Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Dimanche 25 octobre 2009 | Mise en ligne à 12h51 | Commenter Commentaires (30)

    U2be… You Too

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    Un pas de plus vers l’universalisme, donc. Mais… de quel universalisme est-il ici question ?

    You Tube, désormais LA télévision de l’univers connu, webdiffusait dimanche le plus fédérateur des groupes rock de l’univers connu. -  20h30, heure de Californie, 23h30, heure de l’Est. En direct du Rose Bowl de Pasadena, devant 96 000 fans conquis d’avance, certes l’un des plus beaux stades du monde pour un concert rock, U2 comptait fournir un exemple probant de sa tournée 360 degrees, en marche depuis la fin juin.

    À Montréal, on devra se rabattre sur le 16 juillet, nous ne faisons pas partie de la première vague de cette tournée mondiale. Étrange, ne trouvez-vous pas ? Montréal n’est-il pas un des châteaux forts du quartette irlandais ? Il semble que ce soit un problème de toiture… Et que dire de la sonorisation, tant qu’à y être…  U2, comme tous les bands capables de remplir un stade, savent que le nôtre est minable à ce titre. Un ingénieur du son habitué à de telles tournées mondiales m’a déjà confié qu’il était le pire au monde, rien de moins … Alors ? Qu’en sera-t-il le 16 juillet prochain? Le Parc Jean-Drapeau sans toit, ou encore des garanties pour la toiture du Stade olympique ? Y a pas 56 possibilités… Que pensez-vous de l’hypothèse de Blue Bonnets ? Faudrait que sa capacité d’accueil dépasse les 40 000 personnes pour que les promoteurs choisissent cette option et mettent en branle la logistique nécessaire. Méchant contrat.

    D’ici  là, on aura le temps de ruminer la matière de No Line On The Horizon… Je me suis excité le pompon lorsque le dernier album de U2 est sorti. Regain spontané de confiance à l’endroit d’un groupe qui me semblait déraper vers le divertissement familial, et ce depuis une mèche. L’après Pop, en quelque sorte, a été pour moi un processus d’institutionnalisation hautement lucratif pour le quartette irlandais, avec à la clef des propositions statiques et efficaces. Il fallait désormais éviter le tune off tellement c’était devenu big.

    Et voilà No Line On The Horizon, et voilà qu’on se réjouit d’entrée de jeu.

    J’imagine que ça devait quand même chicoter Bono et The Edge de se faire taxer de corporate, nouveau Cirque du soleil du rock avec en prime un bel assortiment de causes humaitaires. D’où l’effort (conscient ou non) d’un album créatif. Cet album est créatif, d’accord.

    Quelques mois après sa sortie, où en est la digestion ?

    Plus j’écoute le petit dernier à l’orée de la mégatournée mondiale vachement numérisée sur la toile, plus je me rends compte que le lot de créativité sur No Line On The Horizon me semble davantage attribuable aux réalisateurs et collaborateurs de longue date, Brian Eno et Daniel Lanois. L’étonnement vient de là, du moins en ce qui me concerne. À leur décharge, on doit au moins applaudir le désir de Bono et ses collegues d’aller de l’avant… tout en imprimant les mêmes mélodies et les mêmes progressions d’accords dans nos caboches rassurées.

    Et voila la méga-supra-hyper opération sur scène. Une opération que très peu de groupes rock peuvent s’offrir. Crise de la musique, déclin évident des super vendeurs (plus de 5 millions d’albums), déclin des grands-messes dans les stades. Jusqu’à quand? Jusqu’à ce que la toile multiplie les opérations du genre. Forcément, il se crée des blockbusters sur cette autoroute de l’information qu’on croit encore destinée aux millions de propositions créatives qui ne cessent de fleurir sur cette petite planète. Malgré tout, il ne s’est jamais consommé autant de musique qu’aujourd’hui.

    L’internet a donné un élan formidable aux niches, aux marchés spécialisées, à des centaines de milliers de communautés d’intérêt. Malgré son appauvrisement économique, la musique a profité de cette divertisté exponentielle sur le net. Il faut maintenant trouver le solutions économiques à ce pullulement.

