Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 28 septembre 2009 | Mise en ligne à 11h29 | Commenter Commentaires (53)

    Fred Fortin par Fred Fortin

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    De quoi causent ses chansons qu’il dit plus courtes, plus ramassées, plus proches de la fiction que de l’univers perso en différé ? À la veille du lancement de Plastrer la lune (mardi 29 septembre, 17h, au Diable Vert), Fred Fortin les épluche pour vous en guise de petit extra à l’interview déjà mise en ligne sur Cyberpresse depuis le samedi 26 septembre.

    On a déjà fait le tour de la musique : country, folk, bluegrass, prog, rock. Bien assez sale, assez brut pour éviter toute étiquette qui se rapproche de l’expression américaine « radio friendly ». Quoique… ces chansons courtes et catchy pourraient se frayer un sentier à la FM.”

    Bobbie : « Bobbie dit le tueur n’en est pas vraiment un, c’est plutôt le bizarre du village qu’on se plaît à imaginer en bandit, en brute, malade, méchant, poilu, fils de pute. Il meurt  perdu en forêt… C’était plutôt un marginal au comportement étrange. »

    La merveille masquée, qu’on peut écouter dès aujourd’hui sur la page Facebook de l’ami Fred : “Une chanson sur la gomme que j’ai écrite pour ma fille Léonie. Elle me la réclamait !”

    Dollorama : « Cette histoire s’inspire d’une fille que j’ai croisée au Dollorama, et qui était un peu la risée de la classe. Là tu la retrouves en train de placer les affaires au Dollorama, quinze ans plus tard. Te dis alors que c’est peut-être mieux pour elle, ça aurait pu être pire.Puis tu établis un parallèle avec les Chinois qui fabriquent la vaisselle vendue au Dollorama, exploités et sous-payés comme elle…

    Le cinéma des vieux garçons : « Un célibataire approche la quarantaine, sa mère lui fait réaliser qu’il est temps de quitter le domicile parental. Il va faire le ménage au cinéma des vieux garçons, un genre de cinéma porno si on veut. »

    Grandes jambes : « La toune vient de la voix de mon plus jeune fils. Il improvisait, il disait qu’il faisait du Pixies, je le filmais. Pendant que je faisais l’album, je grattais,  j’avais sa mélodie en tête, j’ai fait des riffs, une toune… Grandes jambes est très rock, gros menesque je dirais. Le texte raconte une mère de famille qui a de la broue dans le toupet. Elle n’a pas le temps de s’occuper d’elle et subit, impuissante, cette image des femmes idéales qu’on lui projette. »

    Madame Rose : « Elle liquide son bourreau. On sait pas exactement de quelle manière elle l’a tué… Au début de la chanson, on la trouve dans l’eau tiède, sale et orange. On ne sait pas si c’est elle qui est morte assassinée. Et là, elle se réveille dans son bain orangé… Progressivement, on se rend compte que c’est elle qui a tué Mister Blues, le mari tyrannique. »

    Le mur : « Mon père a déjà fait un parallèle avec un business qu’il avait lancée… et qui avait chié ben raide : à qui veut s’ouvrir un dépanneur, disait-il, je vais suggérer de se donner un élan et se tirer la tête dans le mur de briques! J’ai trouvé l’image bonne et je l’ai jumelée avec l’expression de la balle perdue. Balle perdue dans un mur de briques…  Il y a aussi parallèle à établir avec le métier de musicien… Balle perdue dans le mur du son… »

    Demande-toé lé : « Un texte amoureux, personnel, dans le ton de l’album précédent (Planter le décor)…  Pour Plastrer la lune, je voulais surtout créer des histoires. J’ai une conscience de musicien, j’essaie d’écrire mes rimes, mes affaires pour avoir des lignes mélodiques différentes, plus complexes, moins écrites carrées. Cette fois, Thomas Fersen (avec qui je tourne et dont j’ai réalisé le dernier album) m’a réconcilié avec le texte en me disant que j’avais une chance rare de raconter mon patrimoine. Qu’on puisse s’y retrouver à travers des personnages de fiction. Raconter plus ou moins sa propre vie, ça peut devenir plate… L’album Plastrer la lune est donc moins personnel, même si j’en échappe une de temps en temps. Comme Demande-toé lé.”

    Massacre à l’harmonica : « Une mauvaise journée pour celui qui enregistre. On peut résumer ça de même, mets-en ! »

    Mumu : «  Comme Massacre, c’est une toune que je jouais quand j’ai fait le spectacle Homme-orchestre. Ça fait un bout que je l’ai écrite, c’était à l’époque où ma fille est née. J’étais au Lac dans le chalet familial, avec ma petite famille. Évidemment, je ne pouvais plus jouer dans le salon. Je me suis alors installé dans la cabane que mon frère Samuel (Mumu) avait déjà aménagée.  C’est de cette cabane dont il est question. »

    Plastrer la lune : « C’est peut-être la plus abstraite, la plus métaphorique, celle qui comporte le plus d’images comme… plastrer la lune. »


    • Superbe pochette.

      Le bleu électrique évoque le rétroéclairage des joujoux bien présents dans son set live, les Moog Voyager…

      Le lancement est à Québec en 5 à 7, aujourd’hui, à la Ninkasi.

    • J’ai bien hâte d’écouter cet album… sur l’heure du midi, je cours chez mon disquaire.
      J’adore Fred Fortin; j’ai dû écouter son album “Le Plancher des Vaches” au moins 500 fois. Et je suis bien content pour lui que depuis ses deux derniers albums, il ait une certaine visibilité.
      Soit dit en passant, je l’ai vu la semaine dernière dans un reportage télé, à l’émission Voir, à Télé-Qc, traitant des reprises qui pognent de plus en plus au Qc, avec son fameux “Moisi moi’ssi” qui n’a jamais tant pogné que cet été, dans la bouche du jeune staracadémien je-ne-sais-plus-trop-qui. J’ai aimé son attitude, de ses allures et son travail dit underground, on aurait pu s’attendre à l’entendre rabaisser le jeune interprète pour ainsi se remonter; mais non, il reconnait le charisme du jeune et lui est reconnaissant jusqu’à un certain point d’avoir fait connaître sa chanson à un public autre que le sien. Belle humilité le Monsieur Fortin.
      Et, comme le disait “mikhail_boulgakov”, superbe pochette.

