Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 15 février 2010 | Mise en ligne à 18h19 | Commenter Commentaires (169)

    Déclin des arts classiques chez les jeunes. Et la musique ?

    OSM nouvelle salle

    La future salle de l’OSM

    Lundi,  j’ai lu avec intérêt l’article de Nathaëlle Morissette au sujet du déclin annnoncé des arts classiques chez les jeunes. Ma collègue renvoie à une enquête sur nos pratiques culturelles mise en ligne par le ministère québécois de la Culture et des Communications, dont l’un des volets se concentre sur les pratiques musicales entre 1979 et 2004.

    Je me suis permis un survol supplémentaire de ce volet.

    ” De toutes les pratiques culturelles mesurées dans l’enquête, l’écoute de la musique est sans contredit la plus populaire “, nous explique la chercheure Marie-Claude Lapointe dans un document  intitulé L’écoute et la consommation de musique.

    On y constate que 97,2 % des Québécois écoutent régulièrement de la musique.

    Entre 1979 et 2004, la proportion des amateurs qui écoutent souvent de la musique est passée de 79,9% à 90%. Le groupe d’âge des 15-24 ans est le plus important, on remarque que l’écoute fervente de la musique décline progressivement avec l’âge.

    Fait intéressant, la catégorie pop-rock (qui exclut les sous-catégories de musique populaire comme le hip hop ou l’électro) a décliné entre 1979 et 2004, c’est-à-dire de 50,2% à 28,4%. On doit en déduire que la pop-rock prisée par la FM commerciale ne fédère plus autant le grand public, pendant que les sous-tendances de la musique populaire ne cessent de croître. Qui s’en plaindra ?

    Pour la musique classique, c’est tout le contraire: l’étude fait observer un taux global de popularité de 16,5% en 1979  et de  23,5% en 2004. Il y a eu progrès, donc.

    Or, cette croissance s’observe surtout  chez les 65 ans et plus: 48,7% écoutent la musique classique, alors que cette proportion est minime chez les 15-24 ans, c’est-à-dire 4,5%.

    En outre, la musique classique est “populaire” auprès de 36,9% des personnes inactives sur le marché du travail (retraitées), alors qu’elle jouit de cette même popularité auprès de 6,9% des étudiants et de 19,7% des personnes actives sur le marché du travail.

    “… la proportion de gens âgés de 55 ans et plus qui assistaient à des spectacles d’arts classiques comme le théâtre ou la danse est passée de 32,3 % en 1979 à 44,4 % en 2004. Les jeunes de 15 à 34 ans sont, eux, moins nombreux qu’avant. Les 15 à 24 ans formaient 52,7 % du public en 1979 et 45,7 % en 2004. Chez les 25 à 34 ans, la proportion est passée de 52,3 % à 40 % “, conclut pourtant l’étude rapportée par Nathaëlle Morissette.

    Il faut donc en déduire que cette croissance du taux de popularité globale de la musique classique (de 16,5% en 1979 à 23,5% en 2004) se concentre sur le groupe des personnes retraitées… de plus en plus nombreuses.

    C’est d’ailleurs ce que je constate chaque fois que j’assiste à un concert de musique classique. J’ai 52 ans, je fais partie du jeune public ! Bien sûr, je fais un peu de démagogie. Des jeunes (des vrais!) se rendent aussi aux concerts, plusieurs étudiants en musique figurent parmi eux. Des trentenaires prennent aussi goût aux musiques plus exigeantes. Encore plus de quadras, encore plus de quinquas…

    À ces pratiques de l’écoute de la musique classique ou de l’opéra, d’ailleurs, on peut inclure le jazz et les musiques contemporaines – instrumentales, électroacoustiques, “actuelles”, etc. Là également, le public vieillit, bien qu’il soit plus jeune que celui de la musique classique.

    C’est vrai, les mélomanes n’écoutent plus que de la grande musique de tradition européenne. Cette croissance des musiques sérieuses, observée dans cette étude, n’en demeure pas moins réelle. Jamais il n’y a eu autant de citoyens éduqués au Québec et, pourtant, l’idée qu’ils se font des musiques complexes ne devient très positive que lorsqu’ils approchent la retraite.

    Pourquoi ?

    Les musiques classiques sont-elles condamnées à ne séduire que les “vieux” et une portion très minoritaire d’adultes et encore plus minime de jeunes ?


    • “Ce matin, j’ai lu avec intérêt l’artiste de Nathaëlle Morisette”…
      Vous vouliez sûrement écrire “article”?

    • Je suis musicien “classique”, violoncelliste. Pour cette branche de notre profession, le vieillissement du public est un problème, en effet. On se demande si relève il y aura.

      Cependant, ce que je trouve le plus choquant, c’est de constater que la musique est devenue, en effet, produit de consommation, sous sa forme enregistrée (et souvent piratée). Si 97,2% de la population du Québec se pointait aux concerts, je crois que le niveau de vie de pas mal de musiciens serait meilleur.

      Amateurs de musique, venez nous voir. Oui, vous pouvez entendre ce que nous faisons, depuis le confort de votre foyer, ou sur votre ordi, votre baladeur MP3, dans votre voiture, c’est vrai… Mais chaque concert vous donne un petit quelque chose de plus: c’est un moment unique, parce qu’on ne joue pas deux fois de la même manière. Ça aussi, ça a de la valeur.

    • J’ai longtemps aimé la musique classique, mais j’ai de plus en plus de mal à l’apprécier. C’est une musique si souvent intellectuelle, si souvent dépourvue de sensualité. Une musique qui peut facilement être celle des psychopathes. Un pianiste québécois dont j’ai oublié le nom s’interrogeait sur le pourquoi de l’utilisation quasi systématique du classique dans les scènes de psychopathes au cinéma. C’est pourtant simple : on peut trop souvent l’apprécier sans avoir de coeur ou de sentiments.

    • Lorsqu’un lointain homme de Cro-Magnon a inventé l’art, voilà plusieurs millénaires, son voisin est devenu critique et a immédiatement souligné le déclin de l’art.

    • @ vitriol

      «J’ai longtemps aimé la musique classique»

      Permettez-moi d’en douter sérieusement! Ou alors, pitié!, dites-moi que vous faisiez de l’ironie, si? Désolé d’être aussi brutal, mais il ne faut absolument rien connaître du répertoire classique pour écrire une sottise aussi grossière que: «C’est une musique si souvent intellectuelle, si souvent dépourvue de sensualité», ou, encore plus sot, qu’«on peut trop souvent l’apprécier sans avoir de coeur ou de sentiments.» Wow! Schubert, Chopin ou Schumann, ça vous dit quelque chose? Si ce n’est pas de la musique des sentiments, je me demande bien ce que c’est! J’allais écrire qu’il faut un minimum de culture et de sensibilité pour saisir l’émotion et la sensualité qui se dégage des oeuvres de ces grands romantiques, mais même pas! N’importe quel robot lobotomisé va s’émouvoir d’un prélude de Chopin ou d’une sonate de Schubert, voyons donc! À la limite, on pourrait facilement leur reprocher un EXCÈS de sentimentalisme!

      Quant à cette image du psychopathe mélomane véhiculée par le cinéma dont parlait Alain Lefèvre (le Nana Mouskouri du piano québécois…), à part Hannibal Lecter, à qui faites-vous référence? Dressez-moi votre liste de Mozartophiles sanguinaires et je vous en offrirai une quatre fois plus longue de tueurs amateurs de country ou de speedmetal!

      Franchement votre commentaire, c’est n’importe quoi; en fait, je me demande d’où m’est venu cet élan de perversité qui m’a poussé à y répondre…

    • Le problème de la musique classique, comme celui de la littérature ou de la peinture anciennes, c’est qu’elles ont hâtivement été jugées snobs et élitistes par toute une génération de baby-boomers trop satisfaits d’eux-mêmes et surtout trop paresseux pour élever leur esprit et leur regard afin d’en apprécier la valeur et la beauté.

      Le résultat de ce mépris, c’est que ces formes d’expression ont complètement disparu des écoles et des médias traditionnels. Ainsi, petit à petit, elles sont devenues lointaines, étranges, inaccessibles et, du coup, elles n’intéressent plus personne. Personnellement, je pense que c’est une vraie catastrophe.

      Au Japon, la NHK présente à la télé un concert de musique classique presque tous les soirs. De plus, tous les jeunes Japonais apprennent la musique à l’école et leur apprentissage s’effectue à partir d’oeuvres classiques. Or, les salles de concert sont remplies de jeunes gens là-bas. Comme par hasard…

    • La question est: est-ce que les jeunes d’aujourd’hui écouteront de la musique classique dans 30-40 ans?
      À mon avis, il y a un changement de culture qui s’opère. Ma réponse est: non. C’est une question qui dépasse la musique, un rapport globale de la culture dite élitiste à la culture populaire. Les québécois sont plus éduqués, oui, mais ça n’amène pas nécessairement les gens à lire d’avantage Dostoievsky ou écouter Bach. Devrait-il vraiment y avoir un lien entre le nombre d’années qu’on passe sur un banc d’école et l’intérêt qu’on peut développer pour Bach ?

      À l’école j’ai découvert les Beatles par mes amis. Bach n’existait pas.

      Je dois admettre que j’ai rarement un commentaire aussi aberrant que celui de «Vitriol».

    • Je me sent plutôt concerné par cet article. J’ai tout juste 20 ans et j’écoute, parfois, du classique. J’aime beaucoup Schubert, Chopin, Rachmaninoff, De Bussy ou encore Gershwin. Personnellement je les trouve beaucoup plus intéressants que les Mozart ou Beethoven qui sont sur-utilisés par le cinéma (américain surtout).

      J’aime bien lire vos commentaires et je me rends compte que bon nombre d’entre vous avez une ignorance, ou peut-être est-ce des illusions sur mon groupe d’âge. Plusieurs personnes dans mon entourage ont une bonne culture générale des grandes oeuvres classiques mais nous connaissons aussi bien les Beatles, les Jefferson Airplanes, Nirvana et Eminem de ce monde. Ce n’est peut-être pas tout le monde qui est comme ça mais nous sommes beaucoup plus nombreux que ce que vous le croyez! Pour ma part je suis fada des chanteurs français, de Aznavour à Vian en passant par Gainsbourg, Boby Lapointe et Brassens! D’autres c’est le jazz, le minimalisme des années ‘70, la culture underground ou la pop moderne. Il n’y a pas tant de monde que ça non plus qui n’écoute que du Lady Gaga, Rihanna ou Kei$ha, moi c’est pas ma tasse de thé…

      Les jeunes aujourd’hui ont une connaissance beaucoup plus varié, peut-être même plus ouverte(?) que les générations précédentes.

      Pourquoi n’allons nous pas à l’opéra ou aux concerts classique?
      Nous ne nous sentons pas à notre place et personne n’agis pour rendre l’expérience agréable! Du guichet à la salle de spectacle je ne sentirai jamais de regard approbateur. Celui qui me vend le bien appel la sécurité pour m’observer de loin, la vieille dame de 75 ans me regarde en se disant que je vais probablement crier tout le long et la fille qui déchire mon billet me regarde comme si je venais d’une autre planète. Voilà la réponse. Nous ne nous sentons pas inclus dans les activités dites “culturelles”. Ces lieux sont tellement élitiste en partant. Le prix du billet est très cher pour un étudiant et les représentations sont souvent l’après-midi. Que fait un étudiant en après-midi? Oh oui! Il va à l’école! La fin de semaine vous me direz! Un loyez et des comptes ça ne se payent pas en allant voir un concert à l’oratoire.

      Ce n’est pas qu’il y a un manque d’intérêt mais surtout un manque financier, un conflit d’horaire et le jugement reçu… Je préfère donc rester chez moi à écouter Vivaldi tranquille dans mon lit quand je reviens du travail et que mon iTunes fasse un cross-fade sur Smells Like Teen Spirit de Nirvana.

      À chaque génération sa façon d’être!

    • “Les musiques classiques sont-elles condamnées à ne séduire les “vieux” et une portion très minoritaire et encore plus minime de jeunes?”

      Réponse d’ alladesgrosjos: oui , et ainsi va la vie.

      Car en y regardant de plus près ,qui écoutait la musique classique par le passé? Les élites intelectuelles ? La cour du roi qui se massait devant les interprètes surdoués, entre deux discutions stériles sur l ‘ hétitage future de l’ un ou de l ‘ autre des héritiers d ‘ un tel richissime propriétaire terrien européen excentrique , égocentrique et imbu de pouvoir? Voilà peut-être une partie de la réponse…

      Tant que je sache , la jeunesse ne s ‘ est jamais vraiment intéressée par passion à la musique classique , et la musique classique ,elle , n ‘ a jamais vraiment eu comme objectif de rallier la jeunesse en quête de nouveautés et de modernités.

      La jeunesse s ‘intéressant davantage aux émotitons qui la rejoignent(haine ,frustration ,révolte , simplicité ,etc) et la musique classique faisant de sa spécialité les émotions que l ‘ on pourrait, pour la discution , qualifier de “matures” et “élevées” ,la chose me semble logique à priori.

      Ce constat me semble donc assez véridique , n’ en déplaise à nicoc le violoncelliste;toutes mes condoléances , musicien!

      La seule chose pouvant , à mon avis , faire le pont entre la jeunesse et la musique classique , et ceci étant l ‘HISTOIRE qui , malheureusement , ne semble plus guère enseignée dans les écoles publiques du Québec ,je souhaite bonne chance aux dignes héritiers de Bach ,Vivaldi , Shubert , et les autres.

    • Question d’éducation, une fois de plus : l’initiation à la “grande musique” doit commencer à l’école. En fait-on ? Il semble bien que non. Invite-t-on les jeunes élèves du secondaire (ou même du primaire) à assister à des répétitions ou à des séances spécialement conçues de nos grands orchestres, comme “sortie pédagogique” (pourquoi pas ?), du moins dans les quelques villes qui en possèdent ? Mais on pourrait aussi les déplacer à l’occasion…
      LA 2e chaîne de Radio-Can, ce modèle achevé d’ignorance et de médiocrité depuis la venue de son “vice-président” inculte et sans imagination, donne l’exemple parfait du nivellement par le bas en n’offrant plus que quelques émissions de musique classique, avec en prime les commentaires hilarants d’Edgar Fruitier qui n’a comme mérite que sa passion, et ceux parfaitement inutiles et saugrenus d’Alain Lefèvre, meilleur pianiste que “parleur”. je veux bien continuer à l’entendre, mais seulement lorsqu’il parlera avec ses dix doigts.Ce n’est pas comme ça qu’on va susciter l’intérêt pour la musique dite “classique” ! (Au passage, le sens premier de “classique” est : ce qu’on enseigne dans les classes… Voilà pourquoi l’intérêt pour cette musique baisse…)
      Je chiâle, je déplore et je m’afflige, mais perso j’ai trouvé une alternative au désert radio-canadian : France Musique, facilement syntonisable sur la Toile, et que je peux écouter tout en travaillant à l’ordi. Programmation originale et de qualité, commentaires informatifs et solidement documentés (même si d’aucuns pourront les trouver à l’occasion trop “savants”, ce qui est purement subjectif). J’ajouterai que la qualité du son, du moins sur mes excellents petits haut-parleurs, est remarquable.
      Bref, grâce à France Musique et à France culture, je puis parfaitement me passer de la médiocrité de la 2e chaîne de Radio-Can et j’en suis fort aise. J’y reviendrai seuelement lorsqu’on y remettra un contenu conforme à sa mission première.
      Mais pour cela, il faudra sans doute attendre un autre “vice-président principal” qui ait un peu plus de lettres que de mots…

    • Je me considère comme mélomane.

