Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 30 mai 2009 | Mise en ligne à 18h39 | Commenter Commentaires (45)

    10e Mutek: Raster-Noton et ce qui suit

    byetone.jpg

    L’Allemagne a beaucoup contribué à l’évolution de la musique électronique. Ash Ra Tempel, Tangerine Dream, Kraftwerk et autres formations ont participé à la construction de ce mythe de la musique électronique allemande, située quelque part entre la pop culture et la recherche fondamentale. Ne dérivons pas dans les clichés, notons néanmoins ceci: le romantisme profond de l’imaginaire allemand sied parfaitement avec l’exploitation des technologies de pointe.

    Le 10e Mutek nous le rappelle.

    Prenons le label Raster-Noton, dont l’esthérique minimaliste, la profondeur de la recherche formelle et la relative austérité de la facture générale ont fait école partout dans le monde électro depuis dix ans.

    La direction artistique de Mutek avait eu le flair de miser fort sur Raster-Noton, à qui elle a fait une place de choix pour le dixième anniversaire -ce samedi à la SAT.

    Prenons Byetone, pseudonyme d’Olaf Bender, un des fondateurs de Raster-Noton

    La froideur et l’extrême simplicité apparentes de son travail (je parle notamment de l’album récentdeathofatypographer), la progression lente et calculée du groove, le caractère hypnotique des propositions musicales, voilà autant d’éléments qui génèrent une fascination certaine pour les éléments sonores qui s’imbriquent au fil des secondes dans la musique d’Olaf Bender.

    À entendre ce samedi au 10e Mutek ainsi que sur cette page MySpace, il va sans dire.


    • Pas moyen de contacter qui que ce soit pour vérifier la disponibilité des billets à la porte pour ce soir ?

    • Je ne peux pas dire que la musique électronique me fait vraiment vibrer présentement …

      Dans les années 70, j’ai trippé un peu sur la musique de Can et Neu!…

      Beaucoup sur Kraftwerk et Tangerine Dream … Klaus Schulze… Brian Eno…

      Dans les années 90, certains de mes amis ont tenté de m’intéresser à des groupes comme Autechre et Aphex Twin mais mes goûts musicaux sont trop *organiques* pour que j’accroche encore à ce genre…

      N/P ~ Wounded Heart of America: Songs of Tom Russell

    • J’écoute encore le fameux “X” de Schulze… et j’ai convaincu l’an dernier le prof de spinning de mettre un album complet de Schulze pour un programme de 45 minutes, ce qui découla en une des plus planantes sessions de spinning… mais au-delà de ça?

    • Non, vraiment, je suis incapable d’écouter ça. Je préfère le rythme “sunny” et “happy” du label Monique Musique…

    • Excellent soirée à la SAT, beaucoup de monde, belle ambience, Byetone a fait ma soirée, avant d’aller au Métropolis pour Tobias. et L’Usine, et une première heure magistrale de Carl Craig (préscision, je suis aller me coucher… le reste a du aussi être très bon!)

    • @bt627

      Au-delà de ça ??? Trois décennies de musique électronique, des dizaines d’artistes de même niveau (au moins) que Schulze.

    • Avoir cessé d’écouter de la ”musique électronique” (terme galvaudé à mort) après Schulze, c’est comme avoir cessé d’écouter du rock après Elvis Presley!

      Yep belle soirée à la SAT hier, surprenant moi qui m’attendait à une expérience clinique, austère et finalement un peu froide, nous avons été plongé dans une expérience audio-visuelle pas mal le fun. Alva Noto m’a conquis avec son déluge de basses fréquences. :-)

    • @ AB, mon commentaire n’était pas complet, je m’en rends compte maintenant: au-delà de ça, je n’écoute pas grand-chose “électronique” et je suis content de pouvoir prendre quelques notes sur des trucs plus récents!