    • La pochette, en fait, est un tableau de Martin Bureau, intituée Buffet froid. Trois autres tableaux du peintre sont “exposés” dans le livret de cette pochette effectivement superbe.

    • On peut écouter l’album en primeur sur enmusique.ca. Un heureux mélange de toutes les facettes de cet artiste; souvent touchant , mais qui dérape et décape en d’autres moments. Les textes sont toujours aussi savoureux. Ce disque est une pure merveille. J’ai hâte de me le procurer. Merci Fred!

    • Martin Bureau est un des artistes dont on pouvait voir certaines oeuvres dans le Moulin à images de Lepage (du moins la version 2008), en cie de Riopelle et des autres classiques. Quand même pas mal.

      Pour ce qui est du nouveau disque, toujours difficile de commenter. Le critique et les médias ont toujours une longueur d’avance à cet égard, ce n’est pas juste… Mais je suis certain que ce sera comme d’habitude avec Fortin: top niveau.

      Pour ce qui est du staracadémien et sa reprise, je trouve qu’il méritait d’être royalement planté. Parce que franchement sa version, c’est nul nul et archi-nul. Est-ce que les matantes qui ont entendu sa version et qui ont trouvé le p’tit ben cute ont été intéressées par les albums de Fred ? Je suis certain que non.

      Pas certain qu’elles aient envi d’entendre parler de s’faire “graisser par en d’ssous!” par un trucker ou bien de “chanteuse conne” (chanson du dernier album qui me semble d’ailleurs faire référence à star ac.). Enfin.

    • @ martin_2008

      …c’est vrai que la version de jeune William est assez nulle, mais on peut pas trop merder sur la bouche qui nous nourrit…L’ami Fred và se faire une belle p’tite fin de mois avec les droits d’auteur.

    • Souvenez-vous du laxisme de Félix Leclerc à l’endroit des relectures atroces de Johanne Blouin…

    • @ Martin_2008

      Rien ne vous empêche de revenir sur le sujet une fois le contenu bien digéré! Ce post ne disparaîtra pas, on peut y revenir tant qu’on le désire… Pour ce qui est de “l’injustice” en ce qui a trait à l’accès plus rapide aux oeuvres chez les professionnels patentés des médias, on n’a pas fini d’en discuter…

    • J’ai vu le lancement hier…

      Y’a pas a dire, c’est garage longtemps. On s’y attend, mais ca frappe pareil. Je reste fondamentalement assez ambivalent face au genre. A qq part, y’a vraiment pas grand chose la…

      Mais oui, y’a un ‘genie’ dans le rendu, le ’soul’, etc. Mais accordez vos guitares au moins, simonac !

    • À écouter trois titres sur son MySpace, pour la diffusion je pense encore aux radio communautaires genre CIBL et étudiantes en premier, puis Bandeapart.fm, peut-être aussi à la Première Chaîne et Espace Musique mais dans ce cas là qu’une petite diffusion.. C’est ce que je crois…

      Pour les CKOI ou Énergie (NRJ comme logo maintenant) ou les Rock Détente ou Rythme Fm, on peut oublier cela sauf si une autre William fait une reprise…

      Sans le connaître beaucoup, je peux quand même voir ce qui fait sa force c’est l’authenticité comme on dit. Pas mal le contraire de ce que recherche en général les Star Académie et radios commerciales qui est plus le clean et faire plaisir au plus grand nombre.

    • J’ai vu le lancement hier…

      J’ai trouvé le groupe bien bon… Même si ce n’était pas vraiment un “vrai” concert. Sinon, je trouve les pièces du dernier album très bonnes… Je pense que je vais préférer cet album au précédent que j’avais pourtant bien aimé… Comme tout ce que fait Fred Fortin!

      @mikhail_boulgakov

      Au contraire y’a vraiment TOUT là… Du très bon “songwriting”, un son unique (qui en passant n’est pas tellement “garage”), et de très bon textes!!

      Sinon, pour “l’accordage” des guitares je ne vois pas du tout le rapport… Ça me fait penser au genre de commentaire qu’on peut entendre des fois à propos d’artistes qui sont excellent, mais pour qui le but n’est pas de faire un album qui sonne comme ce qui est considéré comme étant bien produit ou bien enregistré…
      Pour l’accordage ça me semble pareil… qu’une guitare ne soit pas accordé au poil près (avec une tite aiguille) je ne vois pas ce que ça dérange…

    • Wow…belle surprise !
      En ce qui me concerne je suis en général plutôt demi-fan de Fred Fortin. Un respect total du bonhomme mais un je-ne-sais-quoi qui me laisse toujours un peu tiède à l’écoute de ses albums. En cette journée frette et blanche je décide donc de me faire une job de plâtre lunaire avec le gros mené…et je suis fort satisfait de ce disque. Durée idéale en bas des 40 minutes (lâchez moi les disques de plus de 50 minutes, Exile on main st en fait 67 … c’est un double, tu fait pas ça à chaque disque), avec un peu de tout, sans s’éparpiller.
      Planter le décor adoucissait le ton, mais il y avait cet ingrédient prog rock qui me dérangeait un peu par moment. Ça voulait trop s’étirer à mon gout. Ici,cet élément est plus dilué et l’évidence mélodique est plus assumée, sans pour autant tomber dans la facilité.
      De plus j’aime beaucoup la prod.
      Bref …vieux con content.
      Il me semble que j’entendrais bien Wilfred reprendre “grandes jambes”….

    • Merde, je pensais que ce blogue n’existait plus puisque je ne le voyais plus sur la première page. M’en désolais. Du coup, j’ai manqué de beaux débats sur la musique québécoise et le grand retour de Boulga après sa bouderie!

      Bon, j’imagine que je n’ai manqué à personne mais je vous salue tous.

      PS: Alain, par devoir civique, vous devriez faire comme Josef Siroka et rendre accessible tous vos textes + commentaires divisés en catégories (genre: musique québécoise, soul, rap, musique autochtone, punk, Mitsou…).

    • Sérieusement, je passerais des soirées de temps à lire sur certains sujets que j’ai manqués et je ne dois pas être le seul. Se serait d’utilité publique, croyez-moi.

