Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 30 janvier 2010 | Mise en ligne à 10h02 | Commenter Commentaires (42)

    Benjamin Biolay et sa superbe

     biolay-la-superbe.jpg

    C’est connu, Benjamin Biolay ne se prend pas pour la moitié d’une clémentine. Mais il est doué, ce Lyonnais issu de famille modeste et qui a souvent adopté les airs des grands bourgeois. Compositeur, auteur et interprète dont les prétentions… ont été à la hauteur de son talent, tout compte fait.

    Je l’ai interviewé deux fois à Paris.

    Une première fois à l’époque où il faisait équipe avec Keren Ann, solide tandem de songwriting au tournant de la décennie précédente. Biolay surfait encore sur sa reconnaissance acquise pour sa collaboration essentielle au superbe album Chambre avec vue, qui avait alors ressuscité Henri Salvador… Rappelons que le regretté octogénaire l’avait renié à la suite d’un quiproquo. On comprendra que les propos du Benjamin portaient déjà à interprétation.

    Je l’ai croisé de nouveau en juin 2008 dans un studio parisien. À un mètre de ma tronche, il enfilait de gros pétards sans les partager (il avait deviné que je refuserais son offre, pensez donc ! ) tout en épiloguant sur son moi, son legs… Vous soupirez ? Détrompez-vous. Ce fut amusant et d’autant plus instructif. Biolay était quand même généreux de sa personne. Sous cette croûte de condescendance, il y avait un mec sensible et brillant. Un artiste de talent.

    Ça faisait déjà un moment que Chiara Mastroianni l’avait plaqué. Les rimes de fiel qui s’ensuivirent (À l’origine, Trash Yéyé) exhalaient une forte odeur autobiographique, mais bon. C’était déjà bien construit malgré cette vibration négative voire malsaine. Au fil du temps, la croûte de condescendance s’est amincie.

    Biolay aurait beau avoir baisé le jet set entier, s’être autoproclamé parmi les sauveurs d’une chanson française un peu surannée, qui manquait de souffle avant l’émergence des meilleurs de sa génération , on a des raisons de l’apprécier. Il a beau avoir méprisé publiquement Bénabar et Zazie, ce franc parler  le mène aussi à tenir des propos admiratifs à l’endroit de Jean-Louis Murat, Bashung ou Katerine.

    Il a beau faire fait le beau, Biolay demeure un artiste nettement au-dessus de la moyenne.

    Lui reste à trouver le moyen de se faire aimer, en témoignent ses minces scores commerciaux jusqu’à l’arrivée de cet album double : en France, La Superbe a été lancé en octobre 2009, on le découvre à peine en Amérique.

    À l’écoute de ce double CD, je conserve cette impression que sa tête et son ego retrouvent progressivement une taille acceptable. Je n’oserais quand même pas dire normale ! Certaines de ses nouvelles chansons comportent des fragments d’autocritique,  on y sent clairement une quête d’équilibre. Ces 22 nouvelles, il me semble, sont la diffraction de sa propre existence ou encore de l’idée qu’il s’en fait.

    Le désir des femmes, l’amour des femmes, le cul tout cru, ce “bébé qui s’effeuille dans la nuit pâle”,  l’amour inconditionnel de sa progéniture, un cynisme certain quand à la pérennité de l’amour et du désir, la jalousie de tout ce qui porte ombrage, l’ego qui se dégonfle de force,  l’assomption d’un comportement erratique, la toxicomanie (légère),  cette vie d’errance qui se boit et qui se dégueule, mais aussi  l’amour, l’espoir, une candeur retrouvée dans les gravats. Et, toujours ce réalisme en gris foncé malgré la sagesse acquise.  Il faut écouter Brandt Rhapsodie,  duo avec Jeanne Cherhal qui résume bien la destinée de tant de passions mutées en vies ordinaires… et en ruptures, vous vous en doutez bien.