      Le déclin de la musique classique est tout à fait normal, puisque l’offre musicale s’élargie de plus en plus. Au début du précédent siècle il n’y avait pas beaucoup d’alternatives, aujourd’hui elles sont légion; avec l’arrivée de l’internet cette offre a décuplé et le phénomène n’est pas près de s’arrêter puisque bientôt M. Tout-le-monde va aisément pouvoir créer sa propre musique avec son ordinateur et la diffuser dans le monde entier d’un clic de souris. Est-ce que ça sera bon? C’est un autre débat…

      L’élitisme intellectuel derrière lequel se campent plusieurs amateurs de ce genre m’a toujours fait rire, principalement parce que certains se forcent à l’aimer pour en faire partie. Un peu normal considérant la condescendance des apôtres du genre envers ceux qui n’ont soi-disant pas ce qu’il faut pour l’apprécier.

      J’ai essayé, vraiment essayé d’aimer cette musique, mais ça n’a pas fonctionné. Certains diront qu’il me manque la culture autour de cette musique pour l’apprécier; peut-être, mais pourquoi faudrait-il connaître la date de naissance de l’auteur pour apprécier sa musique ? Ça n’a aucun sens, on apprécie une musique pour ce qu’elle est: de la musique. Pour tout dire je trouve que c’est une musique pauvre en contenu, riche de sonorités, mais toujours les mêmes sonorités, seul les mélodies, les montées et descentes changent. Il n’y a pas d’adrénaline dans cette musique et elle est principalement appréciée par ceux dont le rythme intérieur est sur le point de s’arrêter…

      La réalité est que, comme bien d’autres choses, la musique classique est un art d’une autre époque. La musique classique n’a pratiquement pas évolué avec le reste et son offre ne fait plus le poids devant la diversité, la richesse et la complexité de ce qui se fait aujourd’hui. La Ford modèle-T était sans doute une très bonne voiture à l’époque mais elle ne se compare pas à l’offre d’aujourd’hui. Il se trouvera toujours quelques collectionneurs pour mettre des œillères et l’apprécier, principalement chez les gens âgés, mais pour autant qu’on s’y arrête, la pauvre modèle T est une antiquité, comme l’est le genre musique classique. Mais je ne juge pas ceux qui se promènent en modèle T et qui l’apprécie.

      À long terme, ce genre va plus ou moins disparaître, à moins qu’il ne se renouvelle.

      J’entends déjà certains crier « pauvre inculte » ! C’est la preuve qu’ils ont tort.

    • @ptoutant,
      Finalement c’est un peu comme en architecture. À l’esthétique classique des temples grecs ou égyptiens, l’on oppose un certain modernisme déjà révolu (Lloyd Wright, Le Corbusier) et certains iront jusqu’à annoncer la mort de l’architecture lorsqu’ils aperçoivent les créations bâtardes que nous pondent les gourous postmodernes (Calatrava, Bofill). Or, tous les arts postmodernes sont caractérisés par:
      - la disparition des contraintes matérielles classiques
      - le remplacement des contraintes techniques par des contraintes économiques strictes
      - la capacité de remixage à l’infini
      - la liberté quasi totale des styles
      - les influences à l’échelle internationale
      - la rapidité de conception et la possibilité de modéliser ou simuler
      - la production de masse
      - la diffusion de masse
      - l’appropriation de l’art par le profane, qui peut occuper tous les rôles (du créateur jusqu’au consommateur en passant par le critique)

    • @T1Vperez

      Oui, c’était bien article au lieu d’artiste. Une autre entourloupette de mon cerveau…

    • J’ai 35 ans. À l’adolescence j’appréciais surtout les oeuvres de psychopates (wagner, ligetti,
      stravinsky, beethoven version Clockwork Orange!). Le reste, Bach et cie, c’était la musique de mes parents. À proscrire, naturellement.

      Maintenant que je suis sage, j’en écoute de plus en plus et je suis certain que ça va aller en croissant.

      Sauf que je ne pense pas que je vais lâcher le jazz, le rock et même le metal lorsque j’aurai 60 ans ou 70 ans.
      C’est ça la différence. Les gens ne se cantonnent plus à un seul style.

    • @boogie

      Ma trajectoire ressemble à la vôtre, je crois que plusieurs d’entre nous ont connu cette trajectoire. On ne passe pas au jazz contemporain ou à la musique classique en abandonnant le rock, la chanson, le hip hop, l’électro, les musiques non anglophones et non francophones. La seule chose qu’on met de côté en prenant de l’âge, ce sont les musiques purement générationnelles… et la musique de piètre qualité, toutes catégories confondues.

    • Donc en bref: oui, le vieillissement de la population va être corrélé positivement à une plus grande popularité des musiques classiques (l’effet de la plus grande scolarisation de la population se fera aussi sentir, mais moins fortement et à plus long terme).
      La formalisation (!):
      alpha (constante culturelle propre à une société) + b(age) + b(scolarisation) +
      b(age * scolarisation) + erreur= Popularité du classique.

      Pour ce qui est de la décroissance du % des 25 à 34 ans qui assistent aux “concerts d’art classique” (52,3 % en 1979 à 40 % en 2004), je ne sais pas trop comment l’expliquer…. Est-ce que le disco-classique (la cinquième symphonie en disco par exemple) était inclue dans cette catégorie en1979 ?

    • @guy-antoine

      Très intéressant, votre commentaire. Je sais bien qu’il existe une portion de plus en plus grande de jeunes mélomanes qui s’intéressent à toutes les musiques de grande qualité, ce qui comprend la musique classique. Or cette proportion de jeunes dont le profil ressemble au vôtre est encore très minoritaire- j’en déduis que votre milieu d’amis n’est pas représentatif de la grande majorité des jeunes. En 2004 (vivement une étude de 2010!), 4,5% des jeunes Québécois disaient écouter et aimer la musique classique. J’imagine que la proportion est un peu plus importante aujourd’hui. Et j’aimerais évidemment qu’elle le soit beaucoup plus.

    • J’ai 46 ans. J’ai grandi en écoutant Elvis, Johnny Mathis, The Platters. La musique que mon père écoutait quoi. Parfois, il écoutait d’autres bizarreries comme Mantovani et Laurence Welk. Du classique qu’il disait. Alors je n’étais pas trop enclin à en écouter, c’était plate pour mourir.

      Beaucoup plus tard, j’ai découvert la vraie musique classique, mais c’était difficile. J’étais cantonné aux plus connus comme Beethoven et Mozart. Mon gout des choses différentes m’a amené assez vite à Glass, Reich, Copeland (à cause de ELP), Ligeti (2001 L’odyssée de l’espace), la musique de guitare espagnole (à cause de Concerto di Aranjuez de Miles Davis).

      La famille et les amis ont donc une grande influence sur ce qu’on écoute. Mais maintenant, avec les iPod et autres MP3, quand papa et maman écoutent du classique en voiture, les jeunes sont plogués sur leur musique. Il n’apprendront pas à aimer la musique des plus vieux. Ils vont rester avec leurs musique générationnelle de piètre qualité comme dit Alain Brunet.

    • Bonjour,

      Boogie a dit:
      “La formalisation (!):
      alpha (constante culturelle propre à une société) + b(age) + b(scolarisation) +
      b(age * scolarisation) + erreur= Popularité du classique.”

      Je ne pense pas que la scolarisation ait un effet directe sur l’intérêt pour la musique classique. Elle a par contre certainement un effet sur l’accession (ou pas) à une classe sociale dans laquelle la musique classique et plus généralement la culture classique est valorisée.

      A lire les commentaires de beaucoup d’entre vous, j’ai l’impression qu’il y a une fierté à écouter de la musique classique, qui demanderait de la culture, de la sensibilité, que sais-je pour pouvoir être appréciée. Sous-entendu ceux qui écoutent du rock, de l’électro ou n’importe quoi d’autres sont des incultes trop simples pour pouvoir apprécier cette musique supérieure.

      Ce sentiment rejoint ce que disait Guy-antoine sur la difficulté pour un jeune (comme moi, 23 ans) a aller à un concert de musique classique, soit pour raisons financières, soit parce que le petit monde de la musique classique est peut-être trop élitiste.

      Bref, la musique classique est peut-être une musique de classe (sociale), une classe sociale à laquelle on n’accède pas avant 30 ans, et plus généralement à 40 ans.

    • @hdufort

      Votre comparaison est excellente, malgré son objectif de dérision. La science, l’architecture et l’ingénierie modernes permettent aujourd’hui de faire à peu près tout ce qui peut s’imaginer, chose qui n’était pas possible à l’époque des grecs et égyptiens; leurs connaissances limitées les campaient dans les concepts éprouvés. Les résultats étaient grandioses et on s’en émerveille encore aujourd’hui mais force est d’admettre que notre savoir nous permet de faire beaucoup mieux. Ça dépend des goûts vous direz et vous avez raison, certains apprécient encore le style grec antique et ont tout le loisir de se construire conformément à ce goût, ils peuvent même déplacer leurs pierres de construction en les faisant rouler sur des buches qu’ils auront au préalable coupées eux même, comme à l’époque. Mais la plupart se font construire au goût du jour, avec les techniques modernes, ils n’ont rien à faire du fait qu’une poignée d’architectes élitistes leur disent que ce n’est pas beau et que ça va se démoder rapidement! Et puis nous vivons dans un monde ou la question de l’argent, malheureusement, est incontournable, alors la plupart vont passer leur tour pour la question des bûches…
      La musique classique se meurt parce que les gens n’aiment pas ça, point à la ligne. En fait c’est pas qu’ils n’aiment pas, c’est qu’ils aiment davantage d’autre genres, souvent plus modernes. À une certaine époque il n’y avait que ça mais aujourd’hui il y a beaucoup mieux, au goût des gens du moins.
      C’est pas parce que tous les grands critiques de cinéma disent de Citizen Kane qu’il est le meilleur film de tous les temps que je vais apprécier son visionnement, c’était sans doute un bon film à l’époque mais force est d’admettre qu’il est d’une autre époque et que somme toute, c’est tout à fait plate à regarder, sinon impossible, peu importe les grands messages qu’il véhicule. Remettez-le à l’affiche aujourd’hui et personne, ou presque, ira le voir, mis à part les critiques…

    • La musique classique est premièrement surtout instrumentale. Pas de paroles. Et souvent c’est interminable et trop saccadés. On est trop habitués par des chansons courtes de quelques minutes qui nous font chanter, danser et qu’on peut facilitment partager avec notre entourage. Et en plus on aime idôlatrer les artistes en suivant leur carrières, leur performances et on s’identifie à eux dans beaucoup de moments nostalgiques de nos vies.

      La musique classique est d’une beauté inestimable. J’inclus la musique de productions cinématographiques qui entre dans cette catégorie. Pensons juste à l’ouverture de la guerre des étoiles, superman, indiana jones, retour vers le futur, etc. C’est tout une explosion musicale à grand déploiement.
      Cependant je pense que cette musique est plus personnelle, plus profonde pour chaques personnes. Une émotion individuelle difficile à partager. Un peu comme prier. Comme une prière que seule chaque personne peut vivre pour elle, dans la profondeur de son coeur et son âme.
      Et cela est difficile à commercialiser comme un simple produit de consommation.

    • @ ptoutant
      “Remettez-le à l’affiche aujourd’hui et personne, ou presque, ira le voir, mis à part les critiques…”
      Mais Paul Toutant n’est-il pas critique lui-même? ;-)
      Par ailleurs vous dites que la musique classique se meurt. Relisez le texte d’Alain Brunet, que je cite ici:
      “Pour la musique classique, c’est tout le contraire: l’étude fait observer un taux global de popularité de 16,5% en 1979 et de 23,5% en 2004. Il y a eu progrès, donc.”

      @ koxinga
      la scolarisation, mesuré au niveau de la société ou de l’individu, est la variable qui possède le plus grand pouvoir explicatif en sciences sociales. Ça dépasse tout, incluant le revenu et le sexe. Dans ce cas précis (la musique classique), je dirais que l’effet de l’âge surpasse celui de la scolarisation mais ça mérite examen plus approfondi.

    • En passant, pour ceux qui tentent d’aimer la musique classique et la chanson d’opéra, qu’est-ce que vous pensez de la chanteuse à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques vendredi passé?
      Quelle horreur, quelle façon désastreuse de faire détester le genre. Je n’en revenais pas. Non mais sérieusement, c’était épouvatable. Un cochon qu’on égorge est plus agréable a entendre que ces beuglements hystériques. Mais les crises de ma propriétaire complèment folle est une mélodie comparé à cette bombe musicale de destruction massive.
      Pourtant j’aimais bien dans mon enfance entendre Mario Lanza, puis Pavarotti, Andrea Bocelli. Et c’est ce que j’ai essayé d’expliquer à ma blonde vendredi. Mais cette chanteuse a vraiment tué le goût d’aimer ce genre d’interprétation musicale. Et c’est dommage car beaucoup de gens mélangent l’opéra et le classique, et fout tout à la poubelle en même temps à cause de cela.

    • Chose certaine, la musique classique ne fait plus systématiquement partie de l’éducation générale des couches favorisées de la population. À tel point qu’on trouve plein de gens très éduqués, qui occupent des positions de pouvoir et qui ne connaissent que bien peu de choses du patrimoine musical dit sérieux. Jusqu’aux années 60-70, c’était très différent: la connaissance des arts classiques était un prérequis absolu pour quiconque prétendait au raffinement et à l’élévation sociale. Cet élitisme était certes critiquable mais… l’éclectisme actuel est souvent caractérisé par un appauvrissement moyen de la substance culturelle consommée.

    • Les goûts découlent d’abord de l’influence de l’entourage et du hasard, pas nécessairement dans cet ordre. Puis la curiosité et la sensibilité viennent les perfectionner.

    • J’ai suivi un parcours inversé… J’ai eu une grande phase de musique de répertoire début vingtaine, alors qu’absolument rien ne m’y avait préparé. Même appris des pièces de Bach à la guitare électrique en les transposant et les arrangeant à la mitaine (le fameux prélude et fugue en ré mineur, entre autres, puis la badinerie en si mineur qui me sert encore de ‘picking exercise’)… J’ai même réussi à faire une version quasiment pas pire du prélude en mi mineur de Chopin au piano… Pendant au moins 3-4 ans, c’est la seule affaire qui a tourné à la maison ou presque.

      Puis, j’ai décroché. Complètement. Jamais plus remis un vinyle de répertoire, sinon du Bach de temps en temps.

      Je ne m’explique pas ce désamour… Il est impossible de faire le ‘tour du jardin’ d’une telle forêt. Je demeure un inculte parfait sur des pans entiers. Peut-être que ça reviendra… en vieillissant ?

    • Premièrement, par rapport au déclin du pop-rock de station FM, son déclin était presqu’inévitable, à mon avis. Internet rend l’exploration musicale tellement plus facile que les gens ne sont plus soumis aux diktats des stations de radio populaires quand vient le temps d’écouter de la musique. Aujourd’hui, on n’a qu’à aller sur All music, chercher un artiste qu’on aime, faire lien avec d’autres artistes suggérés, aller regarder quelques vidéos sur Youtube pour voir si on aime le son et télécharger l’album. Quand j’étais plus jeune, dans ce monde hostile sans internet, je devais me fier soit à Musique Plus (qui était quand même beaucoup moins pire qu’aujourd’hui), aux disques que mes amis achetaient ou à mes propres explorations. Une infime partie, donc, de la myriade de possibilités qui s’offrent aux mélomanes d’aujourd’hui.