    • @mini

      ‘Garage’ au sens propre, effectivement, non. C’est pas du 13th floor, on s’entend. ‘Garage’ dans l’attitude : ça prend un après-midi de pratique, et un p’tit détour au pawn-shop pour monter un show comme ça.

      Mais c’est OK. Des compos intéressantes (avec des ‘clashs’ d’accords majeurs assez grungy, beckiens), des paroles rigolottes, une tronche sympa. J’aime bien Fortin.

      Pour l’accordage, non, pas d’accord. Y’a moyen d’être ‘out-of-tune-cool’ à la Hendrix, dans le country, etc. Chez Fortin y’a de ça, mais encore faut-il doser.

      Sa belle Gibson Explorer était plus désacordée genre ‘ça fait mal’. À qq part, y’a un peu de non-respect de l’auditoire là-dedans. Et pas besoin de ‘tite aguille’ pour ça, au contraire. La compensention finale d’un accord de guitare se fait le mieux à l’oreille. Monter sur le ’stage’ accordé comme du monde, come on, c’est la moindre des choses.

    • Boulga, je ne suis pas musicien, mais le open tuning tout croche est un effet esthétique assez courant depuis Sonic Youth. Je sais que tu n’aimes pas mais ce n’est pas une erreur, c’est archi-voulue. Ça sonne mal, dissonant, mais c’est voulu.

      Il me semble que c’est une belle adéquation entre la forme et le fond: les paroles de Fortin sont voulues bancales; elles parlent de sentiments tous croches, de dignité dans la pauvreté, de vies crasseuses, dédaignées, boostées aux vitamines du malheur, loin d’une vision harmonieuse. Un beau tuning à la Michel Rivard serait simplement hors-sujet ici, surtout qu’on commence à en avoir marre des belles guitares sans aspérités à la Michel Rivard. Regarde la version de Moisi moi’ssi par le Staracadémicien: parfaitement jouée, bien accordée, mais périssable d’ennui.

    • J’ai vu Fred Fortin quelques trop rares fois en spectacles. C’est une bête de scène et un génie musical autant que poétique. Pour ce qui est de la reprise de l’académicien, en effet, joli coup pour lui mais la version fait pitié.

    • @ghost

      T’es dans le champ ben raide… Sonic Youth accordent leur guitares, voyons donc. Et le open tuning est bien plus juste que le tuning standard. C’est des maniaques d’équipement, ils ont des techs qui ajustent l’intonnation de leur instruments avant chaque show. La dissonnance est créee à partir d’instruments accordés, mais avec le choix d’intervalles, de ‘bends’ au quart de ton, de feedbacks, etc. dits ‘dissonants’.

      Je dirais même que si tu veux ‘dissoner’ (à m’ment donné faut en revenir, on ‘dissone’ depuis Bach, qui mettait de la seconde mineure et du triton à tour de bras) il te faut justement des instruments hyper bien intonés et accordés (c’est pas pareil). Pcq ‘dissoner’ exprès c’est du sport, faut du bon stock et de la bonne oreille pour le faire comme du monde.

      Tes kids de Star Ac avec la Takamine flambant neuve passée ‘à la tite aiguille’ sonnent justement ‘faux’, pcq ils ont pas compensé l’accord, ils ont pas encore assez d’expérience pour ça. Pour pour jo blo qui regarde à la télé, ça c’est ‘juste’. Passons…

      Fred Fortin donne dans l’accord majeur folky bien pépère… Sa seule ‘dissonance’ est quand il en accote deux de file qu’on ‘devrait pas’ dans la plus pure tradition Syd Barrett…

      Non : y’a de la paresse chez Fortin quand il monte sur scène avec une guitare un peu (trop) off. Un peu, OK. Ça va avec le ’slacker style’. Trop, c’est de la nonchanlance.

    • “Il me semble que c’est une belle adéquation entre la forme et le fond: les paroles de Fortin sont voulues bancales; elles parlent de sentiments tous croches, de dignité dans la pauvreté, de vies crasseuses, dédaignées, boostées aux vitamines du malheur, loin d’une vision harmonieuse. Un beau tuning à la Michel Rivard serait simplement hors-sujet ici”

      Comme Johnny Cash, comme Dylan, comme Springsteen, comme un million d’artistes Americana qui accordent un soin (plus que maniaque) à l’intonnation et aux timbres de leurs Gibson, Martin, Guild. Non, cherche ailleurs.

      Un show c’est ‘in tune, in time’. Après, l’émotion, l’intelligence, etc.

    • Intéressant cette discussion sur la dissonance. Nonchalance et naïveté harmonique sont surement les causes les plus répendues. J’aimerais toutefois demander à Boulgakov comment, s’il le connait, interprêter les ‘dissonances’ d’un artiste comme Jandek qui semble dépasser la naïveté. Là réside peut-être un exemple d’”adéquation entre la forme et le fond”, entre parole et dissonance; une réponce au ‘non, cherche ailleurs’ adressé à ghost!

    • @mikhail_boulgakov

      Et si c’était seulement que le fan de Fed Fortin s’en contrefiche de :

      l’intonnation et le timbre, des techs qui ajustent l’intonnation des instruments avant chaque show, que “La dissonnance est créee à partir d’instruments accordés, mais avec le choix d’intervalles, de ‘bends’ au quart de ton, de feedbacks, etc. dits ‘dissonants’”, qu’”on ‘dissone’ depuis Bach, qui mettait de la seconde mineure et du triton à tour de bras”, que ” ‘dissoner’ exprès c’est du sport, faut du bon stock et de la bonne oreille pour le faire comme du monde”.

      “Un show c’est ‘in tune, in time’. Après, l’émotion, l’intelligence, etc.”.

      C’est ton opinion. Moi le ‘intune, in time’… J’ai vu des groupes ‘intune, in time’ vraiment pas bon! Très professionnel, mais pas à mon goût. Ça aussi c’est juste mon opinion ;-)

    • @mini

      Y’a :

      des groupes ‘in tune, in time’ poches. Des groupes ‘in tune, in time’ bons. Des groupes ‘out of tune, out of time’ poches. Des groupes ‘out of tune, out of time’ bons.

