Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 30 octobre 2009 | Mise en ligne à 12h12 | Commenter Commentaires (44)

    L’ADISQ et les non-membres

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    Si vous n’avez pas entendu parler du gala “en discussion” chez Groupe Archambault, filiale de Quebecor Media, ça se poursuit sur ce blogue.

    Pour vous mettre au parfum, je vous fournis l’hyperlien de notre nouvelle exclusive de  jeudi ainsi que  l’analyse de mon collègue Marc Cassivi avant de vous suggérer la mienne.

    Le problème en résumé:

    1. Le retrait de Quebecor de l’ADISQ se fonde sur un différend des mesures à prendre sur l’internet quand on est producteur de musique enregistrée.

    2. Une fois sorti de l’association, Quebecor trouve aberrant que ses artistes en production ne puissent être éligibles aux galas de 2010. Renoncer à l’association des producteurs indépendants a des conséquences fâcheuses… qui mènent à une autre stratégie de développement.

    3. Ainsi, Quebecor envisage de faire son propre gala, et poursuit sa marche vers l’intégration verticale des contenus cultuels produits et diffusés par l’entreprise.

    4. L’ADISQ est confrontée au retrait d’artistes québécois très populaires, elle doit gérer cette crise bon gré mal gré.

    Des visions développement s’opposent désormais au grand jour, à commencer par les mesures contraignantes sur l’internet. Un fournisseur d’accès internet et un portail internet qui disposent d’un tel réseau de câblodistribution savent où se situent d’abord leurs intérêts financiers.

    Même avec un préjugé favorable à la production de contenus québécois, même s’il est un acteur important dans la production des contenus audiovisuels, le consortium dirigé par Pierre-Karl Péladeau réprouve toute notion de redevances obligatoires sur l’internet à partager avec les créateurs.

    Dans l’autre camp, une majorité de producteurs réclament la mise en place de mesures contraignantes sur l’internet: contrôle du trafic illégal pour faire évoluer une offre légale encore bien timide sur le net, partage desrevenus des fournisseurs d’accès et de services sur le net.

    Le problème dans le détail :

    1. La vision de Quebecor

    Ainsi donc, Pierre Marchand, ex-patron de MusiquePlus / MusiMax, devenu président du secteur musique chez Groupe Archambault, envisage la tenue d’un événement parallèle au Gala de l’ADISQ. “Ça se discute”, a-t-il résumé.

    Dans les mondes de la télévision et de l’édition, la tendance de Quebecor à faire cavalier seul est connue. On se retire des associations professionnelles, on décline ensuite ses propres propositions sur les plateformes de Quebecor – Canoe, TVA, Le Journal de MTL, etc- et le tour est joué.  Stratégie on ne peut plus prévisible, doit-on renchérir.

    Au tour de la zizique, donc.

    La principale raison qui justifie cette “autarcie” est la suivante:

    D’abord, Quebecor réunit toutes les plateformes nécessaires au déploiement du nouvel environnement médiatque – journaux, magazines, télévision, portail internet, câblodistribution, fourniture d’accès internet, téléphonie mobile, production et distribution de contenus audiovisuels.

    Inutile d’ajouter qu’on y a réalisé tout le pouvoir de cette tuyauterie dans un environnement numérique. Or, pour en maintenir le développement et la rentabilité, la perspective de de réglementer le partage des revenus est un frein au développement des secteurs les plus prometteurs.

    Alors ? Bien que sensible au succès de la musique québécoise, le groupe dirigé par Pierre-Karl Péladeau réprouve toute réglementation contraigante à l’endroit des “transporteurs” de contenu. Ainsi, Quebecor préconise d’autres modèles d’affaires pour rétribuer les contenus. Lesquels ? On ne sait pas vraiment, sauf qu’ils doivent être réalisés dans le cadre d’ententes privées, sans répondre à quelque réglementation publique qui obligeraient les transporteurs à respecter des normes d’équité établies par l’État.