      En ce qui a trait à la musique classique ou au jazz, je crois que ce sont des genres qui demandent plus d’effort dans leur exploration et dans leur découverte. Ce sont souvent des pièces plus longues, plus demandantes, suivant une certaine évolution, plutôt que la gratification immédiate d’un morceau rock de 4 minutes. Dans une société habituée à l’instantanéité, il est normal que les gens ne soient pas nécessairement enclins à faire ce type d’effort.

      (Soit-dit en passant, rien contre les tounes rock de 4 minutes. J’écoute pas mal de n’importe quoi, personnellement, et différentes sortes de musique viennent souvent remplir différents besoins ou m’accompagner dans différentes phases.)

    • @AlainBrunet

      Avant on prenait le temps de vivre. Même la classe dirigeante qui avait le temps de s’intéresser “aux arts”. Maintenant, c’est la performance qui prime, au détriment de la culture. La spécialisation plutot que la société des loisirs. On s’améliore d’un coté mais de l’autre on s’appauvrit. Richard Werber dit à peu près ça dans son dernier livre “Le miroir de Cassandre”

      Quand on a moins le temps, on consomme du fast-food et du “fast-music”. Le classique, il faut l’apprivoiser. Ca prend un effort pour l’apprécier et on y découvre de nouvelles choses à chaque écoute. On ne fait pas ça avec la musique pop-pré-digérée. Quand on s’en tannera, il y aura quelque chose de nouveau à écouter.

    • Je pense qu’il y a ici une nostalgie du passé qui me semble un peu déplacée dans le contexte de cette discussion. En 1944 et 1959, Maurice Duplessis était au pouvoir. Alors pour la grande place des arts dans la société…

      Aussi, au risque de me répéter, l’étude en question démontre que la musique classique est PLUS populaire en 2004 qu’elle ne l’était en 1979. En grande partie parce que la population vieillit.

    • @Legrando

      Je suis d’accord avec vous sur les possibilités qu’offrent internet en matière de découverte, et donc de l’autonomie qu’on peut avoir grâce à cet outil, principalement pour les mélomanes. Après, je pense qu’une part de la population n’est pas mélomane et reste assez dépendante des radios, des chaines de TV dédiées aux clips (MTV) etc. Beaucoup de gens se content d’aimer des chansons qu’ils ont entendu à la radio mais n’ont pas spécialement l’envie ou le besoin d’en connaître le titre, les paroles, ou même l’artiste!

      @gl000001

      David Bowie, il faut l’apprivoiser. Ca prend un effort pour l’apprécier et on y découvre de nouvelles choses à chaque écoute.

      Ce qui n’est pas de la musique classique n’est pas forcément de la pop-pré-digérée.

    • ” En 1944 et 1959, Maurice Duplessis était au pouvoir. Alors pour la grande place des arts dans la société…”

      Ah, le Québec et sa fixation ‘révolution cubaine’ du 22 juin 1960 ! La lumière se faisait enfin sur les hordes incultes ! Le socialisme tirait enfin les paysans de leurs hardes boueuses ! Même discours qu’en russie avec 1917 et Duplessis dans le rôle des Tsars, c’est fascinant.

      Désolé de vous ‘éclairer’ boogie, mais c’est une vision parfaitement puérile.

      Les années quanrante et cinquante au Québec, c’est quand même André Mathieu, le refus global, des romans comme Neufs jours de haine, poussières sur la ville… Des critiques littéraires brillantissimes comme Dostaler O’Leary, absolument inégalés depuis. C’était des Jésuites cultivés dans les écoles au lieu de la gang d’illettrés patentés CSN qu’on a eu avec le ministère de l’Éducation…

      Bref, à certains égards, la ‘révolution’ de 1960 est un recul, voire un naufrage culturel. Quand on écoute la merdouille subventionnée qui sort de nos usines culturelles qui repompent le gros capitalisme Star Ac, bien franchement, à côté, la Bolduc et Félix (sous Duplessis !) ont une ‘valeur’ culturelle bien plus intemporelle !

    • Cet échange est super intéressant. J’ai envie de comparer la musique classique au film de répertoire. Quand on va voir un tel type de film on sait que nos références seront bousculées. On sait aussi qu’il pourrait y avoir un effort à s’offrir pour faire des liens entre les différents éléments…
      J’entends souvent autour de moi dire que la vie est tellement exigeante qu’on va au ciné pour s’évader, pas pour penser…
      .
      D’où ma question : Est-ce que la musique classique, dite sérieuse, s’adresserait aux oisifs?

    • @koxinga
      Du art-rock pas accessible à tout le monde. Comme le classique. J’aime bien Bowie.

      Le pop-rock-pré-digéré n’inclut pas toute la musique rock. Loin de moi de pernser celà.

      Il y a aussi du jazz-pré-digéré. On en entend sur Couleur Jazz.

      Il y a du “classique” dans tous les genres. De la musique qu’on écoute encore 40 ans après. J’ai même des tounes “disco” que j’écoute encore.

    • Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ceux qui disent que la musique classique, l’opéra sont des domaines élitistes qui s’adressent à l’élite. Si on se souvient bien dans l’histoire, l’opéra a toujours été au Québec très populaire même chez les gens ordinaires. La plupart des grands chanteurs d’opéra Québécois, tout comme André Mathieu ne venaient pas des classes très riches.

    • @Atchoum
      Ca contredit ce qu’on disait. Une musique qu’il faut apprivoiser, qu’il faut penser.

      Une musique pour curieux, pour chercheurs, pour expérimentateur.

    • @nicoc
      “Mais chaque concert vous donne un petit quelque chose de plus”.
      Oui tout à fait. Bien davantage qu’un petit quelque chose de plus. Je me rappelle ” l’expérience” de la symphomie no 9 de Malher, dirigée par Prévin. Oui, c’était une expérience! Je m’y étais rendue un peu à reculons…pas trop certaine d’être dans cet esprit là…pas trop connaissante non plus…eh bien j’ai été transportée illico dans le bonheur, S’agit de s’abandonner. Je ne pense pas que j’aurais ressenti la même intensité dans mon salon. C’est une vraie sensation d’élévation ( je ne parle pas en terme d’élévation de mon niveau culturel ( quoi que…))non c’était ma petite personne qui s’élevait . D’ailleurs je me demande sérieusement pourquoi je ne vais pas plus souvent à des concerts de musique classique…

    • @ très éclairé et jamais puéril mikhail
      je faisais référence à ceci:
      “Jusqu’aux années 60-70, c’était très différent: la connaissance des arts classiques était un prérequis absolu pour quiconque prétendait au raffinement et à l’élévation sociale. “

    • J’aimerais apporter une précision à tout ce bébat. Je crois personnellement qu’une des raisons pourquoi les jeunes n’écoutent pas de classique, c’est parce qu’ils ne connaissent pas la haute fidélité acoustique. Écouter une symphonie en MP3, ça enlève le goût de recommencer! Hélas, les jeunes ne connaissent que ça! Ça ne règle pas tout, je ne me suis jamais mis au Jazz pour autant, mais faites le test, vous verrez combien ça change la perception d’un jeune!

      En passant, j’étais sûr que son nom allait sortir, de grâce ne mêlez pas Lady Gaga aux autres vedettes stupides de l’heure. Cette dernière compose, joue et chante naturellement. Qu’on aime son style ou non, elle est en train de changer tout un monde musical. Je croirais même qu’elle ferait un duo de musique électro-pop avec Mozart, s’il était né à notre époque…

    • Il est intéressant que vous parliez de musique classique alors qu’au même moment un artiste pop comme Peter Gabriel sort un album de reprise (Arcade Fire, Radiohead, Bon iver, Elbow) avec un orchestre de musique classique (sans guitare, sans drums)Un album fort bien réussi soit dit en passant!!!

    • Je croix que c’est simplement une question de goût et de populartié, mais aussi d’acessibilité.
      Mes parents ne m,ont pas élevé à la musique classique, j’ai plutot apprise a l’apprécier lors de mes cours de piano très jeune, ensuite en jouant dans un orchestre et plus tard en faisant de la guitar, classique et acoustique.

      J’ai surtout apprise a l’appécrier grâce a des chansons plus ”neuve”, je ne dit pas que les vieux compositeurs ne sont pas bien (loin de là). Mais la mise à jour c’est toujours intéressant, je connais plusieurs amis qui adore les musiques de Final Fantasy (jeux vidéo japonais) en version orchestrale.
      J’écoute de tout, et je brise les statistiques, comme l’un de mes amis d’ailleur, on passe du death metal au classique sans problème.
      Je croix que le classique ne bénéficie peut-être pas d’une réputation très glorieuse chez les jeunes, et ça me parait aussi quelque fois un monde un peu trop lointain. Comme si j’avais besoin de n’écouter que ça et de connaître tout les auteurs et leur vie pour en écouter. Je ne connais pas les auteurs (j’ai aucune mémoire des noms) mais je sais reconnaître les chansons, j’ai aussi mes favorite et j’adore tout particulièrement les pièces que je connais reprise au piano!
      Mais une chose que je déteste c’est d’entendre dire ”musique de qualité” en parlant du classique mais pas des autres formes de musique. Je connais des guitaristes qui ”torche” n’importe lequel violoniste, alors pourquoi n’est-ce pas aussi de la qualité?
      Avez-vous déjà écouté du métal symphonique? ou un guitariste (électrique) joué en duo avec un orchestre. c’est tout simplement sublime!!

    • Je commençais à lire les commentaires et je tombe sur celui de vitriol… quelle absurdité! Faut vraiment pas connaître le Grand Répertoire classique pour dire que c’est une musique “si souvent dépourvue de sensualité”. Qu’on ne comprenne pas un style de musique est une chose, mais qu’on soit aussi bouché en est une autre.

    • @boogie

      Mon prénom est Pierre :)

      Vous avez raison de me replacer en mentionnant le regain de popularité de cette musique… mais chez les personnes plus âgées. En disant qu’elle se meurt je faisais un constat général de baisse de la popularité lors des 100 dernières années, baisse due en grande partie à une offre beaucoup plus diversifiée.

      Peut-on conclure que la musique classique est une “musique de vieux” ? Je crois que oui, au même titre que le trash-metal est une musique de jeune. Il semble qu’en vieillissant nos pauvres oreilles soient de plus en plus sensibles, que notre rythme intérieur baisse de fréquence et que la capacité de perception des mélodies diminue. Les gens âgés perçoivent généralement la musique hard comme une juxtaposition cacophonique de sons agressants, alors que les jeunes peuvent chanter leurs mélodies… Ce sont là de tristes constats qui ne font que rajouter à l’envie de rester jeune !

      J’aime presque touts les genres de musique modernes, mais surtout la musique électronique rythmée… mais peut-être qu’un jour…

    • Dans une ville où le revenu médian est plutôt bas, les priorités ne vont pas dans la culture. Quant aux banlieusards, ils n’ont plus envie de venir à Montréal.

    • Pour ma part, je trouve les données de l’enquête, très, très, mais très générales… Quoique vraies tout de même mais à partir desquelles il est un peu difficile de tirer des conclusions individuelles.

      Et des données de 2004, cela commence à dater…

      Pour les 65 ans et plus, ils peuvent bien dire que le genre écouter le plus souvent est le classique, l’opéra ou l’opérette comme première mention… Mais ce peut-être en comparant avec les autres choix…

      Et allons-y d’un gros cliché… Mais où est donc Michel Louvain ??? Puis comme un Michaël a gagné un Félix, on pourrait aussi le mettre dans le classique…

      C’est sûrement vrai que pour des manifestations de Musique Classique il y a un public plus âgé mais peut-être pas pour toutes…

      Un autre intervenant parle d’Espace Musique sans la nommer mais c’est vrai qu’il y en avait bien plus avant à la Chaîne Culturelle… Mais j’en écoute encore à l’occasion de même qu’à la CBC Radio 2… Mais là aussi ils coupent beaucoup avec un Tom Allen rendu dans l’après midi…

      Si j’écoute du classique à Espace Musique non c’est rarement avec monsieur Fruitier ou Alain Lefèvre bien que je l’apprécie comme individu Lefèvre et pour son amour du genre… Non j’écoute plus en semaine et présentement c’est Caroline Boyer…

      Ou à la CBC Radio 2 ? Julie Nesrallah avec Tempo… C’est vrai tout de même que pour faire ses choix là… Dans un bureau, j’avais essayé la CBC Radio 2 à une autre époque où il y en avait beaucoup plus… Cela avait pas marché… Et on pouvait aussi écouté le poste de Coallier sur notre téléphone… Mais personne l’écoutait… Et le son était pas fameux…

      Dans un autre alors c’était Rock Détente mais si j’étais seul au bureau, je pouvais changer pour la CBC Radio 2, sans problème…

    • Le Washington Post a publié récemment un article troublant sur les ventes de disques classiques aux États-Unis. Il suffit de vendre 200 exemplaires d’un album pour entrer dans le top 10 des meilleurs vendeurs… À lire.

      http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/01/29/AR2010012904193.html?wpisrc=newsletter

    • La musique classique sied particulièrement bien aux états intérieurs de méditation, de relaxation, de contemplation et de spiritualité.

      Si la musique classique n’est pas appréciée par les jeunes, c’est peut-être que nous ne leur valorisons pas ces états intérieurs – ou alors on dira que c’est le propre de la jeunesse, portant plutôt l’emphase sur l’extériorité et le frénétisme d’une vie axée sur la performance sociale.

      Ce qui expliquerait aussi pourquoi elle refait surface chez les travailleurs en fin de parcours et chez les retraités: sortis du zoo, et souvent désillusionnés, ils se mettent à creuser la mer intérieure.

    • C’est vrai cela Scotch que pour les gens de banlieue aller à Montréal…

      Moi je m’y rendais mais après le bureau et j’avais pas le temps de passer par chez moi… Alors il faut souper en ville…

      Je reste pareil avec ma radio et si j’écoute moins de classique c’est à cause de la CBC Radio 2 et d’Espace Musique… Mais de jour, je commence à les délaisser pour le web sans radio ou bien pour CISM…

      Pour les heures de Fruitier ou Lefèvre si j’écoute la radio ce sera encore plus à la Première Chaîne ou à la Cbc Radio 2… IL y a quelques années, je me ploguais sur CIBL, le dimanche et même parfois le samedi et en plus avec Yvon Dupuis… Cela me dérange AUCUNEMENT moi que les autres auditeurs soient âgés ou jeunes… Nombreux ou pas, non plus. Quoique je souhaite aux stations d’avoir un nombre suffisant…

    • 260 millions de $ pour la salle de concert de l’OSM… plus le salaire de Nagano (50 000$ par semaine) vous trouvez pas ça élitiste? Pour ma part, je trouve que ça fait cher la note.

    • @lecteur

      Vous avez raison, l’enquête est un peu datée et ne nous révèle que des tendances très générales sur l’écoute de la musique. Même par groupe d’âge, on voudrait en savoir davantage. Notamment sur le jazz, les musiques électroniques “savantes” et autres musiques actuelles, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Impossible alors d’y faire le rapprochement entre jazzophiles et amateurs de musique classique instrumentale, par exemple. On voit bien que l’enquête a été menée par des chercheurs qui ne connaissent pas profondément la musique. Mais bon, il y a assez de matière pour un petit débat,n’est-ce pas ?

