4. Bref, je sais pas pour les autres ‘certains’, mais ç’a rien à voir avec faire la police ou être en adoration devant une ‘perfection’ jaune glitter.

      C’est juste qu’il y a des K de limites à rire du monde. Elle a parfaitement le droit de monter sur une scène, mais on a aussi le droit de lui dire qu’elle est une bonne actrice.

      @petitduc

      “Et paradoxalement , j’ai entendu dire qu’il va falloir passer une audition pour pouvoir jouer dans le métro maintenant….”

      Sauf erreur, y’en a toujours fallu une -c’est surtout pour éviter le profil du mendiant qui pousse du pipeau irlandais. Mais c’est bien envoyé…

    • Le problème est exactement là: personne ne rit de personne. Tout ce que ce genre de propos laisse entendre c’est que les gens qui ont apprécié le concert seraient des ignares/imbéciles heureux, incapables de se rendre compte que l’artiste qu’ils aiment serait en fait une manipulatrice qui rit d’eux.

      Ce qu’il y a de désolants dans ton propos, ce n’est pas ton analyse technique du phénomène Gainsbourg, mais bien ton incapacité à voir que l’appréciation du rock repose aussi sur des dimensions «métaphysiques» et que c’est surtout celles-ci qui rende le rock intéressant. Je refuse, au contraire de toi, Brunet et d’un tas d’autres gens ici, de réduire ces dimensions à quelque chose de méprisable alors qu’elles sont au coeur de l’expérience rock.

      Là où vous ne voyez que des fréquences se cache le divin.

    • @francis

      Le pire, Francis, c’est que bottom line j’ai passé une bonne soirée pareil. J’étais avec ma blonde qui était la plus belle à la ronde, y’avait un bon band qui sonnait bien, un bassiste groovy, un minimoog et un super son de caisse claire.

      J’ai ignoré Charlotte après 30 secondes et me suis concentré sur ce qui me faisait plaisir dans ce show.

      Même que quand ils ont lancé le groove de Hôtel Particulier, j’en ai eu des frissons électriques. Wow ! Ils ont cessé dès que la dame a commencé à chanter, mais c’est pas grave, y’en a eu pour 30 secondes de… divin.

    • @Boulga
      30 secondes, c’est déjà pas mal! Des gens courent après ce 30 secondes toute une vie.

    • Charlotte Gainsbourg @ L’Olympia, Montréal, 24 avril 2010: http://www.youtube.com/watch?v=71LFVYcVsBo “Le chat…” est aussi sur YouTube.

    • @francis222

      Je veux bien respecter votre point de vue, je n’ai pas vraiment envie de l’attaquer de front. Mais là, Francis vous vous égarez complètement en mettant tout le monde (qui n’a pas aimé le show de Charlotte) dans le même panier. En réduisant ceux qui ont des réserves sur le jeu à de froids cliniciens de la performance, pauvres rationnels incapables de saisir “le divin” dans une oeuvre, pour reprendre votre expression. En présumant de leur mépris lorsqu’une note fausse est repérée.
      Défendez la métaphysique du rock tant que vous le voudrez, identifiez le divin dans le dernier show de Charlotte si ça vous chante, mais vous ne pouvez réduire les réserves émises sur ce blogue à un discours forcément techniciste. Si c’est le cas, vous êtes dans le champ. Les solos ennuyeux, les excès de technique et les structures surcomplexifiées au détriment de l’inspiration et de l’émotion, ça me fait aussi débander. Autant que vous, fort probablement.

    • … qualité moyenne, mais ça donne une idée.

    • Je viens de recevoir un mail que je publie avec l’approbation de son auteur – que je ne connais pas. S’il y a des mails s’opposant à mon point de vue, n’ayez crainte, je n’hésiterai pas à les publier.

      Bonjour Mr. Brunet

      Je tenais absolument à vous féliciter pour votre critique assez “élégante” de Charlotte Gainsbourg.