    Pourquoi le groupe Quebecor invoque-t-il le  soi disant passéisme de l’ADISQ sur cette question ?  Pour mieux s’en distancier.  Parce que Qubecor sait l’impossibilité (à tout le moins la grande difficulté) de gérer le trafic internet, parce qu’il sait aussi le peu de rentabilité des contenus audiovisuels vendus en ligne. Pour Quebecor, l’avenir des contenus repose sur une circulation fluide des contenus. Lesquels ? Ceux qui disposent de solides ententes privées avec des groupes importants… comme Quebecor.  Alors ? Les artistes favorisés par de telles ententes ne peuvent être que très grand public, sauf exception. Les artiste de contenu moins rentable, particulièrement ceux associés à des genres plus nichés (pop indie, chanson d’auteur, électro, hip hop,world, jazz, classique), sont généralement évacués de cette nouvelle dynamique économique que préconise Quebecor.

    2. La vision de l’ADISQ

    Là où le problème se complique davantage c’est que l’ADISQ prête flanc à la critique dans sa manière d’aborder l’environnement numérique. Bien sûr, l’ADISQ défend l’intérêt de ses membres en réclamant des mesures contraigantes sur l’internet: contrôle des internautes déviants, gestion du trafic illégal sur la toile, partage des revenus des fournisseurs d’accès internet et autres acteurs de la nouvelle économie des contenus.

    À tout le moins du côté de sa vieille garde, l’association de producteurs rêve encore de restreindre le piratage en contrôlant les habitudes des internautes, en instaurant une gestion plus serrée du trafic des contenus sur l’internet. Comment y arriver ? Personne n’a vraiment réussi à ce jour.

    Encore aujourd’hui, c’est-à-dire dix ans après les débuts de la lutte contre le piratage, la musique légale est tellement facile à contourner que les profits réalisés dans un contexte de mesures contraignantes destinées aux internautes (lois plus sévères, réduction du trafic des contenus piratés, etc.) n’arriveront pas (de sitôt) à la cheville de l’ordre “d’autrefois”, c’est-à-dire la fin des années 90 où les ventes de disques avaient atteint leur ultime sommet.

    Alors ? Bien au-delà de Quebecor, et pas pour les mêmes raisons, d’aucuns croient que l’ADISQ fait  preuve de passéisme avec son désir de contrôler l’offre légale en ligne – et cela inclut un portion croissante de ses propres membres. En revanche, la perspective de favoriser le partage des revenus du numérique (ententes de rétribution avec les fournisseurs d’accès, hébergeurs de contenu, fabricants de hardware) ou encore d’imposer ce partage politiquement et juridiquement (si les parties ne s’entendent pas), fait son chemin chez les producteurs et les créateurs. Très différent de la position de Quebecor, n’est-ce pas ?

    Nous sommes donc loin, très loin de solutions réelles qui relanceront les contenus musicaux et tous les autres. L’ADISQ a donc du temps pour raffiner sa position sur l’environnement numérique.

    3. Le gala des membres et des non-membres

    À court terme, il y a ce problème des labels non-membres qui vient d’être vachement médiatisé. Conséquence indirecte de ce différend profond entre l’association de producteurs indépendants et Quebecor Media, le retrait stratégique du label Musicor avec ses artistes devenu non éligibles pour les galas de 2010 forcera l’ADISQ à trouver une issue.

    Comment se passer de tous ces artistes grand public dans un aussi petit marché ? Comment l’ADISQ peut-elle exclure Zachary Richard, les compétiteurs de Star Académie, Mario Pelchat, Stéphanie Lapointe, Marie-Mai et autres Renée Martel ? Dans un aussi petit marché, cela me semble impossible.

    Que Quebecor en vienne ou non à diffuser un autre événement, il faudra trouver une solution du côté de l’ADISQ.  Soit modifier la réglementation des mises en nomination (avec le risque de voir son modèle de financement affaibli, du moins provisoirement), soit entrer en guerre (de tranchée!) avec le consortium démissionnaire, entre autres manoeuvres “travailler au corps” les artistes sous contrat chez Musicor afin qu’ils changent de camp, pour citer un producteur avec qui j’ai causé tout récemment… On imagine alors les pressions exercées par le camp adverse.  Ça ne serait pas très joli…

    Tant qu’à y être, une ouverture aux non-membres de l’ADISQ serait-elle aussi bénéfique à gauche du spectre musical québécois ?

    Si tous les indés de la pop indie anglo-montréalaise ou québécoise francophone avaient accès aux mises en nomination, si tous les artistes des musiques du monde, du jazz, de la musique classique, des scènes électro ou hip hop, n’étaient pas tenus de devenir membres de l’ADISQ pour qu’is soient mis en nomination et reconnus à la hauteur de leur talent et leur impact, notre industrie de la musique n’en sortirait-elle pas gagnante ?