    • @igor

      Diriez-vous la même chose pour les budgets consacrés au sport olympique ? À l’éducation ? À la recherche scientifique qui n’a pas d’incidences directes sur votre vie de tous les jours ? Tout ça pour dire que la culture de pointe demeure suspecte pour les gens qui ne la consomment pas, alors que bien d’autres secteurs d’activités non rentables ne le sont pas…

    • Ce sont les soirées à la Place des Arts qui s’adressent plus à un public âgé…

      Mais prenez ceux qui vont voir les étudiants gratuitement ou les concerts à petit budget… Ce peut être les étudiants eux-mêmes… Mais plusieurs autres curieux…

      Et ceux qui vont voir de la musique contemporaine, ils sont dans quelle catégorie ?

      Et les concours dont j’oublie les noms… Ou les Jeunesses Musicales ? Je le sais pas moi si j’y suis présent c’est surtout par la radio…

      Mais allez au Festival de Lanaudière ou à la Place des Arts ce n’est pas tout le monde qui veut y mettre le budget… Et les FAMEUX ABONNÉS… Je trouve cela ennuyant moi être abonné à une salle ou un genre même si vous avez l’argent…

      Pour McGill même pour les événements gratuits il faut avoir du temps pour y aller…

      http://www.mcgill.ca/channels/events/?from=&to=&q=schulich+school+of+music

      Est-ce que le public de I Musici est seulement três âgé ? Je le sais pas… Bon moi je les ai déjà entendus à la radio…

    • Je vais voir des spectacles très rarement à la Place des Arts mais lorsque j’y vais, je m’habille en soirée avec un sac de soirée. Je trouve que les gens ne s’habillent plus pour sortir, qu’ils mâchent de la gomme comme à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques, (des gros plans des athlètes qui mâchent de la gomme). Ce n’est pas une question d’argent mais d’éducation et de génération. En fait, peut-être pas de génération puisque Jean Leloup est de la même génération que moi et qu’il était mal habillé lorsque j’y suis allée la dernière fois.

    • @ c.s. halle
      wow, merci pour cet article du Washington post. Incroyable. Faut dire qu’aujourd’hui, on peut acheter un coffret de 50 cds de musique classique (de grande qualité) pour 50 $.

      @ igor
      et que dire de Scott Gomez…

    • Supposons que j’aurais répondu au sondage:
      Sexe: F
      Âge: 24 ans
      Originaire: région de Québec
      Quel genre de musique écoutez-vous principalement ? (à 50% et plus): Métal
      Consommez-vous de la musique classique: Oui
      Sous quelle forme ?: Je télécharge sans payer des pièces de répertoire classique et romantique (parfois baroque).

      Pour moi le classique, ça représente un 5% de la musique que j’écoute, mais ce 5%, je l’apprécie énormément. Mais je ne suis pas du genre du tout à me déplacer dans des salles de spectacle pour satisfaire ma soif d’en écouter.

    • Un concert de U2 ça coute combien ? Comparé à un concert à la PDA ou la salle André-Mathieu à Laval ? L’argument de l’argent est plutot farfelu. Et ça coute pas cher écouter du classique à la radio.

      @Orangemécanique Une autre façon de regarder la chose : beaucoup de jeunes valorisent trop l’intérieur. Ils ne vont jamais dehors. Ils s’isolent des autres avec leurs MP3. Le Je-Me-Moi intérieur est très développé …

    • @alainbrunet
      Qui vous dit que je ne consomme pas de “culture de pointe”?… que voilà un étrange concept qui en dit long sur le public visé.
      Sports olympiques, recherche scientifique, éducation?… vous trouvez que cela n’a pas d’incidence directe sur notre vie de tous les jours? Il me semble pourtant que le public visé (et bénéficiaire) est autrement plus large que celui de l’OSM et que 260 millions pourraient très certainement payer nombre de médecins et enseignants.
      @boogie
      À ma connaissance, le salaire de Scott Gomez n’est pas subventionné par l’État. Faudrait pas tout mélanger.

    • Peut-être Scotch, mais les gens n’ont pas envie de s’acheter des vêtements juste pour une sortie…

      Et il y a certains préjugés reliés à cela… Oui j’étais en habit et j’avais causé avec une femme sur Sainte-Catherine et lui avait dit que j’allais voir la musique classique ce soir là à McGill… Mais mon habit n’avait rien à voir avec cela c’était pour le travail…

      Vrai que c’est agréable de s’habiller mais vous êtres bien plus regardés en public que lorsque vous l’êtes pas… Dans les transports en commun et sur la rue… À moins d’aller juste au Centre-Ville et aux heures de pointe… En habit ou des vêtements de soirée…

      Pour sortir un peu de la musique mais un autre événement qui entre dans le classique… J’étais allé voir les Grands Ballets Canadiens gratuitement au Parc Lafontaine en 2001… Oui j’ai rencontré des gens plus jeunes et je leur parle un peu et oui ce sont des Français qui sont à Montréal en visite ou des résidents permanents… Une autre personne rencontrée, une jeune femme russe dont le père travaillait avec les Grands Ballets…

      La culture n’est pas assez diffusée ici et valorisée et sous toutes les formes. Puis oui il y a beaucoup de préjugés envers la musique classique. Mais il y en a aussi envers le théâtre que je ne fréquente malheureusement pas. Mais vous ne faîtes qu’en parler et les gens vont vous dire préférez aller voir des humoristes car ils sont sûrs de ce qu’ils vont voir…

    • @ gl000001

      Oui mais quand tu te promènes à Montréal, tout le monde a des écouteurs ou tape sur un clavier d’ordi dans les cafés. Qu’est-ce que tu fais? Tu mets tes écouteurs. À ma buanderie, je suis la seule ou presque avec un livre. Tous les autres pianotent sur leur clavier.

    • les gens qui payent 200 $ pour aller voir Gomez en matchs pré-saisons pourraient à la place donner ce fric à la fondation de l’hopital ste-justine, pour payer des médecins…

    • @boogie,
      Parlant des années 1970… Le plus drôle c’est d’écouter le film “Saturday Night Fever” (1977) et se rendre compte que la moitié des morceaux disco sont en fait des pièces classiques mixées avec un beat. Par exemple, “Une nuit sur le mont Chauve” de Moussorgski. Au-delà de la récupération facile du répertoire classique par le disco à l’époque, il y a un espèce d’effet subliminal!

    • @igor

      Ce que j’entends par là ce n’est pas que vous ne consommez pas de culture de pointe, mais que vous semblez avoir du mal à cautionner le financement public pour la culture de pointe… qui ne fait que décliner depuis de nombreuses années.
      J’entends par là qu’il est de bon ton de désapprouver le financement de la culture alors qu’on ne se plaint pas d’autres financements aussi déficitaires, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas tributaires du marché. Le sport olympique est un bon exemple.

    • @Simon V

      Vous écrivez: ”En passant, j’étais sûr que son nom allait sortir, de grâce ne mêlez pas Lady Gaga aux autres vedettes stupides de l’heure. Cette dernière compose, joue et chante naturellement. Qu’on aime son style ou non, elle est en train de changer tout un monde musical. Je croirais même qu’elle ferait un duo de musique électro-pop avec Mozart, s’il était né à notre époque…”

      Vous lui accordez selon moi beaucoup trop de crédit! À part ses visuels éclatés, la GaGa fait une pop tout ce qu’il y a de plus formatée et ses vocalises sont presques toutes enrobées par l’auto-tune, cet effet aggressant vraiment surutilisé dans la pop d’aujourd’hui. C’est vrai qu’elle écrit majoritairement ses chansons, mais il s’agit de son seul mérite…Le mot révolution n’a rien à faire dans la même phrase que Lady Gaga!

    • Oui la popularité de la musique classique est directement reliée au vieillissement de la population.
      À une époque de facilité ou tout se trouve au bout du clavier les chances sont bonnes que les plus jeunes ne fassent pas l effort d aller découvrir de nouveaux genres.
      Dans mon temps ( dit-il en se tenant sur sa canne quasiment) c est par le biais de l école secondaire qu il y avait des matinées à la PDA. Probablement que c est ce qui m a permis d apprecier le style et bien que mes parents n écoutaient que rarement de la musique ils ont eux aussi contribué a me faire connaitre le classique.
      Mais j avoue n avoir jamais remis les pieds a la PDA pour du classique par la suite car plus je vieillissait plus je me sentais exclu de son auditoire. J ai une sélecton de classiques que je revisite encore mais j ai mes limites car ce n est pas nécéssairement du fast-food musical et pour moi par exemple l opéra c est une torture a laquelle je n ai jamais pu me soumettre . Le si bel hymne olympique a été masacré l autre jour par une scéance d égorgement de cochon mais disons que les gouts ne sont pas a discuter…
      Des portes paroles comme Alain Lefebvre n ont rien pour me prouver que ce style a perdu de son snobisme. (le nana mouskouri du classique je l ai bien aimée celle la !).
      Par contre j apprécie grandement la passion de monsieur Fruitier qui est revenu avec un répertoire classique du classique afin de faire découvrir au plus de monde possible la beauté et la richesse de ces oeuvres.Pour moi tout est là, découvrir la subtilité des oeuvres et les sentiments exprimés par les pieces. En fait, cette musique est sans age vraiment mais elle dépérit a la vitesse de son public cible et si aucun efort réel de raprochement n est fait elle se perdra dans le temps…

    • Je pense que je retrouve les mêmes émotions dans le rock progressif que d’autre
      retrouve dans la musique classique, je ne suis peut-être pas le seul.

      Mais j’aimerais m’initier un peu plus à la musique classique, je sais juste pas par ou commencer.

    • @zaro

      Chronologiquement.

      Palestrinat, Allegri, Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, Chopin, Brahms, etc. jusqu’à Debussy et Satie, par exemple. Allez-y par dates, par grands noms bien connus. Vous pouvez ramasser ça au Colisée du Livre pour 40$ max.

      Une fois ce cadre établi, fouillez dans les interstices temporels et stylistiques.

    • je vous met tous au défi, mais plus spécifiquement mr Brunet et les connaisseurs de musique classique (en passant, Black Sabbath est classique maintenant, demandez à CHOM)
      Étant fan de métal, je sais, pour en avoir entendu, qu’il y a de la musique classique dison heavy, qui tamponne autant que de metallica.
      Alors lecteurs, Mr. Brunet, replissez mon vide culturel (en fait c’est pas un vide je sais qu’il y en a, pour les avoir entendus), je voudrais dix compositions de musique classique heavy. Style ouverture 1812 de Beethoven, certaines de Tschaikovski (si je ne me trompe pas).

      merci!
      p.s.: si au lieu de se plaindre que les gens n’écoutent plus de musique classique, les amateurs (et pros) de musique classique donnaient des suggestions d’ecoute, se serait beaucoup plus intéressant que d’entendre toujours le même refrain…

      p.p.s: @nicoc, la raison pour laquelle les gens ne vont plus aux concerts de musique classique est la même que cele pour laquelle je ne vais presque plus à aucun concert quelqu’il soit… le coût…. et pourtant je suis un fan de musique live, mes cd favoris sont tous live, l’énergie, l’atmosphère qui se dégage d’un concert est superbe, mais de la à payer 50-75$ pour aller voir un concert ……c’est à ce point ou j’abandonne!!!
      j’essaye quand même d’aller dans les groupes moins connus, mais rares sont ceux dont on entend parler a moins de faire un effort incroyable.

    • pour continuer le p.p.s..
      ce n’est pas la radio qu’on entends tous les jours qui nous tient au courant des bons groupes mal connus (a part Bande à part peut être…)

    • @spoone

      Rythmiquement, l’été de Vivaldi, assurément. Exactement les mêmes riffs au violons que le ‘tcha-ga-da-ga-da’ crunch de ‘one’ de Metallica.

      Pour les dissonnances à la Sabbath, tout le répertoire à l’orgue de JS Bach, full tritons, secondes mineures, et j’en passe.

      Sinon pour le noise pur, allez dans le XXe siècle, Xenakis, Varèse, etc. Metallica à côté c’est de la musique pour faire lacter les vaches.

    • @mikhail_boulgakov
      J’ai tout prix en note, ainsi que les suggestions que vous avez faite à spoone.
      Merci!

    • peut-être se passe-t-il au Québec ce qui s’est longtemps pratiqué chez nous : des prix inaccessibles aux jeunes. Une place pour un opéra tourne autour de 100 à 150 euros. Quel jeune peut se payer ça ?
      Il semblerait que le festival d’arts lyriques d’Aix en Provence où nous nous rendons chaque année avec nos enfants ait enfin saisi le problème, car pour la première fois cette année les places sont à 15 euros pour les moins de 28 ans. Je vous dirai si cette différence énorme de prix (on passe de 150 à 15 euros la place !) a eu des incidences sur le public. En tout cas le festival se situe début juillet; l’ouverture des réservations était le 20 janvier, et tous les concerts et opéras affichent déjà complet.

    • @zaro, je suis d’accord pour Vivaldi, pour commencer les 4 saisons, à écouter à fond, chaque saison comme les films de Rohmer ;-))
      toujours de Vivaldi à savourer les yeux fermés le Cum dederit (Nisi Dominus) http://www.youtube.com/watch?v=YhPqZMqWWpI&feature=related

      et puis comment ne pas craquer sur les Suites pour violoncelle de Bach ?
      http://www.youtube.com/watch?v=Qv0yDQLMSiQ

    • Il est de bon ton de désapprouver le financement des Olympiques ces jours-ci alors qu’on ne se plaint pas d’autres financements aussi déficitaires, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas tributaires du marché. La salle de l’OSM en est un bon exemple si l’on considère les retombées économiques et la visibilité internationale de celle-ci…
      En fait, je ne suis pas convaincu qu’il est judicieux de faire ce genre de comparaison.

    • @zaro, je suis d’accord pour Vivaldi, pour commencer les 4 saisons, à écouter à fond, chaque saison comme les films de Rohmer )
      toujours de Vivaldi à savourer les yeux fermés le Cum dederit (Nisi Dominus) http://www.youtube.com/watch?v=YhPqZMqWWpI&feature=related

      et puis comment ne pas craquer sur les Suites pour violoncelle de Bach ?

      mon commentaire est en attente de modération vraisemblablement parce que j’ai placé deux liens, donc je le renvoie et vous poste l’autre lien ci-dessous avec explications d’Anne Gastinel

    • http://www.youtube.com/watch?v=Qv0yDQLMSiQ

    • @charkie, tant pis si vous ne voyez pas l’authenticité de cette chanteuse qui pour moi est comme un soleil dans un ciel resté trop longtemps nuageux, ce n’est pas la place pour en débattre. Par contre, j’amène aussi l’idée que des génies musicaux tels Mozart, Bach et Beethoven, s’ils étaient nés à notre époque, seraient fort probablement tentés de faire une tournée avec Lady Gaga. Désolé si ça offense certains puristes… :-P

    • Mozart C’EST lady gaga

    • Vivaldi, ça me rapelle trop les soupers au roast beef du dimanche soir, circa 1986. Traumatisme.

      Mahler, symphonie no 5, pour moi ça c’est heavy.
      Ou bedon le Requiem de Mozart, pour des messes noires réussies.

    • Lady gaga… il y a, comment dire, “trop de notes” dans cette “musique” (comme disait d’ailleurs le Roi à Mozart dans le film du même nom).