      Nous étions à Coachella en Californie la semaine, un groupe de Montréal, et avons vu Charlotte Gainsbourg en spectacle: un désastre! Soporifique, zéro charisme, elle semble s’emmerder, mais pour l’amour de je ne sais quoi, pourquoi fait-elle cela? Elle participait probablement à un des MEILLEURS festival de musique de la planète avec une foule ultra-réceptive, elle est arrivé avec une telle nonchalance, une telle mollesse, c’était franchement chiant. L’excuse de la nervosité n’était pas valable. C’était d’un amateurisme comme j’en ai rarement vu. J’imagine qu’il y a deux poids deux mesures pour les actrices qui chantent. J’avais peur que les “bonnes” critiques montréalaises soient bernés comme à l’habitude par sa “belle fragilité”. Vous m’avez prouvé le contraire avec votre belle rigueur. Vous m’avez fait mentir, je vous en remercie.

      J’allais voir Charlotte Gainsbourg en espérant voir quelque chose. Sur disque bien emballé avec du cash, de des bons musiciens et ingénieurs, ça peut aller… mais le semblant de quelque chose ne sait même pas pointé le bout du nez. Mais j’aurais du m’en douter.

      Cette fille était géniale dans Antéchrist, that’s it, c’est son métier. Voilà justement, chacun son métier. On se présente dans un festival alors qu’il y a des vrais performers comme la chanteuse de Gossip, un chanteuse incroyable , Mike Patton de Faith No More, probalement le grand performer méconnu de la planète rock ( vous devez absolument écrire un truc sur ce génie, à moins que ça ne soit déjà fait. Cet artiste m’a soufflé comme ça m’est rarement arrivé. Quelle bête formidable avec un organe vocal fabuleux) , Thom Yorke toujours inspiré… heureusement que le groupe français Phoenix était là pour réparer la bourde monumental sur scène de leur compatriote. Vraiment un groupe rafraîchissant qui sait faire de la pop accrocheuse et rassembleuse. Plus un paquet d’autres qui se sont défoncés sur scène, suite à des années de travail j’imagine.

      Quand je lis que la noix de Charlotte, dans une entrevue donnée à votre confrère Cassivi, avoue elle même qu’elle a annulé son premier passage à Montréal parce qu’elle n’avait pas répété. Ça me lève le coeur. Quelle conne! Mais pour qui elle se prend la fille à Papa? Faire de la musique c’est une job exigeante, au même titre que de faire de la plomberie ou de l’ingénierie, ou du journalisme. Ça prend des années d’apprentissage. Engageriez un plombier qui n’a jamais réparé un tuyau???

      Je radote: CHACUN SON MÉTIER! Quand je pense que des vrais musiciens n’on pas le centième de l’espace médiatique de cette “petite chose fragile qui chante avec les mains dans les poches, tellement elle est sensible “, ça me lève le coeur encore plus. Je suis vraiment triste que des gens aient payé 45 dollars pour cette merde à Montréal. Donnez généreusement n’importe quoi d’autre qu’à cette imposture. Moi, au bout du compte, au prorata de ce que j’ai vu à Coachella, ça m’a coûté à peu près 85 cennes. Ce qui est déjà trop chère pour une chanteuse vide. Le plus triste c’est qu’elle va s’en sortir par je ne sais trop qu’elle miracle médiatique, alors qu’elle mérite d’être bulldozer. J’imagine que la fragilité ça l’a son charme. J’ai hâte, un jour, de pouvoir succomber au charme d’un plombier pourri. “Il ne sait pas réparer de tuyau, mais il est tellement fragile…tenez, voilà votre 125$”

      Sérieusement, faut arrêter ces mouvements de Hipsters comme ceux provoquer par Charlotte Gainsbourg. Certains journalistes manquent totalement de rigueur, mais il faut trouver moyen de sortir de cette médiocrité une fois pour toute. J’ai même peur que les Inrockuptibles tombent dans le panneau.

      Le plus drôle c’est que j’ai vu Beck sur le site du festival. Une chance qu’il n’est pas monté sur scène au côté de cette tromperie. Je le comprends donc, le pauvre scientologue…

      Bravo encore pour votre bon travail… et je me répète il faut que vous fassiez quelque chose sur le phénomène qu’est Mike Patton. La dernière fois que j’ai eu un tel choc c’est quand j’ai découvert les vieux disques de Gil Scott-Heron? Je l’ai vu à Coachella, pas une grande prestation mais c’était très émouvant… comme militant il met Bob Dylan dans sa petite poche arrière en plus d’être un musicien très inspiré.

      P. Légaré.

    • Peut-être aurait-il fallu, pour accommoder Charlotte et son manque de confiance, lui permettre de chanter dos au public.