    Poser la question…


    • Poser la question c’est y répondre: une industrie musicale, surtout dans un marché fermé, ne peut que se ringardiser si elle ne fait pas place aux propositions les plus radicales et subversives, souvent les plus novatrices. Puisqu’en général les artistes les plus populaires sont ceux qui suivent une formule toute faite qui fédère le plus petit dénominateur commun (défini et bétonné par les radios commerciales). C’est d’autant plus vrai au Québec où une niche un peu underground ne permet pas à un artiste d’avoir un bassin qui permette de le faire vivre (dans le monde anglo-saxon, une niche particulière, ça veut quand même dire des centaines de milliers de fans; au Québec quelques milliers au maximum).

    • Je me propose un deal: on laisse Quebecor partir mais on garde Renée Martel!!!

    • Peut etre que je suis dans le champ, mais au Quebec, les Galas sont plus souvent sujet de tiraillement que d autre choses, Gemeaux,Adisq etc…
      C est peut etre du a la mentalite Quebecoise qui faut que tout le monde aille son petit bonbon, je ne le sais pas.
      De ce que je me rappele de l ADISQ, c est que les poulians de certaines ecuries, sont nettement avantage , ex: il y a eu les poulains de Blanvhet, qui etait agent et president de l Adisq un peu drole, les poulains de Belanger le frere de l autre etc…
      Alors vu de l exterieur cela nous donnes l impression que si tu fait partie de la bonne clique t es correctes.
      Pour ce qui est de Quebecor, l auto-congratulations de leur protege est quelque chose qui est dans leur us et coutumes ( gala metro star, pour repliquer au Gemeaux) alors il n a rien de surprenant a ce qu il pense faire leur propre auto-masturbation.
      pour moi l a vrai quetions est comme dirait Mr.Deschamps
      Des Galas qu’osse sa donne

    • On assiste à une dislocation de l’ordre établi… Ce bruit qu’on entend, ce sont les coups de boutoir de la Révolution numérique, et le fracas des débris qui tombent…

      Le défi pour la musique c’est de ne pas mourir écrasée sous les décombres.

      Forcément, si y’a moyen d’avoir un certain succès hors des maisons de disques (chose impensable ou presque en 1977) alors re-forcément, un Gala de maisons de disques devient de plus en plus obsolète et déconnecté.

      Le hold-up corporatiste devient de plus en plus intenable… L’ADISQ vit dans un monde qui existe de moins en moins. Au plan des contenus numériques, au plan du modèle d’affaires, etc. Même Rivard, Séguin et cie s’auto-produisent maintenant… À qq part, je suis sûr que ça les fait suer d’avoir à payer leur 1,500 $ que leur maison de disque payait pour eux (à même les subventions mais passons).

      Même au plan de la diffusion : le Gala de l’ADISQ, c’est quoi sinon un show télé ? Les flos regardent même plus ça la télé… La notion même de gala comme événement télévisuel rassembleur devient tellement XXe siècle…

      Sur le sujet du contenu internet, je dis et je répète : Internet est du broadcast libre, si les télés, les radios, les bars payent leur ‘cut’ à la SOCAN qui redistribue aux créateurs, alors les fournisseurs Internet doivent le faire aussi. La position de PKP est de l’hypocrisie pure : la moitié du monde s’abonne à Internet pour downloader des contenus culturels. Point barre. Internet et le download, c’est mutandis mutandis le même maudit débat des années 1920 avec la RIAA.

    • Qu’ils fassent ce qu’ils veulent. Rien à cirer. Comme La poule aux oeufs d’or. Les galas, je ne les regarde pas et mon intérêt à savoir qui a remporté quoi est au-dessous du zéro absolu.

    • Tout comme certains l’on mentionné, je ne regarde pas les galas qui sont tous, à mon humble avis, totalement inutiles.

      Ma consommation musicale (et pour le cinéma, les bouquins, etc., et autres) ne dépend aucunement de la publicité ou parce qu’un trophée à la con aurait été remis… Je vais vers ce que j’aime parce que j’ai pris la peine d’écouter, d’acheter, de lire, de m’informer sur l’oeuvre ou les oeuvres, ou parce que des amis m’ont fait des suggestions. Alors les Galas peuvent tous disparaître des écrans et on s’en porterait tous mieux.

