Alain Brunet

Archive, août 2009

Mercredi 12 août 2009 | Mise en ligne à 6h01 | Commenter Commentaires (156)

Les Francos en juin: pour ? contre ? indifférent ?

Les FrancoFolies déménagent en juin. Bon bon, un petit effort avant de décrocher pour de vrai.

Je dresse donc la table pour une discussion qui vous amusera peut-être au cours des prochains jours. Voici  quelques éléments de réflexion pour mieux en débattre si ça vous chante:

Le reportage de Philippe Renaud, Cyberpresse

L’analyse de Daniel Lemay, Cyberpresse

La réception dans l’ensemble, un reportage de Judith Lachapelle, Cyberpresse

La réaction du maire Labeaume: SRC

La réaction de Spectra et du maire Tremblay : Cyberpresse

Le conflit des maires : suivi de Daphné Cameron et Nathaëlle Morrissette, Cyberpresse

Feu nourri de critiques contre les Francos: SRC

Le Festival d’été de Québec demande au gouvernement d’agir: Le Soleil


Les FrancoFolies selon l’organisation de la Fête nationale: CNW

Alain Simard demande une rétractation:  Ariane Lacoursière, Cyberpresse

Jean Charest demande aux parties de se parleret refuse d’intervenir our l’instant: Le Soleil.

Quelques questions, maintenant :

Est-ce vraiment plus rentable financièrement de présenter les FrancoFolies en juin ?

Ce repositionnement améliore-t-il vraiment le choix d’artistes à programmer ?

Si tel est le cas, cela désavantage-t-il alors le Festival d’été de Québec ? Daniel Gélinas, patron du Fetival d’été, a-t-il raison lorqu’il a affirme que le déplacement des FrancoFolies en juin pourrait “tuer” le volet francophone de l’événement, de surcroît le fondement de sa mission originelle ?

Que penser de la vive réaction, éminemment spectaculaire, du maire Labeaume ?

Que penser de la réplique d’Alain Simard ? De l’appui du maire Tremblay ?

Spectra et les FrancoFolies auraient-ils dû consulter tous les grands festivals avant de prendre sa décision ?

En quoi les FrancoFolies peuvent-elles nuire aux célébrations de la Fête nationale ?

Les plus petits festivals de Montréal prévus en juin devraient-ils se repositionner en juillet et en août ?

Qu’adviendra-t-il de Mutek, Suoni per il popolo, Présence autochtone, tous présentés en juin ?

Après le Festival international de jazz de Montréal, c’est-à-dire à partir de la deuxième semaine de juillet, la voie sera-t-elle libre à une succession de festivals plus “nichés” ?

Ces festivals plus modestes pourront-ils tirer avantage du changement de dates des Francos ?

Le gouvernement québécois devrait-il trancher ?

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Lundi 10 août 2009 | Mise en ligne à 6h45 | Commenter Commentaires (29)

Finale rapailleuse

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Oui, les vacances commencent pour moi ce lundi. Pour les semaines qui viennent, je serai pas mal moins présent sur Cyberpresse, soyez-en avisés. Enfin, peut-être serai-je incapable de résister à l’appel du blogue !

Je termine ce cycle intense par l’éloge des 12 chanteurs et leurs musiciens, tous rapaillés samedi soir au Théâtre Maisonneuve. Un moment d’anthologie, rien de moins, que ma collègue Marie-Christine Blais décrit avec justesse, sans exagération.
Louis-Jean Cormier et Gilles Bélanger avaient imaginé un très bel album en mettant en musique les grands textes de Gaston Miron, je ne m’attendais pas à tant de grâce et de musicalité sur scène.

Samedi soir, il n’y avait rien de ringuard au programme. Rien de mince. Aucune effluve de québécitude surannée. Il n’y avait que des artistes de haute tenue, issus de toutes générations, tous mobilisés par la plume de Miron. Émergeant de cet esprit collectif, la musique y fut encore meilleure que sur disque. Plus achevée, plus pleine, encore plus fine,  plus diversifiée, toujours aussi actuelle dans ce contexte de commémoration poétique.

À très bientôt…

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Jeudi 6 août 2009 | Mise en ligne à 16h09 | Commenter Commentaires (28)

FrancoFolies et cie, bientôt la fin du marathon

Bien  sûr, notre couverture des FrancoFolies est différente de celle du Festival de jazz, vaisseau amiral des festivals montrélais. Vu que nous sommes au terme d’un marathon festivalier depuis le début de juin (Mutek-Suoni-Jazz-Nuits d’Afrique-Osheaga-MEG-Francos), nous sommes plus nombreux à couvrir moins de matière chacun.

Je suis néanmoins sorti chaque soir depuis le début des Francos, sauf un samedi passé à Osheaga, et la nuit de dimanche à lundi sur le Meg-Boat. Boum-boum à profusion, néanmoins supertrip nocturne sur le Saint-Laurent. Au retour, vers 3h du mat, ça flashait fort lorsque le bateau est passé sous le pont Jacques-Cartier et qu’on a fait gimper le volume.