    • Il faut savoir s’ouvrir à plusieurs styles. Oui j’aime la musique dite classique mais je trouve que ce therme est trop vaguement utilisé. Le romantisme ça vous dit de quoi ? le moderne ? le baroque ? la renaissance ? le moyen-âge ? bref j’aime tout ce qui est plus subtile que le I – IV – V – I de plusieurs groupes.

      Non je n’aime pas le Canon de Pachelbel pourtant considéré comme “classique” et que dire du Boléro de Ravel … horreur ! avez-vous déjà entendu de ses autres oeuvres ?

      J’oublie les Beatles mais bonsoir Gentle Giant ! Vivement la musique subtile pour reprendre mes mots. Plusieurs groupes actuels en vaut la peine, là n’est pas le problème.

      Le problème est ce que la radio nous dicte d’écouter. C’est du lavage de cerveau ! Pas le temps d’écouter autre chose, pas le temps de s’assoir pour explorer de nouveaux horizons. Non ! on reste pogné radio et Star Épidémie. “Vous allez écouter ça et acheter leurs disques” ai-je l’impression d’entendre en arrière plan.

      Je ne le cache pas, j’ai étudié en musique. Oui au début, comme bien d’autres, maux de tête mais c’est le temps qui m’a fait dire “wow !”. Rien de compliqué : explorer, oser, écouter ! Y’a tellement de nouveaux trucs !

      J’ai un malaise en écoutant du métal. Dois-je dire que c’est une musique qui va disparaître ? Les Beatles faisait de la musique tellement simple. Dois-je dire que ça va s’estomper ?

      Le problème de la musique classique vient des orchestres qui se limitent à quelques oeuvres ou quelques compositeurs. Encore là, osez crime ! osez ! Que faites-vous des nouveaux arrivants ! Ce n’est pas seulement du “bruit” qui se fait !

      La musique classique est trop souvent utilisé pour des produits cheap, des annonces plates, des films zzz et aux ascenseurs donc on associe classique à zzz mais arrêtez-vous deux secondes. Deux secondes pour découvrir les univers autant avant que maintenant. Vous comprendrez bien des affaires !

      La musique c’est l’fun. Croyez-moi.

    • l’expression “musique classique” est trop généraliste. En tt cas elle ne s’applique pas à l’époque des lumières (le baroque). Ranger Vivaldi ou Mozart chez les classiques c’est comme si dans trois siècles on mettait Iggy Pop au rayon Maurice Chevalier.

    • La seule musique orchestrale proche des classiques que je suis capable d’écouter avec grand plaisir sont les trames sonores de films. Morricone, Trevor Jones, Zimmer, etc. Sinon je sais pas pourquoi, mais la musique classique me laisse de marbre. J’ai beau l’écouter attentivement, l’émotion que j’en éprouve est l’égal d’un “flatline” produit par un cadavre de plusieurs jours.

      Le métal, surtout le métal industriel (i.e. Rammstein) me fait déborder de joie et d’allégresse. J’imagine qu’on a tous des “capteurs” de musique vraiment différent.

    • il faudrait penser à se décoincer, la musique est sans frontière ni de genre ni d’époque. Je suis au festival d’arts lyriques d’Aix entre le 5 et le 7 juillet et le 8, je viens à Québec pour le festival de rock, et sur mon ipod je passe de Mozart au Rammstein sans souci.

    • @ptoutant “Pour tout dire je trouve que c’est une musique pauvre en contenu, riche de sonorités, mais toujours les mêmes sonorités, seul les mélodies, les montées et descentes changent. Il n’y a pas d’adrénaline dans cette musique et elle est principalement appréciée par ceux dont le rythme intérieur est sur le point de s’arrêter…”

      Pauvre en contenu? Toujours les mêmes sonorités? Expliquez-moi ça que je comprenne? Parce que je trouve que vous dites… n’importe quoi.

      Adrénaline en musique? Je connaissais pas ce terme musical. Je vais me coucher moins niaiseux d’avoir lu votre commentaire.

    • Classique versus métal (ou industriel), ce n’est qu’une question d’exécution. Écouter par exemple ceci:
      http://www.youtube.com/watch?v=l47RKwoJ594
      L’important c’est la qualité de la composition.

    • @setzer

      C’est votre droit de penser que je dis n’importe quoi :) Pauvre en contenu : la musique classique est à peu près toujours jouée par des orchestres, et ces orchestres comprennent à peu près toujours les mêmes instruments. J’ai assisté à quelques concerts et d’une pièce à l’autre le son est à peu près toujours le même, des fois les violons sont en avant plan, des fois non, mais ils sont toujours là. Des fois du piano, des fois pas, mais aucun son nouveau, juste du désuet. À part la mélodie qui change ont croirait qu’ils jouent toujours la même pièce ! Et ça vaut même pour les symphonies que je connais.

      Adrénaline : terme utilisé pour désigner qu’une musique fait secréter de l’adrénaline, qu’elle donne de l’énergie et le gout de sortir dehors et partir à courir. Évidemment que ce terme n’est pas connu des amateurs de musique classique puisqu’elle n’en contient surtout pas. De telles musiques sont par exemple utilisées lors de séances d’aérobie ou, comme moi, lors de mes séances de jogging; je ne me vois pas courir sur du Mozart, je tomberais raide à plat :) La musique rock et techno sont des exemples. La musique classique fait souvent fermer les yeux, pour mieux savourer j’imagine… dans mon cas elle donne le goût de dormir… j’irais plus loin: elle me donne le goût de m’enrouler une corde autour du cou !

      Mais peut-être dans 20 ans vais-je changer d’idée, on verra, je reste ouvert et je dirais même que j’aimerais un jour pouvoir apprécier cette musique et enfin comprendre… mais en ce moment il y a infiniment meilleur pour moi, je considère cette musique comme dépassée, obsolète, déprimante et soporifique. Et c’est pas parce que j’ai pas essayé croyez-moi.

    • @ptoutant

      C’est vrai que dans le rock, il y a généralement une très grande variété d’instruments. Guitare, basse, batterie, toute une variété ça!

    • Excellent sujet, et plusieurs réponses intéressantes. Permettez-moi de revenir sur quelques points.

      vm73: “un changement de culture”… Je crois que vous avez raison. Cependant, la question sur le niveau moyen d’éducation va beaucoup plus loin que le cadre de ce blogue. L’éducation va dans quel sens, au juste? Forme-t-on de bons spécialistes, de bons citoyens, des décideurs éclairés sur les enjeux de la société, dans nos écoles? Je veux dire, à partir de l’école primaire, oui. Parce que c’est de ça qu’il s’agit. “Démocratie”, c’est “gouvernement par le peuple”; or, forme-t-on “le peuple” à porter des jugements sur les grands enjeux? J’en doute. On ne forme pas non plus “le peuple” à aller voir ce que d’autres penseurs ont déjà dit sur ces grands enjeux. Le prétexte, pour justifier cette ignorance? “La culture, c’est élitiste”. J’y reviens très vite.

      Guy-Antoine: je suis franchement désolé de ce que tu dis sur l’accueil qui t’est réservé lorsque tu essaies d’aller au concert. Je crois tout ce que tu racontes. Si je pouvais faire une telle chose, je te ferais des excuses au nom des musiciens, qui, eux, seront tous content de savoir que tu es venu les écouter. Mais au moins, je crois que tu réalises que c’est l’organisation ou le public autour de la musique qui est snob, pas la musique elle-même. (excuse-moi, je te tutoie, je devrais peut-être pas…)

      Aladesgrosjos: l’élitisme, encore?

      Bon, je ne suis pas d’accord du tout avec ce point de vue.

      D’abord, avant les enregistrements (disons avant le milieu du XXe siècle), pour entendre de la musique, il fallait en faire jouer. Donc, la musique était toujours “actuelle”, puisqu’elle était “live”. Impossible de jouer avec succès une musique dont personne ne veut.

      Ensuite, les émotions qui rejoignent la jeunesse… Par où commencer?

      Bach, d’après les portraits et les éléments de biographie qu’on a de lui, a eu autour de 20 enfantes et pesait autour de 250 – 300 livres. Donc, il aimait le sexe et la bouffe. En quoi ça le rend différent de la plupart d’entre nous? Est-ce qu’on peut entendre ça dans sa musique? Quelque part, oui.

      La haine, j’avoue que c’est rare qu’on la perçoive dans la musique “classique”. La frustration, la peine, la révolte? Kodaly a écrit sa Sonate opus 8 pour violoncelle seul en 1915. Le deuxième mouvement est un long cri déchirant contre la guerre. Bartok, malade, exilé, a écrit son Concerto pour orchestre en 1944. Là aussi, on entend la peur, la révolte, mais également la foi qu’autre chose est possible. Ravel a écrit sa Sonate pour violon et violoncelle en 1922, en hommage à Debussy, mais aussi à des amis qu’il a perdus à la guerre. Le thème qui continue au-delà de toutes les coupures, la musique très austère, ça parle aussi du deuil. Et tout ça était très “actuel”.

      Schubert a écrit, à 31 ans, un Quintette à deux violoncelles. Une de ses dernières œuvres. Dans le deuxième mouvement, après un genre d’immense tempête furieuse, il y a des moments de silence, tendus au-dessus du vide. Je sens toujours, rendu là, l’angoisse de l’homme face à sa propre mort, inexprimable autrement…

      La peur, encore, comme les genoux de Leporello qui tremblent devant la statue du Commandeur, dans l’Ouverture de Don Giovanni de Mozart… Oui, c’est suggéré dans la musique.

      Est-ce vraiment trop élevé pour la jeunesse actuelle? Qu’en pensez-vous?

      Merci pour votre sympathie face aux musiciens qui gagnent mal leurs vies. Ceci dit, je ne songeais pas seulement aux musiciens classiques. Les “jazz” ne s’en tirent pas tellement mieux. En fait, les musiciens sont les deuxièmes artistes les plus pauvres, après les danseurs.

    • ptoutant: Toujours les mêmes sonorités? Pauvre en contenu? Peut-être avez-vous entendu seulement les “grands classiques” en boucle, Canon de Pachelbel et compagnie… Si oui, difficile de vous faire des reproches. Mais il y a autre chose dans cette musique, et je vous souhaite de le découvrir un jour.

      En réponse à votre second message, j’ajoute qu’en plus du théâtre ou de l’architecture, la musique contemporaine aussi dit quelque chose sur son époque. Si vous trouvez que ça sonne dur, qu’on ne comprend pas ce qui se passe, que c’est étouffant, brutal… C’est peut-être un bon reflet du monde dans lequel nous vivons. Pas agréable à écouter? Pas forcément agréable à vivre non plus.

      Cependant, votre refus de considérer ce qui vient d’une autre époque comme pouvant être valable me saisit. Ignorer ce qui a été fait, c’est s’exposer à le voir se répéter.

      gl000001: fast music, j’adore!

      atchoum: la musique sérieuse, destinée aux oisifs? Non, aux curieux qui ont le temps de l’être.

      norvegequebec: :-) au plaisir de vous revoir au concert!

      mawie18: vous avez raison. Que la musique soit “classique” n’est pas une garantie de qualité. Il y a des musiciens classiques blasés, et des concerts classiques plates. Et des musiciens d’autres styles sublimes. Comme dans tout.

      orangemecanique: bien dit.

      Au sujet de l’élitisme ou du snobisme… A mon sens, considérer que tel public n’est pas digne de notre concert, c’est snob et élitiste, et désolant. Considérer que telle musique (le classique, on dirait) n’est pas digne de notre écoute, c’est aussi snob, aussi élitiste et aussi désolant.

    • spoone: du “classique” qui torche comme du metal? Essayez le Sacre du Printemps. Pas les premières minutes, mais après, attachez votre tuque. (les puristes, inutile de me dire que c’est pas du “classique”)

      Pour le prix des concerts… Vous avez partiellement raison. Je ne paie jamais 50$ pour aller au concert, moi non plus. Mais il y a des tas de concerts gratuits: dans les facultés de musique, dans les maisons de la culture…

      En fait, c’est un autre problème: la gratuité de plusieurs concerts, et la gratuité apparente de la musique sur internet faussent complètement le rapport qualité-prix de la musique. Et rendent difficilement justifiables les subventions aux concerts et orchestres.

      Ceci dit, si 97,2% de la population allait au concert une fois par saison, peu importe le style de musique, je crois que bien des musiciens vivraient mieux.

      Igor: oui, à 260 millions, la salle de l’OSM coûte cher. Pas mal moins que le CHUM ou le prolongement du métro, toutefois. Au sujet de la comparaison avec la santé, Gregory Charles disait un jour que la culture, ça permet justement d’être moins malade. C’est farfelu, mais je suis d’accord avec lui.

      Quant à ceux et celles qui ont envie de faire l’expérience de la musique “classique” live, que diriez-vous de m’entendre jouer du Bach dans votre salon?

      syquest: étais-tu à l’UdeM autour de 2001?

    • @ Alain

      tu penses lancer une discussion sur le nouveau de Peter Gabriel – Scratch by Back – où il reprend du Bowie, Arcade Fire, Radiohead, etc.. ?

      Assez étonnant comme album je dois dire..

    • @nicoc

      Votre point de vue est intéressant , mais force est d ‘ admettre que dans la réalité , les jeunes ne sont pas très classique , et qu ‘ils préfèrent écouter du punk ,metal ,grunge ,rock ou autres.Peut-être un peu de classique par moment , mais pas de quoi aller voir des spectacles à l’ Osm.C ‘ est la réalité.

      Et en ce qui me concerne , oui , la musique classique demeure en quelque sorte un truc “élitiste” . À vous lire , et sachant que vous êtes vous-mêmes musicien d’ un instrument classique , se pourrait-il que vous fassiez parti de cette minorité d’ “élites”,sans trop le savoir?

      C ‘ est un compliment que je vous fait, remarquez.Je ne sais pas pourquoi vous n’êtes pas d’accord.Peut-être est-ce que vous préféreriez le mot intellectuel?

      Mais , en fait , la plupart des gens ,et les jeunes ,n’écoutent pas beaucoup de classique et je ne crois pas qu’ ils le feront davantage dans le futur.

      Vos arguments sont intéressants , mais je ne crois qu ‘ ils passent le test de la réalité.

      Perso j’ ai répondu à la question de monsieur Brunet en pensant de façon concrète et réaliste. Vous , vous analysez la chose selon votre regard très ouvert sur le monde de la musique.

      J ‘écoute moi-même un peu de classique.Je sais très bien que toutes les gammes des émotions se retrouvent dans cette musique,haine ,frustration et tout le reste.Mais reste que les jeunes , lire ici une majorité ,eux ,ne l’écoutent pas ,cette musique.

      C ‘ est ça que je veux dire.

    • @archiloque

      « C’est vrai que dans le rock, il y a généralement une très grande variété d’instruments. Guitare, basse, batterie, toute une variété ça! »

      Le rock est probablement le meilleur exemple d’une musique pauvre, instrumentalement parlant; toujours les même 5 tracks. Mais au moins les groupes ont en général chacun leur sonorité, résultat d’ajustement électroniques et beaucoup d’entre eux incluent maintenant des sons de synthèse. Ceci dit je ne suis pas un très grand amateur de rock.