      D’après moi, (opinion), le classement est :

      1- itit b (style Radiohead)
      2- otot b (style les 13th floor)
      3- itit p (style Marillion)
      4- otot p (style César et les Romains)

      Alors tu mets Fred Fortin où tu veux. Mais pour moi, le plus haut c’est 2.

      @rafc

      Je connais pas le boy.

    • Bon, comme je te l’ai dit, je ne suis pas musicien et c’est un peu du jargon pour moi. Open tuning et dissonnance ne sont p-e pas les bons mots. J’ai cru lire que Sonic Youth désaccordait systématiquement leurs guitares.

      En tous les cas le côté approximatif du son va avec le côté bancal des paroles, tu ne m’enlèvera pas ça de la tête. Pas de paresse ou incompétance ici, pas d’un type qui produit Tiersen. Faut pas charrier. C’est forcément esthétique.

    • @ghost

      Oui, Sonic Youth ‘désaccordent’ leurs guits pour faire des open tunings… justes. Genre tu prends la corde de mi et tu la baisses en ré, celle de si en la, etc. Mais en ré et en la… juste. J’avoue que ça peut porter à confusion quand les Inrocks en parlent sans trop comprendre eux-mêmes.

      Justement, tu l’as dit. Produit. Sur le disque, sa guitare fausse pas pantoute, il est soucieux de la justesse, de l’intonation, nonobstant le ‘côté bancal’ des paroles. À son lancement à Québec, non, c’était faux en maudit. Y’a eu de la paresse.

    • Arrête avec les Inrocks, ça commence à bien faire le mantra.

      Pour Québec, je peux pas dire, j’étais pas là. Tu as sûrement raison.

    • Difficile de discuter quand on était pas là où que l’on a pas entendu quelque chose. Quand on entend ou voit quelque chose assiste au même show, là chacun avec ses connaissances on peut livrer ses impressions.

      Je ne sais pas comment cela marche pour un lancement et je vous parlerai pas d’un artiste dont j’entendais le lancement sur TQS un soir… Je trouvais trop le son mauvais dans le défunt Spectrum.

      Mais pour s’accorder avant un show, moi je voyais les filles de ” Toutes les filles ” en arrivant tôt à l’heure Portes, on les voyait bien qu’elles se forçaient pour avoir leurs instruments sonnant le plus juste possible.

      Pour se lancement, je peux pas vous le dire… Mais pour le show que j’avais vu, ils avaient du temps avant que cela débute puis moi le temps de prendre un verre…

    • @mikhail_boulgakov

      mikhail_boulgakov

      1 Octobre 2009
      16h14
      @mini

      Y’a :

      des groupes ‘in tune, in time’ poches. Des groupes ‘in tune, in time’ bons. Des groupes ‘out of tune, out of time’ poches. Des groupes ‘out of tune, out of time’ bons.

      D’après moi, (opinion), le classement est :

      1- itit b (style Radiohead)
      2- otot b (style les 13th floor)
      3- itit p (style Marillion)
      4- otot p (style César et les Romains)

      ”Alors tu mets Fred Fortin où tu veux. Mais pour moi, le plus haut c’est 2.”

      Si tu mets Fred dans la catégorie 2 avec 13th floor elevator, ça me va!!! J’adore aussi ce groupe. Mais quand tu dis ”Mais pour moi, le plus haut c’est 2.” tu veux dire que c’est TA catégorie (celle que tu préfères) ou que selon toi c’est la TOP catégorie?

      En tout cas, moi les groupes qui me font le plus tripper sont dans la 2 et la 1 et demi et après la 4. La 3 je l’ai trop écouté étant plus jeune :-)

    • @mini

      Je voulais dire que Fred Fortin peut aspirer à ‘2′, puisqu’il est un peu ’slacker’ sur la justesse et le temps. Mais je crois quand même que dans l’absolu, itit b, c’est ‘meilleur’ que otot b, mais ça dépend de l’ambiance et du feeling de l’auditeur à ce moment là…

      C’est sûr que les otot p peuvent être rigolos par plaisir du kitsch… Après tout, c’est pas de leur faute s’ils sont otot, puisqu’ils sont poches, les pauvres ! C’est vrai qu’à tout prendre, le pire du pire, c’est peut-être bien les itit p !

    • @Ghost

      Un autre enfant prodigue ! Welcome back. Vous savez maintenant où nous sommes. :-)

    • C’est un plaisir, Mister Brunet! Vous y pensez pour ma demande de mettre les vieux posts disponibles. Josef Siroka le fait et c’est bien pratique.

      Je viens de m’acheter une ampli Audiolab “made in England”. Une connaissance commune… me dit que vous avez la même… Des conseils pour en tirer le max?

      PS: Vous pensez quoi de la remastérisation des Beatles? Il y a une article intéressant de Patrick Eudeline dans Rock & Folk où il dit que c’est, par moment, carrément des “remixes” (surtout les albums monos stéréoisés). Comme les albums monos sont déjà épuisés – c’était un coffret essentiellement collector, un millier seulement pour le Canada – on peut sans peine affirmer que le bon peuple n’a jamais écouté The Real Thing en ce qui a trait aux Beatles (seul les trois derniers albums sont de vrais albums stéréos, le reste a été stéréoanabolisé et c’est du remixage éhonté). Les Beatles mettaient tout leur soin à masteriser en mono, comme leurs concurrents immédiats les Beach Boys et Phil Spector, et faisait ou laissait faire la stéréo sur une gosse en une après-midi. Les deux versions sont très différentes. Il faut savoir que la stéréo n’était à l’époque qu’un gadget essentiellement américain.

    • @Ghost

      Oui, c’est vrai, j’ai le même Audiolab depuis 1988. Je l’ai fait nettoyer quelques fois, il reste toujours fidèle à l’enregistrement originel.
      Pour ce qui est du classement de Josef, je vais y songer sérieusement. Mais laissez-moi sortir de Pop Montréal, un de mes week-ends préférés de l’année. Je m’étonne d’ailleurs que ça ne réagisse pas fort sur Fever Ray ou Sufjan Stevens. Mais je ne me fais pas de soucis, ça finira bien par décoller dans les heures qui viennent.
      Pour ce qui est des Beatles remasterisés, je dois vous confier… être peu intéressé par cette énième phase de nettoyage et de mise en marché. Je vais probablement y revenir à l’approche de Noël… et son lot de coffrets.