      @jon8 vous avez raison, j’ai d’ailleurs écouté quelques trucs outre Schulze, mais le new-age qui a envahi la section “électronique” des disquaires pendant des années, dont les ennuyants Kitaro, Vangelis et Enya m’ont fait cessé de m’intéresser au genre et m’ont sûrement fait passer à côté de trucs brillants. D’où mon intérêt à prendre des notes (après en avoir pris un peu sur le punk!)

    • @ AB, d’ailleurs, quels seraient ce top 10 d’artistes de même niveau que Schulze, à votre avis?

    • ”@jon8 vous avez raison, j’ai d’ailleurs écouté quelques trucs outre Schulze, mais le new-age qui a envahi la section “électronique” des disquaires pendant des années, dont les ennuyants Kitaro, Vangelis et Enya m’ont fait cessé de m’intéresser au genre et m’ont sûrement fait passer à côté de trucs brillants. D’où mon intérêt à prendre des notes (après en avoir pris un peu sur le punk!)”

      Faudrait peut-être changer de disquaire, hehehe! Kitaro, Vangelis et Enya dans la section électronique me semble démontrer un gros problème de classement..

      Premièrement, il faudrait s’entendre sur ce que ”musique électronique” veut dire. Je peux concevoir qu’en 1981 ca voulait dire sonorités plastiques de synthétiseurs et rythmes de piste de danse, mais en 2009..!
      Les sons ”électroniques” s’infiltrent partout… Tiens, vite fait comme ça je pense à Ariane Moffat, Radiohead, Madonna, Portishead, Nine inch Nails, Bjork, U2, etc.. etc..
      Et du côté ”électronique pur”, les artistes intègrent des sonorités organiques, des instruments acoustiques et mélangent tous les styles. La musique n’a pas de frontière.

      Bien entendu, hier c’était un exemple de musique tout de même très mécanique et rythmée. Mais il existe des centaines de variations pour différentes ambiances et goûts.

    • ”AB, d’ailleurs, quels seraient ce top 10 d’artistes de même niveau que Schulze, à votre avis?”

      :-)

      Je serais aussi très curieux de lire les recommandations d’Alain en ce qui concerne la musique électronique!

    • @jon et bt627

      Je vous fais mon top demain matin. Je dois repartir aux concerts ce soir… Hier j’ai vu un bout de Raster-Noton, puis je me suis échoué à Nocturne 4 au Métropolis. Je vous en cause demain mat.

    • Lorsque je revois les film de W. Hersog, la musique de Popul Vuh me fait encore frissonner les neurones.

    • Voici un petite liste de mes artistes électro contemporains préférés. En espérant vous faire découvrir quelques trus !

      -Matmos, USA
      -Mouse on Mars, Allemagne
      -Boards of Canada, Écosse
      -Aphex Twin, USA ?
      -Lindstrom, Norvège
      -Biosphere, Norvège
      -Four Tet
      -The Field, Suède
      -The Knife, Suède
      -Amon Tobin
      -Higher Intelligence Agency, UK
      -Murcof, Mexique
      -Air, France
      -Rechenzentrum, Allemagne
      -Ladytron, UK ?
      -Röyksopp, Norvège
      -Gang Gang Dance, USA
      -Ulrich Schnauss, Allemagne

      …pour ceux qui me viennent en tête à brûle pour point.

      Vous pourrez constater en consultant des sites comme Pitchfork.com, qu’il y a un retour imminant du Dance et même du Disco avec une panoplie de nouveaux artistes prometteurs comme Hercules and Love Affair et bien d’autres.

      Bonne écoute !

    • Quelques recommandations :

      - Autechre (surtout les 3 premiers albums)
      - Kode 9 (et son label Hyperdub)
      - Modeselektor
      - Harmonic 313 (qui vient de sortir un album sur le label Warp)
      - Aphex Twin est un artiste MAJEUR aussi.

    • Aphex Twin est britannique et non pas américain tel que mentionné un peu plus haut.

      Et retour en force de l’italo disco, en effet, mais c’est une autre histoire je suppose.