    • Pour des règles de partage de contenus sur les internautes… J’y crois peu pour ma part…

      Et cela augmenterait la prospérité ? Des petits vraiment ?

      Faudrait voir pour chaque artistes. Et l’Adisq, la prospérité de qui elle défend d’après vous ? Pas celle de Audiogram, Spectra ou Larivée, Cabot, Champagne ? Ou encore des artistes établis et vendeurs déjà.

      Pour ne pas être pauvres, les plus petits je ne vois pas grand chose d’autre en plus de la scène et des redevances disons radio pour les diffusions à Radio-Canada, que d’avoir un autre emploi, comme professeur dans un cégep ou université ou encore au secondaire, participer à une émission de radio ou avoir sa propre émission, faire de la musique pour des séries télé ou encore de la pub, diriger un petit label et avec plusieurs artistes et les subventions espérer un certain profit.

      Vidéotron disons charge déjà pas mal cher pour le web… Mais admettons qu’on voudrait les faire participer un peu à Musicaction, cela pourrait se faire ???

      On peut peut-être penser à de la réglementation mais elle est pas déjà lourde ? Les solutions doivent venir des labels eux-mêmes je dirais moi. Pour les artistes ce n’est pas évident. Est-ce que cela l’a déjà été ?

      J’imagine que certains chanteurs de bar populaires faisant beaucoup de spectacles gagnent mieux leur vie que des artistes faisant de la création. Oui l’État peut et doit soutenir la création sauf qu’il faut aussi que cela vienne du milieu.

      Ici le conflit ? C’est entre Quebecor puis les autres indépendants du Québec ?

    • @ kosmokrmr Si tous les galas au Québec sont sujet de tiraillements, ce n´est pas du a la mentalité Québecoise mais a la mentalité Québecor

    • Pour ce qui est de l’utilité d’un gala, ça dépend seulement de la puissance symbolique qui est rattachée: si les prix sont basés sur la popularité, ce n’est qu’un infopub de plus; si on donne les prix sur la base du mérite artistique (par un jury ou par les pairs) les artistes gagnants en reçoivent des dividendes symboliques: beaucoup de gens vont acheté tel artiste qu’ils ne connaissent pas si on leur dit que c’est vraiment méritoire.

      La position de l’adisq de ménager la chèvre populaire et le chou artistique est absurde: ils doivent se brancher.

    • @ghost

      Ils peuvent se brancher tant qu’ils veulent, il n’en demeure pas moins que l’ADISQ représente au pif un ‘lobby’ d’artistes qui représente 80 % des ventes, et moins de 50 % du ‘mérite artistique’.

      C’est vicié à la base comme gala.

    • @lecteur

      “Et cela augmenterait la prospérité ? Des petits vraiment ? ”

      Yessir.

      Depuis 2003, les seuls droits ‘radio’ et ‘télé’ m’ont rapporté assez pour payer mes coûts de production.

      Or, j’ai eu des centaines, voire des milliers de ‘broadcasts’ sur la radio satellite, Galaxie (Internet) et j’ai pas eu une seule cenne pour ça… C’est pas couvert.

      La rétribution de ces diffusions numériques aurait fait passer mon activité musicale de ‘flush’ à ‘profit’.

    • Boulga, je suis bien d’accord, pour qu’un mérite artistique soit vraiment symbolique, il faut que tous les disques québécois soient admis.

      De toute façon, tant qu’à avoir des 1000$ qui viennent de toute façon de la poche de l’État vis les subventions aux cies, on serait mieux de laisser entrer tout le monde et de subventionner totalement le gala (dans la mesure où on considère que la musique est importante pour notre culture, l’État doit payer pour un gala qui en fait la promotion). Payer pour pouvoir participer à un concours, c’est vraiment de l’arnaque.

    • Galaxie ne paye pas ? Je ne suis pas assez au courant de leur service, je le vois de nuit sur ma télé mais…

      Sur leur site, dans leur site musique pour entreprises ils parlent de CMRRA et de AVLA…

      J’ai juste vu un peu ta photo au bar chez Maurice que tu as mise mais c’est pas assez pour moi pour t’identifier… Sur quelles radios au juste tu tournes ?

