Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 26 mai 2009 | Mise en ligne à 9h43 | Commenter Commentaires (213)

    Iggy Pop dans l’île de Houellebecq

    iggy-pop-preliminaires.jpg

    Les Feuilles mortes, grand classique de Jacques Prévert et Joseph Kosma. Un accent anglo gros comme ça. Une voix d’outre-tombe, dramatique et sensuelle.  La rythmique synthétique et les claviers font bon ménage avec une clarinette lascive. Qui souffle loin, très loin des Stooges. Je fais écouter la version à un ami proche, je lui demande de deviner qui en est l’interprète. Il est tenté de répondre Leonard Cohen, mais il y a un petit quelque chose qui dévie vers un ailleurs insolite, terriblement séduisant.

    Mais si mon ami, c’est Iggy Pop !

    Après avoir été le héros d’Osheaga l’été dernier, après avoir perdu son collègue Ron Asheton (le guitariste et bassiste des Stooges a été trouvé mort dans sa résidence d’Ann Harbor, le 6 janvier 2009), le sexagénaire qu’on dit un des ancêtres cruciaux de l’esthétique punk, a investi  s’inspirant du jazz primitif néo-orléanais, du Delta blues, de la bossa nova,  du easy listining, de l’art rock ainsi que de La possibilité d’une île, roman et long métrage de Michel Houellebecq.

    “Il aborde le sujet du clonage et de la création artificielle d’une nouvelle espèce tout en poursuivant la réflexion de l’auteur sur la société contemporaine, en particulier sur les relations entre les hommes et les femmes”, résume-t-on sur Wikipédia.

    Et voilà Préliminaires, contre toute attente, le 15e album studio de Sieur Iggy, auxquels participent le multi-instrumentiste Hal Cragin, le batteur Kevin Hupp, le clarinettiste Marc Phaneuf, la chanteuse Lucie Aimé, le pianiste John Cowherd, le trompettiste Tim Ouimette, le tromboniste Clarence L. Banks.

    Wow.

    Deux écoutes et le constat m’apparaît clair : grand est cet album qui vient de sortir en France (vous pouvez le télécharger dès maintenant sur les plateformes européennes) et qui sera distribué physiquement dès la semaine prochaine dans une galaxie près de chez nous.

    Le hasard existe-t-il, au fait ?

    La question me revient à l’esprit, juste après ce long débat (ça s’exprime pas à peu près sur ce blogue!) sur la punkitude, avec pour point de départ la sortie du nouveau Green Day. Car il est ici question d’un prédécesseur,  illustre papi punk  qui fait la démonstration pure et simple qu’il est possible de verser dans la sophistication sans vendre son âme rock… au Bon Dieu !

    Écoutez Nice To Be Dead, une des plus musclées de cet album, vous m’en direz des nouvelles.

    Au programme (entre autres) :

    Les feuilles mortes en guise d’introduction et de conclusion.

    Rock mature, toujours sauvage – Nice to Be Dead.

    Jazz primitif: King of the Dogs, une musique signée Louis Armstrong et Lil Hardin, première épouse du trompettiste.

    Blues ancestral et d’autant plus acoustique, inspiré de l’époque Robert Johnson et Leadbelly… mais créé par Iggy: He’s dead/She’s alive

    Bossa nova en mode crooner: How Insensitive , version anglaise d’Insensatez créée par Antonio Carlos Jobim, qui s’était lui-même inspiré du Prélude #4 de Chopin.

    Michel Houellebeck a d’ailleurs participé à l’écriture d’une des douze chansons de Préliminaires, c’est-à-dire A Machine For Loving.

    J’alimente ce billet avec la certitude qu’un rockeur aussi viscéral qu’Iggy Pop peut évoluer vers le raffinement et la complexité sans se renier. Aucunement.

    Pour vous en convaincre, voilà quelques liens de téléchargement légal:

    Site officiel

    Virginmega.fr

    7 digital

    Quobuz

    Alors?

    Oui, on peut être issu de la plus sauvage des expressions rock, et pondre des albums aussi subtils que celui-ci. On peut ne pas être statique comme Green Day, mettons…


    • Curieux d’entendre l’ovni. C’est sûr que le débat punk va se transporter ici. Car chez les punks il y a division entre ceux qui codifient et ceux qui pratiquent une anarchie évolutive. Iggy c’est un curieux un peu maladroit qui devient génial lorsque bien entouré. Son parcours est parsemé d’albums ordinaires enregistrés avec des musiciens de studio catégorie Z. Heureusement il y a certaines perles étonnantes comme ce “The idiot (1976)” écrit et réalisé par Bowie. Déja à l’époque le débat punk s’est allumé suite à la parution de cet album auquel certains reprochaient de laisser trop de place aux claviers au moment ou le style Stooges trouvait enfin preneur. L’ironie est que Iggy était alors de nouveau en avance puisque son disque faisait office de précurseur post-punk (l’histoire sinistre veut que Ian Curtis écoutait The idiot au moment de se pendre).

      Iggy s’est essayé au Spoken word sur l’incompris Zombie Birdhouse de 80 et au crooning sur Avenue B de 99. Il a mené la reformation du seul groupe ou cela comptait vraiment, et semble encore être l’ultime trompe la mort du rock lorsqu’il soumet son vieux corps à l’épreuve du concert. Chanteur sous estimé, big bang punk à lui tout seul on ne peut que lui souhaiter la récolte d’un succès historiquement mérité.

      Maintenant cet album je le crains un peu n’ayant pas d’admiration énorme pour Houellebeck. Mais votre critique rends l’expérience attirante. En français vous dites ??? Ça alors !

    • @vieuxcon

      Seulement Les feuiles mortes en français. Le reste est en anglais. C’est vraiment super. Et merci de vos notes complémentaires.

    • ETK, faut donner son dû au punk : y’a pas un band de subventionné là-dedans !

      Sale temps pour les subs au Québec, non ? Un film autoproduit de sa poche rafle 3 prix à Cannes, alors qu’il a coûté moins cher à faire que les frais de resto du président de la SODEC. Soviétique en ta…

      Drôle de pays, le Québec, quand même. Des gens pour un État ‘fort’ qui se mêle d’identité, de culture, bref, vaguement orwellien mais en définitive plutôt clécrical, s’autoqualifient de ‘gens de gauche’, et progressistes alors qu’ils se battent bec et ongles pour ‘protéger la culture et l’identité’ (ein volk !) alors que des libertaires pro libre-entreprise -comme Houellebecq (corrigez votre tire, Alain)- sont qualifiés ‘de droite’. Société distincte, quand tu nous tiens…

      C’est décidé : je suis un punk… Iggy s’y est pas trompé : il a reconnu un confrère.

    • Le clip de la pièce King of the dogs est tout simplement génial… en faite je dis le clip mais c’est plutôt un 3 pour 1 gracieuseté de Patrick Boivin un artisant du Québec qui fait sa marque entre autre sur le web avec plusieurs vidéos millionnaire (plus d’un million de visionnement) sur youtube!

      Dominic Arpin en parle ici:
      http://www.dominicarpin.ca/patrick-boivin-trois-clips-pour-le-prix-d%E2%80%99un-2685.html

      Vous n’avez qu’à inscrire Patrick Boivin comme recherche sur youtube vous comprendrez rapidement pourquoi Iggy Pop et Indochine on voulu s’associer à ce génie… Quand tu dis non à Coldplay pour faire leur prochain clip parce que tu es trop booké dans ton horaire c’est que t’es rendu BIG!

      Bonne découverte tout le monde!

    • Ce n’est pas un univers totalement nouveau pour l’iguane, puisqu’on se souvient il y a quelques années il avait déjà joué au crooner en faisant un duo fort réussi avec Françoise Hardy. Le duo avait repris I’ll be seeing you.

    • Merci Alain de nous avoir aiguillés sur cet album qu’on devra qualifier bientôt de grand, il m’a requinqué, je l’ai espéré après l’intimiste “Avenue B” et il est là.

      Iggy présente son album sur Amazon.fr (ça vaut le détour).

      http://www.amazon.fr/Preliminaires-collector-digipack-Iggy-Pop/dp/B0023HPI2I

    • @mikhail_boulgakov

      C’est clair qu’il en existe à la tonne des artistes québécois qui peuvent allonger 150 000$ de LEUR poche pour s’auto-produire… . Aussi…petite précision plutôt intéressante:

      En 2008, il entreprend la production puis la réalisation de son premier long-métrage, J’ai tué ma mère, dont il a écrit le scénario deux ans plus tôt, à 17 ans. Anne Dorval, Suzanne Clément, Patricia Tulasne, Monique Spaziani, François Arnaud et Niels Schneider sont de la distribution. Soumis à la SODEC et à Téléfilm Canada, le film a d’abord été refusé, puis financé par la SODEC après un second dépôt au volet indépendant.

      Oops…ça à l’air qu’on a affaire à un AUTRE subventionné!!!

      En bout de ligne, il devient lassant ce genre de discours…

    • @vanbasten

      Effectivement très très réussi le duo. D’ailleurs, cet album (Jazz à St-Germain des Prés) figure avantageusement au premier plan de ma collection! :o)

    • @mikhail

      SVP Mikhail. On parle d’Iggy Pop. On connaît votre pensée sur le soutien de l’État à la culture, vous avez eu de multiples occasions de l’exprimer. Essayez donc de vous en tenir au sujet proposé, à tout le moins vous en tenir à la pensée de Houellebeck si ça vous chante. Moi aussi j’aime LF Céline, je n’ai nul besoin de vous rappeler mes convictions à gauche parce que l’écrivain que j’admire flirtait avec la droite raciste à l’époque.

    • Dolan a eu une subvention de 650 000$ pour finir son film… Jutras n’a pas eu de subvention pour faire A tout prendre et il s’est endetté pour dix ans. Son deuxième long métrage de fiction est Mon oncle Antoine, autre chef-d’oeuvre. On a perdu 10 grands films de Jutra.

      Le bottom line est celui-ci: sans subventions, pas de cinéma québécois. Après, il y a des subventions de sans génie (Les Boys) et des subventions à des gens qui le méritent (comme Denis Côté pour son prochain film).

    • @ghost

      Ça s’adresse à vous aussi. Si on se remet sur ce mode clavardage gauche-droite-subventions (et vous savez que je suis plutôt d’accord avec votre position), on devient redondant. Et on perd les autres qui sont avec nous pour d’abord tripper musique. On y reviendra un jour, mais il faut penser à tous SVP.

    • WOW, je plane ! Iggy Pop et La possibilité d’une île ! J’aime le premier et je considère le livre de Hoellebecq comme un chef d’oeuvre (qu’il faut savoir lire, il est vrai, pour ne pas tomber dans le critique du genre “c’est donc ben vulgaire (cochon) c’te livre là !”.

    • Jutra sans S, je rectifie.

    • Je viens aussi de le voir sur iTunes dans le Store du Canada pour un téléchargement légal et j’imagine que c’est pas mal tous la même qualité.

      J’écoute juste des extraits de 30 secondes pour le moment et je sens la présence et le charisme du ”bonhomme”.

      Pour Green Day, la toune ”Know your Enemy” a été mise sur Dailymotion. Je trouve juste que c’est un genre de bonne toune commerciale pour tourner sur des stations de radio. Même si c’est différent plutôt que de me faire penser à du punk cela me fait penser à du Bon Jovi de la fin des années 80. Ou d’autres groupes de type hard rock et ici avec quelques sonorités punk. Mais pas mal loin de l’esthétique punk dans cette toune là…

    • Je viens tout juste de compléter l’écoute de l’album…très beau cru. Les chansons s’enchaînent et même s’il semble y avoir un fil conducteur, je trouve les styles très éclatés…et hétérogènes…ce qui est tout à l’honneur de Sieur Iggy! “Spanish Coast” me suivra certainement pendant plusieurs jours! :o)

      Pour “Les Feuilles Mortes” cela dit, le son “porn-psychotronique” des années 70 ne m’a pas encore totalement convaincu…!