Alors, que dire du reste ?

* Tout a été dit sur Coeur de pirate. On suggère d’ailleurs à notre ami Ghost de nous faire parvenir sa thèse sur la belle-et-jeune-blonde-Québécoise-qui-fait-dans-la-pop. Il va finir par publier, je vous dis ! Blague à part, Ghost, vos remarques sur la question sont très appréciées.

* Ai trouvé sympathique et prometteur le mariage PayzPlay et Artist of The Year.

* Ai aimé le Français Spleen et son groupe funky-groove, pour le peu que j’en ai vu.

* Ai trouvé belles les pousses de Movèzerbe, même si encore frêles, même si ça pousse un peu croche.

* Étais content d’avoir flairé Roi Poisson l’an dernier. Bien que prometteur, le groupe était encore très échevelé lorsque je l’avais vu sur scène, fin 2008, dans ce même Cabaret Juste pour rire. Je suis tenté de conclure à une progression fulgurante mais je préfère modérer mes transports. En tout cas, ça torche vraiment, ce Roi Poisson. C’est totalement keb dans l’expression, en plus de balancer une pop assez singulière (prog, rock indie jazz, néo kitsch, blues, psychédélisme, gamineries, etc.) qui a un potentiel de masse. C’est joué solidement, ça peut délirer comme ça peut faire de très solides démonstrations de musicianship.

* N’ai pas du tout trippé sur Nouvelle Vague. Pas été convaincu par l’enthousiasme palpable sur le parterre. Groupe assez moyen, en somme, paire de chanteuses moins que moyennes. Concept charmant pour le studio… qui se dégonfle sur scène, le tout précédé d’une Patère Rose à laquelle je  n’ai pas non plus accroché malgré de nobles intentions… et qui m’a ramené parfois à Cégeps en spectacle.

* Ai contemplé Juliette Greco, que je contemplais pour la énième fois et dont je savais que ce serait plus ou moins similaire aux fois précédentes. So what ?  C’est déjà très honorable pour une octogénaire aussi monumentale que de donner un récital avec une telle précision, une telle grâce.  Ben oui, je pourrais m’étendre sur mes bémols, je préfère m’en tenir à la contemplation de Greco, inatteignable tant et aussi longtemps qu’elle nous offrira de telles soirées.

* Ai trouvé très correcte la prestation de Khaled, crooner assumé du raï moderne, LA voix de l’Algérie pop. Et que dire de ce ciel qui s’est éclairci comme par magie – ce qui a ausi sauvé la croisière du MEG.

* Ai fait du rattrapage en assistant au spectacle de Martin Léon. Son jardin est parfois clairsemé, mais on finit par apprécier l’espace entre les plantes. Bel aménagement poétique, l’intelligence du coeur, une tête remplie de questions impossibles à résoudre, un joli sens de l’absurde, bon humour en prime. De surcroît un accompagnement solide et raffiné, avec notamment l’excellent Rick Haworth et sa forêt de guitare, ou encore la violoncelliste et choriste Mélanie Auclair. Bonne tête, celle de Martin Léon.

* Ai été très touché par l’impact massif du spectacle en extérieur Poussières d’étoiles, un événement populaire (et pas très singulier) à la mémoire de Dédé Fortin, célébré par ses ex-collègues avec l’appui de quelques stars locales: Sébastien Plante (?), Paul Piché (?),  Marc Déry… Lorsque ce dernier a annoncé le dévoilement de La Comète, une chanson inédite de Dédé avec la voix de Dédé et l’accompagnement  en direct de ses Colocs, l’atmosphère était chargée au-dessus de cette foule considérable, peut-être la plus considérable de toutes les FrancoFolies 2009. C’était touchant de voir ces dizaines de milliers de gens fredonner les paroles. On réalisait à quel point l’oeuvre de Dédé a marqué notre imaginaire collectif. Pour les bonnes raisons.

* Ai trouvé Daby Touré, fils d’un des Touré Kunda, un peu redondant par rapport à ce que j’ai entendu de lui jusqu’à maintenant. Cela étant, je ne cesse de me réjouir qu’un Africain de l’Ouest (transplanté à Paris) puisse monter un vrai power trio, capable d’hybrider des grooves mieux connus en Occident tout en conservant une vraie saveur africaine.

* Ai trouvé Martha Wainwright mal préparée pour son récital en français au Théâtre Maisonneuve. D’entrée de jeu , le choix de Piaf (ses chansons connues et moins connues) comme principal élément du corpus ne m’a pas plu particulièrement, vu le caractère vachement redondant de l’exercice. La salade était mixte, il faut dire en revanche. De Richard Desjardins à maman Kate et tante Anna (présentes comme prévu), la salade était néanmoins constituée d’aliments un peu disparates. On a beau trouver charmante cette grande spontanéité du clan McGarrigle, il y a quand même des limites.  Voilà un récital  qui manquait cruellement de soins.

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