    • @Alain

      Je ne dis pas qu’un critique ne peut pas avoir des réserves sur le jeu, ce que je dis est que le rock est une expérience beaucoup plus vaste qui ne se résume pas qu’à cet aspect. Un critique qui n’insiste que sur ça ou presque a forcément un discours techniciste. Qu’il préfère les solos de Jimmy Reed à ceux d’Allan Holdsworth ou Joe Satriani ni change rien. Il a la même poutre dans l’oeil.

    • La réponse de ce musicien est l’exemple même de ce que je disais. Ce gars là aimerait pouvoir décider de qui a le droit de faire de la musique ou non. À chacun son métier. Sauf qu’il y a des gens qui ne voit pas ça comme un métier, justement, mais comme une expérience.

      J’adore The Gossip, mais le fait qu’ils existe, est-ce que ça donen le droit à n’importe qui de faire de la musique. Une belle vision corporatiste de l’art.

    • @francis222

      J’ai bien des doutes dans la vie mais là, j’ai la certitude de ne pas avoir cette poutre dans l’oeil… que vous semblez vouloir m’installer comme à ceux qui n’ont pas aimé le show dont il est question.
      Particulièrement dans le cas qui nous occupe, je n’ai à peu près rien écrit sur l’exécution technique, mes considérations ne s’en tiennent qu’à l’intelligibilité, l’échec des arrangements sur scène, la ténuité formelle de l’interprétation. Conclure que Charlotte était intimidée voire terrorisée par sa propre présence sur scène (c’est ma perception) et observer que son band fut obligé de renoncer à son plaisir parce que la frontwoman n’assumait pas, voilà autant de considérations qui n’ont rien à voir avec la technique.
      Justement, Francis222, c’est “l’expérience” qui n’a pas marché, du moins en ce qui me concerne.

    • Et d’ailleurs on se retient par fair-play de traiter ceux qui ont aimé le show de victimes de la mode.

    • Bon texte sur Marcus Miller, ce matin. Dommage que je ne puisse assiter au show. Quelqu’un y va-t-il?

    • @mikhail

      Je ne pourrais réduire laperception gens qui ont aimé ce show à quelque étiquette. Chacun a ses raisons, je respecte leurs perceptions, que je sois d’accord ou non avec celles-ci. Francis par exemple, n’a rien d’une victime de la mode.

    • @atchoum

      Je vais y passer après Peter Gabriel…

    • Ben oui. Je répète que n’avais même jamais un de ses disques et que j’ai été invité à ce spectacle sans que j’aie prévu y aller au départ. Mais là, rendu sur place, je serais soudainement devenu victime de la mode.

      @Alain

      Lachez la paranoia un peu. Je parle «d’un critique» en terme générique pour illustrer ce que je veux dire.

      Visiblement, vous êtes plus intéressé à vous défendre qu’à débattre. Celui qui a tout de suite établi que ceux qui n’avaient pas la même opinion que vous avaient torts, c’est vous en les traitant de naïfs en en expliquant leur position par des rêveries fantasmatiques.

    • @francis222

      N’ayez crainte pour la paranoïa, je réponds tout simplement à certains éléments de votre point de vue général sur l’art et de “l’expérience” de la musique puisque vous en parlez. Oui, c’est vrai, j’ai relevé certains clichés entendus au sortir du show (différents de votre point de vue, j’en conviens), ça vous a fait réagir et ainsi de suite… Bien sûr, la polémique est un sport que j’aime bien pratiquer. À ma décharge, cependant, je n’ai jamais voulu laisser sous-entendre que ceux qui ont aimé Charlotte sur scène avaient (forcément) tort… Au risque de me répéter, je respecte ces perceptions. Et ce, sans vouloir me justifier à outrance; j’en reviens à mon travail sur CG parce que vous avez clairement circonscrit une mouvance (genre Brunet et cie) à laquelle vous ne souscrivez pas. C’est d’ailleurs pourquoi je vous réponds au je (ce qui peut avoir l’air parano, du moins selon vous), et surtout pas au nom d’une mouvance.

      :-)

    • Alain,

      Pas eu le temps d’écouter vos suggestions encore, mais y a-t-il des groupes Brésiliens plutôt “dark” qui donnent dans la mélancolie et le spleen?

      @Mikhail

      As-tu écouté Roaring Night?

    • @sseb

      Je n’en connais pas (enfin, je ne connais pas de groupes qui font exclusivement dans ce registre émotionnel), mais ça doit sûrement exister.