    • Bien tiens je me suis trompé… Sur le site 7digital c’est en format 320 kbps alors que iTunes c’est du 128 ?

      http://fr.7digital.com/artists/iggy-pop-(2)/preliminaires/

      Mais sur les sites de France il vous faut pas une carte bancaire de France ?

      Bon c’est juste une question et les gens savent sûrement s’y prendre autrement.

    • Il y avait Iggy et Houellebecq en couverture des Inrocks voilà deux-trois semaines. Un belle échange d’admiration entrevue double.

    • Avec probablement une qualité inférieure je peux maintenant faire l’écoute gratuitement et on verra dans le futur pour un achat ou pas. Je suis qu’un petit acheteur.

      J’écoute légalement sur :

      http://www.musicme.com/

      Je commence avec ” I want to go to the beach” , j’aime cela.

    • Ah… Il y a des erreurs sur musicme… Ils me font jouer autre chose que j’essaye d’écouter ”Les feuilles mortes” …

      Bon mais, c’est mieux que rien pour d’autres titres ils sont là… J’ai pas encore tout écouté ou vérifié…

    • Cet album est punk, je le sais, c’est écrit sur p*ratebay, Iggy Pop – Preliminaires (2009) – Punk Rock :)

      Sérieux, parlant de chanson française, je ne voudrais pas partir un autre débat, mais elle est vraiment morte avec Maurice Chevalier, non? ;)

    • @iMoi

      Une blague ?

    • Oui, tentative de, blague, désolé, je recommencerai plus, promis. J’ai écouté le Iggy nouveau, j’aime bien les tounes 4, 7 et 9 :)

    • @AB

      Y’a un lien, me semble. Il ne saurait y avoir de contre-culture (punk, par exemple) dans un cadre de culture nationalisée. La révolution punk et Iggy Pop sont nés dans l’antre du capitalisme, l’infâme couple USA/GB. Justement à cause du laisser-faire qui y prévaut. La révolution punk n’aurait pas risqué d’apparaître à Moscou, ni à Paris… ni à Québec.

      Le corollaire, c’est que la prochaine n’apparaîtra pas ici, et c’est dommage. Où si elle apparaît, ce sera MALGRÉ un système qui lui laisse la part congrue, comme le boom de Montréal des années 2000, avec 9 bands sur 10 pas subventionnés.

      Si vous jugez ce débat hors propos, je m’incline, c’est votre blogue.

      @francis222

      Si je te fatigue, tu me lis pas. Moi aussi j’en saute. J’ai pas besoin d’un doc en entomologie et connaître 3 millions de sortes d’insectes pour savoir que les insectes, en général, c’est plutot simplet. Ça s’appelle esprit de synthèse. Pareil pour le punk et ses millions de sous-bands et de sous-genres de chapelle.

    • @Mikhail

      Ann Harbor, j’y suis déjà allé. Ville universitaire cossue, haut lieu du savoir dans le Michigan. Le berceau des Stooges n’est pas tout à fait l’antre du capitalisme que vous décrivez. Un peu tanné quand même de polémiquer sous cet angle…

    • @Boulgakov
      L’esprit de synthèse, c’est de connaître l’ensemble d’un sujet et d’être capable d’en résumé habilement les grandes lignes.
      Connaitre un sujet de façon très fragmentaire et superficielle et tirer des conclusions sur le sujet en entier, ça s’appelle faire une généralisation.

      J’en reviens juste pas de ce genre d’âneries. Comment quelqu’un peut-il se construire un environnement mental aussi débile uniquement pour se faire croire qu’il a raison?

    • Je l’ai vu live au Plateau, circa 80, et il déménageait. Il habite maintenant en Floride je crois. Me semble que Eudeline (Rock N Folk) l’y a interviewé l’an passé.

    • PS : il était franchement moins bon que Roxy, au même endroit, période Siren.

    • C’est un peu malhonnête de comparer Préliminaires au nouveau Green Day. À ce dernier, il faudrait peut-être plus comparer le pas très glorieux The Weirdness des Stooges, questions de comparer des oranges avec des oranges (ou des navets avec des navets?).

      Ceci dit, le nouveau disque de l’Iguane à l’air assez génial. Bien hâte d’entendre ça comme il faut.

      Par ailleurs, il semble qu’Iggy, avec la mort de Ron Asheton, projète de reformer les Stooges de l’époque Raw Power avec James Williamson. Prions en coeur.

    • Merci les gars de m’avoir fait découvrir Iggy Pop, j’aime beaucoup le bonhomme.

      Putain ça vole haut ici, Houellebecq son Ile que j’ai adoré et LF Cécile ? WOW ! un des mes auteurs préféré à vie, tout lu Céline et j’ai adoré ok ! ok ! même si il était un peu collabo…bon ok je suis hors sujet…

    • @francis222

      Malhonnête ? Dans le cas qui nous occupe, il s’agit de comparer des pop-punk-rockers qui ne varient pas leurs propositions artistiques (j’ai tout dit ce que j’avais à dire sur la facture de 21st Century Breakdown et le style redondant de Green Day) à un autre rockeur qui, lui, le peut visiblement. Cette comparaison n’est donc pas une comparaison d’albums mais bien une comparaison de démarches artistiques. Et, d’ailleurs, ça n’a rien de générationnel, si ça peut vous rassurer. Question de créativité, point à la ligne.

    • Bof. Il s’agit, d’un côté, du disque d’un artiste solo qui visiblement n’avait pas le goût de jouer sur le terrain punk et de l’autre, d’un groupe punk qui tente de rester sur le terrain punk. Il s’agit de démarches différentes, l’une réussie, l’autre moins, mais qui ont bien peu de rapport ensemble.

      Pour ce disque, la démarche d’Iggy se compare à celle, disons, de Cohen, Lou Reed ou même Tom Waits ou Nick Cave. Je ne vois pas ce que Green Day vient faire là-dedans.

      Pour moi, c’est simple : certain artistes creusent le même sillon pendant toute leur carrière. Il font parfois paraitre des bons disques, d’autres fois des mauvais disques.

      D’autres artistes sont plus aventureux. Parmi eux, certains réussissent à se renouveler avec succès, d’autres non.

      C’est tout. Le renouvelement n’est pas une fin en soi. La fin en soi, c’est de faire un bon disque. À chacun de déterminer les conditions qui pourront les y amener.

      Je rappelle qu’il y a à peine 2 ou 3 ans, Iggy nous à offert un disque réchauffé et très moyen. Il est aller voir ailleurs et a réussi à faire un bon disque. pendant ce temps, Metallica a tenté de se renouveler 40 fois, sans succès. Quand il ont arrêté de se renouveler, il ont sorti leur meilleur disque en 20 ans. To each it’s own.

    • Je vais ajouter ceci. C’est une bien mauvaise manie qu’ont les journalistes de juger d’un album selon ce qu’ils croient qu’il aurait dû être. Peut-on vraiment reprocher à un artiste de ne pas se renouveler quand visiblement, il ne cherche pas à le faire? Ne faut-il pas plutôt se demander si, compte tenu que l’artiste ne cherche pas à quitter sa zone de confort, il a réussit à s’améliorer dans cette zone?
      Juger de ce qu’un artiste «devrait» faire (en l’occurence se renouveler) est taoelemtn puérile et sans issue. Honnêtement, qu’est-ce qu’on en a à branler de ce qu’un journaliste croit que Green Day devrait faire pour être plus intéressants? Ce qu’on veut savoir concernant un album d’un artiste qui ne se renouvelle pas, c,est comment cet album se compare au reste du catalogue, pas comment il se compare avec celui d’un artiste plus audacieux.

    • Est-ce l’écoute d’une musique agressive qui rend agressif, ou faut-il avoir des prédispositions agressives pour écouter une musique agressive ?

      En tout état de cause, le résultat est le même…

    • Les deux, je dirais. Mais chacun son problème : moi c’est l’agressivité, vous c’est votre ignorance que vous tentez de dissimuler sous une montagne de prétention. Je m’occupe de mes problèmes, occupez vous des vôtres.

    • @mikhail

      Les autres aussi (en l’occurrence francis222) ont le droit d’amener des points de débat à ce blogue. Vous n’êtes pas roitelet de ce domaine.

      sinon, je trouve que le point de francis222 est absolument brillant et mieux exprimé que ce que j’ai le temps d’inscrire ici. Je me questionne aussi sur l’obsession de M. Brunet sur l’évolution des artistes…. D’accord, il n’est pas toujours pertinent de faire 40 fois le même album, mais certains artistes le réussissent et font plusieurs très bons albums d’un style assez similaire. Premier exemple en tête (il y en a plein…) : Manu Chao, qui plagie carrément ses propres succès pour les reprendre de façon différente. Il fait des bons disques le Monsieur, AMHA… J’avais trouvé bizarre la critique de Viva la Vida de Coldplay, ou on reprochait à Coldplay de faire du Coldplay. Gasp, quelle hérésie! Je ne comprends pas le point….

    • @jimbo

      Ça va de soi, voyons. J’apprends plein de trucs ici. J’ai eu des débats virils sur cet espace depuis longtemps avec d’autres blogueurs, mais je trouve piquant de me faire traiter de ‘débile’ et d’ignorant (ayoye) dès qu’il est question de… punk.

      Ça ne fait que conforter mon point de vue à l’effet que s’intéresser à cette musique passé 30 ans c’est comme faire du skate, à un moment donné, on passe l’âge. Ce midi j’ai potassé une centaine de vinyles punks, genre Dayglow Abortions et cie, y’a pas à dire, faut un certain profil psychologique pour acheter ça passé l’école secondaire.

      Un artiste médiocre qui fait deux fois le même album se répète, ou pire, ‘use la formule’. Un artiste billant qui fait deux fois le même album a ‘de la constance’. C’est assez subjectif comme affaire. Personellement, j’ai adoré Clandestino, mais quand j’ai entendu le même maudit sample ‘pwiouuuu’ sur Proxima Estacion, j’ai décroché ben raide. C’est rire du monde !

    • @mikhail

      pour ce qui est du punk, je suis d’accord jusqu’à un certain point avec votre argumentation, et je n’ai pas vu les insultes en votre direction. Je n’ai que vu votre réplique à l’argumentation de francis en le traitant par la bande de violent. Bref.

      Pour ce qui est de Manu, j’imagine que vous seriez encore plus insulté d’apprendre que Clandestino reprenait bcp de mélodies, paroles, sons (pwiouuuu) du temps ou Manu était de la Mano Negra. Ca reste des disques différents dans mon esprit, et La Radiolina, son dernier, était dans la même veine bien que moins auto-plagié.

      Manu Chao reste l’exemple extrême, mais je voulais simplement illustrer qu’il est possible de ne pas évoluer et de faire des bons disques. coldplay est un autre exemple, je trouve.

      Désolé de ramener ce sujet dans le bcp plus mainstream que Dayglow Abortions, mais ca reste véridique.

      Personnellement, je m’en fous que le dernier U2 montre une évolution. Je veux que les mélodies m’accrochent et que ca rocke… au moins un peu. Certains artistes évoluent bien, d’autres évoluent mal, d’autres ne changent pas et font de la bonne musique. Et d’autres, comme Green Day je trouve, n’évoluent pas et deviennent de plus en plus mauvais. Mais ca reste que le but ultime n’est pas nécessairement l’évolution….

