L’Allemagne a beaucoup contribué à l’évolution de la musique électronique. Ash Ra Tempel, Tangerine Dream, Kraftwerk et autres formations ont participé à la construction de ce mythe de la musique électronique allemande, située quelque part entre la pop culture et la recherche fondamentale. Ne dérivons pas dans les clichés, notons néanmoins ceci: le romantisme profond de l’imaginaire allemand sied parfaitement avec l’exploitation des technologies de pointe.
Le 10e Mutek nous le rappelle.
Prenons le label Raster-Noton, dont l’esthérique minimaliste, la profondeur de la recherche formelle et la relative austérité de la facture générale ont fait école partout dans le monde électro depuis dix ans.
La direction artistique de Mutek avait eu le flair de miser fort sur Raster-Noton, à qui elle a fait une place de choix pour le dixième anniversaire -ce samedi à la SAT.
Prenons Byetone, pseudonyme d’Olaf Bender, un des fondateurs de Raster-Noton
La froideur et l’extrême simplicité apparentes de son travail (je parle notamment de l’album récentdeathofatypographer), la progression lente et calculée du groove, le caractère hypnotique des propositions musicales, voilà autant d’éléments qui génèrent une fascination certaine pour les éléments sonores qui s’imbriquent au fil des secondes dans la musique d’Olaf Bender.
À entendre ce samedi au 10e Mutek ainsi que sur cette page MySpace, il va sans dire.
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