    • @mikhail
      Tu dois commencer à le connaître ce foutu Illinoise ! Ok c’est ben bon mais faudrait en revenir, à croire que rien d’autre ne vaut la peine d’être écouté en 2010. Ça commence à ressembler à mon kid de 3 ans qui écoute en boucle Yellow Submarine et All together now 20 fois par jour! ;-)

      Faut dire que je peux comprendre ça, j’ai récemment eu des journées où j’ai écouté 3-4 fois le dernier Jaga Jazzist en me disant, comme Brunet (celui du hockey): k que c’est INCROYABLE d’avoir autant de talent et k que je suis jaloux de ce talent, moi qui en ai si peu! Et non, je n’en reviens pas. Faut dire que les Jaga Jazzist sont probablement, de l’avis des plus éclairés d’entre nous, i.e. those who saw the light, des techniciens sans âme, qui font de la musique pour les vulgaires profanes n’ayant pas accès au divin.

      Pour ce qui est de Marcus Miller et de son son soul “adulte”, il aurait du fermer boutique après les années 80 tant qu’à moi.

    • Merci Alain, Mallu Magalhaes est parfaitement rafraîchissante.

    • @Boogie
      Ta capacité à déformer les propos n’a d’égal que ton incapacité à comprendre ce que tu lis.

    • @boogie

      Ben non, j’en reviens pas encore. Un bon album peut être écouté 400,500,700 fois dans une vie. Et j’écouterai Illinoise sans doute encore 650 fois avant de mourir…

      Je te félicite par ailleurs pour l’éducation musicale de ton enfant !

      @sseb

      Non, il a pas encore repassé sur la platine, contrairement au premier qui avait fait une première rotation soutenue.

    • Moi j’ai pas besoin d’avoir été là pour ne pas être d’accord avec le courriel de P. Légaré. Non UNE INTERPRÈTE, n’est pas obligée d’être une chanteuse incroyable et encore moins UNE PERFORMER.

      Anyway, un grand performer, c’était Michael Jackson, par exemple. Bon ok, on peut être pas mainstream du tout et être très dans la performance quand on pense à Mike Patton.

      J’essaye de décoder et d’imaginer ce que cela a pu être tout en écoutant des extraits de l’album et la critique du spectacle…

      La timidité, une certaine retenue, pour moi c’est une force mais plus entre les morceaux. Il faut que le public sente que l’artiste est à l’aise quand elle interprète, quand elle chante. La timidité c’est une force ENTRE les chansons ou en entrevue… À moins de jouer un personnage timide mais encore là, il faut voir que l’artiste est à l’aise dans son jeu.

      À écouter des extraits de l’album, je me dis que c’est pas facile à rendre sur scène, surtout pour une interprète qui n’a pas énormément d’expérience. Et je croyais peut-être à une plus petite salle mais avec la musique il faut une assez grande salle…

      Avec un filet de voix ? Je pense plus que traditionnellement c’est en chanson ou dans le récital qu’on voyait cela… Ou peut-être une certaine variété ou pop.

      Donc, cela doit prendre beaucoup de répétitions et même vu que Beck est le réalisateur il devrait être là aussi pour superviser le concert. À moins, qu’il y ait un autre nom, un genre de directeur là aussi.

      Très à l’aise dans l’univers de la musique indie ? Peut-être mais pas encore pour livrer sur scène…

      http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/200911/30/01-926294-irm-charlotte-et-beck-au-cafe-des-artistes.php

      ” Bientôt sur scène, Charlotte Gainsbourg et le contenu d’IRM? Pas trop de pression SVP! «Je veux pouvoir y trouver du plaisir. Si ça ne marche pas, ça ne marche pas. Vous savez, je n’ai pas tourné avec l’album précédent, j’ai fait partie de quatre concerts du groupe Air. Et ce fut cauchemardesque! Je n’y faisais que deux titres, j’avais un trac terrible et puis… au moment où le trac était en voie de partir, c’était fini!» ”

      La timidité peut être une force mais le trac il faut réussir à le vaincre… Quand on est fait pour cela, bien sûr. Dès la première note, il faut l’évacuer…

    • @francis
      merci, je m’ennuyais justement des insultes de Ghost, qui utilisait ce genre de formules pour souligner ma médiocrité. À moins de n’avoir rien compris à ce que je lisais, une fois de plus!
      @ boulga
      bon point. J’ai justement écouté led zep IV pour la 1201 fois la semaine passée, mais probablement la première en 15 ans. Pas de problème de chanteur de ce côté.