    • Oh, vous pouvez prendre un mois si vous voulez, mais je me pourlèche déjà les babines à l’idée de lire vos anciens posts et les commentaires!

      PS: Je ne comprends pas pourquoi vous n’êtes plus sur la page principale de cyberpresse alors que vous pilotez le meilleur blogue du site (ça change de Lortie qui parle de sa poule ou fait des appel à la censure contre l’art moderne).

    • Toi! Ici!

      Ça va Ghost?

      Tu tombes bien avec les Beatles. Depuis le jour où le coffret est sorti, je suis rongé par l’incertitude. Que faire? Mono or not mono? Ton post, merci!, répond en partie à mon ambivalence. Sauf que tu affirmes aussi que les versions mono sont déjà introuvables. J’imagine qu’elles seront à nouveau éventuellement disponibles, mais quand? As-tu une idée? Et toi, qu’as-tu fait ou que comptes-tu faire?

      Mon problème avec les Beatles, c’est que je ne peux les écouter sans éclater en sanglots. L’autre jour à un poste d’écoute chez Renaud-Bray, c’était limite embarrassant. Même les plus guillerettes me font chialer (récemment: «I want to hold your hand»!) Pour moi, écouter ABBEY ROAD d’un bout à l’autre correspond inmanquablement à un festival de la (grosse) boule de bowling au fond de l’estomac et du feu d’artifice lacrymal. Pathétique! L’enfance, sans doute…

    • @astyanax
      Mono est la réponse pour ce qui est du produit d’origine. La stéréo artificielle apposée aux disques sixties tue la dynamique . J’aime bien la stéréo du blanc par contre pour l’écoute au casque….et Abbey Road est le seul album stéréo dès l’origine.

      @unholy_ghost

      Sans vouloir être désagréable, ce que je connais de Eudeline est une tentative de se la jouer cool vintage avec ce que cela peut parfois comporter de contradictions. Il suffit d’entendre la musique récente de ce monsieur pour se rendre compte qu’il n’applique pas le moindre des principes puriste qu’il exige des autres (clavier très pop française avec , manque d’humour style Hallyday, son trrrès digital). Le mec est incapable d’écrire un article sans tomber dans un narcissisme capiteux. Le style gonzo, il ne l’a pas inventé et il n’y apporte pas grand chose de neuf. Ceci dit, son dénigrement des remasters Beatles ést juste trop prévisible.

      Il est indiscutable qu’il ya hérésie à faire de la fausse stéréo sur une oeuvre voulue mono mais croyez vous vraiment qu’avec la horde d’intégristes Beatlemaniaque aux aguets les pauvres ingénieurs auraient pu se permettre un remix ??? Il y a du “boostage” de fréquences pour sûr dans les versions Stéréo, mais le souffle d’origine est présent et la balance des instruments est intacte. J’ai entendu assez de vinyles Beatles pour avoir été choqué de la première génération CD. Ici, il n’y a pas grand chose à redire, sinon que vous l’avez déja sur vinyle et que c’est cela votre truc…sinon quoi ?? Ça sonne trop bien ??? C’est un peu ce qu’il dit le monsieur dans son article.
      La belle affaire.

      Lors d’entrevues données pour la sortie des coffrets ces messieurs ont affirmé que les vinyles d’origines étaient plus éloignées de la bande maitresse que ces remasters transférés en 16bits (cris d’offraies !!). Ce qu’ils rappellent est qu’un transfert de support occasionne automatiquement une perte. Ces nouveaux masters ont aussi des lacunes du au support.
      Selon votre oreille et vos gouts, il convient de déterminer ce que vous voulez entendre.

      Une chose est certaine ni les acquéreurs de ces nouveaux coffrets ou les possesseurs des 33 tours originaux n’entendent à 100% ce qui fut gravé à l’origine. Pour l’entendre il faudrait aller aux studios d’abbey road et s’installer sur le stock d’origine en direct.

      Pour le moment cette musique amorce son voyage au travers de générations avec ce que cela suppose de frustrations pour ceux qui voudrait toujours être en 1967.

      Qu’Eudeline se réjouisse donc que les kids téléchargent ces nouvelles versions autrement respectueuses, plutôt que les horribles versions 87.

    • Astyanax, ma solution c’est de t’acheter pour le même prix une table tournante usagé potable et de trouver les vinyles dans des brocantes pour des bouchées de pain.

      Vieuxcon, vous avez raison pour la nostalgie fétichiste de notre gars Eudeline. Quand il parle de musiques récentes il dit n’importe quoi. Mais quand il parle de ce qu’il connaît, en l’occurence des Beatles, il ne dit rarement des conneries. On sent le musicien qui s’y connaît.

      Bien sûr qu’il se réjouit que les nouveaux Cd sont mieux que ceux de 1987. Il reste qu’un stéréoisation d’un disque mono est forcément un remix, que ce soit évident ou non. Pour le reste, affirmer que les CD sont plus proche de l’origine que les vinyles, je vois que la communication publicitaire passe bien avec vous.

    • Il se trouve que ma conception du rock n’est pas basée sur le fait d’entendre le mieux possible les interprètes. Ce n’est pas de la photo comme du jazz ou du classique, mais une production d’un tout sonore, pensé dès l’origine comme une oeuvre mono (jusqu’au White Album). Alors remixer et nettoyer ce tout pour se rapprocher des standards d’aujourd’hui c’est dénaturer l’oeuvre d’origine. Si les Beatles avaient pensé leurs disques comme des oeuvres compressées devant jouer en MP3 sur des caisses d’ordi, je n’aurais aucun problème à consommer leur musique comme cela. Mais ce n’est pas le cas.

    • @ unholy_ghost

      Vous avez raison de souligner l’injure que représente la fausse stéréo appliquée aux albums mono. Par contre n’oubliez pas que le mastering est fait à partir d’un mix (en l’occurence ici les originaux) et ne modifie pas la balance de celui-ci. Le remasters mono ne sont aucunement remixés et le coffret stéréo, en excluant les quatre premiers disques, offre les mixs de George Martin ( et certains ne sont pas si pire que cela).