    • @jimbojones et Francis 222

      Préférer l’évolution artistique au sur-place n’a strictement rien d’obsessionnel, c’est une valeur que je préconise. Et j’affirme que la capacité d’un artiste à se renouveler n’est pas un critère journalistique en soi. Relisez Rolling Stone pour vous en rendre compte ! Metallica a fait son meilleur disque en 20 ans après avoir raté son entrée au club des millionaires du corporate hard-rock ? C’est déjà beau que le groupe se soit sorti de cette période longue et poche (et d’autant plus ridicule lorsqu’elle a culminé avec cette fameuse thérapie rendue publique)… La résurgence de Metallica-comme-dans-le-bon-vieux- temps est néanmoins un phénomène de pure nostalgie. Ça tient de la même perception lorsqu’on se met à tripper sur les bluesmen ayant atteint la soixantaine… après 40 ans de sur-place. On applaudit alors la persévérance, la survie, la longévité, les marques de l’existence. Pas la créativité. Pas l’art. En fait, je n’ai rien contre la nostalgie provisoire (vous pouvez vérifier, j’ai fait une critique élogieuse du dernier Metallica), n’en demeure pas moins que cette valeur du travail bien fait par des artisans d’expérience m’apparaît clairement inférieure à celle de la quête (réussie) de créativité. Et cette quête n’exclut pas des cycles de deux, trois ou quatre albums de même facture. En fait, je ne sais vraiment pas où Jimbojones a pigé mon “obsession”…

    • Triste de ne pouvoir avancer des arguments et des exemples concrets pour prouver ses thèses sur l’état actuel de la musique punk, mais toujours soucieux de se faire passer pour son ultime analyste, notre ami fait maintenant dévier le débat vers la psycho de bas de gamme en insinuant je ne sais trop quoi sur les gens qui écoutent du punk rock passé l’âge adulte. Intéressant. Pouvez-vous développer, ça m’intéresse. Tout d’un coup que je serais en train de passer à côté de ma vie d’adulte.

    • @M. Brunet

      merci pour la réponse, premièrement.

      Deuxièmement, d’accord, obsession est un peu fort. Mon impression vient de la lecture de ce blog et de vos critiques, qui parlent souvent de ce travail évolutif. Et je me souviens particulièrement de la critique du dernier Coldplay, qui leur reprochait particulièrement ce manque d’évolution. Je ne suis pas un maniaque de Coldplay, mais ils font quand même des disques respectables, qui se réinventent dans une certaine mesure à chaque fois, tout en restant dans le domaine du pop-soft-rock, disons…. Et ils ne roulent pas leur bosse depuis 40 ans!

      D’accord pour la nostalgie, mais je peux vous nommer des dizaines d’artistes dont j’ai suivi la carrière et qui sortaient plusieurs bons disques, disques que j’apprécie bcp disons, sans faire de travail de recherche créative comme Nick Cave, Tom Waits, ou Iggy Pop, et d’autres qui l’ont fait et dont j’apprécie de moins en moins l’oeuvre (désolé pour les fans, mais Radiohead vient en tête de cette liste pour moi…. je ne trippe plus après Amnesiac).

      Bref. Évoluer seulement pour garder une aura avant-gardiste, je trouve ca moyen. Hipster en fait….

      Chacun ses goûts, j’imagine….

    • @jimbojones

      Au risque de me répéter, j’aime aussi les artisans qui poursuivent leur travail avec coeur et honnêteté, sans prétendre aux grandes réformes. J’aime beaucoup moins les fonctionnaires multimillionnaires genre Stones, qui répètent le même numéro ad nauseam -oui la combinaison du gros cash et du sur-place artistique me déplaît profondément, surtout lorsqu’un artiste a déjà été créatif avant de gérer son portefeuille. Quant aux hipsters dont vous parlez, ce sont ceux qui prétendent se renouveler sans résultats à l’appui. En général, ça paraît prétentieux, bien évidemment. Et ça porte ombrage aux autres qui réussissent à se surpasser… sans faire l’unanimité.

    • Voici un track listing qui témoigne de la très grande maturité du genre… Je dis pas qu’il faut être taré pour écouter ça passé 23 ans, mais à un moment donné, faut au moins prendre ça au second degré si on s’adonne à en écouter encore.

      After All These Beers
      My Mother Was a Man
      Oh Wendy O
      Drink Beer Smoke Pot
      Just Can’t Say No to Drugs
      Executioner Song
      One Cheque from the Street
      Marijuanathon
      Land of the Midnight Sun
      Ben Hoffman’s Nose
      Squeegee Night in Canada
      Drunk on Power
      Anal Chinook
      Stupid Drunkin Fuckin Cunt
      Euthanasia Day
      Big Ass Truck
      Death Race 2000

    • …et 10/10 pour les titres, cela dit !

      (en plus, c’est en vinyle)

    • Mauvais disque de Dayglo, ça ne fait que prouver ton manque de goût.

      Je n’essayerai pas de te convaincre qu’il y a des artistes plus articulés.

      Le punk rock se passe encore beaucoup en vinyle, en passant. 2 magasins dédiés uniquement à cette cause à Montréal seulement.

    • @ M. Brunet

      Définitivement d’accord pour les stones, mais c’est l’exemple extrême, ou presque.

      N’empêche, vous reprochiez un peu la même chose à Pierre Lapointe, récemment, soit de ne pas assez se réinventer, non?

      Bref. Ce n’est pas dramatique, j’aime souvent mieux vos critiques que bien d’autres….

      Sans rancune, j’espère.

    • @jimjobones

      Sans rancune, bien sûr. Pour Pierre Lapointe, je lui reproche un “excès de même cycle”, le tout saupoudré de cette surévaluation un peu agaçante de la part de plusieurs observateurs. Cela étant, j’ai encore beaucoup de respect pour Lapointe et j’ai confiance en sa capacité de se dépasser de nouveau.

    • @Francis222 et Mikhail

      Ces insinuations et ces insultes mutuelles n’honorent pas vos “discussions”. Vous avez plein droit d’exprimer les désaccords les plus profonds sur ce blogue mais, SVP, ménagez les susceptibilités. Pour être franc, ça commence à me les casser. Alors ?

    • Ah! Le punk fait toujours ressortir ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain …Ôô…

    • “Michel Houellebeck a d’ailleurs participé à l’écriture d’une des douze chansons de Préliminaires, c’est-à-dire A Machine For Loving.”

      Alain, “Michel Houellebeck” c’est la nouveau duo de M. Hansen avec l’auteur de Plateforme? Ça ferait un ta… de bon disque après Iggy Pop…

    • En concert aujourd’hui sur France Inter à 21 heures en France, donc à 15 h ici au Québec.

      http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=831

    • @Alain

      Je comprends bien votre exaspération. J’enroberai, la prochaine fois, mes insultes dans le beau papier d’une apparente politesse (un peu comme le fait rogiroux plus haut) . Il y a plusieurs façon d’être insultant. La mienne à le mérite d’être sans détour et claire.

      La prochaine fois, j’insulterai plutôt l’intelligence des autres en argumentant sur des choses que je ne connais pas et en refusant de le reconnaître, ce qui semble mieux passer ici.

    • @Francis222

      Merci de l’effort. Je me permets quand même de suggérer une nuance importante entre rudesse désobligeante et franchise, une autre entre élégance et hypocrisie. Oui, c’est vrai, il y a plusieurs façons d’être insultant. Je ne suis pas à l’abri de ça non plus… À la lueur de ce que vous laissez entendre, toutefois, j’ai l’impression que ces concepts peuvent se confondre. Par ailleurs, je ne vois pas où vous voulez en venir en suggérant que les propos hautains “passent mieux ici”. Bien au contraire, je vous dirai que toute forme de désagrément qui pollue le fondement d’un propos doit à mon sens être évacué d’une saine discussion. Mais bon je ne suis quand même pas un préfet de discipline, ni un psychologue du comportement. À l’occcasion, j’interviens pour corriger le ton d’une discussion, sans plus.

      Cela étant, je ne vous demande surtout pas de vous renier, encore moins d’édulcorer vos arguments dans ce blogue ouvert aux opinions les plus opposées. Qu’ils soient tranchés ou non, vos propos me semblent généralement pertinents, directs et bien écrits. Et merci de participer à notre “communauté”, aussi hétérogène soit-elle.

    • Vous avez piqué ma curiosité. Iggy Pop n’est pas présent dans ma collection, sauf pour ce qui apparaît dans Trainspotting. Deux écoutes sur musicme plus tard, je suis d’accord avec l’auteur du blogue que l’album est en effet de facture raffinée, voire léchée. Mais j’y trouve aussi un manque de cohésion dans la juxtaposition de styles trop variés. On peut avoir autant de bossa-nova, rock, tango et blues qu’il y a de pièces sur un même album quand on ne se prend pas trop au sérieux (Plume y excelle en la matière), mais pour ce genre d’album, ça colle pas. Cet album demeurera une curiosité, mais pas un must.

    • @bt627

      L’avenir nous le dira… C’est pourquoi je préfère parler au je: pour moi, c’est un must, bien au-delà d’une simple curiosité. Et je crois au contraire que ce mélange des genres colle parfaitement au personnage.

    • Bon, on met quelques repères au clair.

      L’archétype du groupe punk, c’est les Damned, circa ‘77, car ils ont presque inventé le genre. Et les Stooges n’ont jamais été labellés punks mais bien proto-punks, c’est à dire parrains du mouvement.

      Et le punk a “officiellement” rendu l’âme en 79 avec l’apparition de Tubeway Army et des Nouveaux Romantiques. Déjà à cette époque, les Clash étaient ailleurs, les Pistols séparés après un remarquable unique opus et les Damned sur le bord de la rupture.

      Quant à Iggy, il sortait à cette époque de sa “prison” berlinoise, plaque-tournante d’alors du traffic de la came, et reprenait les titres Cold Age de Bowie/Eno, tel Night Clubbing. On parle ici du son qui a donné naissance à la New Wave des Human League et autres papas de la techno à venir.

      Là, ce qu’on entend de nos jours, c’est du pastiche mal foutu. Rien à voir avec le punk, qui était une réaction musicale de jeunesse à la morosité du Tatchérisme.

    • Ouh là, austerlitz, vous vous avancez en terrain miné !

      On pourrait s’amuser longtemps avec le Thatchérisme, puisqu’il est plutôt piquant qu’un mouvement foncièrement de droite quoi qu’on en dise (le punk) se fasse en réaction à des politiques de droite. Mais j’ai promis à Alain de ne plus mêler politique et musique…

      D’ici 2 minutes on va vous intimer de nommer 2,300 groupoïdes dont certains ont pressé 100 vinyles en import et ont été couverts par 3 fanzines qui ont 17 lecteurs mis ensemble dont la moyenne d’âge est de 13 ans et quart, d’expliquer devant une commission de l’Inquisition toutes les nuances théologiques qui existent entre tous ces sous-genres d’un intérêt disons limité.

      Et si vous faites chou blanc face à l’Inquisition, vous serez taxé d’hérétique ignorant, et privé du droit d’avoir la moindre opinion sur ce mouvement marginal et musicalement borné.

      Bon allez francis222, arrêtons ces sottises et sors-moi 2 vinyles de punk qui vont m’épater, je te promets que j’achète celui dont la pochette déparera moins mon salon, je l’écoute et je te jure une critique impartiale d’ici lundi.