      @nicoc

      « … Peut-être avez-vous entendu seulement les “grands classiques” en boucle, Canon de Pachelbel et compagnie… Si oui, difficile de vous faire des reproches. Mais il y a autre chose dans cette musique, et je vous souhaite de le découvrir un jour »

      Vous avez peut-être raison, peut-être n’ais-je pas été assez bien guidé et que mes essais étaient mal orientés. Je suis passionné de musique et je vous jure avoir passé des semaines à lire sur le sujet et des jours à écouter, et j’ai assisté à environ 20 concerts; je voulais mais rien… Je trouve en général cette musique simpliste, malgré sa grande complexité. Elle ne vient tout simplement pas me chercher… J’ai bien hâte que quelqu’un me montre ce qu’il y a dans cette musique, peut-être auriez-vous des suggestions ?

      “Cependant, votre refus de considérer ce qui vient d’une autre époque comme pouvant être valable me saisit.”

      Je me suis sans doute mal exprimé. J’ai essayé mais je n’aime tout simplement pas. J’ai regardé Citizen Kane et j’ai trouvé ça tout à fait ennuyant, ne serait-ce que parce qu’il est en noir et blanc, et mes enfants n’ont pas « toffé » 2 min devant ce film et m’ont demandé si j’avais perdu la tête en me voyant l’écouter; sommes-nous tous des incultes frisant la débilité ? Non, nous sommes habitués au moderne. Malheureusement pour Citizen Kane, j’ai vu les films d’aujourd’hui. Malheureusement pour la musique classique, les limites imposées par un groupe de personnes tenant en main des instruments ont été franchies il y a bien longtemps. Et ceux qui voient en moi un collectionneur de Rambos se trompent royalement.

      “Ignorer ce qui a été fait, c’est s’exposer à le voir se répéter.”

      Tout à fait d’accord avec vous, et votre assertion est particulièrement pertinente pour les erreurs. C’est pourquoi j’ai essayé de comprendre mais ça n’a simplement pas fonctionné. Aimer une chose ne se décide pas, ne se provoque pas, ça arrive et c’est tout. Malgré touts les attraits théoriques de leur situation, peu de nous retourneraient vivre nus dans les cavernes, renions nous notre passé pour autant ? Non, nous sommes des hommes modernes et de ce faits nous devons vivre avec les contraintes qu’impose l’habitude de cette modernité.

      La musique classique n’a pas la cote auprès de la jeune population, et n’en déplaise aux érudits, ça n’est pas ou peu une question d’éducation.

    • @ptoutant,
      Quand vous dites «les limites imposées par un groupe de personnes tenant en main des instruments ont été franchies il y a bien longtemps» et je pense immédiatement à Arcade Fire.

    • @ptoutant

      Faudrait en revenir de Citizen Kane, vous semblez en faire une obsession. En tout cas, si le simple fait que film soit en noir et blanc vous rebute, disons que ce n’est pas difficile de vous sortir de votre zone de confort. Le Rubanc blanc est en noir et blanc, vous allez donc trouver ça ennuyant d’office ? Pour revenir au sujet de départ, quand vous dites que la musique classique est simpliste malgré sa complexité, j’avoue que je ne vous suis pas vraiment. Quoi qu’il en soit, si les limites imposées par un groupe de personnes tenant en mais des instruments ont été atteintes, ce dont je doute, cela s’applique à tous les genres de musique et ils sont donc tous dépassés si on suit votre logique.

    • aladegrosjos: merci pour l’intérêt de mon point de vue, et pour votre compliment… Voici pourquoi, comme vous le sentez, j’ai de la difficulté avec le point de vue “élitiste”.

      Vous dites que les jeunes préfèrent le rock ou une de ses nombreuses variations. Je vous crois.

      Si je fais partie de l’ “élite” ? En vérité, comme chante Charlebois, je me sens, genre: “Je suis un gars ben ordinaire” même si je ne suis pas chanteur populaire.

      J’écris tout ceci parce que ça me peine de voir la musique “classique”, disons la musique de concert, regardée comme une chose étrange, périmée, inintéressante, etc. Comme je l’écrivais plus haut, ce n’est pas parce que le cadre entourant le concert est snob que la musique elle-même l’est. J’ai donné des exemples, un peu comme une invitation à découvrir quelques œuvres, quelques compositeurs, à ceux que ça intéresse.

      Pour moi, la musique n’est pas plus élitiste que les langues. Je peux bien ne pas comprendre, disons, le japonais. Ça ne veut pas dire que l’accès au japonais m’est interdit. C’est à moi, un jour, de prendre la décision de franchir une porte dans mon esprit, pour acquérir une autre langue. Pareil pour la musique. Il y en aura toujours des plus facile, ou des qu’on aime plus, mais le classique, réservé à l’élite?

      Je reprends le cas de Mozart. Il est né dans une famille “normale”, pas noble. Il a été anobli, mais n’a pratiquement jamais utilisé son titre de “Chevalier Mozart”. Au contraire, une de ses dernières œuvres majeures, la Flûte enchantée, raconte une histoire qui montre que l’accession au savoir et à la lumière est possible pour tous. À des degrés divers, d’accord, selon les capacités de chacun, mais il n’y a pas d’interdit. Aussi, que la réussite du passage ne dépend pas de la noblesse de naissance ni de la richesse du candidat. Si ce n’est pas le contraire de l’élitisme, alors je ne sais pas ce que c’est, l’élitisme. Bon, d’accord, il s’agissait d’un idéal philosophique plus que musical, mais l’idée est la même.

      Pour moi, la musique est un des trésors de l’humanité, et j’aimerais pouvoir partager ce que je connais et j’aime avec le plus de monde possible. Et aussi découvrir ce que d’autres gens aiment. Je parle de la musique classique, comme des Beatles ou des Who, ou comme Brassens ou comme Michael Jackson. Mais aussi comme Molière, Shakespeare, Dante, comme Chaplin, comme Arcand, comme Picasso… Aucun de ceux-là n’a voulu réserver son œuvre à quelques privilégiés.

    • ptoutant: il n’est pas question de retourner aux cavernes, ni de s’éclairer à la chandelle et de se raser à une seule lame, ne vous en faites pas. Vous pouvez même conserver votre téléphone cellulaire (à condition qu’il ne sonne pas pendant le concert!).

      En fait, c’est plutôt le contraire. Pour moi, certaine musique “classique” me frappe, parfois, par sa fraîcheur, son actualité, parfois des centaines d’années après sa composition. Je ne peux pas plus expliquer ça que vous ne pouvez expliquer en quoi ça ne vous touche pas. Je vous souhaite simplement de recevoir cette “grâce”, si j’ose dire, un jour.

      Mais c’est vrai que ça n’arrive pas tout le temps. Quelques fois, j’ai trippé très fort pendant un concert, plusieurs fois j’ai eu un plaisir plus ou moins grand, et quelques fois je me suis franchement ennuyé. Le pire qui me soit arrivé: passer à deux doigts de m’endormir en jouant! Le meilleur: être assis sur le bout de ma chaise et me mordre les doigts pour ne pas rire à voix haute tellement j’étais transporté par ce que j’écoutais.

    • @Spoone
      Du Glass, comme Koyanisquatsi. Du Steve Reich. Der Ring ohne worte -Richard Wagner(L’opera The Ring mais sans les paroles). Carmina Burana de Orff. Ligeti. Bela Bartok. John Cage.

    • @Nicoc
      “Le meilleur: être assis sur le bout de ma chaise et me mordre les doigts pour ne pas rire à voix haute tellement j’étais transporté par ce que j’écoutais.”

      J’ai vécu ça à des show de Tangerine Dream dans les années 80 à la PDA et à La Ronde !!!

    • @Spoone

      J’ai pas le temps de lire ce très intéressant billet autrement qu’en diagonale-accéléré, mais je ne pense pas que tu puisses retrouver la rage brute dans le métal/rock/industriel dans le classique..

      Même les trucs ”qui brassent” ne le font pas de la même façon, ce n’est pas la même énergie.

      Je pense, comme ça on the go, à la bande sonore du film 300, de Tyler Bates qui va chercher en mode symphonique une très grande intensité. Perso, c’est plus vers ça que je me tourne lorsque j’en ai envie.,

    • @ptoutant

      Oubliez le bout où je parle des limites imposées par un groupe tenant en main des instruments, j’ai cru de prime abord que vous vouliez dire que tout avait été fait en musique.

    • @ptoutant

      Je ne suis pas d’accord avec vous sur plusieurs points. Pour la musique classique, je crois moi que oui c’est une question d’éducation mais bien plus que cela une question d’habitude et d’accessibilité.

      Il n’est absolument pas nécessaire d’être un érudit pour apprécier.

      Je crois que oui, il faut faire un effort pour s’habituer et tendre l’oreille mais il faut en avoir envie. Et votre exemple de ne pas aimer un film seulement parce qu’il est en noir et blanc.

      Moi j’ai l’impression que ce qui vous est arrivé, c’est que vous avez trop essayé mais sans en avoir véritablement envie… Moi c’est par envie que je m’y suis mis à l’époque et pour découvrir et encourager des jeunes musiciens.

      Plusieurs que j’ai rencontrés se débrouillent plutôt bien, tant mieux pour eux.

      Pour moi ce sont des préjugés et même l’étude du Ministère vient renforcer les préjugés… Les personnes de 65 ans et plus écoutent du classique. Oui, peut-être mais ils sont eux aussi une minorité même si le pourcentage présenté est élevé. Bien oui, ils écoutent de l’archi connu que vous connaissez probablement tout autant qu’eux.

      Et le public des abonnés… C’est pas juste à l’OSM qu’on le retrouve dans des salles de banlieue, il y est présent aussi pour la chanson populaire…

    • Toujours pour vous ptoutant…

      Je trouve qu’il faut faire la démarche inverse… Non pas vous montrez ce qu’il y a d’intéressant dans cette musique… Car il y a tellement de choses différentes possibles… Mais plutôt partir de vous et trouvez ce qui pourrait vous intéressez…

      Il est possible que ce ne soit pas tout de suite… Oui on peut demander aux gens de faire des effets mais il faut que cela vienne de leurs envies…

      Petits ensembles, grands ensembles ? De l’Opéra ? Des orchestres symphoniques ?

      Moi je l’ai déjà dit c’est par la Chaîne Culturelle maintenant Espace Musique, la CBC Radio 2, la Vermont Public Radio, le fait que je me rendais à la Faculté de musique de McGill pour les voir, des concours à la télévision sur TV5, oui en 1998 j’avais vu en reprise le Concours Reine Elizabeth de Belgique…

      J’avais vu Laura Mikkola au piano, la pianiste finlandaise… Une autre fois sur la Chaîne culturelle c’était Delphine Bardin…

      Un prétexte pour s’intéresser au Classique ? Vous pouvez trouvez une femme qui joue du piano, du violon, de la harpe, très séduisante…

      Et même si c’est une femme plus jeune… Vous êtes séduit aussi…

      Vous l’écoutez donner une entrevue et parler d’elle…

      Vous n’êtes pas ému en entendant chanter Marie-Nicole Lemieux. Moi je l’ai déjà entendue à Toronto ou ailleurs de ma radio et j’étais très ému et fier d’elle…

    • Avant de vous rendre à des concerts commencez par en écouter à la radio, par exemple…

      Il y en a beaucoup moins qu’avant… Ce qui peut être un obstacle…

      Sur le site de la CBC, il y a plusieurs concerts à Concerts On Demand dont du classique mais sur mon ordinateur cela ne joue vraiment pas assez fort…

      http://www.cbc.ca/radio2/cod/

      Plutôt que dire qu’on essaye et on est pas capable bien on réessaye plus tard… Avec la radio, j’aime bien… Vous n’en avez pas envie de classique vous changez de chaîne et cela finit là… Un autre jour, vous vous sentez prêt ? Vous embarquez, vous laissez cela à ce poste…

      Juste à écouter la CBC Radio 2, par exemple à Tempo ou pendant la première heure de Shift l’après-midi avec Tom Allen…

      Vous avez parlez avant de faire du jogging ou d’aérobique mais tiens ”Je t’aime comme un fou” par Robert Charlebois c’est PARFAIT POUR CELA… Même que c’est pas la meilleure chanson… Quand on parle de chanson pour se donner du pep… Pas obligé que ce soit les meilleures… Dans un bureau même Rock Détente ce peut être mieux que le silence afin de vous donnez un peu plus d’entrain… Cela me dérangeait pas du tout… Quoique moi j’aurais choisi autre chose…

      La musique classique pour moi est plus stimulante et exaltante pour un travail intellectuel…

    • Il n’y a en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais. (Picasso)

    • Toutes ces belles lectures m’ont convaincu que je dois m’y pencher à nouveau, avec une attitude différente. Je suis à la recherche de ce sentiment d’élévation dont on parle si passionnément et sachez que j’ai plus que ce qu’il faut pour la question de la qualité sonore.

      Je connais relativement bien le répertoire “populaire” de la musique classique, je suis à la recherche de quelque-chose qui me surprendra alors si quelqu’un a des suggestions je suis à l’écoute.

    • @hdufort

      Arcade Fire est effectivement un groupe que j’adore pour la richesse et la diversité de leur musique; chaque pièce est unique et se distingue des autres par sa sonorité et même son genre.

    • mc.anger

      Vous avez parfaitement raison de citer Picasso… toujours présent.

    • @jon8

      Pour ce qui est de Peter Gabriel, pas plus intéressé a en entendre parler que Marjo et ses hommes, boom rock le québec, ou autre futilité de cover baby-bommeresque pratiquant la loi du moindre effort.
      Un cover de radiohead ou un cover de Marie carmen, pour moi, est du même ordre…

    • @ tabarly
      Je n’ai jamais entendu Brad Mehldau, Robert Glasper ou Chris Potter interpréter Marie Carmen. Radiohead, oui cependant. Et très bien en plus. Bon c’est une interprétation jazz de tounes rock, c’est une autre game. Mais de bons covers rock de pièces rock, ça existe aussi.

      Pour Gabriel, on va laisser la chance au coureur…

    • @Spoone

      Pour quelque chose qui ”accote” n’importe quel groupe métal en fait de puissance, vous pouvez essayer la Suite scyhte (Scythian Suite) de Prokofief. Garanti que la moitié de votre collection métal vous paraitra soudainement assez proche de la musique pour enfants.

    • @ptoutant

      je manque malheureusement de temps pour répondre à toutes vos affirmations sur l’orchestre symphonique et sa supposée sonorité uniforme, en attendant voici une suggestion d’écoute. Pas facile à aborder, mais le voyage en vaut la peine… ici on est loin de Mozart.

      Chostakovitch 4e symphonie premier mouvement. Sur Chandos Scottish National Orchestra, dir. Neeme Jarvi

    • @potomax

      “Pour moi le classique, ça représente un 5% de la musique que j’écoute, mais ce 5%, je l’apprécie énormément. Mais je ne suis pas du genre du tout à me déplacer dans des salles de spectacle pour satisfaire ma soif d’en écouter.”

      Effectivement, j’écoute beaucoup de musique “classique”, mais je déteste aller m’assoir dans une salle de concert. Occasionnellement je me déplace pour du Richard Strauss ou du Mahler, leur musique est nettement avantagée dans une bonne acoustique, mais d’une manière générale, je préfère écouter ce que je veux et surtout choisir quand je le veux l’écouter. Ma collection de musique dans mon ordi me permet ceci.

    • Pour ma part, je recommande fortemement le compositeur québécois Claude Vivier, malheureusement peu connu. Bien que dans un registre moins accessible, espérons qu’on le sorte un peu de l’ombre comme on l’a fait récemment avec André Mathieu.