    Dans ce contexte, il ne faut surtout pas sous-estimer les effets de masse sur l’internet, dont ce concert pourrait être un signe précurseur du Web 3.0. Le net troisième génération sera-t-il  marqué par la systématisation de la diffusion massive des contenus mis de l’avant par les plus grands groupes du divertissement, forcément anglo-américains ?

    Pour le format court, You Tube occupe outrageusement le marché des hébergeurs de contenu audiovisuel. Ses propriétaires envisagent désormais le format long. Ne manquent que quelques connexions faciles d’usage (pas encore grand public), et nous aurons tous un lien permanent l’internet et le téléviseur.

    Alors là…

    Ce dimanche, U2be franchit un pas important avec You Too. Scuzez  cette petite dyslexie, pas pu me retenir.

    Ainsi, le supergroupe et son superhébergeur s’apprêtent à consolider leur position dominante. La circulation s’annonce astronomique sur la toile, on aura tôt fait d’en webdiffuser les résultats.

    You Tube – U2’s official channel, dit la pub.

    Alors ? Le bon vieux phénomène de masse (…) n’a pas dit son dernier mot.


    • U2, le groupe le plus sur-estimé de l’Histoire du rock. Deux grands album (Joshua Tree et Achtung Baby) et plus rien de créatif depuis Pop (meilleur, le dernier est un album de Eno sur la “matière” de u2). Des fois, j’ai l’impression qu’ils font toujours la même chanson comme Bon Jovi.

      Et puis les paroles messianiques de Bono sont souvent imbuvables. Leurs commentaires sur Leonard Cohen dans le film I’m your Fan est un grand moment de débilité, presque du Spinal Tap!

      Ce qui absolument fascinant chez eux c’est le “son”, en particulier la guitare de Edge, merci à Eno et Lanois.

    • Le fait que Eno et Lanois soient eux-mêmes créateurs de chansons est un + pas du tout négligeable pour ce qui est du travail de prod – MAIS – ne pas oublier que c’est Bono qui a encouragé Lanois à écrire des chansons, ce qui a mené au magnifique Acadie, plusieurs lunes après le début de leur collaboration.
      D’autre part, un contenu nul bien produit, on ne l’écoute pas pendant des mois.
      Je n’écoutais pas Unforgettable Fire ou Joshua Tree parce que c’était bien produit, mais parce que Bad ou I Still Haven’t Found What I’m Looking For sont de très grandes chansons et EN PLUS, elles sont magnifiquement enregistrées.
      D’ailleurs, un album comme Zooropa est l’exemple du contraire: du vide “expérimental” hyper-léché. À part deux ou trois bons trucs sur Pop, bien produits ou pas, je n’ai rien entendu depuis qui soit vraiment bien de leur part, jusqu’à No Line.
      Juste un autre truc: critiquer un groupe ou n’importe lequel artiste parce que l’on reconnaît la progression d’accords – autrement dit, leur signature – n’est-ce pas sacrifier à la religion de la nouveauté à tout prix?
      Le dernier Radiohead, les nouvelles pièces de Thom Yorke, dès les premières mesures, ben ça sonne comme du… Thom Yorke. On reprochait ici-même il y a quelques jours à Sufjan Stevens de trop sonner comme… Sufjan Stevens! Il a pas 30 ans! Pauv’ ti-pit, déjà has-been… Et la qualité des textes ? Des arrangements (progression marquée de Michigan à Illinois) ? Non, son problème, c’est qu’on le reconnaît: il sonne comme lui-même!
      Un peu comme si on avait dit à Dylan que Blonde On Blonde (1967) ressemblait trop à ce qu’il avait fait avant, c’est-à-dire depuis 1962!