    • Le monde s’énerve comme si c’était la première fois qu’un artiste ayant produit un bon album n’est pas capable de bien assurer sur scène… Bon, la Gainsbourg ne performe pas comme elle devrait? Ça arrive, espérons seulement qu’elle fera ses devoirs et ne récidivera pas de la même manière. Est-ce que ça fait de 5:55 et IRM de mauvais albums? Pas du tout. J’applaudis quand même la direction artistique de la dame. Avouez que ce ne sont pas toutes les actrices converties en chanteuses qui ont su aussi bien s’entourer, demandez à Scarlett Johansson…

      Pour ce qui est de l’appréciation du concert, n’y étant pas allé, tout ce que je peux dire, c’est que c’est normal d’être indulgent envers la performance d’une artiste dont on apprécie le travail. Je ne crois pas non plus à de la mauvaise volonté de sa part, peut-être juste un peu de naïveté et surtout, des producteurs pressés de créer l’évènement et de l’envoyer sur scène. La balle est dans le camp de la dame : Le matériel est solide, ne lui reste qu’à travailler l’interprétation et l’«expérience» n’en sera que meilleure la prochaine fois…

    • Merci Sylvain pour le lien de l’ hôtel particulier sur Youtube et là Alain dit que c’est à ce moment qu’elle ouvre ?

      On entend vraiment pas assez… On se demande même, est-ce que son micro fonctionne ? Oui ? Elle s’est s’en servir ? Mais je suis sur le web avec mes speakers d’ordi aussi… Quand même, il manque de son dans la voix…

      Elle me fait penser à une CHUCHOTEUSE, il en existe une en France du nom d’Elisa Point… On veut chuchoter ? D’accord mais il faut quand même que les chuchotements soient entendus par toute la salle…

      Il me faudrait plus d’extraits…

      Je la trouve plus à l’aise avant dans sa présentation que quand elle chante avec la tête baissée trop souvent…

    • Avec le chat ici …

      http://www.youtube.com/watch?v=d3p11YNN9H4

      Il est pas possible de parler si ce n’est pas chanter, un peu plus fort ? Pas obligé d’avoir une voix de performer pour cela… Au théâtre, ils arrivent bien à projeter leur voix.

      Néanmoins je la trouve PAS MAL BELLE…

      Je vois cela dans sa manière de tenir le micro, de parler, chuchoter ou chanter avec un filet dedans… Sûrement, un manque d’expérience…

      Même la soeur à Céline Dion elle va dire que le micro ne fonctionne pas… Ici il semble fonctionner mais sa prise dessus, sa manière d’entonner fait que cela sort trop faiblement…

      Mais je ferais bien pire que Charlotte… Soyez assurés je n’ai pas d’ambitions… Si je parlais trop sur scène ma voix pourrait être trop faible et ensuite monter trop haut. J’imagine cela… Timide et ensuite saccadé et fort… Non pas de conférences ni trop longtemps sur la scène… Dire un mot ou dans une pièce amateur dans un petit rôle, peut-être, autrement ce n’est pas ma place. Elle je ne suis pas sûr que c’est pas sa place, c’est qu’elle manque d’expérience…

    • Au moins, elle est constante pendant tout le morceau… Elle me fait penser à un prof de maths au cégep il y a 20 ans… Il chuchotait et parlait très bas… Et même si les étudiants lui en faisait la remarque il disait qu’on allait s’habituer… Il fallait être très attentif…

      Pour l’enregistrement du disque ? Ils ont enregistré séparemment ? Alors il est plus simple d’ajouter du son à la voix par après.

      J’aurais un CD, un enregistrement… Je metterais cela sur ma chaîne… Je trouve pareil que cela pourrait sortir pas mal en faisant GRIMPER LE SON…

      Dans une salle de concert, je n’y peux rien… Le son est trop fort ? Il faut que j’endure… Au cinéma, je trouve cela difficile à supporter.