      Et les montants versés sont de combien déjà ici au Canada ? Quelqu’un qui tourne disons sur Espace musique ? Et CIBL eux ils payent le même montant ?

      Je trouve que Galaxie devrait payer, des services comme MusicMe, Deezer, Last-Fm aussi…

      Je ne suis pas au courant des chiffres et de tout dans votre industrie…

    • En voyant ta photo je me disais que je t’avais PEUT-ÊTRE déjà vu quelque part je parle toujours de Boulgakov mais où ????

      À la télé ? Peut-être. Ailleurs… Je le sais pas… Tu es quelqu’un aussi de finance ou d’actuariat ???? C’est ce que j’ai pensé à lire certains messages dans le passé mais bon…

      C’est juste de la curiosité…

    • lecteur_curieux, certainement dans le courrier des lecteurs des grands journaux.

    • Alain, vous pestiez contre la liste de Pitchfork et La Presse sort maintenant ses Meilleurs disques de la décennie (en gros la liste de Pitchfork + des Montréalais oubliés, hon!).

    • Je ne sais pas si je suis tout à fait “clean” en mettant ce lien (ou si je suis conforme à la netiquette), mais le principal intéressé a accepté par lui-même de divulguer son identité. Alors je suppose que c’est ok.

      http://www.wateronmars.net/Articles/lapresse-abrunet.pdf

      Les points de vue peuvent changer avec le temps, et c’est ben correct comme ça. Je souhaite que tous les artistes qui produisent et qui sont écoutés soient rétribués, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

    • AHHH, ce blogue revient sur la première page de Cyberpresse! Excellent, terminée la marginalisation…

    • Martin2008, tu peux aussi aller voir le wikipedia de Water on mars, il y a de la matière.

    • Bien je vois un point sur lequel je me suis trompé i.e. pour la finance ou actuariat ou mathématiques, j’ai dû le confondre avec un autre participant sur les autres blogues de cyberpresse… Ce serait plus la politique…

      Je le vois sur youtube faire une improvisation de guitare… Est-ce que je l’ai déjà vu ou non ? Ou bien sa dégaine et ses moues me font penser à quelqu’un ?

      Les musiciens c’est comme cela, on peut avoir l’impression de vous avoir déjà vu ou de vous connaître alors que c’est la première fois qu’on vous voit… Puis je commence à être un peu vieux je suppose – fin trentaine – et il semble être du même âge…

      C’est bizarre comme impression…

    • Belle gammique… yé vraiment temps qu’on sacre ça à terre! Tellement de bons talents ignorés partout au Québec! En tant qu’amateur de musique, je ne peux que souhaiter la mort de l’ADISQ et son pseudo star-système!

    • Parlant du gala de l ‘Adisq pour ma part j’ai quand même voté pour la chanson populaire de l’année malgré le concours Rogers cette année…

      Que voulez-vous j’aime la toune qui a pas mal tourné à Espace musique mais moi c’est quand cela a tourné à la CBC Radio 2 dans l’émission de Tom Allen que j’ai embarqué le plus…

      C’est assez facile à deviner je suppose le nom de la chanson et de l’artiste mais je le sais pas si elle ou il va gagner, j’y ai donné mon vote pareil.

    • Moi aussi j’ai adoré et je les enregistre tous parce qu’il s’agit sans doute là de la quintessence de notre environnement

    • Ma découverte de l’année: http://www.thespleenmusic.com

    • Le comble de la bêtise pour l’ADISQ aura été de créer une catégorie REPRISES! Mais pour qui au juste? Les clones de Star Académie et Sylvain Copier-Coller Cossette. Il ne manquait plus que la résurrection de K-Tel pour signer tous ces illustres imitateurs cheapos.

    • pour moi l’ADISQ ils sont mesquins.

      plusieurs artistes meriteraient de gagner mais ils votent du coté gauche ,je me demande bien pourquoi.
      radio canada contre tva sa toujours été…faudrait que radio canada et plusieurs de vos blogueurs reviennent sur terre…surtout RICHARD THERRIEN.

      abolition de l’adisq OUI OUI OUI

    • «Si tous les indés de la pop indie anglo-montréalaise ou québécoise francophone [...] n’étaient pas tenus de devenir membres de l’ADISQ pour qu’is soient mis en nomination et reconnus à la hauteur de leur talent et leur impact, notre industrie de la musique n’en sortirait-elle pas gagnante ?»