      Les changements radicaux de paradigmes vraiment signifiant, genre “Dylan goes electric”, “Miles goes electric” ou “Joni goes jazz” sont rares.
      Le dernier Paul Simon était produit par Eno: il a rehaussé les compostions de belles sonorités, mais le disque était bon parce que les chansons étaient bonnes. C’est comme au cinéma: vous pouvez faire sauter autant de bombes et crasher autant de voitures que vous voulez, si le scénario est nul, les explosions ne vont pas cacher le vide sidéral très longtemps.
      No Line On The Horizon est toujours un bon disque.
      Et Bono, qui peut être “a pompous ass” selon ses propres dires, a signé un très bon papier sur Obama dans le New-York Times la semaine dernière. Check it out.

    • Joshua Tree (et Acthung Baby jusqu’à un certain degré) sont à U2 ce que Sgt Pepper est aux Beatles. Leur ‘peak’ pour la masse qui connaît ça de loin.

      Les connaisseurs savent bien que Revolver, Rubber Soul, Magical Mystery, le White Album, et même Abbey Road sont meilleurs.

      Boy, War, et même October et Unforgettable sont meilleurs que Joshua, l’album ’sell-out’ par excellence, où la créativité a cédé le pas à la ‘recette’ (déjà). Oui, dès 1987, The Edge & the gang (il n’y a que David Evans qui ait une ‘tête’ dans ce band) commençaient à sonner comme des caricatures d’eux-mêmes. Bon disque, on s’entend.

      D’où le ‘gag reflex’ de Rattle & Hum, de loin supérieur artistiquement à Joshua.

      Je me suis tapé aussi ‘No Line’ l’autre soir. Qq flashes, mais assez mauvais en définitive. À ce compte ‘How to Dismantle’ est bien meilleur.

      @ghost

      Va voir U23D est dis-moi que c’est le groupe le plus sur-estimé de l’histoire ! Au moins eux ils jouaient sur leurs disques !

      @alain

      La notion juridique d’abus de position dominante est indissociable de la gestion au niveau de l’offre (c’est l’idée derrière la formation d’oligopoles culturels). Comme les cinémas qui sont obligés de passer les séries B quand ils achètent les séries A. Résultat : plus de place pour les ‘petits’, puisque le nombre d’écrans est ‘fini’.

      Oui, Youtube est en monopole, mais il ne gère pas qui diffuse, et les canaux sont infinis. Le public n’est pas captif.

      Je ne partage pas vos appréhensions à cet égard.

    • @mikhail

      Je n’ai aucune appréhension, je ne fais que consater: la propension des humains à se joindre au plus grand dénominateur commun ne disparaît pas avec l’internet. En investissant les formats longs, You Tube commence à peine à nous en faire la démonstration.

    • Pour ma part c’est avec Sunday Bloody Sunday et d’autres titres qu’un ami (grand grand fan de U2 ) m’avait converti à l’époque… Mon seul album est The Joshua Tree quoique j’ai sur cassette Under a blood red sky et quelques autres titres…

      Alors les albums précédents meilleurs que The Joshua Tree ? Je ne suis pas sûr. Mais cela dépend des critères et de ce qu’on recherche. Et il y a l’image aussi. Les trois grands hits de The Joshua Tree (Where the streets…, With or without you et I still haven’t found what…), le son est excellent, la voix de Bono plus qu’excellente, c’est excellentissime. Mais je dirais que la musique et l’image est moins revendicatrice ou d’une manière différente, et la musique moins rock… Dans le wikipédia anglais ils parlent bien sûr des influences gospel, pop, blues et country…

      Bon de mémoire à part, les très connues Sunday Bloody Sunday, New Year’s Day, I will follow, Pride (in the name of love)… J’aime aussi pas mal Party Girl et Electric Coe… pour les albums d’avant et j’apprécie aussi les autres mais sur cassette avec une radio-cassette ou un magnétophone bien c’est pas la meilleure façon d’écouter… Mais dans le temps, je m’en foutais et Sunday Bloody Sunday je pouvais l’écouter presque à tous les matins pendant un bout…

    • J’ai jeté un oeil curieux sur ze U tube concert hier …l’eusse tu cru ?
      Agréablement surpris du soin apporté aux caméras et au son en général (balance un peu fluctuante…normal c’est direct). Une expérience à refaire avec d’autres bands.