    • @ mikhail_boulgakov

      The Damned – album éponyme
      The Sex Pistols – Never Mind the Bollocks
      The Clash – album éponyme
      The Ramones – album éponyme

      Vous avez là les quatre murs de la cathédrale punk. Tous en 76-77. Des chefs-d’oeuvre dy genre à mon humble avis, que j’écoute encore à l’occasion 35 ans plus tard…

      Pas grand chose sur la drogue là-dedans et BEAUCOUP de social.

    • @austerlitz
      D’accord avec toi sur l’importance des Damned qui publièrent le premier “single” punk anglais (New Rose) et poussèrent jusqu’au boutisme l’attiude crétine allumée par les Ramones. Ils sont assurément auteurs de deux chef d’oeuvre du genre ( albums :Damned,Damned,Damned et Machine Gun Etiquette).

      À mon avis, malgré Fun House ou les hymnes de l’album éponyme, c’est Raw Power qui fait des Stooges les parrains punk. Produit en sol anglais par Mainman à la suggestion de David Bowie, le disque est un foutoir nihiliste et jouissif ou la production accidentellement merdique annonce l’estéthique au rasoir de 1977. La rumeur veut que l’argent que la production donnait au groupe pour de l’équipement fut investie dans les drogues dures, et que David Bowie dut lui même tenter de sauver le mix du disque.
      N’ayant jamais fait l’unanimité, le mix fut refait sous la supervision d’Iggy Pop en 97.

      Et croyez moi les copains, c’est pas Green Day qui va nous en sortir un comme celui là !!!

    • @austerlitz

      J’en ai déjà 3 sur 4 là-dedans, que j’écoute p-ê une fois par an. J’ai bien la snotty attitude des Pistols. Johnny Ramone est le meilleur guitariste du lot. Les Clash c’est déjà un peu ska… London Calling est dans mon top10 de cette décennie.

      Je connais le genre classique. Non; je cherche à être convaincu que le punkoïde des années 2000 mérite un quelconque intérêt. Puisque francis222 connaît le sujet, je lui proposais de bonne foi de me citer un disque plus récent qui mérite d’être écouté.

    • @mikhail_boulgakov

      The Stranglers : No more heroes (production moche, mais excellentes compos pour d’excellents musiciens. Ne vous y trompez pas, ce groupe fait absolument parti de l’histoire du genre)

      The Damned : Machine Gun etiquette ( c’est “sloppy” par moment, mais il y a plus d’idées dans ce disque que dans la discographie complête de Green Day ou Simple Plan)

      Gun Club : Fire of Love ( ATTENTION OVNI, Blues Rural, swanp rock et No future se croisent sur ce disque viscéral et inimitable…la voix est un peu surprenante lors des premières écoutes )

      P.S…la pochette de originale de Fire of love risque de donner à votre salon une apparence plutôt malsaine.

    • @ vieuxcon
      “c’est Raw Power qui fait des Stooges les parrains punk”

      Exact. Puissant album indeed, surtout mis en contexte.

      @ mikhail_boulgakov

      Donc, tu les as tes albums référence. Avant London Calling (plus commercial), il y avait l’impitoyable et magnifique London’s Burning sur le premier Clash.

      J’ai eu la chance de voir live les Ramones, Damned, Clash et.. Johnny Rotten (alias Lyndon) avec PIL.

      Pour la punkitude 2000, il faudra moi aussi me convaincre. Ce n’est pas parce qu’on joue et vite et fort qu’on fait du punk. Ce qu’on m’a proposé sonne plus comme du trash metal que comme du punk.

      Côté guitariste, je préfère Brian James (Damned). Mais le Ramone est solide, idem pour Steve Jones (Pistols) et Mick Jones (Clash).

      Quand j’ai acheté Anarchy in the UK en 45 tours en 76-77, il a été banni à CHOM la même semaine. Ce single était une vraie dynamite. Faut pas me le passer (encore aujourd’hui) dans un party…

    • @mikhail_boulgakov
      Disques récents

      Libertines : Up the Bracket
      King Khan & BBQ Show (éponyme)
      Brimstone Howl : We came in Peace

    • @ vieuxcon

      Stanglers : ils tournent encore avec JJ Burnel à ce que je sache.

    • @ vieuxcon

      Mais les Libertines (séparés) ne font pas du punk, bien que produits alors par … Mick Clash Jones. Et oui.

    • @vieuxcon

      Le hic, c’est qu’on rentre dans le même maudit débat. Gun Club, je veux bien que c’est génial, mais c’est pas du punk, st-ciboire !

    • @ mikhail_boulgakov

      Vrai. Gun Club n’est pas du punk.

    • @ Alain
      Vous avez raison. Je ne parlais pas de vous non en ce qui concerne les propos «hautains» et ne vous visait aucunement.

      @ Austerlitz
      Je crois qu’il faudrait ajouter quelques autres mûrs à votre cathédrale. J’en nommerai 2 :
      -Crossing The Red Sea with The Adverts. Aussi génial que les 4 autres en ce qui me concerne.
      -Pink Flag de Wire, parce qu’il tranche avec les autres qui ne sont, en fait, qu’une nouvelle étape dans une longue tradition provenant du R&B (enfin, vous comprenez ce que je veux dire). Pink Flag est probablement plus punk que les 4 autres, parce qu’il veut détruire cet héritage, et n’est-ce pas ça l’idée derrière tout ça? Abattre l’establishment. Thatcher, c’est trop facile. Wire voulait abattre l’ennemi intérieur.

      @mikhail_boulgakov
      Ça dépend un peux de ce que tu cherches. Le débat faisait rage sur l’idée de l’innovation. Or, ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse en premier lieu. Je vais donc y aller avec mes coup de coeur.
      D’abord Blood Visions de Jay Reatard. Digne héritier des Adverts, mais provenant de la scène garage, ce type réussi à passer à la moulinette une bonne partie de tout l’héritage punk et à sortir une galette merveilleuse, pleine de mélodies avec une exécution nerveuse et de l’urgence. Rien ici qui ne ressemble à du thrash métal ou à du hardcore (si ça peut rassurer Austerlitz). Vraiment très fort. Il est en concert à Montréal bientôt, avec en première partie TV Smith des Adverts (décidemment, on en sort pas). Attention, sur son MySpace, on trouve plutôt des singles et le type à déjà fait paraitre deux LP compil de ses singles, mais je suggère vraiment Blood Visions, seul «vrai» album. Le bonhomme à environ 25 ans et sous la ceinture et déjà tellement de LP et de singles sous des noms de projets divers qu’il est impossible d,en tenir le compte. Le pire c’est que rien de ça n’est mauvais!

      Pour un peu plus d’audace, je suggère Lost Sounds. Un autre projet auquel participe monsieur Reatard. Toujours un très fort penchant pour les mélodies, mais avec beaucoup de clavier et des structures un peu plus éclatées. Disons que ça tourne moins autour des chansons que son matériel solo, mais plus autour du concept et de la production.

      Pour vraiment plus d’innovation et d’audace, il faut aller du côté des weird punks dont j’ai fait une liste dans l’autre discussion. Perso, ça m’intéresse moins. Mais encore là, on est pas du tout dans le toujours plus fort et plus vite, limite métal décrit par Austerlitz.

    • @austerlitz
      Oui il y a une incarnetion des Stranglers qui tourne encore, mais sans Hugh Corwell. De toute façon je décroche après l’album “la Folie” en 81.

      Les Libertines ne seraient pas punk alors que Offspring ou Green Day le seraient ??

      Hum..les Libertines, malgré un contrat de disque sur Rough Trade furent parmis les premiers groupes à donner du matériel gratuit sur internet et à se servir de cet outil pour annoncer des concerts spontanés dans des lofts ou des apparts ( guerilla gigs). Ils ont contribués à l’éclosion spontanée d’une scène anglaise (et parisienne) qui compte nombre de groupes abrasifs passionnés. Musicalement inclinés vers une pop “kinksienne” dynamité de guitares aigrelettes ou sursaturées, les Libertines ont fourni deux disques officiels enregistrés “live” (par le sous estimé Mick Jones) qui se sont vu étiquettés “punk” plus souvent qu’à leur tour (pas de compression à outrance, pas de pro tools, erreurs perceptibles qui dérangent papa et Mozart).
      Sur le premier disque (Up the Bracket) ils incarnent à merveille l’esprit d’une génération individualiste à la recherche d’un idéal dans les poubelles (l’appel à l’authenticité de la chanson “time for heroes) ou dans la dérape toxique (horrorshow, What a waster).
      Sur le deuxième (éponyme) nous assistons à l’explosion du groupe en plein envol. Sous estimé lors de sa parution, ce Let it Be des années 2000 est un disque unique ou l’on sent la détresse de ses acteurs. Bien que plutôt pop par moment, le disque est totalement Punk dans l’absence de concession qu’on y découvre. Difficile de faire plus Punk que la chanson “The Saga”.
      Certes ce n’est pas punk dans l’esprit codifié de cette musique (cheveux “spike”, trois accords, fuck the world), mais il s’agit pour moi d’un exemple de proximité avec le public ( musique gratuite, blogs avec les membres du groupe,”stage invasion” à tous les concerts) . Malheureusent, drogues dures et tabloîds eurent raison de la superbe. Une histoire à suivre donc…

    • Gun club n’est pas punk non plus ???…ça alors….mais l’album Fire of Love l’est assurément.

      Attitude intello fendant : Je citerai l’excellent dictionnaire du rock de Michka Assayas qui nous assure au sujet de ce disque que “l’attaque sonore est punk au possible” ou encore ” Pierce chante des incantations hystériques sur fond de punk-rock informe”.

      je suis en présence de puristes. Je m’en vais de ce pas me faire un mohawk (c’t'une joke).

      Allez je vous quitte, j’ai parfois une vie à vivre.
      À bientôt

    • Je crois que Les Libertines viennent de se reformer. Les deux dudes, ont, semble-t-il, recommencer à se parler.

      Je crois qu’il y a un sérieux problème de définition conceptuel en ce qui concerne le punk car on ne parle pas de la même chose personne! Visblement Vieux Con et moi avons une vision plus «englobante» (je ne dis pas «meilleure» vision) qui nous permet de voir qu’au delà de 1977, il y a de l’espoir.

    • “L’archétype du groupe punk, c’est les Damned, circa ‘77, car ils ont presque inventé le genre.”

      Pour moi, les premiers ne sont des britishs mais les Australiens The Saints avec le single “(I’m) Stranded”, paru quelques semaines avant New Rose. Les premiers qui ne sonnent pas proto-punk mais réellement punk.

    • On dit plutôt que c’est un mélange ou une fusion de genres…

      http://en.wikipedia.org/wiki/The_Gun_Club

      Mais allons donc voir ou écouter…

      http://www.myspace.com/thegunclub

      Eux en partant, ils disent plusieurs mots : Alternative, punk and indie.

      Moi je lisais qu’ils mélangeaint avec le country bien la seule en écoute qui me semble country c’est ”Mother of earth”.

      Dans ”Sex beat”, il y a des choses qu’on entend dans le punk.

      Je le sais pas moi on pourrait aussi s’obstiner tous sur ce qu’est le jazz, le rock, la pop, le soft rock, le country.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Libertines

      Moi je trouve que c’est toune par toune…

      Puis il y a quelques années quand j’ai téléchargé ”Les vulgaires machins” gratuitement.

      http://www.youtube.com/watch?v=Ju7PJm54__E

      —————————————————————

      Non mais tant qu’à y être Sinatra c’est pas du jazz bien non c’est un crooner…

      Dans la toune ”Puits sans fond” je peux bien y voir une certaine sonorité punk mais des punks? Même si j’y connaissais pas grand chose et là j’en connais un peu plus j’aurais jamais pensé. Moi je suis plus de l’époque de BÉRURIER NOIR même si j’en écoutais pas mais l’entendais sur les systèmes de d’autres.