      Tous les artistes qui n’ont pas les moyens d’être membres abonderont dans ce sens, évidemment. Mais l’industrie, elle, ne le voit pas de cet oeil. Quand on sait ce que ça coûte de mettre un artiste sur la mappe, on n’invite pas les «outsiders» à venir jouer dans ses plate-bandes. On parle beaucoup de collusion dans le domaine de la construction… La musique n’échappe pas au phénomène. Si ce n’était pas le cas, expliquez-moi donc pourquoi la toune la plus plate (en anglais par-dessus le marché) de Nicolas Ciccone tourne à la radio? L’Adisq est la fête de l’argent avant d’être la fête de la musique. On célèbre des bons coups de marketing et on s’autocongratule entre artistes établis en s’assurant bien qu’il n’y aura pas un petit prodige pour venir casser le party.

    • THX1138, tu as parfaitement raison dans ton analyse, surtout à court terme. Mais à moyen terme l’industrie se ringardise et les jeunes n’écoutent plus de musique québécoise. Les meilleures groupes des 60s et 70s ont commencé dans l’underground (la Quenouille bleue, ça vous dit quelque chose?) et ont fédéré une large partie d’une génération qui écoute encore de la musique francophone. Les gens de ma génération n’écoutait déjà plus beaucoup de queb, Leloup et Colocs exceptés. La dégringolade va continuer.

    • Johanne22, revenir sur terre, est-ce que ça veut dire rendre son temps de cerveau disponible pour le bourrage de crâne de TVA ou seulement être incapable de formuler une idée claire en un paragraphe?

    • avez vous besoin de 2 paragraphes pour dires que l’ADISQ sa ne vaut plus rien.

    • Qu’est-ce que ca peut bien faire que TVA fasse son propre gala ? Les intellos qui ne jurent que par Pierre Lapointe vont écouter l’ADISQ pis le peuple qui aime Marie-Élaine Thibert va écouter le gala de TVA, TLM est content.

      A ce que je sache c’est Télé-Métropole dans le temps, qui le premier, a commencer a rendre hommage aux artistes avec les galas Monsieur-Madame Radio Télévision dans les années 60, bien sur les gagnants de l’époque, Jen Roger,Muriel Millard,Olivier Guimond ou autres, étaient problablement mépriser a l’époque par les intellos. Tandis qu’a Radio Canada, Lise Payette,elle,organisait des concours du plus bel homme au Canada…misère.

      Donnez au peuple ce qu’il veut.

    • Ce blogue doit être autre chose qu’ “intello” puisque Pierre Lapointe y est régulièrement bitché!
      Post-intello peut-être…

    • C’est a dire que ceux qui défende Lapointe, la plupart du temps vont bitcher star académie ou autre Annie Villeneuve, et Lapointe est reconnu pour sa “grande” poésie. Conclusion Lapointe c’est pas populaire,c’est intello.

    • @martin_2008

      N’exagérons rien. “Régulièrement bitché”, c’est un peu fort en ketchup! Post-intello alors ? Tordu de rire !

    • Aux États-Unis ils ont un gala qui s’appelle The peoples choice’s award si je ne m’abuse, personne ne s’offusque de ca, alors pourquoi si TVA veut faire un show semblable tlm capote ?

    • M. Brunet, votre article est trop compliqué, voire alambiqué. Marchez-vous sur des oeufs?

    • 1. Le retrait de Quebecor de l’ADISQ se fonde sur un différend des mesures à prendre sur l’internet quand on est producteur de musique enregistrée.

      Ah bon, je croyais que c’était parce que les artistes de Québécor gagnaient pas aux Félix.

    • @ungraindesel

      Non, je ne marche pas sur des oeufs. Mais qu’est-ce que vous n’avez pas compris ? En attendant de savoir, je vous résume le problème et je modifie même l’envoi pour vous le rendre encore plus clair.

      Grosso modo:

      1. Le retrait de Quebecor de l’ADISQ se fonde sur un différend des mesures à prendre sur l’internet quand on est producteur de musique enregistrée.

      2. Une fois sorti de l’association, Quebecor trouve aberrant que ses artistes en production ne puissent être éligibles aux galas de 2010.

