Les Grammys ce soir, donc. Les incontournables Grammys. De tous les galas consacrés à la musique, cet événement télévisuel est certes celui qui peut compter sur les moyens les plus considérables. Lorsqu’on y prend plaisir, en fait, c’est surtout lorsque les numéros de productions s’y avèrent réussis. Pour le reste ? Ça se promène entre les étincelles et les soupirs d’exaspération.
Les Grammys ont quand même ceci d’intéressant, c’est qu’on y présente plus que du top 50 anglo-américain (surtout américain); on y fait état de musiques de qualité qui touchent plusieurs marchés de niche, aux États-Unis comme ailleurs. Bien sûr on ne fait pas dans l’hyper pointu lorsque les jazzmen ou musiciens classiques montent sur scène, mais… Il y a cette volonté étonnante d’y présenter l’ensemble du paysage musical des États-Unis , sans compter les musiques d’ailleurs qui en marquent annuellement l’immense marché.
Toujours le plus important marché de la zizique sur Terre ? Oui.
Oui mais… Les Grammys ne fédèrent pas la planète musique comme les Oscars fédèrent la planète cinéma. Les Grammys ne représentent pas le top 50 mondial de la pop culture, contrainrement à ce que croient encore bien des gens.
Depuis les années 60-70, la pop culture s’est considérablement diversifiée dans le monde. Malgré les recoupements de top stars sur les palmarès, on observe que l’Europe s’est forgé une vision différente voire plusieurs visions différentes de la culture musicale d’aujourd’hui. Pas pareils, Les Brit Awards et autes Victoires de la musique. Pas exactement la même pop, le même rock, le même hip hop, la même techno, les mêmes musiques du monde. Pas la même langue locale. Pas la même perception de la langue anglaise, même si pratiquée quotidiennement.
L’espace hispanophone a ses particularités, le marché asiatique comprend des millions de fans dont les idoles locales sont peu connues en Occident. Idem pour l’Inde. Idem pour le Japon. Et que dire du Brésil. Sans compter notre petit marché d’Amérique francophone, clairement discinct.
Alors ?
Quoi qu’on en pense, les Grammys demeurent une date importante à l’agenda d’un chroniqueur de musique.
Comme à chaque année, je m’installerai ce soir devant la télé. Je compte bien m’enquérir des réformes escomptées, si réformes il y a. Et, comme vous, faire mon gérant d’estrade…
Fort probable que mon claviégraphe sera mis à contribution. Le vôtre aussi, il va sans dire.
D’ici là, voici quelques hyperliens:
Le Lifetime Achievement Award remis (entre autres) à Leonard Cohen
Neil Young sera honoré, la présence canadienne se fera sentir aux Grammys.
Beast au gala hors d’ondes – également par Philippe Renaud.
Duel entre Beyoncé et Taylor Swift… Oh la la !

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bt627
31 janvier 2010
14h20
“Bien que sa carrière dure depuis quatre décennies et qu’il ait 18 albums à son actif, Cohen n’a jusqu’ici reçu qu’un seul Grammy, pour sa participation à l’album de Herbie Hancock River: The Joni Letters, déclaré album de l’année en 2008.” (source: votre deuxième hyperlien)
Une aberration, parmi tant d’autres! M’enfin, Blonde regardera sûrement le show, je me joindrai à elle quand Cohen recevra son honneur.
teddybear
31 janvier 2010
14h31
Non ,je crois pas a ca moi ces galas, remises de prix etc, souvent on récompense des disques, films qui tombent dans l’oubli assez vite.
teddybear
31 janvier 2010
14h34
Les Grammys ne fédèrent pas la planète musique comme les Oscars fédèrent la planète cinéma
Les Oscars fédèrent la planète cinéma ? je croyais que Cannes faisait ca , pas les Oscars. A part pour la catégorie film étranger.
iMoi
31 janvier 2010
16h04
Bonjour. Comme vous dites, M. Brunet, date importante pour le chroniqueur de musique, mais pour l’amateur, ça dépend de ce qu’il écoute, par exemple, Led Zeppelin, The Doors et Bob Marley n’ont jamais gagné de Grammy et pourtant…
mc.anger
31 janvier 2010
16h14
même si Aulnay-sous-Bois, ville-champignon( où j’ai grandi ) est nommée aux Grammy (pour avoir financé en partie l’album “Chicago Blues: A Living history” http://www.chicagobluesalivinghistory.com/) franchement cette cérémonie ne fédère rien du tout chez nous ; ça reste vraiment un événement typique Amérique du Nord. Peut-être que le R.U. suit un peu l’affaire, mais chez nous c’est niet de chez niet, à part pour Aulnay bien sûr, mais Aulnay qui s’en soucie, à part mes frères, ma soeur, mes parents, mes ex-voisins et moi ?
unholy_ghost
31 janvier 2010
16h33
Oui, MC, les Grammys c’est comme les Série mondiale de Baseball. On pense que ça intéresse tout le monde mais ça n’intéresse que nous.
Pour ma part, je suis allergique aux galas, c’est physique.
unholy_ghost
31 janvier 2010
16h35
Cohen recevra un truc?