Alain Brunet

Archive du 3 mars 2010

Mercredi 3 mars 2010 | Mise en ligne à 18h40 | Commenter Commentaires (18)

Holly Miranda chez XL

Holly Miranda The Magician's Private Library

The Magician’s Private Library, un album signé Holly Miranda, m’a séduit direct.

Encore un bon coup signé XL Recordings, qui vient à peine de nous mettre sur le cul en ressuscitant Gil Scott Heron ?  À New York, le label anglais aurait fait d’une pierre deux coups ?

Le buzz est moyen, semble-t-il: l’évanescence de la forme en laisse plusieurs tièdes  si je me fie aux textes recencés sur Metacritic. Cette fois, je dois dire n’avoir pas entendu le même album que plusieurs chroniqueurs. J’ai pas mal plus aimé, pour faire une histoire courte.

Depuis lontemps, cette esthétique de la voix au féminin me plaît. Je parle de la voix qui plane,  quelle qu’en soit l’altitude.  À cette condition, cependant:  lorsque la voix survole un vrai concept sonore.

Dans cette optique, Holly Miranda a frappé dans le mille… du moins en ce qui me concerne.

Sans faire dans quelque passéisme, cet enregistement  rappelle un peu Elizabeth Fraser et les Cocteau Twins, Hope Sandoval et Mazzy Star, Toni Halliday et Curve, il vous en vient sûrement d’autres entre les oreilles. Cela étant, la voix de Miranda a un timbre et des inflexions qui n’appartiennent qu’à elle.

Ce Magician’s Private Library révèle une solide culture musicale aux chapitres du rock ou de la pop de création. Côté rythmes, une connaissance certaine du binaire mais aussi du ternaire.  Une vision solide du mix et de la prise de son.  Un goût certain pour les arrangements, bien au-delà de l’instrumentation rock – riches sédiments de synthèse, cordes, cuivres – Stuart Bogie et Eric Biondo du groupe afrobeat Antibalas.

Arrangements élégants et consistants. Superbe exploitation de cette voix qui vole. Interprète habitée. Chansons incarnées.

The Magician’s Private Library a été réalisé par le guitariste et multinstrumentiste  David Andrew Sitek ,  membre de  TV on the Radio.

Les chansons ont pour la plupart été créées par la chanteuse, qu’on peut aussi découvrir sur sa page MySpace.

Holly Miranda, nous apprend Last.FM, est originaire de Détroit.  Elle a grandi en partie au Tennessee. Elle a étudié le piano et appris seule la guitare et la trompette. En 2001, elle a enregistré High Above The City qui comportait un programme chargé, pas moins d’une vingtaine de titres au menu.

En 2003, elle a fait équipe abec Alex Lipsen, réalisateur et claviériste. Cette collaboration s’est incarnée dans le groupe The Jealous Girlfriends, basé à Brooklyn (Williamsburg). Elle a aussi enregistré et monté sur scène sous le pseudonyme  Raven Mayhem.

Avis aux intéressés, le  Brooklyn Vegan a mis en ligne des photos récentes de l’artiste.

Holly

Avant de découvrir les nouveaux clips, voilà sa chanson Waves en version “roots” – c’est-à-dire captée dans sa plus simple expression.

Holly Miranda makes “Waves” from Yours Truly on Vimeo.

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