      Donc ”Puits sans fond” pour moi c’était plus du rock voir un type de pop québécoise. Et même c’était Vidéotron qui me donnait le téléchargement gratuit.

    • Le jazz aussi c’est large, le rock, la pop…

      Sur les définitions on peut s’obstiner longtemps.

      C’est toune par toune.

      Elvis Presley peut être associé au gospel, au country autant qu’au rock and roll.

      T

    • Bon bien Iggy Pop doit être sur le point de commencer son concert bientôt…

      http://players.tv-radio.com/radiofrance/playerfranceinter.php

    • @ francis222

      Adverts : oui, excellent certes mais, à mon avis, une coche sous les 4 autres. Tout comme Buzzcocks et autres grands.

      Wire : déjà autre chose que le punk – je préfère 154 néanmoins. Viennent de sortir un très bon disque du même acabit : Object 47.

      @ vieuxcon

      Libertines : ah oui, nettement plus Kinks (les maîtres) que punk. Par ailleurs, je me permets : nouvel et excellent opus solo de Pete Doherty, ex-Libertines, coulé en collaboration avec Brian Coxton (Blur, ex-Blur?), “Grace/Wasteland”. Enfin du bon niveau pour l’ex-Libertines et Baby Shambles (déjà très Kinks sur quelques titres).

      @ tous : je fais référence au mouvement punk, comme il existe un mouvement progressif ou glam. Je comprends que pour certains d’entre vous, la référence est la punk attitude, dont les canons furent autrefois définis (bien malgré lui) par Sid Vicious.

    • Ce single là, oui. Mais ce n’est pas le cas de tout leur premier disque qui n’est pas que purement punk, contrairement à celui des Damned. Faut pas oublier qu’exactement dans le même genre et aussi de l’Australie, Radio Birdman font paraitre leur premier single la même année.

    • @ unholy_ghost

      Ah… Les Saints et leur riffs transcendants. Ils viennent de se reformer et tournent avec, je crois, Chris Bailey.

      I’m Stranded all the Time…..

      Oui, majeur mais pas de look. Donc, une colonne plutôt qu’un mur. J’aime bien Prehistoric Sounds et ses cuivres.

    • @Austerlitz, alors si tu fais référence au MOUVEMENT. Il faut alors inclure Wire puisqu’ils étaient au coeur du mouvement (est-il possible d’être plus dans le mouvement qu’un groupe qui figure sur le live au 100 Club??).

    • @ francis222

      Oui, limite. On sent néanmoins un “ailleurs” sur Pink Flag qui se concrétise avec 154, presque progressif en comparaison. Comme deux groupes différents. Bref, le Devoto des Buzzcocks et celui de Magazine (de la même école)

    • On ne peut pas aimer tous les genres de musique et même détester certains sous-groupes d’un même genre. Ceci dit, chaque genre – même le H?%$C$?&HC$%?? de Disco a produit des albums qui sont devenus des classiques de la musique contemporaine et le Punk ne fait pas exception à la règle. Cependant, il reste que, musicalement parlant, on en a vite fait le tour…!!

      N/P : Ute Lemper ~ Blood & Feathers: Live from the Café Carlyle

    • Merci à tous pour cette intéressante discussion. Parlant du 100 Club? Qui se rappelle de son “équivalent” montréalais, le 364 St-Paul?

    • @francis222:

      Pour moi le punk ce n’est qu’une poignée de grands singles. L’album ne fait pas partie de cette esthétique bien qu’il y en a qui se tienne à peu près. Bon, on peut ergoter longtemps.

      La vraie question est celle-ci: Bernard Lachance est-il punk? Esthétique DIY, mèche rebelle, street credibility, il fausse comme il faut, idéalisme, anticonformisme, doigt d’honneur aux majors, t-shirt auto-design…

    • bernard Lachance est punk!

      Je suis jamais allé au 364 St-Paul. Je connais les Widows, Normals, les Chromosmes, les Aliens, Arthur’s Dilemma, Lorne Ranger, The Electric Vomit, etc.

      Trop jeune pour avoir vu ça, malheureusement. Trop jeune aussi pour l’Hotel Nelson.

    • @unholy_ghost.
      Tu as assez raison. Le médium du punk rock, c’est les singles.

      Ce que je veux dire surtout est que Les Saints arrive là un peu par accident. Les Damned ont plus conscience de ce qui se passe étant à Londres. Et comme dit Austerlitz, les Saints n’ont pas le look, composante importante pour bien saisir le mouvement de l’époque.

      Parce que si on nomme les Saints, ben alors on s,en sort pas : Radio Birdman, Death, The Dictators et autres doivent également être invoqué autant que les Saints.

    • @ francis222

      Beaucoup de connaissances pour moi là-dedans. Lorne, Normals, Rational Youth, etc. Le Nelson, c’était un peu après. J’y ai vu les Vibrators et c’était excellent. Et le McGill Punk Rock Festival de 77 (je crois). Boum la sono après 90 minutes et mini-émeute.

    • D’ailleurs, les 222, c’était un groupe montréalais de l’époque.

    • Festival punk à McGill : 13 janvier 1979.

    • Radio Birdman sonne plus comme du proto-punk stoogien, alors qu’il y a aucune différence entre (I’m) Stranded et New Rose ou God save the queen. Et puis, un jeans et un t-shirt sale, c’est tout à fait punk. Vous allez pas me dire que le punk est le look mclarenien avec une pince à nourrice dans le nez.

      Seul groupe de proto-punk queb franco, circa 77: http://www.youtube.com/watch?v=ao1D-SqKHNY&feature=related

    • @ francis222

      Merci. J’étais le promoteur et, dessiné l’affiche dans mon appart. Comme quoi tout cela est loin. C’était l’hiver, tu est certain? Dans l’édifice du McGill Undergraduate Ballroom je crois.

    • @ unholy_ghost

      Danger : ah non. C’était un groupe glam qui a pris un virage rapide pour attraper le train (voir la coupe Brian Jones du guitariste). Ils furent cependant les premiers à sortir un album complet sous “l’étiquette” punk. Des gars sympa néanmoins.

    • Je suis certain, à moins que tu avais mis la mauvaise date sur l’affiche : ) http://2.bp.blogspot.com/_Ga-q6i-EErs/SbWxdDOid1I/AAAAAAAAAFg/z9ce-ACauQk/s1600-h/790113.jpg

    • @ francis222

      Wow! Tu me tues là. Je n’ai pas vu cette affiche depuis 1980!. Le “Pierre” en bas, c’est moi.

    • austerlitz, on a connu la même époque, le même monde, on dirait, 222, danger, il manque seulement men without hats. danger, dont incidemment les sympathiques dédé et paulo crééront plus tard les frères à cheval. dédé, avec qui j’en ai calé des blacks sur la (alors) petite terrasse du saint-sulpice, pas pour me venter… les productions bambie, le anti-chom rally (pour dénoncer chom qui ne voulait pas jouer de punk)…

    • vanter, voulais dire…

    • @ iMoi

      Ben oui. Bambi, C’est Boris et moi au départ. Comme sur l’affiche. Le nom vient de Who Killed Bambi, la compil des Pistols contenant le My Way, version Sid Vicious. MWHats? Oui, charmant Yvan. Un énorme succès international. Elle est bonne celle-là…

    • Pour Danger, je crois qu’ils sont loin d’être le seul groupe québécois qui préfigure le punk. Il faut débuter d,abord par la scène garage des années ‘60 : Les Misérables et Les Lutins en tête (100x plus que les Sinners). Ensuite, y a Aut’ Chose et plein de goupes moins connu qui avaient des chansons hard rock plus basic comme Connexion ou Sex. Même Québec Love d’Offenbach sonne comme Eddie and the Hot Rods. Y a eu quand même d’autres trucs glam au Québec aussi. Dans un sens, ces groupes ont autant un petit kek chose de punk que Danger.

    • J’ai encore un gigantesque poster du concert UK Subs/Anti Nowhere-League présenté par bambi. Je l’avais acheté chez Dutchy’s. Probablement un de vos derniers concerts, non?

    • @ francis222

      Comment as-tu dégoté cette affiche? Je la croyais disparue à tout jamais.

      Danger : ils furent tout de même les premiers à avoir le tag “punk” sur leur microsillon à mon avis. Offenbach et les Hot Rods? Tu y vas fort là mon ami. Teenage Suicide (c’est ça?) était tout un disque.

    • Danger: mélange de glam-punk façon New York Dolls et de pub rock.

      Austerlitz: le même qui fait des commentaires brillants sur le CH sur le blogue à Gagnon? un pionnier du punk au Québec? Mon gars, mes respects, il faudrait que j’aille prendre une bière avec toi un de ces 4…

    • Ouf! Arrêtez les punkers! Je ne fournie pas à prendre des notes sur tout ce que vous suggérez. J’aime bien me vanter de ma discothèque aux 4000 albums… mais y’a tellement de choses qui m’ont échappé dans ma déjà longue carrière de mélomane. Merci pour ces mini-débats punkiens parfois corsés suite aux 2 derniers articles de M.Brunet.
      Je ne suis pas du tout expert en musique punk, mais j’aimerais souligner ici quelques galettes punk ou à-peu-près punk qui n’ont pas ou peu été mentionnées (même si je ne suis pas très à jour dans ce genre).

      - Wire
      * album ‘Pink Flag’ (1977). Leur pièce ‘12X2′ demeure ma chanson punk préféré.
      - Suicidal Tendancies
      * album ‘How Will I Laugh Tomorrow When I Can’t Evan Smile Today’ (1988). Il voir et revoir leur clip ‘Trip At The Brain’!
      * album ‘Lights… Camera… Revolution ‘ (1990)
      - Public Image Ltd. (avec un certain Johnny Rotten…)
      * album ‘Happy’ (1987)
      * album ‘Compact Disc’ (1985)

      Et pour l’attitude punk à défaut de la musique? Qui de mieux que Mononc’ Serge! Du punk de mononcle !!?? Spécialement son album ‘Mon voyage au Canada’.
      Bon, je m’apprête à écouter Éric Lapointe chanter ‘Patof Blue’; c’est-tu du punk ça? S’cusez-là :-)

    • @ francis222
      “UK Subs/Anti Nowhere-League ”

      Je crois que j’avais déjà quitté Bambi à l’époque. Me semble que Ralph (? – UK Subs était SON groupe avec Angelic Upstarts) s’.tait joint à mon ami Boris Shedov. Les derniers concerts produits dont je me rappelle : Duran, Pete Shelly (Buzzcocks), Lurkers. Après, ça s’embrouille…

    • Le garage québécois, bien sûr. Vous avez entendu Les Loups sur le compil Rumble Quebec Garage beat? Ça décoince.

      Il y a aussi Richard Tate qui avait un look vaguement glam, mais la musique est nulle.

      Rock pour un gars de bicyk ça sonne étrangement glam, non?

    • @ unholy_ghost

      Merci du compliment pour le blogue de hockey.

    • J’ai un tas d’affiche comme celle là. Je ne me souviens plus qui me l’a donnée. En tout cas, ce n’est pas une originale, mais une photocopie. Tu peux en voir une partie ici: http://mtlpunk.blogspot.com/

      J’ai des enregistrements des Chromsomes, 222, Lorne ranger, Impossible Impossible, Sid serious, Eletric Vomi, Ulterior Motive, Normals.

      Les 3 numéros de Surfin Bird digitalisés

      Etc…

      Pour Offenbach, je parle seulement de la chanson Québec Love. Je t’assure, on est pas loin d’Eddie and the Hot Rods!