      Mais le concert…ou you-youille ! (attention je ne prends pas de pincettes)
      C’est pas terrible U2 2009. En tout cas faut pas se retaper le Zoo TV de Sydney après ou avant parce que ça gâche l’illusion. D’abord les pièces récentes qui ouvrent le concert…ouache…quessé ça ? Ça lève pas et la preuve en est que le groupe se concentre vite sur son dernier disque-qui-a-vraiment-pogné “all you can’t leave behind” . U2 c’est un monstre de stade. Le seul que j’ai vu, qui fait vraiment lever ce genre d’endroit. Je les ai vu au nôtre lors de la première tournée ou la voix de Bono se fissurait sous un visuel hideux…Pop (96 ou 7..me souviens pu). Bah..quand même, à la deuxième pièce, le stade complet est debout (moé itou) et chante jusqu’ à la fin du show. Le problème est que ce groupe était capable d’un superbe retournement de chemise avec Achtung baby-zooropa (peak créatif en ce qui me concerne). Et maintenant depuis le ratage Pop…ça joue “safe”. C’est poche parce que U2 c’est quand même un vrai grand groupe. Hey !….les mêmes quatres gars qu’au début…avec toute la pression pis le cash…pis le chanteur-prêcheur- wannabe nobel-prize….c’est qeuck’chose…et je le pense vraiment.
      Mais tout ce visuel inutile et assomant, les “human-speaches” convenus, ce filet obstiné de ce qui fut une si grande voix, et les cal?&%se de lunettes que le chanteur n’enlève plus depuis vingt ans….ça sent l’autoparodie. Hier soir c’est mysterious ways, jouée en troisième, qui a soulevée la pâte un petit peu…mais tout cela dans une pantomime fatiguée qui nous fait réaliser que la flamme vacille dans un moton de cire fondue. U2 n’a plus de combat sinon de rester BIG, quitte a s’accoupler maladroitement avec le médium web du jour.
      Plus que jamais U2 est un groupe de stade, un groupe qu’il vaut mieux voir de loin avec un son en bouillie.

    • Est-ce que c’est moi ou, lorsqu’un groupe affirme qu’ils reviennnent a leur ancien son, généralement il ya mort cérébrale(artistiquement)?????

      Je ne suis pas un fan de u2, surtout pas de Bono(je connais quand meme), et je pense que leur meilleur toune est sur la BO de Batman(hold me, thrill me….)

    • Alors moi c’est quand même cela ma préférée de U2 le fameux vidéo Sunday Bloody Sunday : Live Red Rocks…

      Cela reste ma toune de U2 et ma version même si j’aime beaucoup l’album The Joshua Tree…

      Pas suivi par la suite vraiment, c’était un trip d’amis et on était allé au stade en 1987, par la suite à la fin du secondaire bien on étudiait plus dans le même domaine…

    • Est-ce possible de visionner de nouveau le spectacle?

    • La webdiffusion sera certes un outil promotionnel intéressant pour les artistes. Peut-être que la victime de ce nouveau marketing sera l’industrie du “video” (jamais compris l’engouement pour ça!). Une webdiffusion efficace sera un “teaser” du spectacle lui-même. Pouvoir voir un échantillon du produit “live” avant de le consommer est une prérogative attirante pour le consommateur, souvent échaudé par des performances sur les planches inégales, non inspirées ou qui révèlent des carences que la production du disque permet de camoufler.

      Personne ne sera étonné d’apprendre que U2 soit (un des premiers, le premier?) à se produire sur Youtube. Grosse machine qui peut se permettre le “risque”. Du point de vue marketing, le clip aussi évident que douteux “U2 on U2be” (prochain spectacle, Youtubular Bells?). Personnellement, une pièce de U2 m’excite autant que le paysage de la 20 dans le coin de Drummondville. Mais si le web s’ajoute comme outil – pas infaillible mais c’est mieux qu’un video ou un vague hype outre-mer – qui me permet de “magasiner” les concerts que je veux voir, j’embarque.