      Il s’agit d’une calibration de fréquences et parfois de compression ( à peine dans le cas qui nous occupe) en tenant compte du support sur lequel la musique sera jouée. Le cd 87 était un bête transfert du master vinyle sur un support qui réagi autrement. Et rappellez vous que le master d’origine n’est pas un vinyle mais un ruban transfèré sur un vinyle.
      Je n’ai pas besoin d’être une victime de la pub pour comprendre qu’il y aura une perte dès qu’il y aura transfert que ce soit du ruban au vinyle ou du ruban au cd.

      Grand bien vous fasse de réécouter vos vinyles tant que vous le voulez, je condamne seulement l’attitude pisse vinaigre des Eudeline de ce monde qui cherchent la bibitte ou il n’y a que du bon vieux Beatles.

    • @ghost
      vous avez fait ma fin de semaine quand vous avez commenté sur je ne sais plus quel blogue que lire lecteur-curieux est une expérience psychédélique!!!

    • Petite précision technique mono/stereo.

      D’abord, il y a un ‘mono-switch’ sur toute console de mixage qui se respecte. Le producteur doit impérativement s’en servir : il faut vérifier des ‘phase cancellation’ et autre conflits d’EQ quand un mix stereo se trouve écouté en mono, dans une radio de cuisine, ou encore sur une télévision. Encore en 2009, plus de 50 % de la musique est écoutée en mono. Il faut qu’elle sonne bien en mono, quand les kids écoutent MTV sur une vieille télé.

      Dans les faits, on mixe toujours pour que ça sonne bien en mono, puis ‘après’, on sépare. Le stereo sonne beaucoup mieux ainsi.

      Le corollaire est qu’un mix ‘pensé en mono’ n’est pas très différent d’un mix stereo dès l’origine. Il faut toujours ‘penser un mix’ en mono d’abord. Qu’on donne du Beatles en 4 tracks original à un tech qui a du goût, il pourra ‘panner’ qq instruments pour donner du relief et de la définition. Ça dénature l’oeuvre ? Jusqu’à un certain degré, mais pas tant. Pour mémoire, la stéréophonie dans les Beatles est du ‘hard pan’ (instrument complètement envoyé d’un bord ou l’autre), ce qui donne un effet ‘double mono’ assez radical.

    • @mikhail_boulgakov

      Vous avez certes un point.

      Des nouveaux stéréos que j’ai entendu, certains ne s’en sortent pas si mal. Hard days night possède une balance très correcte et les voix sont au centre. Dès que le 4 tracks est présent, il est possible d’avoir un bon éventail. C’est les deux premiers qui souffrent du traitement. Pepper comporte quelques différences de mix choisies par Martin à l’époque (Lucy n’est, par exemple, retrouve sa langueur d’origine. Elle est plus vite en stéréo.) Mais vous avez…tant que le George Martin sixties est aux commandes, je respecte le truc.

      De toute façon, “dénaturer” l’oeuvre serait ici tomber dans le pathos inutile. Nous sommes trop fidèle à l’original pour cela. La disslocation des pièces d’origine pour la BO du show LOVE, l’assemblage de démos Anthology ou la refonte de la BO yellow submarine de 99 sont des exemples de choses qui me dérangent autrement puisqu’il y a manipulation et réinterpretation. Mon inconfort n’est qu’anectodique puisque je ne consomme tout simplement pas.

      Je vous confirme avoir fait une comparaison CD/vinyle pour mon plaisir personnel, et vraiment….il faudrait être un peu malhonnête pour prétendre à la supercherie. Le pepper vinyl est d’ailleurs une magnifique pièce datant de 68 avec étiquette d’origine. Seul son charme vintage est impossible à transposer aujourd’hui.

    • Vieuxcon, je n’ai rien contre les remixes et stéréoisation dans la mesure où c’est annoncé comme tel à côté de la vraie affaire. Le problème ici c’est que la vraie affaire mono n’est pas/plus disponible. C’est une dénaturation pour donner un son plus standard (celui d’aujourd’hui). Si je ne pouvais plus écouter Pet Sounds et Spector en mono, je pèterais une coche. Pourquoi les Beatles ça ne dérange personne?

      Oui Martin était au commande, mais il prenait une journée pour faire la stéréo alors qu’il prenait une semaine avec les Beatles à faire la mono. Et il y a des différences notables.

    • “mais il prenait une journée pour faire la stéréo alors qu’il prenait une semaine avec les Beatles à faire la mono. ”

      Ghost, ça veut pas dire que le mono était plus important. C’est pcq n’importe quel mix, encore aujourd’hui, commence par un bon équilibre mono, qui peut prendre plusieurs mois à faire. C’est comme passer 4 heures à faire la pâte d’une pièce montée, puis de la disposer en 10 minutes après.

      Si le mix mono est bien fait, ça prend 5 minutes faire un panning satisfaisant. L’inverse n’est pas vrai. Le panning, c’est le dernier piton à toucher sur une console.

      Le wall of sound de Spector n’a aucune définition stéréophonique ou presque. Il n’y a rien à sortir de cette purée single channel. Effectivement, c’est mieux en mono. Pet Sounds est un trip de composition qui a peu d’intérêt sonique. Même en stereo, de tout façon, les harmonies des Beach Boys sont centrées au milieu, là où elles ont rapport.

      Alors les Beatles ça dérange personne en stéréo : c’est meilleur en stéréo, et tout à faire conforme à l’idée d’origine.

    • @unholy_ghost

      En passant il y a deux coffrets dans les nouveaux “remasters” dont un est mono avec le mix d’origine, vous n’auriez pas à pêter de coche (comme vous dites) ici. La seule critique pour moi dans cette affaire vient du fait qu’ils aient limité cette édition et que seul les versions stéréos ne soient disponibles à l’unité. Je ne remet pas en cause qu’il y a brassage de fric maximisé dans l’opération. Par contre le produit respecte le consommateur. D’ailleurs, hormis quelques mécontents d’office, l’ensemble a été scruté et favorablement reçu par nombre de critiques. Certaines beaucoup plus détaillées que celle du mr Eudeline.