    • La sensibilité allemande pour l’électro a fait époque, même si c’est une jolie invention française, ou disons, franco-russe, puisque Martenot et Theremine étaient un peu copains et s’échangeaient des diagrammes.

      Une chose que je n’ai jamais pu m’expliquer, est que ce sont les Allemands et Brits qui ont poussé à fond les Moog modulaires et les minimoog (Kraftwerk ploguaient leurs guitares là-dedans) alors que c’est une invention américaine, et que à part Hawkwind, personne ou presque au USA n’utilisait ça.

      C’est drôle comment tout le monde parle de Schulze, mais à mon avis, les albums d’Edgar Froese (sur l’étiquette Brain), son ‘collègue’ de Tangerine Dream, sont de loin supérieurs. Moins de bidouillage et plus d’ambiance. C’est d’ailleurs ce que je reproche à l’électro ‘numérique’ de bien des DJ, c’est que c’est trop de ‘knob-twisting’ et pas assez d’intelligence du propos harmonique ou rythmique.

    • Voici donc mon top 10 (sans ordre), en toute subjectivité- ceci exclut la musique électroacoustique qui mérite un autre top 10…

      Kraftwerk
      Aphex Twin
      Amon Tobin
      Autechre
      Burial
      Akufen
      Atom/Atom Heart/Senor Coconut, etc.
      Carl Craig
      Daft Punk
      Modeselektor/Aparat/Moderat

    • @raph et alain

      Intéressantes listes…

      Quelques ajouts pour ceux en quête de trucs à explorer, en excluant les méga-incontournables déjà nommés syles Kraftwerk, Schulze, Boards of Canada et cie :

      Edgar Froese, carrément psychotrope : c’est presque un répertoire dangereux
      Sylvette Allart (l’ondiste de Ne Me Quitte Pas de Brel, de la sonate pour Ondes martenot et Piano de François Dompierre, et même, je crois, sur les Cinq Saisons d’Harmonium), d’une virtuosité et d’une sensibilités exceptionnelles
      Pierre Henry et son psyché-rock, l’électro primitif à son meilleur !
      Deadbeat (le maître des infrabasses)
      Air, pour leur raffinement et la sensibilité baroque
      Bertrand Burgalat, pour l’intelligence et le sens poussé du kitsch,
      The Scientist (jamaïque), le père de tous les bidouilleurs
      Keith Leblanc, un adepte du collage 20 ans avant le temps
      Fripp et Eno, pour l’absence totale de concessions
      Do Make Say Think, pour le côté DIY
      Les Silver Apples, bien que j’aimerais en avoir entendu davantage pour mieux en parler
      Cerone, le maître de la première vague proto-house du eurodisco (Supernature, avec ses rugissements synthétique de tigre, wow !) sans oublier son solide lieutenant québécois Gino Soccio
      Certains passages de Pink Floyd, mine de rien, sur Animals, surtout
      Tim Hecker…

      Bon, j’arrête là…

    • @Alain
      ”ceci exclut la musique électroacoustique qui mérite un autre top 10”
      Je suis curieux de connaître vos goûts dans la sphère électroacoustique/acousmatique…

    • ma p’tite sélection d’artistes , juste comme ça en passant… (anyway, il est trop tôt pour bien penser)

      Pete Namlook, et son label Fax.
      Atom Heart, pas juste pour ses extravagance récentes, mais pour ses oeuvres ambiantes.
      Robert Henke et Thomas Köner, mis sur la même ligne, pour l’ensemble de leurs oeuvres.
      The KLF, pour avoir fait ce qu’ils ont fait (et le livre The Manual (How to Have a Number One the Easy Way) )
      The Orb, pour les premiers grands classiques
      Vladislav Delay (et tous ses autres pseudo)

      Quelques étiquettes et collectifs
      Basic Channel/Chain Reaction, le label, pour mettre un peu de “dub” dans le minimalisme allemand.
      Raster-Noton, pour l’esthétisme de la musique, sans compromis.
      Kompakt, pour l’ensemble du catalogue, du minimal, ambiant et techno.

      je vais mettre aussi 2 DJ, car ils ont beaucoup contribué à la distribution et diffusion de la musique électronique ces dernières années:
      James Holden, pour ajouter de l’éclectisme dans nos nuits.
      Richie Hawtin, pour faire avancer la technologie dans le DJism.