    • @ptoutant

      L’orchestre symphonique moderne contient au moins quatre groupes d’instruments à la sonorité bien distincte. Bois, cuivres, percussions et cordes. À ceci vient souvent se greffer des groupes d’instruments ethniques ou électriques. Chacun de ces groupes contient lui-même des instruments dont le timbre est assez différent. Par exemple, Flûte, hautbois, clarinette et basson pour les bois.

      On le voit donc, l’orchestre symphonique moderne contient presque tous les instruments selon que le compositeur le demande. Qui plus est, depuis Berlioz, les compositeurs s’ingénient à trouver de nouveaux timbres en combinant divers instruments. Gustav Mahler, quant à lui, introduit le concept de musique de chambre à l’intérieur de l’orchestre, Richard Strauss y amène la virtuosité.

      Ici, je me contente d’énumérer un soit tant peu, les possibilités de différentes sonorités que vous dites absentes de la musique classique. Un simple calcul mathématique le prouverait, mais c’est surtout dans la richesse du répertoire qu’on en retrouve la démonstration.

      Je n’aborderai même pas le côté esthétique des compositeurs. Néanmoins, l’orchestre entre les mains de Berlioz sonne assez différemment de ce qu’on entend chez Mahler. Que vous ne puissiez entendre la différence n’y change rien puisque différence de sonorité il y a.

      Votre problème avec la musique classique est ailleurs. Qu’elle ne vous touche pas ne m’offusque pas du tout. C’est une question de goût.

    • @archiloque

      Claude Vivier peu connu ???

    • Je suis d’accord avec mawie, les gens écoutent les radios commerciales et sont bombardés de musiques «faciles», c’est un problème d’accessibilité surtout. Il faut être inité à la musique classique pour pouvoir en apprécier la complexité. Aussi, ce serait bien qu’à l’école primaire on mette un peu de diversité musicale dans les oreilles des jeunes. En bas de 10 ans, ils n’ont pas de barrières, ils sont très réceptifs. Au lieu du cours poche de flûte à bec, il pourrait y avoir un cours d’initiation à la musique, incluant la musique classique, rock, jazz…D’ailleurs est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on enseigne encore la musique avec la flûte à bec? À ma connaissance, personne n’a jamais eu de révélation musicale en faisait sortir un son à moitié juste d’une flûte à 5$, multiplié par 20 jeunes, c’est atroce. :)

    • @alainbrunet

      Mis à part les amateurs de musique contemporaine, on ne peut pas dire selon moi qu’il soit bien connu. En tout cas, il l’est moins qu’André Mathieu et Jacques Hétu par exemple.

    • @alain

      Je connais pas Claude Vivier, et je suis pas le moins érudit des ours sur le sujet…

      Si ça peut donner une indication !

    • @ ptoutant :

      Je vous suggère d’ essayer Fratres, Tabula Rasa ou Festina Lente, d’Arvo Pärt.

    • @ mikhail_boulgakov :

      Ce n’est pas une question d’érudition. Je ne me considère pas comme un érudit mais je connais Claude Vivier parce qu’une amie musicienne m’en a parlé. J’ai écrit plus haut « Les goûts découlent d’abord de l’influence de l’entourage et du hasard, pas nécessairement dans cet ordre. Puis la curiosité et la sensibilité viennent les perfectionner. » Je pourrais dire la même chose des connaissances.

    • @gl000001

      Intéressant la comparaison entre le prix pour voir U2 et le prix pour un concert. Mais U2 est du divertissement, un événement qui ratisse un public large. Du revendeur de drogue, aux scalpeurs etc. Tandis que je parlais davantage de culture. Pour moi, U2 fait partie du budget pour le divertissement en général comme une partie de hockey. Pour ce qui est de la musique classique, du théâtre, des musées, des funérailles de vieux souverainistes comme Pierre Falardeau, en effet, le public est vieillissant. Tout comme Alain Brunet, je me sens dans les jeunes lorsque j’y assiste. Je suis allée voir l’exposition Tiffany, beaucoup de vieux. J’ai assisté aux funérailles de Pierre Falardeau beaucoup de vieux souverainistes, j’ai même fait la remarque à Bernard Landry, je me sentais dans les plus jeunes. Il n’y a que la danse où le public se renouvelle.

    • Claude Vivier est probablement le compositeur québécois le plus connu à l’étranger, notamment aux Pays-Bas et en France. Son existence tragique (il a été assassiné à Paris en 1983) a même fait l’objet d’un biopic avec Germain Houde dans le rôle de Vivier.

    • @ hardy
      mais oui vous êtes érudit, il n’y a pas de mal à ça. Arvo Part et Claude Vivier, quel % de la population les connaissent? C’est très très faible
      Les personnes qui forment votre entourage ou réseau social n’ont pas été sélectionnées au hasard pour en faire partie. Elles sont en grand en partie la résultante d’une origine sociale donnée. Oui oui, il y a des exceptions, peut-être est-ce votre cas. Je parle de tendance générale.

      Je ne connais pas Vivier non plus (en fait j’ai déjà entendu le nom mais c’est tout).

    • @charlie350 “D’ailleurs est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on enseigne encore la musique avec la flûte à bec?”

      Sans doute parce que c’est un instrument peu dispendieux et surtout que c’est très facile à apprendre.

    • @ setzer
      Le xylophone est plus intéressant et pas tellement plus cher qu’un flute! en plus c’est une base pour le piano, l’instrument roi et ça fait moins de bruit qu’une flute. J’ai acheté un petit xylo pour mes jeunes enfants et je me suis surpris à avoir pas mal plus de fun qu’eux avec ce petit jouet. Vive le Xylo au primaire!

    • La musique de Vivier est largement inspirée de la musique balinaise entre autre. Il est mort assassiné à Paris. Il est très joué en Europe. Toute sa musique est maintenant éditée chez Boosey & Hawkes, un des grands éditeurs mondiaux.

    • @astyanax

      En tout cas, il ne me semble pas tellement prophète en son pays.

    • Je me demande si le problème avec la musique classique, c’est pas plutôt le contenant plutôt que le contenu. Je veux bien comprendre l’importance du décorum, mais si l’expérience en devient intimidante, faudrait pas s’étonner que certaines gens peinent à s’y intéresser. Personnellement, je n’ai aucune gêne à me pointer à la Salle Wilfrid-Pelletier en jeans pour un concert, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.

      J’ai commencé à m’intéresser au jazz quand j’ai vu des concerts extérieurs et quand j’ai fini par trouver des boîtes de jazz conviviales. Scusez, mais le House of Jazz (anciennement le Biddle’s) avec sa programmation conservatrice, son magnifique décor et sa liste de prix qui vient avec, ça ne m’attirait pas tellement. C’est quand j’ai découvert la Casa del popolo, les maisons de la culture, le Cheval Blanc et le Upstairs que j’ai pu m’initier adéquatement et en toute convivialité. Il manque peut-être cette convivialité à la musique classique?

      @ Boulga
      Le Fred Frith Guitar Quartet a endisqué un arrangement (fait par René Lussier) pour quatuor de guitares électriques d’une pièce de Vivier sur l’album Ayaya Moses. Assez intéressant.

    • @ptoutant

      Au sujet de l’adrénaline en musique. La musique n’a pas pour but de générer de l’adrénaline chez l’auditeur. D’où tenez-vous ce concept? La musique est un langage abstrait qui exprime l’univers sonore du compositeur. Ce dernier s’efforce de communiquer ses idées musicales à l’aide d’instruments qu’il choisi.

      Par ailleurs, la caractérisation d’un public qui écoute une musique donnée, n’a rien à voir avec la caractérisation de la musique qu’il écoute. Il n’y a absolument pas de lien entre une personne snob et la musique qu’elle écoute. Donc de dire que la musique classique est pour les snob n’a aucun sens, sinon faudrait que quelqu’un m’explique comment un art abstrait peut être snob.

      La musique s’adresse à l’ouïe, donc à un sens généralement moins développé que la vision chez l’humain. Il me semble assez évident que l’interprétation que ce sens donne à la musique est acquis et non inné.

    • @blakened “Je me demande si le problème avec la musique classique, c’est pas plutôt le contenant plutôt que le contenu.”

      D’accord avec vous. Glenn Gould avait abandonné les salles de concerts dans les années soixante car il voyait dans ces lieux un médium d’une autre époque. Il préférait l’enregistrement.

    • @boogie

      les percussions sont toujours le fun, mais malheureusement je suis guitariste. ;-)

    • Le problème des arts classiques devrait être abordé un peu comme la… biodiversité. Sommes-nous plus riche en tant qu’humain d’avoir plusieurs langage artistiques pour nous exprimer? Et vaut-il la peine de les préserver pour les générations futures.

      Sur ce blog, certains semblent voir le problème des arts classiques comme s’il s’agissait d’une guerre où leur style préféré triomphera, preuve d’une supériorité quelconque.

    • @ archiloque

      Je ne l’ai pas écrit, mais Claude Vivier est aussi beaucoup joué au Québec et au Canada. Il fait très certainement partie, avec Gilles Tremblay et Serge Garand par exemple, du cénacle des compositeurs québécois! Ses oeuvres LONELY CHILD et KOPERNIKUS sont assurément des classiques de la musique québécoise. Je m’étonne un peu que son nom en fasse tomber plusieurs des nues.

    • @ blackened

      Mais quel est le problème de s’habiller à l’occasion? Quel est le problème d’avoir un certain décorum? Il y a des jeunes qui portent des jeans à 200 $. Quel est le problème de s’élever un peu, d’aller vers l’art?

      Je vous envoie quelque chose de joli.

      http://www.cyberpresse.ca/voyage/48-heures/europe/europe-de-louest/201002/17/01-952622-carnaval-de-venise-retour-en-force-des-costumes.php

    • @ scotch

      Moi je n’ai pas de jeans à 200$ et être habillé confortablement m’aide à me concentrer sur la performance. Je n’ai rien contre ceux qui s’”habillent” pour aller au concert, ce n’est juste pas mon truc et je trouve dommage qu’on me juge pour ça alors que le spectacle doit être sur scène et non dans la salle.

    • @stezer: «Sans doute parce que c’est un instrument peu dispendieux et surtout que c’est très facile à apprendre.»
      C’est pas cher et ça vaut pas cher parce qu’on s’entend que 5$ pour un instrument de musique on a pas la qualité et on repassera pour «fine tuning». Si ça se trouve, ça éloigne les jeunes de la musique plutôt que de les en approcher. Je suis d’accord avec Boogie, vive le xylophone. Aussi, si les écoles investissent dans les ordinateurs, ils peuvent aussi faire un effort pour les instruments de musique. Et pour finir, avant de jouer de la musique, il faut peut-être développer l’oreille et la sensibilité musicale, surtout dans un programme «basic» à l’école primaire.

    • @ blackened

      “…être habillé confortablement m’aide à me concentrer sur la performance”.

      C’est le chapeau haute de forme qui vous dérange? Se concentrer sur la performance? Ça doit être vous qui avez inventé les expressions: “gérer son stress, gérer ses émotions, gérer une classe, gérer son capital humain”.

    • @ scotch

      Remarquez, je pourrais porter le costume de Youppi pour aller voir des concerts de Michael Bublé, vu que j’aurais pas grand chose à gérer, comme vous dites. ;-)Quand l’écoute est un peu plus exigeante, j’aime être confo. Vous l’avez dit: Vous n’allez pas souvent à la PdA, alors ça constitue pour vous un évènement et vous apportez votre sac de soirée. Si les gens y accordaient un caractère un peu moins évènementiel, ils iraient peut-être un peu plus souvent.

      Remarquez, je peux aussi rester dans mon salon avec mes jeans et mes disques, mais demandez à l’ami nicoc ce qu’il préfère…

    • Mais à mon époque, il y avait les flûtes à bec que tous les élèves devaient se procurer mais l’école primaire avait aussi des xylophones. Au secondaire, dans la classe de musique nous étions tous au xylophone.

      Il y a aussi une différence entre jouer de la musique, chanter et en écouter. Les deux sont bien. On parle de Nana Mouskouri plus haut ? Mais elle faisait partie de ma petite enfance et au primaire oui cela faisait partie des morceaux qu’on nous faisait jouer.

    • Moi si j’allais à la Place des Arts, j’irais dans les places les moins chères et je ne m’habillerais pas nécessairement car je ne porte plus de complets.

      Allez en haut au balcon… À 25$, pas si pire… Je pensais aller plutôt au théâtre au TNM prochainement… Un billet au paradis cela vous coûte 20$…

      Oui moi je trouve que ce sont parfois les meilleurs billets au sport tout comme pour la culture… Dans le temps des Expos, mes soirées dans les sections à 8$… Me semblaient meilleures… Au Théâtre Outremont, j’ai l’impression que j’aurais dû prendre un billet pour en haut… Plutôt qu’en bas…

      Allez en jeans et au balcon ! Sinon bien on va voir les étudiants pour du gratuit ou des concerts à 5$, 10$ ou 15$…

    • Je rêve moi aussi de m’acheter des tailleurs comme celui de Liza Frulla Hebert et les matantes de la Place des arts. Avec un peu de chance, à l’entracte, je pourrais discuter d’huile de truffe avec Josée Distasio.

      Pendant le concert, je pourrais m’évader dans mes pensées et m’attrister devant l’idée que si j’avais été d’une autre époque, j’aurais pu assister à la première du Sacre du printemps même si j’aurais eu peur que les émeutiers tâchent mon tailleurs, mais bon, je suppsoe que ça aurait valu le coup.

    • Un peu rigolo, ce débat…

      Y’a probablement pas plus codifié que le public d’un concert punk. Bien plus qu’à l’opéra !

      Le conformisme de l’anticonformisme…

    • “Les musiques classiques sont-elles condamnées à ne séduire que les “vieux” et une portion très minoritaire d’adultes et encore plus minime de jeunes ?”

      Pourquoi pas aussi: le jambon et le rôti de porc sont-ils condamnés à ne séduire que les “vieux” et une portion très minoritaire d’adultes et encore plus minime de jeunes? Parce que la bouffe asiatique, sud-américaine, africaine n’avaient que peu à offrir en 79 comparativement à aujourd’hui.

      Les jeunes mangent moins de jambon parce que le menu est plus varié, ou du moins l’accès au menu est plus facile! Idem pour la musique me semble. Je n’ai pas réussi à ouvrir le chapitre de l’étude qui traite de la méthodologie de l’enquête, mais on ne compte pas le nombre de vélos vendus en 79 et en 04, on enquête sur un sujet délicat et subjectif sur les préférences des amateurs d’art. Les conclusions sont à prendre avec un bémol, quant à moi…

      J’aime l’illustration de Potomax qui s’imagine répondre à l’enquête:

      Quel genre de musique écoutez-vous principalement ? (à 50% et plus): Métal
      Consommez-vous de la musique classique: Oui

      Est-ce que Potomax a tenu compte de la musique qu’elle n’a pas choisie d’écouter mais qu’elle écoute tout de même, radio dans l’auto d’un autre, radio du voisin au bureau, dans les magasins, chez la grand-mère? Peut-être que oui, peut-être qu’un autre répondant non, et déclarera ne pas consommer de la musique classique alors qu’il y est exposé à tous les jours.

      Pour les musiques classiques, en tout cas l’offre est là pour séduire les jeunes: matinées familiales à la PdA, ballets, spectacles Disney (même si c’est du Disney c’est une introduction au classique), forfaits pour les jeunes adultes/étudiants aux concerts. Existe-t-il encore des forfaits pour les moins de 30 ans pour l’Opéra de Montréal?