      Je crois toujours en Charlotte… ELLE EST BELLE EN S-V-P…. C’est pas un cauchemar du tout… Un peu plus de confiance dans le jeu, moins de timoration dans la voix… Et pour une prochaine tournée cela risque d’être réussi. Ils pourraient peut-être même faire des ajustements avec cet été. PROJETTE UN PEU TA VOIX. Ne couvre pas le micro de tes mains le son est déjà assez faible qu’il ne faut pas en rajouter…

      ” Il suffirait de presque rien ” pour que cela soit réussi, je crois même si la lecture de la critique semble penser qu’elle a encore beaucoup de croûtes à manger.

    • Son micro semble l’intimider quand elle chante… On se demande même si cela serait pas plus fort sans micro complètement… C’est l’impression que cela donne…

      Allez il faut lui faire apprivoiser et aimer le micro… Qui est peut-être un genre de symbole… Que son papa verrait tout de suite… Donc il faut être libéré de ses complexes pour faire de la scène et réussir.

    • @blackened: au moins, Scarlett, elle sait chanter «live», même si elle bouge comme une statue de plâtre ;-))

      Sinon, la version de Charlotte du Chat des artistes que j’ai vue sur youtube est plus que décevante. Alors que c’est très intéressant sur disque.
      @alain: Merci pour les liens, je n’ai pas terminé l’écoute encore ;-))

    • Peut-être que la Charlotte devrait apprendre à danser? Et en changeant de brassière 50 fois pendant son show, peut-être qu’on se formaliserait moins de son filet de voix? La formule est connue…

    • Bien là si on parle de poitrine… Bon mais c’est pas obligatoire pour projeter la voix ou la pousser… Même si on l’imagine comme une caisse de résonance.

      Elle ne peut pas tellement jouer avec sa poitrine car c’est une petite poitrine Charlotte Gainsbourg.

      Sa maman, Jane Birkin, a une petite voix aussi… Et les critiques pour ses spectacles ne sont-elles pas bonnes ?

      Tiens l’an dernier Jane Birkin et Stéphanie Lapointe, deux petites voix et selon Cormier c’était très réussi :

      http://www.ledevoir.com/culture/262131/stephanie-lapointe-et-jane-birkin-au-theatre-maisonneuve-de-la-pda-internet-seulement

      Pour ma part, je préfère les petites voix à celles ”beugleuses” ou ”criardes” mais j’adore celles qui poussent vraiment avec une puissance réelle qui n’est pas forcée. Les forces de la nature.

      Le filet de voix peut donc être un atout si on sait en jouer. Cela fait partie du charme.

      Filets de voix ?

      Je préfère France Gall à Lara Fabian.

      Je préfère Jane Birkin à Céline Dion et à beaucoup d’autres.

      Du rock ? J’aime mieux ce que faisait Lucien Francoeur avec son groupe que d’écouter du Sylvain Cossette.

      Bon mais les comparaisons sont injustes. Je ne me formaliste PAS DU TOUT des petites voix même que je suis pour. Mais il faut quand même l’entendre… On lui demande pas de faire le Stade Olympique quand même… Alors que GINETTE RENO , au aurait l’impression que même sans micro du tout elle pourrait remplir le Stade au complet de sa voix…

      Charlotte elle ? Juste à côté de vous dans un restaurant… On lui demanderait de parler plus fort…

    • Puisqu’Alain B. fait de la psychologie à 5 cennes, je dirais même que les hommes qui fantasment sur Charlotte G. aiment les femmes-enfants qui semblent être la mode dans cette ère de pédophilie. Ou est-ce une mode qui nous vient justement du monde de la mode dirigé par les homosexuels? Anyway. J’irais bien voir George Thorogood, moa.

    • Reprenons l’exemple de Star Académie…

      Stéphanie Lapointe ou Marie Élaine Thibert ? À la première écoute, j’ai aimé la voix de Marie Élaine mais par la suite, ce qu’elle en fait, c’est dans la même ligné que les tics de Céline Dion et d’autres chanteurs de variété qui poussent trop inutilement pour épater la galerie.

      Stéphanie Lapointe ? Charmé par elle, avant même qu’elle pousse une note.

      Anyway, plusieurs types de personnalité peuvent réussir. À Charlotte et son entourage de s’évaluer et de voir ce qui est possible de faire.

    • Oui vraiment pas cher ta psycho Scotch…

      Ce genre de discours me déplaît. Voyons donc les femmes, mettez-vous en valeur. Et qui a dit que la mode et les mannequins très minces attiraient les hommes ? Ce sont les femmes qui regardent cela surtout. Sauf quand il y a une Laetitia Casta.