    Les sons ? Biolay est un vrai musicien. Tromboniste de formation, il a appris tous les instruments nécessaires à la confection de très bonnes chansons.  Il a visité tous les recoins de la chanson française “classique”, en a conservé les références pour ensuite transgresser cette tradition. La bousculer, la rouler dans le rock, le reggae, le jazz, la techno, la musique classique et autres farines enrichies.

    Bref,  La Superbe démontre la longévité de Benjamin Biolay. De son art, on peut désormais conclure à un édifice. Un vrai. Malgré tout.


    • je ne suis pas du tout d’accord avec cette réputation sulfureuse qui poursuit Biolay depuis que la presse people, notamment Voici, l’ont chauffé de près quand il vivait avec Chiara. Je comprends qu’il ait pu s’énerver dans la foulée contre Bénabar, et de toute manière ses propos rageurs correspondent quand même à la triste réalité d’une certaine chanson française.
      Cela dit , ayant assisté à la plupart de ses concerts, et en novembre à la présentation publique de son dernier album, je vous garantis que le type est adorable, qu’il a un vrai feeling avec son public, qui ne se compose pas du tout de midinettes comme on pourrait le croire, mais de gens de tous âges, et ce mix éclectique et sensible, plutôt fidèle sait pourquoi il revient. Et dans cette ambiance BB est parfaitement à son aise, dans son élément, sans chichis ni grosse tête.
      Bien que vivant dans les “beaux quartiers”, il ne se comporte pas en grand bourgeois, s’il méprise la presse, il aime papoter avec les vendeurs de chansons du magasin de disques du quartier où il vient régulièrement aux nouvelles, suivre la carrière de sa soeur etc…

      Quant à La superbe… c’est comme le dit son titre, j’ai beaucoup écrit sur cet album, mais je l’ai surtout écouté en boucle, et il demeure en haut de la pile. Pour moi c’est un album qui fera date dans la cour de grands, comme ceux de Gainsbourg ou Bashung.

    • À 10,99$ sur ITunes, c’est une aubaine cette Superbe… Je l’écoute en boucle depuis mardi et il a beau être parfois prétentieux et chiant, il a du talent. Depuis Rose Kennedy, chacun de ses disques sont grandioses et font un immense bien à la chanson française.

      Par rapport à ses propos sur Zazie et Bénabar, je ne vois pas de mépris. Il fait un constat lucide et sans pudeur sur la chanson française d’aujourd’hui:
      “Moi, ce mouvement de la nouvelle chanson française me débecte : il n’y a plus de mélodies, les thèmes sont sans intérêt, quotidiens, affreux, mais ça marche.”

      On ne peut pas dire qu’il a tort. La pop française est de plus en plus moribonde.

    • Bien des gens comme moi… Connaissant surtout par Radio-Canada ou les articles ici et là sans entrer dans les détails de ce qui se passe en France… J’ai un bonne impression… De la musique et du style…

      J’aime bien Bénabar aussi mais c’est différent.

      Ma perception de ce qui se dit en France mais il est vu comme un BOBO et Bénabar aussi quoiqu’avec des ventes plus grandes.

      Moi cela me dérange pas du tout mais beaucoup d’artistes bobos de France sont bien reçus ici à Radio-Canada et on nous parle pas de cela… Et j’en ai pas besoin, mais ils pourraient aussi recevoir des artistes différents ?

      Bon mais ce discours en France est peut-être le même dans un genre différent d’ici… Les Bobos ou la Clique du Plateau c’est un peu dans les mêmes eaux ?

      Et les beaufs de là-bas sont les populistes d’ici ?

    • Pourra-t-on le voir sur une scène montréalaise prochainement?

    • Et j’ai dit cela mais Radio-Canada invite quand même pas mal d’artistes dans ses studios pour des entrevues…

      Pour les inimitiés, cela arrive, c’est tout.

      Tiens j’avais entendu Michel Fugain parlé aussi… Mais nous, on peut tous les aimer ou selon ce qu’on a écouté… Aimer des choses chez chacun ? Et ne pas en aimer chez d’autres ?