    • @ francis222

      Surfin Bird? Ha, tu es un vrai collector. Quel bordel cette salle de rédaction – le mot est fort.

      Le blogue : je suis par terre. Sidéré. À part le fait que Bambi ait été intronisé cette année au Montreal Rock n Roll Hall of Fame de Hour, je croyais cette période oubliée… Je vais éplucher avec joie.

    • @Unholy_Ghost

      Oui, toute cette compilation déménage rare! Je la voudrais en vinyle, je l’ai seulement en MP3, mais c’est trop bien!

    • @austerlitz,
      J’ai fait un «vrai» site vers 2000 question de conserver un souvenir du punk montréalais des années ‘80 (lui aussi un peu oublié). Puis, j’ai commencé à creuser vers l’arrière et vers l’inconnu, soit la scène des années ‘70 qui a laissé bien epu de trace puisque personne n’a sorti de disques, à part Danger et les 222 comme tu sais. Puis, un tas de gens ont commencé à m’écrire et j’ai fini par ramasser un tas d’infos et à tisser un tas de lien entre tout ça. L’année dernière j’ai arrêté le site (trop long à expliquer), mais j’ai décidé, quelques mois plus tard, de le faire renaitre sous forme de blogue (moins compliqué car je suis nul en HTML).
      Je fais ça très lentement et j’ai pas mal d’infos et de documents qui ne sont pas encore là.

      Beaucoup de gens sont intéressés par ces trucs. Tu sais que quelqu’un a lancé, l,année dernière, un 45 tours d’un enregistrement des Electric Vomit datant de 1979? Il semble que The Normals sortira également éventuellement. BEAUCOUP de gens sur la terre veulent entendre du punk rock inconnu de cet époque. C’est un marché très actif.

    • @ francis222

      Bravo pour cette mémoire! Je peux te dire que c’était une sacrée période. À fond la caisse et très iconoclaste.

    • Moi je connais qqn ici que tu n’aimes pas bcp ici qui l’a chez lui, ce Rumble!!!

    • Francis, j’en ai une bonne pour toi. En 1977, il y a eu un spécial télévisé (RCAN?) intitulé Les Punks où apparaît une jeune Marjo, pas encore avec Corbeau.

    • @Unholy_ghost

      Voyons, je n’ai rien contre toi. Je ne partage pas toujours ton opinion, c’est tout. Faut pas devenir fou avec les Internets! Y a pas grand même que j’aime pas, sois rassuré. Il faut bien un peu d’action dans ces discussion. Moi je trouve que ça été assez poli tout ça en fait.

      Peut être que tu ne parles pas de toi? Bof, mon commentaire va évidemment pour n’importe qui.

    • Je ne parle pas de moi…

    • J’aimerais bien voir ce truc avec Marjo. Dans le même ordre d’idée, Danger ont joué à Parle parle, jase jase…

      Et aussi, Pasy Gallant était au concert des Vibrators de 1977…

    • Je n’ai pas vu cette émission, mais on en parle dans le Dictionnaire de la musique populaire à M. Morin. À l’époque, elle faisait les revues de François Guy (Sinners).

    • UK-Subs, me rappelle les avoir vu à l’Évêché. Mon exploit de jeunesse: avoir fumé un pétard avec paul cook et steve jones (ex-pistols), au glace, après leur show des professionnals (au spectrum, me semble). :))

    • @ francis222

      R.minescences : le quotidien Le Soleil de l’époque (été 77) a publié un Perspectives (cahier week-end) avec spread sur le “mouvement punk” naissant. Ils avaient photographié la première petite gang de Montréalais à se fringuer punk. Un gars de Montréal, Pierre Durocher (ou Desrocher) s’était retrouvé à Londres en pleine explosion punk. Dès son retour, il avait ouvert une petite boutique de fringues sur St-Denis (comme Malcolm McLaren) et on achetait là. Pantalons zébrés, T-shirts destroy ou déchirés, zippers et colliers de chien. Ce gars fut vraiment au début et il a par la suite été éclairagiste pour Jacques Higelin.

    • Si on se met à confondre garage rock (que j’aime bien, c’est moi qui ai ce vinyle vert Rumble avec le Pouvoir des Fleurs, les Différends, les Astex, etc.) et punk on s’en sort plus.

      Un de mes bands préférés des sixties est 13th floor, mais il y a dans le garage qq chose, me semble-t-il, de plus élevé que dans la ‘révolte’ puérile du punk.

    • @ mikhail_boulgakov

      J’aime bien The Remains…

    • Boulga, dans le punk, ça va de l’écrivain situ très acéré au rebel without a cause puéril genre Sid Vicious. Je ne crois pas que l’on puisse généraliser. De toute façon, c’est le même topo pour le rock en entier, pour le garage également.

      Si tu dis que le punk ne devrait plus s’écouter après 30 ans, Claude Gingras va te dire la même chose du rock. Ça tourne en rond. Mauvais débat.

    • En tous cas, garage et punk ont en commun une révolte contre l’intellectualisation de la musique. C’est un coup de rein de l’énergie contre la technique musicale extrême.

    • Alors, Austerlitz, entre les jeunes turcs à la Refused des Pingouins (the shape of hockey to come) et les vétérans stoogiens (motor city rocks!) des Red Wings encore capables d’aller se faire mal là où c’est payant, tu privilégies qui pour la Coupe Stanley?

    • Il y a des groupes garage et punk qui sont fort techniquement. Je dirais plutôt qu’il s’agit d’un refus de la “self-indulgence” et du pompiérisme.

    • Personne n’a confondu quoi que ce soit. On parlait de ce qui est venu avant le punk et qui peut le rappeler. Libre à vous de croire qu’il n’y a pas de comparaison possible.

    • @ unholy_ghost

      J’y suis presque indifférent cette saison mais il y a second appel à un changement de garde. Habituellement, remember Oilers VS Habs, les jeunots prennent le pouvoir assez rapido. Je dirais donc Pittsburgh. Une chance sur deux.

      Technique : je parlais de technique musicale EXTRÊME, donc jazz narcissique ou progressif à la Wakeman. Perso, j’aime tout ce qui est bon peu importe les genres. Sauf le métal ou les bêlages de divas, que je ne supporte pas…. Dion, Carey, Houston, etc.

      Mon grand amour reste Lennon et les Beatles.

    • Ha oui, aussi tout le monde sait que la révolte exprimée dans Chemise à pois et cravates à fleur est à la fois mature et élaborée.

    • Je pourrais te faire écouter un disque de diva québécoise méconnu qui te ferait tomber par terre. Je n’ose pas dire le nom ici de ce secret bien gardé.

      Un punk séminal fan des Beatles et du CH: méchante bébitte rare!

      On pourrait discuter longtemps là-dessus mais je préfère Macca. Helter Skelter n’est-il pas la première toune “punk”? En tous cas, exactement la même sauvagerie qu’un single de 77.

    • Il y a du maudit bon métal, genre Voïvod (très influencé par le hardcore, soit dit en passant). Quant aux divas en général, c’est comme le gros du punk d’aujourd’hui en général: une redite académique et caricaturale des grandes chanteuses soul et easylistening des sixties-seventies (Aretha, Dusty Springfield, Dionne Warwick, etc.) .

    • @ unholy_ghos

      Pour moi, la première c’est You Really Got Me des Kinks. Deux, voire trois bonnes années avant Skelter. Cette dernière annonce plus le hard alors que les Kinks c’est le riff, donc le punk.

    • Ceci dit, Voïvod n’est plus aussi convaincant depuis au moins 15 ans. Pas de mauvais albums, mais rien de si excitant dans un genre qui, lui s’est vraiment renouvelé. Toi qui aime le Kraut, tu devrais jeter un coup d’oeil à Kosmos, un side project du drummer de Voïvod (http://www.myspace.com/kosmostheband). Vraiment bien!

      Et peut-être que l’amateur de Godspeed en toi pourrait s’intéresser à Drudkh (http://www.myspace.com/drudkhtheband)

    • Skelter le hard? You Really Got Me fait encore plus hard rock (reprise par Van Halen d’ailleurs). Skelter est bcp plus sauvage que les Kinks, aussi sauvage que le punk 77 même si musicalement c’est autre chose, je te l’accorde (du blues chauffé à blanc). Le riff? Il y avait des riffs bien avant (Louie Louie, La Bamba, l’ouverture de la Cinquième de Beethove, etc.).

    • Je suis pas d’accord qu’Helter Skelter est plus sauvage. Plus lourd, plus heavy, peut être, mais pas plus sauvage.

    • Que penser de The Witch et Surfin’ Bird?

    • J’ai vu Noir Désir au Festival d’été de Québec, en première partie de John Cale, se faire sortir par la police parce qu’ils recommençaient sans arrêt Helter Skelter. Pas mal punk!

      Je ne vois pas en quoi You really got me est plus sauvage. Macca gueule plus, Ringo bûche davantage ses futs, la basse est monstrueuse et la guitare fait mal au tympan. Bon, je suis le plus grand fan de Ray Davies, alors je dis comme vous.

    • De toute façon, comme disait Deleuze, les choses ne commencent pas le début mais par le milieu.

    • S’il fallait isoler la molécule punk à l’état pur, le premier mutant porteur serait probablement Hasil Hadkins…

    • La reprise de Van Halen, c’est du sirop pour les radios FM, pour un groupe en manque de tubes. Rien à voir avec le crescendo orgasmique de You Really Got Me ou de All Day and All of a Night.

      Certes, il y a eu des riffs avant les Kinks mais, le son sale, saccadé, vitriolique, fêlé et énergique de Dave Davies était “révoltant” – faut remettre dans le contexte religieux et sombre de l’époque.

      À chacun sa nuance et son éclairage.

      Côté Lennon/Macca, je dirais que mon penchant pour le premier vient du fait, entre autres, que ses textes furent éminemment plus insidieux et moins racoleurs que ceux de Paulo. Sans compter sa voix, faite pour le rock n roll, plus près d’Elvis ou du Hillbilly que celle du bassiste, largement influencée par Little Richards. M’excuserez cette parenthèse sémantiques chers amis. Il m’arrive d’être terriblement ennuyeux.

      Je m’en vais de ce pas écouter Dr. Robert. :-)

    • Mais justement, les cris, le drum qui bûche et la basse monstrueuse, c’est souvent plus une histoire de hard rock que de punk, ou en tout cas, au moins autant.

      Je ne sais pour Deleuze, mais je crois que dans Archéologie du Savoir, Foucault avance que la quête des origines (chercher à savoir qui est le premier) est vaine. Remarquez que ça fait longtemps que j’ai lu ce truc.

    • Quand vous aurez une chance, donnez-moi 3-4 albums/groupes actuels qui vous branchent – si je ne les connais pas ce sera une découverte.

      Pour ma part, The Clientele, Future Clouds & Radar, The Pernice Brothers, Liam Finn, Guster.

    • PS : ce n’est pas du punk.

    • Perso, je trouve les textes de Lennon plus racoleur et narcissique, beaucoup plus naïf dans leur côté épate-bourgeois. Les textes de Macca (Black Bird, Penny Lane, Eleonor Rigby) décrivent avec un vrai talent d’écrivain le monde autour de lui (comme Ray Davies) avec une tendresse acerbe alors que Lennon ne parle que de sa pomme ou fait dans le surréalisme dylanien. Rien de plus racoleur que Imagine.

      En fait, le texte que je préfère de Lennon c’est “I’m only sleeping” mais c’est un pastiche évident de Davies.