    • Boulga, tu peux bien faire ton spécialiste snob qui préfère le U2 pré-populaire (du new-wave pompeux en gros, avec de bons moments) en me rejetant du côté des “masses”, mais pour l’ensemble des connoisseurs leur grande période c’est de Unforgettable Fire à Achtung Baby (sauf Rattle and Hum qui est passablement merdique et caricatural à part deux-trois pépites, désolé).

    • @ghost

      Les trois premiers U2 n’ont rien de ‘new-wave’ au sens où on l’entend habituellement. Pas un synthé, déjà… Pour moi c’est pas de la new wave pantoute (archétype : Soft Cell, Human League, Duran Duran, Ultravox etc.) Ils sont habituellement pas listés dans les répertoires du genre :

      http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_New_Wave_bands_and_artists

      C’est du rock ‘ambiant’, dans la mesure où même avec Steve Lillywhite et avant Lanois, la prod était ‘room-mikée’. C’est la particularité de Boy, qui a fessé l’Amérique dans le dash en ‘80, avec ce truc repris des 13th floor d’ajuster les ‘delay’ de guitare en hémiolas (3 sur 4).

      Je ré-écoute ces albums assez régulièrement. Boy et War sont de loin supérieurs à Joshua. Mais alors vraiment… Même October. Parce que la ‘pompe’, chez U2, est constante anyway, et ne fait qu’empirer avec les années. Au moins quand Bono avait 20 ans, ça passait pour de la candeur.

      Rattle and Hum contient bien plus que ‘2-3 pépites’, come on. C’est manifestement un album que tu n’as jamais écouté d’un bord à l’autre.

      Van Diemen’s land : superbe ballade où on voit que Evans est un ‘team player’ pas à peu près… Quelle voix !
      Desire : excellent single
      Hawkmoon : superbe cresendo dynamique.
      Version ‘gospel’ de ’still haven’t found’ : no comment
      Silver and Gold : whoa ! Meilleur qu’au moins 5 tounes de Joshua
      Angel of Harlem : excellent single, comme tout le matériel enregistré ‘one take’ à Sun Studios’
      Love rescue Me : feelée à mort
      When Love comes to town : duo avec BB King tout à fait crédible
      Heartland : très bon stock
      God pt 2 : maudit bon riff
      All I want is you : pièce qui clot U23D 20 ans après…

      Ce disque est dans le top 10 de la décennie.

    • Il faut avoir 40 ans et n’avoir jamais su chercher plus loin que le bout de son nez pour aimer ces enflures cosmiques de U2…Les 25-30 ans eux ont Coldplay!

      De la chaise pliante il y en avait, matante, au dernier Osheaga!

    • Rien de neuf, mais de la bonne valorisation du médium en vogue…
      Stone Temple Pilots en 2000 avait fait le coup en revenant en force : le webcast de Boston m’avait fait dire à mes compères mélomanes “y vont voler le show à Red Hot Chili Peppers au Colisée”… Chose faite. Vive les webcasts!

    • @charkie. On en arrive toujours à être la matante de quelqu’un … Ceux qui écoutent Slipknot trouvent certainement que Coldplay c’est pour les mononcles. Vous êtes sur une pente glissante…

    • Spécialiste de la new-wave maintenant!!! Tu confonds cette catégorie fourre-tout avec le sous-genre qu’est l’electro-pop (synth pop), car on ne peut définir la new-wave par le synthé. New-wave désignait à l’origine tout les groupes post-punk un peu arty (littéraire, arrangement dépassant le simplisme punk, romantisme souvent goth, etc.). Le premier U2 est new-wave dans le sens de la coldwave (Joy Division, les premiers The Cure) mâtiné des seconds Clash.

      Une chose est certaine, c’est avec Joshua Tree et Achtung Baby qu’ils ont défini l’époque, point barre. Tout le trip negro-spiritual-blues de Rattle and Hum est d’un ridicule consommé.

    • Et j’ai Rattle and Hum à la maison. Du bon stock pour un side-a et le reste de remplissage. Par contre, ça fait un bail que je n’ai pas écouté Boy et je te donne le bénéfice du doute (pas un souvenir impérissable, mais je changerais p-e d’avis).

    • …U2 3D…œuvre d’art majeure en soi dans ce domaine…époustouflant…mais c’est pas U2 qu’on veut, c’est Tool 3D !!!!!!!!