      3. Quebecor envisage produire son propre gala, toujours dans la même optique.

      4. L’ADISQ est confrontée au retrait d’artistes québécois très populaires, elle devra gérer cette crise bon gré mal gré. Forcément, l’association devra jongler avec l’idée de Félix remis à ses non-membres,à gauche comme à droite.

      Si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir.

    • @Brutus

      Merci pour le hyperlien. Je découvre et J’aime beaucoup.

    • De toute façon le gala est animé par un pseudo humoriste qui n’est même pas drôle. C’est à faire pleurer.

    • @teddybear

      Quebecor s’est déjà retiré des Gémeaux pour cette raison: le sentiment d’être snobbé par les membres de l’académie. À l’ADISQ, cependant, Musicor n’a pas vraiment été boudé par le vote des professionnels de l’industrie. Vous verrez bien ce soir ! Ce sont vraiment les divergences idéologiques concernant le développement de la musique enregistrée sur l’internet qui sont au coeur du litige.

    • J’ai écouté En direct de l’univers avec Pierre Lapointe comme invité et c’était tellement “kitsch” par moment que c’en était gênant.

    • @martin

      Mon point de vue n’a pas changé. Je suis pour le téléchargement ‘gratuit’ sur Internet. Payer pour chaque toune ça marchera jamais. Alors oui, ‘téléchargez-moi’.

      Seulement, à la clef, le fournisseur Internet doit payer sa ‘cut’ à la SOCAN, comme la radio et la télé.

      Bref, je parlais en 2004 du concept de licence globale, qq années avant le temps…

      @tous

      Me sentant un peu concerné lorsqu’il est question de ‘bitchage’ de Lapointe, car effectivement, le gars m’insupporte au plus haut point (lui et son imitatrice patentée, Coeur de Pirate), j’aimerais mettre au clair la chose suivante : quiconque réussit à vendre de la galette au Québec a mon respect. Quand on casse du sucre sur le dos d’un gars qui a vendu 100 fois de disques que soi, on se garde une gêne !

    • @ mikhail_boulgakov

      Et si ça n’importait que très peu, le fait de pouvoir mesurer le succès de quelqu’un par ses ventes de disques?

      Bizarrement, le seuil du Disque d’or est passé dernièrement de 50 000 copies à 40 000 copies. Ce titre signifie de moins en moins quelque chose, d’autant plus que durant les 10 dernières années, les ventes mondiales numériques (+20 %) n’ont pas réussi à compenser la perte de vitesse des ventes physiques (-53%).

      Prenons pour exemple «Socalled» : c’est un artiste du Mile-End (Montréal) qui tire plus de 2 197 028 de visionnements pour son dernier clip «You Are Never Alone», sur Youtube; son disque est vraisemblablement absent des tablettes chez Archambault. Je l’admire quand même!

      J’irais même jusqu’à ploguer un autre band québécois du genre (dont je tairai le nom, histoire de ne pas me faire traiter de «vendu») qui a donné plus de 37 383 fois son album à partir de son site Internet et qui ne vend que 20 copies physiques par semaine. En terme de demande, c’est presqu’un Disque d’or ça, non?

      Les critères de sélection pour permettre à un artiste d’être en nomination au Gala de l’ADISQ tiennent comptent du vote des membres de l’Académie + la performance des ventes (de disques et de MP3). Cette méthode de calcul écarte subtilement ceux qui se servent du web pour stimuler leur demande en donnant leur musique, afin de vendre autre chose, comme les spectacles et les autres produits dérivés. Mon industrie ne comprend plus trop quel est son produit : la musique ou son produit dérivé? Ça viendra…

      En dépit de ne pas avoir de mécanisme pour mesurer et récompenser les artistes qui sont devenus de vrais phénomènes du web, l’ADISQ doit se rabattre sur l’indicateur des ventes de disques qu’est Soundscan pour choisir ses vainqueurs.

      Mais au-delà du marché des boomers qui ne consomment plus que les produits dérivés de ce qu’ils connaissent (soit des complilations de chansons connues et convenues, toutes revues, corrigées, remâchées et ruminées à souhait), il y a de nouveaux consommateurs de «musique», qui consomment autrement qu’en achetant un disque; ça devrait compter, ça aussi.

      En attendant, l’ADISQ passe à côté d’un argument de plus pour me faire devenir membre.

      Guillaume Déziel, assumé.

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