      J’ai toujours trouvé cette image mielleuse de Macca infiniment réductrice, sorte d’image en miroir du mythe romantique de Lennon. La plupart des mouves d’avant-garde des Beatles viennent du doux beatles: c’est lui qui a tiré les Beatles vers le pop-art, William Burroughs, la musique contemporaine, etc. C’est lui Sgt Pepper, la construction de A day in the life, Magical Mystery Tour, le deuxième côté architectural de Abbey Road. La plupart des trouvailles psych des chansons de Lennon sont de Martin et Aspinal.

      Certes, Macca a fait des ballades (Yesterday, Let it be, quelle honte!) mais qui aurait pu écrire des sucreries entendues des milliards de fois sans donner une indigestion à la terre entière.

      Cela dit, les Beatles sont une gestalt: Lennon + McCartney. Même si Macca a fait seul Ram.

    • Zidane à Montréal! Je vais réserver mes billets!

    • Quand Macca chante “Her Majesty is really nice girl with not a lot to say, someday i make her mine” et qui commence par ça au Jubilée de la Reine avec un million de personnes sur le gazon qui rigolent pendant que Elizabeth II ne sait plus où se mettre, c’est plus drôle et subversif que l’ensemble de l’oeuvre des Sex Pistols…

    • Une vraie petite teigne de Liverpool: “La royauté c’est une blague; c’est moi le vrai Roi du Royaume-Uni”.

    • @Austerlitz: Animal Collective, Patrick Watson, Fleet Foxes, Deehunter, MGMT, Portishead, Wolf Parade, Karkwa, que du connu.

    • @ unholy_ghost

      Imagine, c’est post-Beatles, une autre histoire.

      J’aurais ajouté que je trouve Paulo plus .. champêtre, disons. Mais, aucun doute sur son attrait pour l’expérimentation. Mon Lennon à moi, c’est I Call Your Name, Mr. Postman, Hard Day’s Night, Instant Karma, You Can’t Do That, etc. Cette voix purement rock n rollienne qui va aux trippes. Pas beaucoup d’artifice là-dedans. Just rock n a rollin’…

      Zizou pour un match de gala? Je me ferai plutôt Bordeaux/Guingamp au Stade. J’ai déjà vu Zidane avec le Real.

      Au plaisir…

    • Soryy but, bien que son “Her Majesty” soit assez subversif, ça n’a pas la provoc du “Rattle your jewellry…” servi par Lennon à toute la noblesse anglaise…

    • J’écoute certains des tes groupes cités aussi. Par contre, MGMT s’est usé rapido. Idem pour Fleet Foxes, auxquels j epréfère Bon Iver, dans le genre. Quand je pense que Malajube s’est mérité un 3 étoiles dans le dernier Uncut. Ce disque est vocalement d’un niveau démo de studio.

    • Ces temps-ci, de récent, j’écoute Woods, Tim Hecker, Deerhunter et le dernier Depeche Mode.

    • Pas de punk là-dedans.

    • @ AB – Un must, une curiosité? Je l’ai réécouté une 3e fois, suite à votre commentaire. Je l’upgrade à Would be nice to have. Ca, ça veut dire je n’irai pas l’acheter demain matin, mais si quelqu’un me l’offre, je l’apprécierais. Faut dire que les bons achats faits suite à la lecture du blogue, recommandés par vous ou par les intervenants, dépassent largement les déceptions.

    • Je vois un peu Lennon-McCartney comme la relation Godard-Truffaut. Plus jeune je préférais le côté frontal de Godard-Lennon, en vieillissant je vois le côté subversif et retors de Truffaut-Macca.

      Hey, tu as un type qui devant le Royaume au grand complet qui traite la Reine de petite conne baisable pour fêter ses 50 ans. Tu veux quoi de plus?

    • Un autre qui dit au Maharishi : “If youre the cosmic one, you should know why i’m leaving…”

      Sur ce, bonsoir. ce fut un plaisir.

    • Je me sens comme le gars qui arrive au party alors que tout le monde est ben saoûl…!!! J’ai eu beaucoup de plaisir à vous lire toute la journée, en passant, et j’ai pris des notes en masse, merci à tous!

      Toutefois, je suis surpris que personne n’ait mentionné le groupe The Ex. Ce groupe hollandais existe depuis plus de 25 ans et est toujours resté indépendant jusqu’au bout des ongles et très politisé. De plus, leur proposition musicale défie toute comparaison, avec des guitares qui flirtent parfois avec l’industriel, tantôt avec le punk pur et dur et par moments avec le jazz et la musique du monde. Le groupe ne recule devant aucune collaboration, ayant partagé la scène avec le violoncelliste Tom Cora, les improvisateurs jazz du ICP Orchestra, le groupe post-rock Tortoise ainsi que le saxophoniste jazz éthiopien Getatchew Mekuria (De cette dernière collaboration est sorti l’album Moa Ambessa, un must), tout ça sans compromettre son approche musicale décapante.

      The Ex est passé deux fois à Victo et l’an dernier à la Sala Rossa. À chaque fois, j’ai été épaté par la puissance de leur son (en particulier à la Sala, alors qu’ils n’avaient même pas de bassiste!) et leur énergie.

      Un groupe qui réussit à mener ce genre de joyeux bordel sans compromis pendant 25 ans, c’est pas mal punk à mon goût!

    • The Ex sont effectivement géniaux. Mais je vous garantis que quand les autres réapparaitont, ils vous diront que ce n’est pas du punk.

      Il y a un tas de disciples de Dewey qui obsèdent sur la classification ici. ”The Ex, c’est pas punk, c’est du post-pre-psych-proto-ex-noisy-indie-punk”. J’ai appris ici que tout ce qui ne sonne pas comme la tendance dominante du punk rock 1977 (Pistols, Clash, Ramones) ou du punk à roulette californien (Green Day, NOFX, Bad Religion) n’est pas du punk.

      Et comment est-ce que ça pourrait être du punk si les paroles s’élèvent au-dessus du caca-merde-je suis révolté? Comment un groupe comme ça ou comme Poison Girls ou Dead Kennedys pourraient être punk, puisque que le punk est de droite?

      Comment est-ce que ça pourrait être punk si la révolte exprimée par The Ex est encore plus élaborée que celle des groupes garage 60’s (déjà renommés pour pour avoir élevé la révolte adolescente vers des sommets de sophistication jusque là jamais atteints )?

      Comment, dans ce contexte, The Ex pourrait être punk? Je vous garantis que les grands théoriciens du punk rock qui sévissent ici ne la laisseront pas passer celle-là.

    • mais pouquoi personne ne parles de la musique? oui il y a des éléments revendicateurs et bla bla bla dans leurs paroles mais l’essentiel reste la musique, le son, les notes. Et personne içi n’est capable de définir la musique?
      le punk s’inspire directement des structures musicales et de l’instrumentation du garage rock des années 60. Structure 4/4 et refrain/couplet.
      la guitare? des accords barrés s.v.p. (power chords ou barré chords…)
      basse? simple et répétitive, jouée avec un plectre
      drum? Kit simple, fort et sec

    • J’ai aussi appris que les Radio Birdman, ça n’est pas aussi près du punk que les Saints. Que le mec du Trouser Press ait dit que leur premier maxi est ”l’archétype de l’explosion musicale qui était sur le point d’arriver” ne compte pas. Qu’est-ce qu’il connait ce mec, après tout?

      J’ai aussi appris qu’il ne fallait pas tisser de lien entre le garage des années ‘60 et le punk, moi qui croyait que le premier critique musical à avoir utilisé le terme ”punk rock” l’avait fait pour parler de ? and the mysterians (qui seront à Montréal en août, en passant). Ha ben, je me suis sûrement trompé.

      J’ai aussi appris que qu’un site comme Pitchfork n,a rien signalé d’intéressant dans le punk dernièrement. Ha ben, moi qui croyait avoir vu que la compil de singles de Jay Reatard y avait récolté une note de 8.4.

      J’ai aussi appris que Television n’était pas un groupe punk, et que The Clash est un groupe ska.

      J’en ai appris des choses ici. Tant de faussetés, reprises d’auteurs en auteurs, partout sur la terre, enfin corrigée ici dans cette discussion. MERCI À TOUS!

    • Y’A PAS DE QUOI!!

    • N/P ~ Duane Allman : An Anthology …

    • (soupir)

      C’est pas une question d’hyperclassification… À ce compte, on met Palestrinat et les Lutins dans le même bac. À ce compte, n’importe quoi devient rock, jazz ou punk, c’est de la paresse intellectuelle.

      C’t'ivident que la ‘révolte’ garage de Chemise à pois c’est puéril. Je parlais plus du garage américain, teinté de thèmes bizarro.

      Est-ce que les Sex Pistols mettent l’accent tonique sur le ‘1′ ou sur le ‘2′ ? Sur le 1, c’est du rock (le punk, c’est du rock garroché un peu plus vite un peu plus fort, à m’ment donné, ça existe même pas vraiment comme genre à part entière, pas plus que le rock, du reste, qui est un blues garroché un peu plus vite un peu plus fort). Est-ce que les Clash mettent l’accent tonique sur le ‘1′, ou sur le ‘2′ ? Sur le ‘2′ par grands bouttes. Influence ska, pour le moins. On peut faire une nuance. Ça aide à comprendre les filiations, les genèses, les directions.

    • @ francis222

      Tu files un mauvais coton ce matin… En ce qui me concerne :

      1. Je ne connais pas assez The Ex pour me prononcer.

      2. Si The Clash est ska, alors Céline Dion est grunge. Influence reggae évidente, plus culturelle que musicale selon Strummer lui-même. Il en parle dans le film tourné sur lui par Julian Temple.

      3. Television : pour avoir acheté Marquee Moon à sa sortie, je n’ai jamais considéré cet excellent disque comme du punk. Plutôt de la new wave, comme Elvis Costello au début. Pourtant, l’ex-Television Richard Hell nous avait presqu’en même temps gratifié d’un 33 punk avec les Voidods (Blank Generation).

      C’est certain que ma perspective de la classification dépend en grande partie du moment réel quand c’est arrivé. Perso, je vois un lien évident entre le garage et le punk.

    • @Mikahel,
      S’il y a des distinctions à faire entre Chemise à pois et le garage américain teintés de thèmes bizarro, je ne vois pas pourquoi de telles distinctions ne peuvent être faites dans le punk rock. Entre Dayglo Abortions et les Poison Girls, il y a un monde de différence que du semble incapable de percevoir. C’est un peu ça aussi la paresse intellectuelle.

      La filiation entre la musique du Clash et la musique noire est bien connu. Tout le monde reconnait l’influence ska. Tout le monde ici a fait cette nuance. Tout le monde a reconnu que ce groupe évolue vers quelque chose de beaucoup moins typiquement punk d’albums en albums. Mais à ce que je sache, tu es le seul à avoir dit qu’il s’agit d’un groupe ska. Je te cite texto : ”Moi. Les Clash sont un groupe ska.”

      @Austerlitz
      Television, tout le monde s’entend pour dire que ce n’est pas un groupe punk typique. Mais en 1977, la ligne entre New Wave et Punk est mince et les deux termes s’emploient sans trop de distinction, non? C’est un peu plus tard que la différence devient nette. Tu parlais de mouvement hier. Television est en plein au coeur de cette scène qui lance le punk à New York et Richard Hell est probablement le premier à promener le style qui ressemble à celui qui sera popularisé à Londres (son look, je parle). Je comprends très bien, encore une fois, qu’il ne s’agit pas d’un groupe punk typique, au sens 3 accords du terme. Mais la grande majorité des ouvrages généralistes et spécialisés concèdent un lien plus que direct avec le punk. Voici sous quel styles All Music classe le groupe : punk, proto-punk, New York punk, american punk. Je veux dire, on parle quand même pas là d’un petit cul dans une fanzine tiré à 5 exemplaires qui délire et décide de réviser l’histoire du rock.