    • @ghost

      Alors tu constateras que Boy contient en germe tout Joshua (production ambiante, basse en double-croche, hi-hat ouvert, paroles anthémiques, backs ténor à la tierce, guitare ‘delay’ en hémiola, dynamique loud/soft, bref, tout ce qui définit U2), un peu comme ‘Echoes’ contient en germe tout Dark Side et une partie de The Wall.

      C’est dire que… Joshua a ‘défini son époque’ avec 7 ans de retard ! Le temps que 20 millions de copies fassent leur chemin dans les ‘masses’ plutôt que 500,000 qui savaient déjà, et trouvaient déjà ça un peu répétif en ‘87 !

    • …basse à la croche pour les puristes, oups.

    • Peut-être techniquement, mais ils sont arrivés à la perfection de leur style sur Joshua Tree et ils ont tapé dans le zeitgeist de l’époque. Joshua Tree a littéralement mis fin au son cliquant des 80s en ouvrant une époque plus roots. Boy est encore trop post-punk dans sa facture, une sorte de Joy Division moins agressif, plus pop, dans mon souvenir. Ian Curtis est mort et U2 et parti avec la caisse.

    • J’ai vu le concert au Giants Stadium….une vrai déception….un groupe de has-been…beaucoup trop de chansons de l’album All that you can’t leave behind…a croire que U2 penses que c’est un classique….pourquoi..parce que l’album a bien vendu?? aucune chanson de Pop et de Zooropa….U2 a été a son apogée avec Achtung Baby, Zooropa, Passengers et Pop..maintenant, ils veulent seulement être populaire, avoir des hits, un groupe qui vieilli tres mal.

    • J’ai commencé à regarder sur Youtube le concert j’ai arrêté après 18 minutes…

      Je trouve que cela démarre pas assez vite mais… Par la suite bien le son est pas mauvais mais je connaissais juste Get on your boots. Le public est là et semble apprécier. J’ai rien vu qui m’indique que c’est quelque chose de mémorable mais est-ce si grave ?

      Je ne suis plus vraiment leur public et pour plus de deux heures et 21 minutes de concert, pour ma part sur le web, sur Youtube, j’aime mieux qu’on me découpe cela par chansons, par tranches mettez peut-être jusqu’à trois chansons dans un vidéo, découpez-moi le par tranches de 10 à 20 minutes puis je vais peut-être en regarder plus…

      Si j’avais tous leurs albums, ou connaissant toutes les chansons qu’ils interpètent là bon je pourrais apprécier pareil plus facilement. Que ce soit rendu d’autres qui définissent ou redéfinissent les normes, qu’ils ne soient plus au sommet, cela me dérange pas tant que cela moi… Tu embarques ou tu embarques pas.

      Ils vieillissent quand même mieux qu’Elvis Presley ou Michael Jackson… C’est toujours cela…

      Plus haut, on parle de la pompe et particulièrement celle de Bono, mais c’est ou c’était aussi une qualité quand on embarque, U2 c’était pas une grande messe aussi avec Bono Vox qui est le grand prêtre ? Sa voix, son charisme, cela fait ou faisait partie de tout cela. En écoutant, mon 18 minutes plus tôt, bon la voix n’est plus aussi belle pareil mais elle n’est pas mauvaise.

    • Ce qui a ‘kick-starté’ le revival roots des eighties, selon quiconque s’y connaît moindrement, c’est pas le solo bluesy ‘Bullet the Blue Sky’, ou ‘Red Hill Mining Town’ de the Edge en 1987, c’est le solo de Stevie Ray Vaughan (alors un parfait no-name texan) sur le single ‘Let’s Dance’, de David Bowie, en 1983.

      Tout à coup, c’était OK de jouer de l’Americana à la radio, et en particulier des choses à saveur Bluesy.

      Le film ‘Crossroad’ (1986), avec Ralph Macchio, une sorte de karate kid de la guitare Blues, a aussi ré-ancré ces sonorités disparues depuis le début des années ‘70.