    • @maximilien

      Un ami m’avait vanté Richie Hawtin comme la Seconde Venue du Christ, j’ai acheté Closer mai j’ai été quelque peu déçu. Si je devais lui donner une 2e chance, j’achèterais quoi ?

    • @mikhail_boulgakov @maximilien

      Pour Plastikam (aka Richie Hawtin) je conseille l’album “Consumed” et “Sheet One”.

    • Hors sujet… on aura droit à une petite note sur le nouvel album de Sonic Youth, The Eternal ?

    • @Mikhael

      Hawkwind sont britanniques. Mais les Doors ont utilisé le Moog, The Byrds aussi, quoi que pas d’une façon aussi soutenue que bien des groupes Allemands. Des artistes jazz et funk américains aussi l’on fait assez tôt. L’utilisation se démocratise un peu plus tard et même Radio Shack vendra une machine conçu par Moog. Le Realistic MG-1 (quelle synthé!).

      Et je seconde la recommandation de Consumed de Plastikman. J’ai vraiment écouté cet album des centaines de fois.

    • @francis

      Merci pour la précision, ça doit faire 15 ans que je suis persuadé que Hawkwind est le seul groupe ‘prog’ américain de l’époque ! Finalement, ç’a en laisse pas beaucoup !

      C’est vrai que Herbie Hancock se servait beaucoup du moog pour les ronnes de basse (chameleon) et le premier de Madonna a du ‘bass-moog’ à la grandeur. Steve Miller a fait qq trucs chouettes avec ça. Les Doors ? Assez peu, quand même. En fait, j’en replace pas une de mémoire qui en ait. Un rhodes-basse, surtout. Aujourd’hui le kingpin du moog modulaire c’est John Frusciante, il passe ses reverse echo de voix et de guitare là-dedans, c’est hyper subtil.

      La première note de Moog du Royaume-Uni ? Here Comes the Sun, pour doubler le thème. Tout frais sorti du container, avec du styrofoam entre les pitons.

      J’ai un minimoog 1971 original en garde partagée ces temps-ci, c’est hallucinant comme machine. J’ai entendu parler du Realistic, y’a quand même moyen de s’amuser ferme avec ça si on est mal pris.

    • Strange Days des Doors.

    • Oui, comme je disais, il y a une une utilisation assez tôt aux États-Unis, mais disons que ça semble être plutôt anecdotiques. Peut-être dans des trucs plus marginaux?

      Tu as raison pour le prog américain je crois. Je ne pense à rien de majeur en effet, à part Captain Beefheart ou Zappa, mais bon, on parle peut-être pas vraiment de prog dans leurs cas.

      Le Realistic MG-1 est en fait un Moog Rogue, mais constitué de pièces fournies par Radio Shack. Peut-être LE moyen d’avoir un Moog sans trop se ruiner. J’en ai un aussi en garde partagée : )

      Je ne savais pas pour Here Comes the Sun. Tiens, faudrait que je réécoute.

    • @francis

      C’est vers la fin de mémoire, ça double la ligne vocale pendant qq mesures en onde triangulaire : sun, sun, sun, here he comes, avec les oscillateurs désaccordés.

      @ghost

      T’as lu ça où, ghost ? Parce que de fait, sur Strange Days, il est utilisé comme modulateur d’enveloppe seulement sur la voix de Morrisson.

    • Aucune mention de Faust, qui vient de sortir un nouvel opus?

      Pour moi, les plus grands sont Can. Landed et Soon over Babaluma sont des monstres.

    • @ mikhail_boulgakov

      Le bassiste de Hawkwind était … Lenny, fondateur de Motorhead. Curieux que tu considères Hawkwind comme du progressif. C’est du space rock, non? Tu parles de la période Warrior on the Edge of Time?