      Maintenant, malgré mon pseudo, je n’ai pas l’âge d’avoir acquis les vinyles d’origine et ma discotèque cd est trop imposante pour que j’aie envie de tout racheter maintenant que l’offre 33 tours est redevenue intéressante.
      Je traque donc les meilleurs éditions possible au niveau du son, et ceci me convient.
      D’ailleurs je suis ici d’accord avec mikhail_boulgakov, il y a du très bon Beatles stéréo puisque la balance est éffectué en mono au préalable.

      D’ailleurs je vous suggère d’écouter avant d’avancer tant d’arguments, car il n’y a pas l’ombre du drame évoqué dans les pages du Rock&Folk. D’ailleurs à propos d’Eudeline..je vous suggère de mettre la main sur sa musique (quasi gothique) pour comprendre à quel point il aime ça le dramatique et le “pas content”.

      Je m’arrête ici parce que les Beatles…ils ont eu leur part de pub pour l’année je pense. Je vais aller me taper “for sale” par contre (….y a des perles cachées sur celui là).

    • Vieuxcon, je n’ai pas fait le test vinyle-cd mono-cd stéréo, tout simplement parce que l’on ne me donne pas le choix. C’est difficile d’être catégorique sur le sujet. Les vieux bougons comme Eudeline sont d’utilité publique face à tout cet unanimisme moutonnier.

      J’ai toujours entendu dire que les mix des monos et des stéréos des Beatles étaient différents. Et que les Beatles s’en foutaient du mix stéréo, c’était un gadget pour une niche restreinte (jusqu’au White Album). De toute façon, contrairement à ce que dit Boulga, la “switch mono” doit créer du déphasage.

      Moi pour les disques de l’époque je préfère le mono. Pour moi ces disques stéréo c’est presque du révisionnisme.

      Tu peux bien dire que c’est fidèle, Boulga, mais la vérité c’est que tu n’as pas fait le test pour voir la différence. La vérité c’est aussi que tu es fanatique de la stéréo. La stéréo, à cet époque, ce n’est qu’un gadget et il faudra attendre des types comme Pink Floyd pour donner une vraie valeur esthétique à la chose. Stéréoiser les premiers disques des sixties c’est l’équivalent de la colorisation des films en noir et blanc: on donne un confort d’écoute à la masse qui n’est plus capable d’écouter un disque mono par inculture. Alors que le mono est fantastique: toute cette masse sonore, fondue en un tout, qui semble exploser d’un petit espace jusqu’à nos oreilles c’est magique. Vouloir absolument que la guitare soit d’un bord et la basse de l’autre c’est débile. Back to mono!

      Bientôt, c’est prévu, on va mettre en 3D les films tournés en 2D (les premiers Star Wars sont déjà prévus). Dans dix ans, si la 3D se généralise comme cela se dessine, les bons peuples ne voudront plus voir de “vieux films” en 2D.

    • Or, il se trouve que les cinéastes 2D n’ont pas cadré, composé leurs plans, montés leur film en fonction de la 3D (le regard n’est pas dirigé de la même manière en ajoutant une dimension). Alors dire que la 3D est fait après un travail du cinéaste sur la 2D, c’est juste pas possible. C’est la même chose avec la stéréo. CQFD.

    • “Alors les Beatles ça dérange personne en stéréo : c’est meilleur en stéréo, et tout à faire conforme à l’idée d’origine.”

      Ce n’est pas du tout ce que disent les connoisseurs de la chose scarabéanne (là j’avoue que j’aime mon invention!). D’ailleurs les Beatles en sont tout à fait conscients: coffrets stéréo pour le bon peuple ignare et coffret limité pour les vrais fans érudits. Les deux pour les cochons de payeurs.

    • “Pet Sounds est un trip de composition qui a peu d’intérêt sonique.”

      N’importe quoi!

    • @ghost

      Un disque mono ne saurait être ‘déphasé’ par nature. J’ai des Brel, des Art Balkey, etc., en mono et oui, ç’a son charme. Un peu comme un profil égyptien, avant l’invention de la perspective.

      Un système de son ‘déphasé’ en stéréo est un système de son mal calibré (80 % des systèmes de son maison). Il est bien possible que le tien soit déphasé si tu préfères a ce point le mono. Et en CD, anyway, mono ou stereo, c’est déphasé en partant a cause du jitter. Et non, la ’switch mono’ d’une console ne crée aucun déphasage. Elle sert précisément a spotter des problèmes de phase cancellation.

      Ta comparaison avec le 2D ne tient pas vraiment la route. On ne produit pas de la musique comme on produit des images. Du moins, Martin ne produisait pas du tout comme ça.

      La stéréophonie n’est pas que ‘la guitare a gauche, la basse a droite’, loin s’en faut. Ou même le ‘mouvement’ floydien auquel du fais référence. Une prise stereo d’un seul instrument ou d’un ensemble (une prise ORTF, par exemple) recrée l’espace tridimentionnel. On a deux oreilles… Thriller, de MJ, par exemple, est fait avec le Q-Sound (de Quincy), soit 2 24 tracks linkés en stéréo pour donner 48 tracks, soit deux minimum par prise. C’est ce qui donne la dimension au beat de Billie Jean, même si on a l’impression d’un kick ‘mono’.

      Or, on ne trouve absolument aucune prise stereo sur les Beatles. Toutes les prises sont mono. Une track pour instrument, jamais deux. Dès lors, faire un de panning stereo (différent de créer un mix stereo ‘dimentionnel’ de zéro) est tout a fait pertinent. Les mixes stereo des Beatles ne sont pas 3D. Tout ce qu’on obtient c’est davantage de clarté. L’exemple type : si tu as un marteau piqueur a gauche et une flûte a droite dans la vraie vie, tu vas entendre les deux… Les deux en face, tu perds la flûte.

      Et non, Pet Sounds n’a pas d’intérêt sonique. C’est de la production photographique, absolument linéaire et non créative. L’intérêt de ce disque est ailleurs.

    • Je ne parlais pas de la même switch mono. Je parlais des CD stéréo que l’on met en mono sur son système: il n’y a pas de déphasage? C’est donc dire qu’avoir les copies CD stéréo en disant au bon peuple de les switcher à mono pour retrouver l’original ce n’est pas possible.

      Je ne préfère pas le mono dans l’absolu. Je veux juste écouter le mono quand un disque a été pensé comme cela. Et oui, j’aime ce son. Tu trippes sur le stéréo, grand bien t’en fasse.