      La compagnie Fender, archétype de la guitare américana, était en quasi faillite technique vers 1983… Ils ont même fait des modèles hideux à jack vertical et à deux contrôles… Et tout à coup, tout le monde s’est mis à rejouer des Strato.

      U2 a mis fin à rien pantoute en ‘87. U2 a suivi la parade.

      La sonorité particulière de Boy (mélange ambiant de Television et de 13th Floor, inédit à ce moment) a été, et reste à ce jour, leur seul apport tangible à la musique populaire.

      Comparer U2 à Joy Division ne tient pas la route une seule seconde…

    • Juste une petite remarque pour vous faire relativiser l’importance tres surestimé
      de u2.
      Avez-vous remarqués que u2 n’a engendré aucune mouvance musicale, voire n,a pas été une inspiration pour les génération suivante???
      ex: Aujourd’hui, on croit entendre seulement les enfants de radiohead, en tous cas, influence majeure.
      Meme chose pour la mode indie du début du siecle, des enfants de nirvana, pixies, sonic youth
      Les groupes commes u2, division, polices venaient du punk des beaux-jours
      Les gros groupes prog rock venait du blues américain……..
      Pour ce qui est de u2………quedalle(ne me dites pas coldplay, version pop de radiohead)
      Ca en dit peut-etre long sur la vrai valeur de u2

    • Il est peut-être trop radical de dire que U2 n’a pas été une inspiration alors que certains groupes ont avoué avoir été influencés par U2 (Muse, Stereophonics… et peut-être Big Country?), mais U2 n’a pas fait de révolution musicale. Capitaliser sur un chanteur-conférencier-mondialiste, ah ça, oui.

    • @bt627
      Muse était et est encore une copie de radiohead, encore plus que coldplay
      (a leur début, ensuite les groupes evoluent, c’est normal)

    • Ost… que tu es drôle quand tu joues au connaisseur et que tout le monde est dans le champ sauf toi.

      Let’s Dance est justement un paragon du son cliquant des 80s, solo roots ou pas. Je n’ai pas dit que Joshua avait starté le roots, j’ai dit qu’il avait mis fin au son synthé clinquant comme définitoire du son cool d’une époque.

      Sinon, je suis d’accord que Joshua Tree n’a rien inventé. C’est juste des chansons parfaites, point. Avant U2 était semi-alternatif (Boy n’a eu aucun succès), après ils sont devenus LE groupe de ces années-là.

      Dans mon souvenir, le premier U2 est archi-inspiré de Joy Division. Il est même dédié à Ian Curtis dans mon souvenir. Leur but était de travailler avec Hannet et ils se sont ramassé avec Lilywhite en second couteau.

      Arrête de parler de la new-wave: tu es aussi crédible en cette matière que le Pape Benoît 16 quand il parle de sexualité féminine.

    • bt627, l’influence de U2 sur Radiohead (sur les deux premiers) et Oasis, les deux gros noms de la génération suivante, me semble patente, mais je peux me tromper. Sans parler des suiveux comme Muse, Coldplay, etc.

    • Sûr que U2 n’a pas engendré de révolution musicale…mais le son U2 est partout..Coldplay seulement a fait sa fortune avec une repompe du son de guitare The Edge et le “prechi-human” style Bono. De plus le type de production effectué sur Joshua three est devenu la norme du “gros son” jusqu’au Québec. Carl Bastien en est un bon exemple à mes oreilles.
      Il ne faut pas non plus complètement tout jeter avec U2. Ils ont signé quelques “singles” classiques et quelques albums fort efficaces. De plus il ont réussi une réinvention stylistique à l’heure ou tous les “bands” des années 80 étaient “flushés” par le grunge. Achtung Baby contient même une certaine anticipation des modes qui domineront les années 90 (indu, spleen, trip hop)..c’est du bon boulot, juste trop entendu.
      Je pense que U2 aurait du prendre un gros break après “all that you can’t leave behind”, un album qui aurait alors sonné comme un bon résumé de leur accomplissement. Il me semble que la suite est forçée, et la pertinence de la présente tournée géante est questionable au niveau créatif.

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