      Encore là, l’offre est tout aussi diversifiée pour toutes les autres musiques, pour aussi d’autres arts, pour aussi d’autres divertissements. L’ouverture sur la musique autre que la bubble-gum jouée à la radio commerciale et la possibilité pour l’amateur de découvrir plein de trucs via le net viennent jeter un pavé dans l’étude citée ci-haut de 79 à 04, dont plusieurs variables ne semblent pas être tenues en compte.

      @boogie: même traumatisme les dimanches soirs, mais le roast beef est réhabilité (pas Vivaldi).

    • @Mikhail
      Ridicule.
      Comme si je n’étais pas conscient de ça, DEUUH.
      D’ailleurs j’ai très souvent critiqué cet tendance navrante du mouvement punk.

      Mon dégoût du conformisme bourgeois ne signifie pas que j’embrasse pour autant le conformisme de l’anticonformisme punk. C’est quoi cette logique de bas de gamme?

    • @ lecteur
      c’était une école alternative ou quoi? tout le monde au xylo au secondaire? super!

      À l’époque si je me souviens bien, il y avait 4 choix en sec.3: musique, informatique, espagnol ou arts plastiques. En sec.2, j’ai pris musique. Naturellement, les parents nous conseillaient fortement informatique en sec.3, c’était l’avenir… Apprendre le langage Logo, comme ça m’est utile aujourd’hui.

      On ne devrait pas opposer des choix de matières artistiques à des choix économico-pratiques (info). J’aurais bien aimé continuer à jouer du trombone, un superbe instrument digne des plus grandes compétences transversales.

    • @ Boulga

      T’as probablement raison, mais à mon dernier concert d’SNFU, je ne me rappelle pas que les punks ait fait grand cas du fait que je ne sois ni percé, ni tatoué, et que mes jeans n’étaient pas troués!

    • @boogie

      “J’aurais bien aimé continuer à jouer du trombone, un superbe instrument digne des plus grandes compétences transversales.”

      Bien d’accord, mais allez dire ça à ceux qui imposent des réformes scolaires et l’école du dimanche…

    • @bt627
      La question posée, c’est: quel genre de musique écoutez-vous le plus souvent? 4.5 % des jeunes disent du classique, comparativement à 49 % des vieux. Pas plus compliqué que ça! Je trouve cette étude fort intéressante, même si elle n’est pas parfaite.

      Entre autres ce passage assez cocasse (on y cite Bryson, ASR 1996):

      “la tolérance musicale des membres des classes supérieures n’inclut pas les genres musicaux les plus appréciés par les catégories situées au bas de la hiérarchie des statuts et du capital scolaire, tels que le heavy metal ou le rap, notamment”

    • Au primaire aussi nous avions des xylophones mais on en jouait pas si souvent… Ils étaient rangés mais on les sortait à l’occasion…

      Au secondaire, ils étaient là devant nous dans la salle de cours… C’était à l’école privée, par contre. Oui on en jouait assez souvent mais moi je n’ai pas les aptitutdes pour être bon musicien. Pour la théorie, par contre, c’était pas si mal.

      Mon neveu lui est au violon maintenant au primaire dans une école publique mais dans un programme incluant la musique. Je crois, par contre que c’est plus le sport qui est son intérêt.

      À l’école secondaire, il y avait une ”Harmonie” aussi et ceux qui étaient là-dedans jouaient… Je m’en souviens les avoir entendus jouer ”Billie Jean” de Michael Jackson…

      Pour les souvenirs du secondaire… Je me souviens très bien du prof disant ” Déposez vos maillets ”.

    • Comme je l’ai déjà dis, j’ai 19 ans. Est-ce que j’écoute beaucoup de classique ? Non, à vrai dire de une à deux fois par mois et ce à raison de une à deux heures. Je crois que la musique classique autant que la lecture est en perte de vitesse chez les jeunes pour une raison déjà évoqué plus tôt sur ce blog: le manque de temps. Comme il est difficile de lire par coup de 5 à 10 pages, il est aussi dure d’écouter une symphonie sans soi-même être absorber par elle. Qu’il y a 97% des québécois qui écoute de la musique, je l’explique par le fait qu’il y ait 97% des gens qui entendent de la musique, qui de cette proportion écoute vraiment en s’appropriant les mélodies? 50 à 60% seulement le font vraiment.

    • Pour ce qui est de l’éducation, je crois que le Classique a été chassé du Primaire et de l’école Secondaire. Mais au collégial, enfin au cégep de Granby, plus de 60% du répertoire de CD est Classique, un fait qui m’avait décontenancé lorsque j’avais bien remarqué l’absence de rock même dit sérieux ou intellectualisé comme Dylan ou Pink Floyd. Malgré cela, un beaucoup plus grand nombre de disque sont loué dans les sections Francophones ou Jazz-Électronique, l’école n’est donc pas seule fautive. Les oeillères culturelles qu’ont beaucoup de jeunes autours de moi me désole, n’essayez pas de leur parlez de ce qu’ils ne connaissent pas. La peur du nouveau et du changement. Rien de nouveau là-dedans.

    • Pour un jeune moyen comme tant de mes amis et camarades, le Pop c’est la norme, le rock c’est un peu au-dessus, le jazz c’est inconcevable, le classique la quatrième dimension. La pression sociale est bel et bien présente dans la musique..

      Personnelement, moi jeune, un peu éloigné des grands centres, il m’est difficile de consommer du Classique. J’ai été au Festival Bel Canto de Knowlton. Et si vous dites que le Classique n’est pas élitisme, c’est que soit vous n’êtes pas aller à Knowlton ou alors que vous en faites partie… Il m’en a coûté presque 80$ pour un spectacle ou tout le monde me toisait comme si j’était un grand métaleux ou punk , or j’avais tout de l’apparence d’un élève modèl. Comment vraiment apprecier pour moi ce genre de musique si:

      -J’ai déjà à peine le temps de penser dans une journée

      -Que la variété musicale en plus d’être incroyable, est maintenant internationnale

      -Un billet me coûte presque une journée de travail (en plus d’avoir à prendre congé)

      -Que je serais le seul dans mon entourage à l’écouté et qu’ainsi c’est seulement dans mes écouteurs que je pourrai l’écouter

      Pourtant j’écoute du classique, quoique rarement. Bref, le classique est beau par ses contraintes et l’effet intérieur qu’il nous apporte. Mais les jeunes d’aujourd’hui ne veulent pas de ces contraintes et essaient autant que possibles d’évacuer toutes réflexions intérieurs en se laissant vivre à 110Km/ heure…

    • Cette conversation m’a donné des ailes.. Je viens de faire un tour vers la bibliothèque et je me suis loué un petit coffret de la 86 et 88ième symphonie d’Haydn qui n’avait pas été loué depuis.. le 28 sept 2005 (sa seule location avant 1999) et puis j’ai pris un disque de beethoven avec ses morceaux les plus connus qui lui, avait été loué pour la dernière fois le 10 octobre 2007… et vous auriez dû voir la face de la bibliothécaire , mélange de stupéfaction et d’admiration (l’élitisme est palpable si tu veux être de la tribut)..

    • J’avoue qu’à chaque fois que je relis: “Consommez-vous de la musique classique?”, j’ai un sentiment pénible. Pas à cause du classique; à cause de la consommation.

      L’enregistrement a permis à plein de gens de découvrir énormément de musique, et c’est très bien. Par contre, en même temps, il a transformé la musique en objet, plutôt qu’en résultat d’un acte. Donc, l’acte musical est presque totalement dévalorisé. C’est ça qui est le plus difficile pour nous, les musiciens.

    • @wildmelo

      Ce post sur la musique classique m’ a fait le même effet.

      Depuis , je suis sur You Tube à regarder des vidéos de Segovia.

      Pour votre coffret , bien ,bonne écoute ! ! !

    • @ wildmelo

      Si vous aimez Haydn je vous suggère aussi “Les symphonies parisiennes” par Karajan et le BPO. Un très beau coffret.

    • Je ne sais pas si c’est une bonne initiation, mais je propose ceci:

      http://www.youtube.com/watch?v=8LMmviIjjBQ

      Je l’ai vu jouer, de nombreuses fois, à table, chez nous, quand j’étais jeune. Il sortait sa guitare après souper… C’était impossible de rester de glace.

      Sur l’extrait présenté: 2e et 4e mouvements de la Sonate de Ginastera. De 2,40″ à 3′55″, environ, c’est de l’improvisation. Le 4e mvt commence à 5′30″.

      Je crois qu’on peut parler d’un autre genre de “guitar hero”.

    • blackened

      17 février 2010
      14h21
      @ scotch

      Remarquez, je pourrais porter le costume de Youppi pour aller voir des concerts de Michael Bublé, vu que j’aurais pas grand chose à gérer, comme vous dites. Quand l’écoute est un peu plus exigeante, j’aime être confo. Vous l’avez dit: Vous n’allez pas souvent à la PdA, alors ça constitue pour vous un évènement et vous apportez votre sac de soirée. Si les gens y accordaient un caractère un peu moins évènementiel, ils iraient peut-être un peu plus souvent.

      Remarquez, je peux aussi rester dans mon salon avec mes jeans et mes disques, mais demandez à l’ami nicoc ce qu’il préfère…
      ***********************************************

      En effet, je ne vais pas souvent à la PDA seulement pour la danse. Mais j’aime m’habiller pour l’occasion. J’ai souvent été invitée à la dernière minute à des concerts et je n’étais pas très habillée pour l’occasion, je me sentais plouc et on me l’a fait sentir, je vous épargne les détails. Même chose à Londres mais là j’avais une excuse, j’étais une touriste. Je ne vois pas en quoi bien s’habiller rime avec inconfort au point de ne pas pouvoir bien apprécier une oeuvre. Pour moi, c’est plutôt le contraire de ne pas être bien habillée me rend inconfortable dans ce genre d’occasion. En Europe, à New-York, la culture est beaucoup plus accessible, les gens aiment s’habiller pour l’occasion. Pour ce qui est de Micheal Bublé, j’ai écrit que j’aimais 3 chansons de lui, j’ai un CD de lui, je ne le verrai pas en spectacle à moins que quelqu’un m’invite. Je ne vais pas plus voir U2 ou Madonna ou d’autres chanteurs populaires, j’ai d’autres priorités budgétaires.

    • @ scotch

      Tout est dans ce mot: Convivialité. Vous aimez porter une tenue de soirée? Grand bien vous en fasse et jamais je ne vous en tiendrai rigueur. Personnellement, porter un veston et une cravate pour aller écouter un concert, ça m’horripile. Chacun ses goûts. Je le répète, le spectacle est sur scène et non dans la salle. Vous allez priver un jeune punk plus ou moins fortuné d’accéder à la culture pour une raison de décorum?

      Dans le fond, c’est aux intervenants de la musique classique de décider du public qu’ils veulent viser. S’il veulent se limiter aux richissimes cravatés et me montrent la porte, je resterai chez moi et je les regarderai tomber. Mais avouez que ce serait moche que d’aussi belles musiques restent confidentielles pour une affaire de cravates.

    • @blackened

      Je ne suis pas certain qu’on saisisse bien le problème ici. Que nous importe le public visé par l’organisme en question? Ça demeure du marketing pour eux, selon “leur” clientèle cible. La vraie question pour nous devrait être “Aimons-nous la musique jouée assez pour se présenter au concert comme nous sommes ? Tout nu, habillé que de notre amour de la musique.

    • @ setzer

      Pour moi, la réponse est oui. Je n’ai aucun complexe à me présenter aux concerts avec mes habits de tous les jours! Mais qu’on fasse sentir notre amie scotch comme une “plouc” parce qu’elle n’avait pas le décorum (et elle n’est sans doute pas la seule à l’avoir vécu), c’est là que j’ai un problème. Si le public de la musique classique décline, ce phénomène n’y est peut-être pas étranger. Il est peut-être temps de le “décoincer”?

    • Pour ceux qui se sont un peu intéressés à la chose chez les étudiants du collégial , voici un article qui traite de la plus grande collection musicale dans un établissement collégiale, soit celle de la Bibliothèque du Cégep de Granby qui bénéficie de plus de 7000 prêts par ans pour un registre de plus de 3550 enregistrements, dont 700 quelques CLASSIQUES.

      Si l’on prend en compte que plus de 1500 sont des albums francophones, le nombre de disques classiques est assez impressionnant. Pour le lien : http://www.cegepgranby.qc.ca/?7EFD9951-427B-4FA2-82FA-EB1791629B9E

    • @ blackened

      C’est une longue histoire… C’était début des années 80, dans la deuxième rangée du parterre, j’avais été très naïve avec quelqu’un que j’avais aidé à faire son travail de session à l’université. Pour me remercier, il m’avait invitée à assister à l’OSM. C’étaient les billets de ses parents qui étaient en Floride. J’étais habillée avec un K-Way, des jeans et souliers sports. À la fin de la représentation, il a décidé de donner un “lift” à sa voisine de Westmount. Je suis retournée à la maison en métro… À Londres, je voulais acheter des billets, le garçon aux billets me dit: “Vous êtes Française?” “Non, Québécoise”. “Attendez-moi je ferme”. J’ai pris un taxi noir Londonien avec lui, il m’a dit: “Retourne-toi”, nous avions la vue sur Londres et le Big Ben, c’était très beau. On s’est retrouvé au concert pour le Requiem de Verdi avec sa mère française et son mari banquier. Il y avait un beau buffet avec champagne à l’entracte.

    • @ blackened

      idem pour moi, mais si j’y allais avec une super belle fille bien habillée j’essaierais peut-être de laisser mes jeans et mon t-shirt à la maison… et puis non, Rockabilly Rules! ;-)

    • Comprenez-moi bien, je ne fais pas l’apologie du jeans ici. Il m’arrive de faire des “sorties propres”(!), c’est juste que je n’aime pas que ce soit un prérequis imposé au point de rebuter les gens d’aller à des concerts.

    • @blackened

      Plus sérieusement, je vais occasionnellement à WP voir l’OSM et je ne sens pas que c’est un pré-requis de bien s’habiller ou de s’habiller chic. Enfin, peut-être suis-je indifférent à ce genre de chose. De tout manière, dans la vie je ne porte jamais de veston et cravate. Je n’en ai même pas.

      Petite anecdote qui a un peu rapport, un jour j’étais au balcon et au bout de la rangé, il y avait une femme avec… un hamster dans sa cage!

      Je le jure.

    • @ setzer

      Un jour, en fait un soir, au ballet, j’avais un mini sac de soirée, vraiment minuscule. Le monsieur assis à côté de moi m’a susurré dans l’oreille: “Vous ne devez pas traîner votre pyjama là-dedans”.:mrgreen:

    • susurré à l’oreille plutôt. :grin:

    • @ setzer

      Moi non plus je ne le sens pas, mais à la lumière de ce que scotch nous dit, c’est le cas pour bien des gens. L’habillement n’est qu’un des aspects à décoincer pour attirer un nouveau public. Un peu de PR ne fait pas de tort non plus. Nézet-Séquin et Nagano font déjà beaucoup plus que leurs prédécesseurs dans ce domaine et ça aide probablement. Faut faire connaître les musiciens en leur donnant la parole, pas juste en les plaçant dans des contextes “populaires” (comme les faire jouer de la musique pop, etc…). Faut leur donner une occasion de rendre leur musique intéressante, de bien la vulgariser…

      Je le répète: Faut rendre le classique CONVIVIAL.

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