      Être prétentieux ou dandy ? Moi au départ, cela j’aime plutôt contrairement à d’autres. Sauf qu’il faut livrer. Biolay, le fait ? Tant mieux.

      Moi, pour la musique, c’est juste de changer de mood qui peut aussi me faire changer de chaîne, d’aller voir ailleurs que Radio-Canada…

      http://blogs.lesoir.be/festivals/2008/07/20/michel-fugain-y-va-franco/?pid=387

    • “Il a beau avoir méprisé publiquement Bénabar et Zazie, ce franc parler le mène aussi à tenir des propos admiratifs à l’endroit de Jean-Louis Murat, Bashung ou Katerine.”

      5-0 pour Biolay, tant qu’à moi.

    • Qu’il soit dandy, qu’il ait son franc-parler, qu’il ne partage pas ses pétards. .. On parle d’un personnage qui se la croit. On ne partage pas nos soirées avec lui dans notre salon. on s’en fout. Pas de problème. Pas de problème non plus avec des chansons comme Dans ta bouche..Aucun! J’aime beaucoup. L’artiste accompli, le vrai musicien oui mais …pourquoi ai-je l’impression qu’il dégage une odeur de poussière. Comment se fait-il que j’aie l’impression qu’il meurt ses chansons plus qu’il les vit. Down…Down…et pourtant, contrairement à vieuxcon..norvègequebec est très chanson. Les mots ont une importance capitale. Et le BB il sait les mots…ça oui. Comment se fait-il qu’il me donne le cafard? Désolée ghost, j’ai limpression de perdre des plumes et que vous allez dire que je fais une scotch de moi…Assumons-nous et assumons le contre-courant..Sur son myspace une reprise du temps des cerises où je sens qu’il prend vie. Biolay serait-il un slameur refoulé? serait-il plus hip hop que crooner? Je l’ai bcp écouté depuis Noel. Un grand talent mais à petites doses…sinon on s’ouvre les veines…

    • Je le connais davantage pour ses collaborations avec Juliette Gréco, Keren Ann et Coralie Clément (sa sœurette), entre autres. J’ai hâte d’entendre cet album; peut-être fera-t-il que je m’ennuierai moins de Miossec. Au fait, est-ce qu’on aura “Finistériens” ici un jour?

    • J’écoute tranquillement un peu…

      http://www.musicme.com/Benjamin-Biolay/albums/La-Superbe-3298499013794.html?play=09

      Puis oui j’aime cela pas mal. Justement parce qu’il est un dandy voir même un esthète avec sa musique et sa façon de la prononcer. Alors, moi non cela me rend pas down et peu importe les mots prononcés… Je ne dit pas que j’y suis insensible mais c’est cet esthétisme qui justement s’il a des tourments le fait s’en sortir…

      Physiquement ? Je le trouve pas vraiment beau disons mais avec ces traits, il peut plaire aux femmes.

      La condescendance ? Mais moi je suis à l’extérieur, j’ai pas à aller le rencontrer… Beh oui j’ai de l’affection pour eux… En voyant des choses… Leurs travers et leurs qualités… Je vis pas la même vie qu’eux mais eux pourraient pas vivre la mienne…

    • @hardy_canyon : l’album sur deezer
      http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/la superbe

    • désolée, on dirait que les liens sur deezer ne passsent pas l’océan, essayez de chez vous…

    • Pour le franc-parler il y a du vrai, mais moi j’appelle surtout cela embarquer dans la game des médias et même quand c’est une revue dite de qualité… Tomber dans le piège…

      Cela a peut-être nourri Technikart mais c’est surtout la presse People et à scandales qui vient se nourrir par après de cela…

      Je lis sur Benabar qu’il se demande comment on peut avoir envie d’être comme lui ? Mais j’ai pas envie d’être comme Bénabar, ni comme Biolay ni Leloup… Il y a peut-être des femmes qu’ils ont eu dont j’aurais envie mais d’être comme … Pas vraiment…

      Mais de faire la même chose que Bénabar dans le dîner et envoyer promener les amis ? Pourquoi pas ? Oui c’est plus joyeux comme chanson… Ou il y a pas grand poésie ou esthétisme là mais qu’est-ce qu’on s’en fout…

    • Ça me fait plaisir que cet album sorte enfin au Québec officiellement. On aura peut-être la chance de le voir sur scène finalement??? J’ai vu quelques vidéos sur internet et ça à l’air intéressant en concert, le rendu des chansons est un peu différent.