    • @austerlitz

      Lenny, ayoye. Décidément, c’est ma journée pour en apprendre sur Hawkwind, qui est, effectivement, plus space rock que franchement ‘prog’, mais disons que je parlais de ‘prog’ at (très) large, comme quand on dit que Pink Floyd est ‘prog’, alors que c’en est pas pantoute. Et j’en sais pas assez (manifestement!) sur Hawkwind pour faire des nuances sur les périodes. J’ai un album chez moi et je sais même plus lequel.

      Can sont des géants. Mais j’ai du mal à classer ça ‘électro’, tant c’est quasiment du gossage Pro-Tools sans Pro-Tools, mais à partir de sons fondamentalement organiques.

    • Ha, le grand débat space rock vs. prog!

      Je dois dire que si j’avais un classement à faire dans mon iTunes, je classerais moi aussi ça plutôt dans «space rock».

      Can Tago Mago : dans mon top 10, c’est certain! Je ne connais pas tous les disques (ni tous les disques d’Hawkwind non plus), mais c’est quand même des groupes avec une instrumentation traditionnelle dominante. On ne peut pas vraiment parler de musique purement électronique, non?

    • Désolé, je n’avais pas vu la réponse de Mikhael avant de moi-même répondre. Je suis donc d’accord avec lui.

      D’ailleurs, la pièce «Motorhead», un des classiques de Motorhead a d’abord été jouée et enregistrée par Hawkwind. Très bonne version, d’ailleurs. Lemmy a débuté comme roadie du groupe avant d’en devenir le bassiste.

    • Can est effectivement très difficile à classer. Probablement une des racines du world beat à naître. Holger Csukay, qui collabora par la suite avec Eno, Sylvian, etc. était bassiste dans Can. Des novateurs en tous points. Et Irwin Schmidt, le claviériste, ajoutait une touche mystique et incandescente.

      Landed (1975) est vraiment remarquable (et plus accessible).

      Parlant de progressif, Van Der Graaf Generator jouera à Montréal le 25/7.

    • Scuzez, le 9 juillet plutôt pour la bande à Hammill.

    • Sur le wiki anglais:
      “The first pop-rock recordings to feature the Moog synthesizer were Strange Days by The Doors, released in September 1967[10], followed by Pisces, Aquarius, Capricorn, & Jones, Ltd. by The Monkees and Cosmic Sounds by The Zodiac[11], both released in November 1967, The Notorious Byrd Brothers by The Byrds (January 1968) and Simon & Garfunkel’s Bookends (April 1968). Buck Owens made the second purchase of the Moog, although no known music was developed by him on it. (Carlos purchased the first and Micky Dolenz of the Monkees purchased the third model).”

      Tiens, tiens, les Monkees…

      L’info vient du livre de Thom Holmes, Electronic and experimental music : technology, music, and culture.

      Au Québec, on retrouve du Moog sur Charlebois-Forestier sorti en novembre 68, si je ne m’abuse. Peut-être que les singles sont sortis plus tôt.

      Il y a aussi des albums de Claude Denjean à partir de 1970: http://franklarosa.com/vinyl/Exhibit.jsp?AlbumID=27

      Denjean serait un Français qui a travaillé au Québec, notamment sur Ferland. Je ne trouve rien d’autre sur lui.

      En passant, Morrison (et non Morrisson). Je sais que tu aimes bien corriger les gens…

      Sinon, pour ce qui est de l’invention franco-russe, c’est sans compter sur l’américain Thaddeus Cahill et son Teleharmonium et d’autres avancées avant lui: http://www.synthmuseum.com/magazine/time0010.html

    • Lemmy, me disais aussi, c’est ça, ‘m’. Pas ma journée. Ace of Spades…

      Dur à classer ou non, il reste qu’il y a une question simple pour savoir si n’importe quel musique est de l’électro ou non. Est-ce que une seule molécule d’air a vibré lors de cet enregistrement ? Si la réponse est non, c’est de l’électro. Si c’est oui, c’est au mieux hybride.