      Anyway, les mannequins sont trop jeunes en général pour moi…

      Ah les femmes jalouses… Plutôt que de se mettre en valeur… Elles préfèrent s’attaquer à d’autres…

    • Je vous annonce qu’après l’ère du mésozoïque et l’ère du cénozoïque, nous venons d’entrer dans l’ère de la pédophilie.

    • @ lecteur_curieux

      Ben non, je ne suis pas jalouse. Je ne fantasme pas sur les femmes, tout simplement. Je suis l’antithèse de Charlotte. Je parle fort, j’ai du caractère et j’ai des seins.

      @ archiloque

      En tous les cas, on en parle et il y a des squelettes qui sortent du placard.

    • @ charlie350

      Oui, mais en contrepartie, Scarlett Johansson a produit des albums plutôt quelconques… Comme quoi produire un bon album et bien performer sur scène sont deux arts bien distincts.

    • Tiens, question quiz à la gang dans la veine du commentaire de blackened :

      Nommez un artiste québécois qui a vendu plus d’un million de disques et n’a jamais donné UN SEUL show de sa vie.

      @scotch

      Cessez, vous nous troublez…

    • @scotch

      Mais plusieurs types de femmes peuvent nous plaire… Et c’est pareil de votre côté les femmes, des hommes ne disent rien à certaines alors que d’autres.

      Pour le show de Charlotte l’animatrice sur CISM un peu plus tôt confirme ce qu’on a lu dans la critique d’Alain Brunet. Elle a bien aimé sa soirée mais trouvait la performance pas très grande surtout au début alors que vers la fin cela s’améliorait.

    • @ lecteur

      Oui surtout ceux qui ont de l’argent. Comme ceux qui ont des parents célèbres, ça “l’aide”.

    • @boulga
      Laisse-nous un peu de temps, je veux le trouver…

    • @mikhail_boulgakov

      Guy Lafleur ?

    • J’avais pensé à Réal “Gros jambon” Giguère.

    • ah! non: Gros Jambon c’est 300 000.

    • @scotch

      Cela peut aider mais c’est pas une garantie. Et si on parle juste de plaire comme cela, cela a peu à voir… Je sors des artistes mais entre un homme et une femme, cela clique ou pas. Oui ce peut être qu’un petit flirt passager alors on s’en fout de la situation de la personne. C’est une complicité qui s’installe.

      Pour une artiste ? C’est le charme, le charisme qui peut faire un effet sur certains et en laisser d’autres plutôt froids.

      —————————————–

      @Boulga

      Combien d’albums faits ?

      Un Félix gagné ou une nomination au Gala de l’Adisq ?

      Quel genre de musique ? Disco, dance-music, rock, pop, électro ?

    • Je l’ai! François Pérusse.

    • Moi je tente Marc Hamilton…

      J’ai entendu dire qu’on peut gagner un Cherokee pour ce concours???

    • @blackened Là-dessus, je suis vraiment d’accord!! ;-)
      @Mikhail: Dan Desnoyers!

    • @petitduc: Marc Hamilton il a quand même déjà fait de shows, même si c’était du lip synch!!!!

    • Certaines de vos réponses ont joué sur le mot ‘artiste’ (genre François Pérusse) mais j’avais bien à l’esprit un musicien bona fide.

      Dan Desnoyers, bien essayé, mais les DJ, je suppose, font des ‘performances’ qu’on peut assimiler à des ’shows’.

      C’est Gino Soccio. ‘Dancer’ a été un numéro 1 mondial dans la veine de l’euro-prog-disco à la Cerone et Santa Esmeralda. ‘Outline’ s’est vendu à plus d’un million de copies. C’est de l’excellent stock qui s’est comparé à ce qui se faisait de mieux dans le monde à l’époque.

      Il est jamais monté sur une scène, du moins à cette époque (j’exclus pas qu’il ait plogué sa Jaguar virée à l’envers -il était gaucher- dans quelque jam session non document à un moment donné, ou avec un band d’ados).

    • @Mikhail: Je l’aurais jamais trouvé! Cool!

    • Pérusse avait été bassiste pour Luc DLR avant…mais bon, c’est vrai que pour ses albums du peuple, c’était un humoriste.

    • @ mikhail

      Ce nom ne me dit rien. Peut-être que si j’entendais la toune. Je ne fais pas partie du million.

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