    • Suis-je trop con pour être remué par ces vers débités de façon branchouille sur des masses de synthé circa 198…? La superbe? Musique de générique d’un film français avec Depardieu et/ou Boringer qu’on écoute en se disant simultanément 1) j’ai perdu ma tuque et 2) ça s’peux-tu des tounes nulles de même (le film était super mais quelle musique à chier…). Est-ce qu’il y a un deuxième degré que je ne pige pas?

      Franchement, je préfère retourner au Metheny 2.5 étoiles. À ce sujet.

      « On ne m’aurait rien dit, une écoute à l’aveugle m’aurait mené à conclure à l’énième album de Pat Metheny »

      Voilà le problème de cet album, on le sait qu’il s’agit d’un concept « pété », impossible de passer à côté. Tout le monde sait que le piano et la batterie sont joués par des machines et c’est là le problème. Impossible dans ce cas de se dire : cet ensemble est bien soudé. Cela étant dit, je n’aurais pas donné plus de 3*, malgré que Metheny reste un maître à mes yeux.

    • Pat Metheny? Toujours vivant? Inouï! J’étais persuadé qu’il s’était auto-euthanasié à force de gratouillages sans visée particulière. Sérieusement, c’était déjà largement rasoir dans les années 80… Y a-t-il encore vraiment des gens qui écoutent ce picossage de cordes sans lieu de départ ni point d’arrivée? Je l’ai vu à Toronto, à l’été 1989, sur la scène tournante du défunt Forum d’Ontario Place (j‘y étais allé parce que j‘avais perdu une gageure). L’élément le plus stimulant du spectacle résidait dans l’observation attentive du mouvement rotatoire de la scène : il s’agissait de fixer, d’un oeil, un point relativement immobile – un spectateur endormi près de la scène, par exemple – puis d’attendre, de l’autre oeil, le retour d’un autre objet relativement immobile – un musicien du Pat Metheny Group endormi sur la scène, par exemple – après un tour complet.

    • Il faudrait que je connaisse le parcours de l’artiste pour mieux juger, ce qui n’est pas le cas. Mais à choisir, je préfère une bonne mélodie à une bonne plume. Peu d’artistes peuvent se vanter d’avoir les deux. Par exemple, feu Serge Gainsbourg. Les textes de Biolay, qui semblent plutôt bien ficelés ne semble toutefois pas transcender sa musique qui m’apparaît quasiment accessoire. Bref, ça me laisse de glace. Peut-être parce que je suis un homme et que j’entends plus que je vois…?

    • Je ne suis pas fou du vidéo plus haut non plus. Et je suis auditif plus que visuel aussi mais cela n’est pas lié à être homme ou femme je crois. Les images plus haut je les trouve peut-être plus aimées par des femmes. Je le sais pas. Elles sont bien pareil. La chanson, moi je la trouve bien, mais je trouve que pour le vidéo cela ne colle pas tout à fait les deux ensemble.

      À regarder le vidéo tout en écoutant, je le sais pas on a peut-être l’impression d’un romantisme exacerbé, mais je crois pas que c’est cela… Il me faudrait écouter l’album au complet… Moi c’est un genre d’esthète, pop dandy ou pour le texte mais la musique va avec l’ambiance…

      Je ne suis pas acheter perso pour l’album mais suis preneur pour quelques chansons ici et là sur Espace Musique et pour la France il pourrait bien tourner sur France Inter. Et eux ils ont une playlist avec des titres…

      http://sites.radiofrance.fr/franceinter/mus/selection/francophones.php

      On voit Padam qui est en rotation chez eux…

      Moi cela peut être un peu le texte mais n’achetant pas l’album et ne l’ayant pas sous les yeux… Non c’est plus pour l’ambiance dandy ou esthète je suis preneur si j’en ai envie.