      Pour ce qui est de l’analogie, ce n’est qu’une analogie, mais tu ne sembles pas l’avoir comprise.

      Oui, on a deux oreilles, mais on a un seul cerveau… Ce que tu appelles “davantage de clarté” c’est pour moi le remix. Le mix mono est justement fait pour confondre deux-trois instruments, en faire un timbre nouveau (c’est une partie de l’intérêt sonique de Pet Sounds que manifestement tu ne comprends pas). Les séparer c’est justement créer un nouveau construit sonore. Pour toi le mono c’est de la bouillie indistincte alors que c’est justement l’intérêt de la chose, cet alliage des sons parfaitement calibré.

    • Une illustration de ce que je disais:

      THE BEATLES’ MONO BOXED SET, 2009
      By Kenny Blades
      September 8, 2009
      SPOILER ALERT-Spoilers below
      Everyone knows that 9/9/09 has finally brought reissues of The Beatles’ entire catalog on CD. And most of you know that they are being released in stereo, too, as you’d expect. But the mono versions (i.e. “one speaker”) are the ones to get. The Beatles assumed most pop listeners only had a mono turntable. AM radio was king, and it was in mono. TV was in mono. And (I’m surprised no other “reporter” has mentioned this) ABBEY ROAD STUDIOS WAS “IN MONO.” Geoff Emerick (engineer on almost every Beatles session from 1966 forward) has said he was only allowed to monitor recording sessions through one speaker. EMI management apparently didn’t want to “waste” two speakers on mere “pop” recordings, saving the wear and tear for classical recordings, or the necessary evil of stereo mixdowns.
      The Beatles themselves rarely attended mixdown sessions until the Sgt. Pepper sessions, and then it was only the mono mix sessions. The stereo mixes were prepared much later by George Martin and an engineer, often accidentally leaving out important bits (or leaving in extraneous material) compared to the mono mix.
      Every Beatles album was mixed and released in BOTH mono and stereo in the US and England through 1967’s Magical Mystery Tour. After that, albums were all stereo in the U.S. England got a mono White Album, the majority of which was mixed by John and Paul in one marathon session. (Again, stereo mixes were done at another time by an engineer). In January, 1969, the Yellow Submarine soundtrack was released in England in mono, but it was merely a “fold down” of the stereo mix (i.e. like hitting the “mono” switch on your hi-fi). Unique and separate mono mixes HAD been prepared, though, and they are being released (for the first time) in the mono box.
      Just as I did when the original CDs came out, I spent this evening skipping around the Beatles’ new mono boxed set. With a vast knowledge of not only the Beatles, but also recording technology and music theory, I am happy to share some observations/highlights with you…

      REVOLVER-the whole layer of “grit” that seemed to be on the album is gone. I think it came from doing so many effects and sub-mixdowns to free up tracks, and they were new at it, and they had a new engineer (Geoff Emerick), so that’s why it’ll never have as high fidelity as Sgt. Pepper.

      -Taxman-MORE COWBELL!

      -Got to Get You Into My Life-punchier; fade out is different

      -I’m Only Sleeping-more backwards guitars

      -Tomorrow Never Knows-the guitar solo is differently mixed; tape loops not as prominent

      SGT. PEPPER-cleaner sound

      -She’s Leaving Home-faster

      -Good Morning-chicken cluck at the end is much less refined. Also, I noticed that John’s pronunciation of “ruined” is the same as Stewie’s on Family Guy.

      -Sgt. Pepper (reprise)-mix is much less refined

      -Within You Without You-seems “brighter”; laughing at the end is much more prominent

      MAGICAL MYSTERY TOUR

      -Magical Mystery Tour-slightly different sound effects

      -Your Mother Should Know-echo sounds slightly different

      -I Am the Walrus-QUITE different… effects are timed differently, verse intros, etc., have extra beats in places, echo is different

      -Baby You’re a Rich Man-punchier

      WHITE ALBUM-quite different. At first, it will sound more “closed in” than the stereo (i.e. a tad more muffled), but it turns out to be “cozier”

      -Back In the USSR-different effects

      -Don’t Pass Me By-faster, different ending

      -Helter Skelter- VERY different. More effects and totally different ending (no “Blisters,” alas)

      -Savoy Truffle-last 60 seconds are quite different. More extraneous noise in the track. Different guitar punch-ins/solos.

      -Yer Blues-vocal echo is different

      -Long Long Long-vocal echo is different

      -Good Night-MUCH more prominent strings at the beginning

      MONO MASTERS-a compilation of singles tracks, etc. not on any official album (essentially the “Past Masters” disks)

      -Paperback Writer-this is the ORIGINAL mono 45 mix, which has vastly different and more jarring echo coming out of the chorus (reminds me of “Pleasant Valley Sunday”)

    • Si les vitesses, les échos, et jusqu’aux partitions (different ending !) etc., sont différents entre les mixes mono et stereo des Beatles, on parle carrément d’autre chose… Qui n’a rien à voir avec la différence intrinsèque entre le même mix mono ou stereo, mais bien de deux mixes différents qui s’adonnent être en mono et en stereo. On prèfère alors des mixes différents… Et l’argument commence à être circulaire pas mal.

      Pour Jimi Hendrix, on parle de la ‘British Pressing’ et du ‘American Pressing’, l’un en mono, l’autre en stereo, mais la différence est que c’est pas le même mix ni le même mastering. Et c’est surtout ça la différence.

      Je suis parfaitement au courant de l’intérêt de superposer des sons dans le channel central plutôt que de les splitter, pour tirer tout le jus de leur harmonie, et de leur complémentarité spectrale… Mais tu peux faire ça pour certains sons, et en splitter d’autres. 80 % d’un disque stereo est en mono… Et le 20 % qui reste ajoute à l’intrigue.

      Si le boy que tu cites était si érudit, il aurait aussi ajouté que George Martin… était sourd d’une oreille !

      Clamer la supériorité du son mono en soi est borderline ridicule.

    • C’est Brian Wilson qui était sourd d’une oreille… Martin, jamais entendu parler (mais je ne suis pas érudit).

    • Oui, Martin aussi. Nombreuses sources, dont Anthology.

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