      Y’a aussi des ‘procédés’ électro de looping, etc, de sons organiques, de samples à l’origine organiques, où tout se passe dans les machines ou presque. Mais là aussi c’est hybride.

      Amon Tobin disait que pour son dernier disque, il avait utilisé pour la première fois de sa vie un micro et qu’il était un peu traumatisé, c’est dire. L’électro c’est ça, un signal électronique qui est généré et va direct sur le ‘tape’.

    • Je vois que mon dernier message ne s’est pas encore “imprimé”, probablement pcq j’avais des liens internet.

      Je rectifie une infos: Thom Holmes ne parle pas des Doors. C’est plutôt ici: http://www.soundonsound.com/sos/dec03/articles/classictracks.htm

    • Plastikman, c’est plus “danse” comme musique électronique. J’aime beaucoup son premier disque, “Sheet One”.

    • Au début de 1966, Brian Wilson des Beach Boys demande à Paul Tanner de venir jouer du Theremin sur I Just Wasn’t Made for these Times et Good Vibrations.

      En tournée, Tanner refuse de suivre le groupe. Wilson se tourne alors vers Robert Moog qui avait des Theremin. Ce dernier construit plutôt pour le groupe un “transistorized audio oscillator” à jouer avec le doigt, probablement un modèle unique, que l’on peut voir sur ce live fin 66 (mais le son vient du single): http://www.youtube.com/watch?v=zMfRH11-m4g

      Ici avec une machine un peu différente, et ils jouent pour de vrai: http://www.youtube.com/watch?v=WW_qZaeLVUY&feature=related

      Pas pour rien que les groupes californiens (Doors, Monkees, Byrds, Sagitarious, etc.) fans des BBoys vont ensuite mettre du Moog partout fin 67, notamment grâce au productions de Gary Usher, un proche de Wilson.

    • Au début de 1966, Brian Wilson des Beach Boys demande à Paul Tanner de venir jouer du Theremin sur I Just Wasn’t Made for these Times et Good Vibrations.

      En tournée, Tanner refuse de suivre le groupe. Wilson se tourne alors vers Robert Moog qui avait des Theremin. Ce dernier construit plutôt pour le groupe un “transistorized audio oscillator” à jouer avec le doigt, probablement un modèle unique, que l’on peut voir sur ce live fin 66 (mais le son vient du single): http://www.youtube.com/watch?v=zMfRH11-m4g

    • Ici avec une machine un peu différente, et ils jouent pour de vrai: http://www.youtube.com/watch?v=WW_qZaeLVUY&feature=related

      Pas pour rien que les groupes californiens (Doors, Monkees, Byrds, Sagitarious, etc.) fans des BBoys vont ensuite mettre du Moog partout fin 67, notamment grâce au productions de Gary Usher, un proche de Wilson.

      PS: Je vois que le blogue ne prend pas les posts avec plus d’un lien internet.

    • “Pete Namlook, et son label Fax.”

      Sans contredit. Malheureusement méconnu.

      Max, t’a oublié Tiesto, PVD et Armin!

      mouhaha

    • @Mikhail et francis222 :

      Ah, le Realistic MG-1… Mon premier synthé, payé 100 piastres à Chicoutimi en 92 et que je regrette d’avoir vendu par la suite. Merci pour les souvenirs !

      En fait, il s’agit plutôt du demi-frère du Moog Rogue vu qu’il possède quelques fonctions que le Rogue n’avait pas : ring modulator, meilleur choix de formes d’onde, section d’orgue (probablement empruntée au Moog Opus 3) qu’on pouvait filtrer et mélanger avec les oscillateurs. Mais bon, le boîtier, les pitons et les touches étaient identiques au Rogue sauf qu’il n’avait pas de contrôleurs pour la modulation et le pitch bend.

      La machine parfaite pour apprendre la synthèse analogique. Dommage qu’elle coute une fortune sur Ebay présentement !

      Salutations !

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