    • Benjamin Biolay ne mérite pas de la part d’Alain Brunet cet article qui a été écrit du fond d’une poubelle ou des égouts, Benjamin Biolay est quelqu’un de franc et humble, bien plus humble que la moyenne même, les personnes honnêtes et intelligentes qui l’ont côtoyé peuvent en témoigner, de plus, l’amour que lui témoigne son public va croissant, cette image hautaine dûe à un trop plein de timidité n’est plus d’actualité, ce vieux malentendu est heureusement levé. (pas grâce à monsieur Brunet visiblement en quête de lecteurs supplémentaires).

    • @ hardy_montagnard
      “Y a-t-il encore vraiment des gens qui écoutent ce picossage de cordes sans lieu de départ ni point d’arrivée? ”
      Faut vraiment rien connaître et comprendre
      1) au jazz
      2) à la guitare

      pour écrire de telles conneries.

    • Boogie :

      Je vous ai tendu un miroir, mais on dirait que vous ne vous êtes pas vu dedans.

      Relisez vos propos : « Suis-je trop con pour être remué par ces vers débités de façon branchouille sur des masses de synthé circa 198…? La superbe? Musique de générique d’un film français avec Depardieu et/ou Boringer qu’on écoute en se disant simultanément 1) j’ai perdu ma tuque et 2) ça s’peux-tu des tounes nulles de même (le film était super mais quelle musique à chier…). Est-ce qu’il y a un deuxième degré que je ne pige pas? Franchement, je préfère retourner au Metheny 2.5 étoiles…» (en passant, on écrit « Bohringer »)

      Dans les commentaires qui précèdent le vôtre, plusieurs personnes (mc.anger, simon_p., norvegequebec, mrct) font part de leur intérêt pour la musique de Benjamin Biolay. Or, vous dénigrez tout ça sans vous gêner avant d’enchaîner avec Metheny qui lui, selon vous, vaut la peine qu’on s’y attarde. Et quand je sers à Metheny – que j’aime bien et dont je respecte le travail, en passant (mon texte était ironique) – le même traitement que vous à Biolay, vous jouez les vierges offensées. Dites-moi, vous faites partie d’une caste supérieure où les goûts des membres sont intouchables et qui vous confère le droit de mépriser impunément ceux des autres?

    • Oh, Boogie attrapé à son propre jeu! Ne boudons pas notre plaisir!…

    • @ hardy_canyon
      “J’étais persuadé qu’il s’était auto-euthanasié à force de gratouillages sans visée particulière. Sérieusement, c’était déjà largement rasoir dans les années 80… Y a-t-il encore vraiment des gens qui écoutent ce picossage de cordes sans lieu de départ ni point d’arrivée? ”

      Euh, ouais, je n’avais pas vraiment vu l’ironie dans ce passage, elle était pas mal subtile. Cela étant dit, vous remarquerez que dans mon propos, il y a un questionnement à propos de mon évaluation (”suis-je trop con?”, “est-ce qu’il y a un deuxième degré que je ne pige pas?”). Je dis que je trouve la musique de Biolay moche, mais quand tout le monde ou presque dit que c’est bon, je me questionne. Et pis, prendre le clavier un samedi soir en fin de soirée, ça peut donner des textes un peu plus décapants! :0)
      Sans rancune!

    • @boogie
      Quand je dis qu’il sent la poussière, c’est que je trouve qu’il fait très style chanson française d’il y a quelques décennies. Bien sûr, il y a plein de bidouillages, d’effets et arrangements léchés mais ça ne me branche pas tellement non plus.
      Je me suis intéressée à ce qu’il fait parce que son nom revenait souvent sur la liste des ‘best of’ francophones. J’ai donc voulu me faire une idée. Mac-anger dont j’apprécie les commentaires l’avait quand même mis en premier sur sa liste si je me rappelle bien. Avant Bashung…c’est pas rien.
      J’admire son sens du texte par contre et je trouve que son rythme parlé est intéressant. Il ne chante pas tellement et c’est pour ça que je me demande s’il n’est pas un slammeur refoulé. Cette musique ballroom ne me branche pas trop non plus mais il faut dire qu’il y a du talent.
      J’aime les paroles de chansons, j’aime aussi cette façon crue de dire les choses( parce que l’amour c’est pas juste les tits zoiseaux) mais cette façon de dire un texte avec de la musique en arrière, ça va une fois, deux fois mais après on se dit”Bon…tu causes ou tu chantes???

      Y a quelque chose qui me titille chez lui: il adopte la vieille tradition mais toute son attitude est rock. Enfin je trouve. On dirait qu’il refoule sa vraie nature…Faudrait voir ce que ça donne en show.

    • Norvege, “MC” comme dans “mistress of ceremony”… Elle ne porte pas le kilt…

    • @ghost
      C’est que je la mets dans un clan bien à part….voyez?

    • @ norvegequebec
      bien dit, ça résume ma pensée. Pour moi, contrairement à toi (je peux?) norvègequébec, le texte est loin d’être un critère de premier ordre. Je m’y intéresse rarement si la musique ne m’intéresse pas. Ça teinte mes évaluations, naturellement.

      Et puis changement de sujet, Jaga est sorti en Europe? Ici, pas avant la fin février…

    • @ Boogie :
      Pas de problème. L’ironie était effectivement à la limite du perceptible. Et votre questionnement vous honore.

      Pour ce qui est de Biolay, j’aime bien, sans adhérer totalement comme à Miossec (pour les textes) ou Murat (pour les textes et la musique). Par contre, quand j’écoute sa sœur, Coralie Clément, je fonds!

      @ norvegequebec et unholy_ghost :
      Le clan de Scotch?

    • @boogie
      Oui Jaga est sorti ici et je l’ai dans les oreilles depuis une semaine. Aux USA ( et donc au Canada j’imagine), il sort fin février. Tu ne seras pas déçu je crois! ( oui tu peux me dire tu) Ici, les critiques sont très bonnes. On donne une note de 1 sur 6, comme sur un dé et non des étoiles comme au Québec. Les critiques sont toutes autour de 5, ( j’ai vu des 6 dans certains journaux) on qualifie le CD de supérieur à What we must. Y a une couple de titres en norvégien, je te traduirai si tu veux. Même si le texte est pas ton dada, un titre ça annonce l’atmosphère d’une pièce non?

    • @hardy_canyon….clan de scotch, vous poussez la blague un cran de plus que je l’ai fait. vraiment rigolo!

    • Oui, il est vraiment rigolo ce (Oliver) Hardy Canyon.

    • @norvegequebec
      Et bien, je voulais acheter le cd qui sort fin février mais l’album est disponible sur Itune. Il télécharge en ce moment, je vais écouter ça aujourd’hui au bureau, en me demandant ce que veut dire “prognissekongen”.
      Les quelques extraits que j’ai écouté me semblent un peu plus electo que what we must. Mais j’adore déjà. Comme quoi ce n’est pas les synthés en tant que tel que je n’aime pas, tout dépend de ce qu’on fait avec…

    • @boogie
      Tout comme en allemand, les mots sont regroupés en un seul parfois.
      Prognissekongen se traduit Le roi des lutins prog ( titre assez rigolo)
      Bananfluer overalt se traduit par Des mouches à fruits partout.
      Contrairement à What we must, qui laissait bcp de place à l’impro, toutes les partitions ont été écrites cette fois.
      Oui, l’album est excellent.

    • @sissi-agaceee

      Votre coeur de fan est brisé par une telle description du personnage ? D’où provient ce traumatisme pour réagir avec autant de hargne ? Il faut relire attentivement avant de me reléguer aux égoûts et aux fonds de poubelle, en plus de conclure au sensationalisme des médias ” en quête de nouveaux lecteurs”. Vous tirez plus vite que votre ombre ! Encore faut-il atteindre la bonne cible… Vous devriez normalement avoir saisi que j’aime beaucoup Biolay, sans être dupe de son personnage public… Bien sûr, il peut être aussi très cool et très chaleureux, je peux en témoigner. Et je viens d’écrire qu’il est un artiste de haut niveau.

    • Benjamain Biolay , je reviens vous en parler après le concert http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1265391540/article/on-y-etait-benjamin-biolay-au-casino-de-paris/

    • min, benjaMIN

    • @mc.anger
      Bon concert ce soir.

    • @ norvegequebec : merci.

      Ah ce concert !

      Quelle aventure

      un monde fou (la prod a dû ajouter un soir), pas toujours jeune (on retrouve le public de Bashung et Gainsbourg)
      des stars (Aznavour, Deneuve, Zazie…)
      La superbe bien sûr, traversée d’autres albums jusqu’A l’origine, Trash yéyé, dont la Merco Benz http://www.youtube.com/watch?v=PAyYzhmQQeA&feature=fvst
      public chaud chaud chaud. Lui ému, salue la main sur le coeur, il envoie des baisers
      ses musiciens, toujours les mêmes, fidèles depuis la période pubère lyonnaise : excellents, dont une violoncelliste/harpiste, et un genre d’ondes Martenot qui nous transportent telles les sirènes de l’Illiade.
      une par un il présente son équipe (le public crie les prénoms, on est en famille, il est parmi les siens, nous voilà bien) y compris ceux qui bossent dans l’ombre

      La détresse lui va comme un gant
      douloureux dedans
      On est tous passés par là

      on passe du piano acoustique sur fond bleu nuit pailletée (beau travail déco/lumière) à des temps rocks “tant le ciel était sombre”, il se roule presque par terre sur A l’origine.

      Que le monde entier l’acclame
      dans une orgie haut de gamme

      Trois rappels

      ps norvegequebec : si pour francophones 2009, j’ai classé La superbe avant Bashung c’est parce que l’album 2009 d’Alain B était un live, et que La superbe a créé la surprise.
      Bleu pétrole (2008), L’imprudence, Fantaisie militaire, Chatterton… ont tous été placés en 1, haut la main !
      Et si on me demande quel est le + grand artiste français des années 2000 je répondrai Alain Bashung encore et encore et toujours…

      Mais Biolay quand même… on n’a pas tout vu avec lui.

    • @mc.anger
      J’ai le projet d’aller à Paris au printemps et même si j’ai de grandes réserves par rapport à la musique de BB, je vais repérer les concerts de votre Benjamin. Parfois, je me donne un mandat d’études sociologiques…mais qui sait, si le coup de foudre ne me prendra pas? Je ne demande qu’à être séduite. Juste à vous lire, je me dis que c’est un état ma foi très agréable!

    • norvegequebec

      j’hésite à poster des liens, car apparemment ils ne passent pas les frontières. Je tente deezer avec cet autre album de 2005 (mais ils sont tous bien) : A l’origine http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/a l’origine biolay

      si ça ne marche pas, essayez de votre côté, aussi avec Négatif, un double de 2003, et Trash yéyé (2007).

    • Hello mc.anger avec Deezer, effectivement, tout ne passe pas…

      Mais avec MusicMe pour nous cela fonctionne et j’ai l’impression que pour vous aussi, juste à vérifier…

      À l’origine, album sorti en mars 2005 :

      http://www.musicme.com/Benjamin-Biolay/albums/A-L%27origine-0724387361720.html?play=01

      MUSICME donc plus souvent que DEEZER… Avant, c’était peut-être le contraire…

    • Et précision quand on prend un lien sur MusicMe il faut cliquer sur le bouton partager pour aller récupérer l’adresse à copier/coller.

    • lecteur curieux : merci ! ça marche.
      votre pseudo se justifie =D

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