      Le problème ici est qu’on a affaire ici à des analyste patentés du mouvement, qui font fi de quelques décennies de littérature sur le sujet, au profit d’une analyse qui ne sert, finalement, qu’à tenter d’enfermer ce mouvement dans leurs propres préjugés.

      Ce que Mikhael essaie de faire depuis le début, c’est de nous prouver son point de vue sur le punk, c’est-à-dire qu’il ne s’agit que d’une musique pour et par des abrutis puériles de droite. Tout ce qui permettrait de relativiser cette affirmation et de présenter ce mouvement sous un jour meilleur est systématiquement évacué. Je trouve que c’est malhonnête et paresseux de tasser du revers de la main ainsi un tas de groupes parce qu’ils ne cadrent pas dans une vision réductrice des choses. Surtout que je serais le premier heureux d’avoir une discussion qui aborde le thème du racisme ou du conservatisme, pusique ces phénomènes ne sont pas du tout absent, par exemple, du punk de rue anglais du début des années ‘80. Mais voilà, on ne peut critiquer tout le mouvement de cette façon. C’est facile dire que les punks sont des abrutis si tu construis une définition qui, au bout de compte, ne peut s’appliquer qu’à GG Allin et Dayglo Abortion…

    • @ francis222

      Television : je dis juste que, au moment de l’achat, il était clair pour nous qu’on achetait un disque de new wave. Pour nous, Television n’était pas punk. Ce qui n’était pas péjoratif. Un autre exemple fut Ian Dury & the Blockheads. Et, il avait des bands à cheval : les Hot Rods étaient mi-pub, mi-punk. Dr. Feelgood était pub par contre. Je livre juste mon témoignage.

      Autre exemple : je ne me rappelle pas de mohawks dans le punk de première mouture. Pour moi, ça commence après et avec la seconde génération. Faut comprendre qu’à ce moment-là, le punk était déjà devenu un has been pour beaucoup des initiés et d’autres mouvements se succédaient. Des Buzzcocks naissait le rejeton plus intello Magazine, etc.

    • @Austerlitz
      Tu as tout à fait raison pour Televison. Je comprends ce que tu veux dire et je n’ai pas non plus de problème à en parler en tant que groupe new wave. De toute façon, Televison reste aussi à cent lieus du groupe new wave typique. Ce que je dis ne s’adresse pas vraiment à toi car la façon dont tu nommes les choses ne découle vraisemblablement pas d’un préjugé et d’une volonté de définir les choses selon celui-ci.

    • Wow y a de l’ambiance chez Iggy !

      @Austerlitz
      C’est la première formation de Television qui est considèrée punk par l’histoire. L’acolyte de Tom Verlaine est alors Richard Hell et le groupe, en résidence au CBGB, joue des titres de ce dernier tels que Love come in Spurts et Blank Generation. Il existe un bootleg crade de l’époque qui permet de gouter la différence d’avec la formation art-rock de Marquee Moon.

    • Cher Francis, il ne faut se mettre en rogne comme ça. On jase…

      Pour ce qui est du Radio Birdman, c’est bien du punk au sens large comme les Stooges et MC5, mais ce qu’on essayait de nuancer c’était la différence entre le proto-punk et le punk 77 (dont Sex Pistols est le parangon). Je peux me tromper, mais The Saints me paraît plus proche de l’esthétique 77 que leurs concitoyens.

      Vous trouvez que Question Mark est du punk? Un concept peut exister bien avant un phénomène qu’il a fini par désigner (par exemple, le terme “rock” existe depuis les années 20).

      Le garage c’est du Big Beat et Mod anglais teinté de psych mal joué par des kids américains dans leur garage. Une partie de ça a influencé le punk newyorkais puis anglais, c’est l’évidence.

      Le garage est du punk au sens large mais pas au sens restreint du terme. Comme disait je ne sais plus qui: le punk c’est les influences des Ramones, les Ramones et les groupes influencés par les Ramones. Que les Nuggets soient importants dans la genèse du punk c’est évident.

      S’il y a un expert du punk ici, ça ne peut être que vous, comme le remarquable site “We are the scene” en fait la preuve. Mais de misérables dilettantes n’ont-ils pas le droit de se chauffer à votre Lumière?

      Pour ce qui est de Jay Retaerd, ce n’est pas pcq Pitchfork le dit que c’est vrai, à moins de faire un argument d’autorité. Du reste, vous m’avez convaincu qu’il y a de belles exceptions à l’académisme du rock – mais le propre d’une exception n’est-il pas de confirmer la règle?

      Quant aux textes, je vous suis contre Boulga. La puérilité du punk est une généralisation outrancière. Gaetan Soucy disait la même chose du rock en général: musique puérile pour ado attardé (il fisait de Sid Vicious l’essence du genre…). Au contraire, le punk est une invention de dandy intello et littéraire (Richard Hell, Patti Smith, Johnny Rotten, Tom Verlaine, etc.) et d’idiot savant (Iggy, Ramones, etc.).

      Je crois que ce que ne capte pas Boulga dans le punk c’est l’ironie. Après le manque de distance naïf des hippies (flower is beautiful) les punks ont remis l’ironie dans la musique en inversant les signes (punk, blank generation, insignes nazis…). En cela, il est tributaire du mouvement noir (black is beautiful).

    • Je voulais dire Jay Reatard et “l’académisme du punk”…

    • Je ne dis évidemment pas que le garage et le punk, c’est la même chose. Mais Boulgachose semble être horrifié à l’idée qu’il puisse exister un lien entre un style de musique qu’il respecte et un qu’il déteste. De rappeler la façon dont le terme ”punk” a été utilisé pour la première fois n’est qu’une façon symbolique de mettre ce lien en lumière.

      Mon truc, ce n’est pas du tout le point de vue d’un expert. Je veux dire, je ne crois pas avoir raison quand je dis que Television est punk et qu’un autre dit que c’est de la new wave. On s’explique et on se comprend. Je ne cherche pas à imposer quoi que ce soit et serai plus qu’heureux de relativiser tout ce que je peux connaitre déjà et de découvrir autre chose. Je concède plein de trucs à tout le monde ici et honnêtement, si j’ai un intérêt pour le punk rock, je connais tellement de gens qui pourraient en parler mieux que moi… Mais la fermeture de Boulgachose est trop surréel pour que je ne réagisse pas. Je veux dire, quand tu amènes des milliers de nuances, de liens et d’exemples et que l’autre ramène tout à Dayglo Abortion, on est en droit de perdre patience. Je veux dire, juste ici, tous les gens qui semble être de réels amateurs du genre sont des gens qui paraissent articulés, nuancés et plein d’esprit. Vous croyez que parmi tous les gens qui ont gravité autour de ce mouvement, le 2 ou 3 seuls qui ne sont pas des parfaits tarés se retrouvent ici? Quelle chance nous avons, n’est-ce pas?

      Pour ce qui est de Jay Reatard. Honnêtement, je déteste Pitchfork. C’est juste que vous avez dit que dans les trucs que vous lisez (dont Pitchfork), il n’y avait jamais de mention concernant des artistes punk récents qui sont intéressants.

    • (re-soupir)

      Premièrement je déteste pas le punk, je trouve Anarchy in the UK plutôt jouissif, c’est même un riff que je jouais à 15-16 ans, mais franchement, aujourd’hui, j’use mes surplus de testostérone à meilleur escient…

    • Oui, les punks sont en général des gens politisés, subtils et ironiques, même le squegee qui pêche des 1$ avec une ligne en haut des remparts de Québec (!), alors que la musique ne l’est pas toujours.

      Lester Bangs disait, je ne sais plus où, que l’histoire du punk, de la Bamba au Ramones, en passant par Louie Louie, You Really Got Me et I Wanna Be Your Dog, c’est les mêmes accords joués de plus en plus vite, de plus en plus fort, de façon de plus en plus approximative. Je crois que l’on peut préférer, personnellement, en rester à un stade du développement (entre les Kinks et les Stooges, en gros).

    • Je lis avec intérêt les échanges des interventions étoffées sur le punk, mais une question me taraude: pourquoi vouloir absolument catégoriser la musique, alors que les influences et les évolutions de chaque artiste sont si évidentes?

      Je piquerais l’analogie de l’auteur de science-fiction Norman Spinrad à qui on demandait de définir qu’est-ce que la science-fiction. Réponse: “Science fiction is anything published as science fiction.”

    • @ mikhail_boulgakov
      “aujourd’hui, j’use mes surplus de testostérone à meilleur escient…”

      C’est à dire?

    • @bt627

      C’est dans la nature de l’esprit humain. Il voit une bébitte rouge à six pattes et il dit : « fourmi ». Une autre noire à huit pattes et il dit « araignée ». Après il fait des liens entre tout ça (la théorie de l’évolution, par exemple, impossible à concevoir sans catégorisation liminaire) et finit par comprendre 0,2 % de l’Univers qui l’entoure.

      Dans la typologie musicale, la musique est vue comme un écosystème exogène qu’on cherche à comprendre scientifiquement. Ç’a rien à voir avec l’acte de créer de la musique comme tel. La plupart des musiciens se sacrent bien du genre qui leur sera accolé à posteriori.

    • bt627, on pourrait en dire autant de n’importe quoi. Céline Dion est n’importe quoi que l’on désigne comme étant Céline Dion. Ça s’appelle du nominalisme.

    • Le problème de l’origine du punk, c’est qu’on cherche à percevoir le phénomène comme une racine pivotal (un tronc qui se divise) alors qu’il s’agit à l’évidence d’un rhizome (tissu de racines interreliées).

    • Tout à fait d’accord pour le rhizome. Encore Deleuze, ma foi… et moi qui croyait que c’était Debord qu’il fallait invoquer pour expliquer le punk rock : )

    • Et pratico-pratique, les disquaires qui “catégorisent” leurs CDs font en sorte qu’on doit parfois fouiller trois sections avant de trouver ce qu’on cherche.

      Quelqu’un parlait de CHOM hier. Dans une tentative d’ouverture sur la musique “alternative”, dans les années 80, Claude Rajotte avait fait une émission spéciale un vendredi soir sur le top “alternatif”. Dans sa sélection de musique “alternative”, on retrouvait une à la suite de l’autre Anarchy in the UK et Sinead O’Connor!!! Moi j’attendais le Metal File à 23h, qui m’a fait découvrir bien des groupes metal… et des groupes qui n’avaient de metal que l’attitude!

    • Debord, je trouve ça limite comme analogie chez Marcus.

    • Tout à fait. D’ailleurs, Stewart Home a écrit un livre vraiment génial dans lequel il démontre que les liens entre le punk et les situs sont tout à fait boiteux, en plus de charger à fonde de train contre la récupération intellectuelle du punk. Il utilise aussi la théorie de genre pour démontrer l’évolution de la signification du terme punk rock qu’il dit en constante mutation (tiens, tiens). Tout ça avec un bagage théorique assez solide, mais doublé d’une perspective de l’intérieur et d’une plume vitriolique. Greil Marcus (qu’il nomme toujours ironiquement (Groovy Greil) en mange une sacrée.

    • br627, pour moi, il ne devrait y avoir que trois-quatre catégories, classique-jazz-rock-world-trad. Le reste n’est que des chapelles pour puristes construites par les cies de disques. Les gens qui n’écoutent qu’un seul style sont des peines-à-jouir. On ne peut pas comprendre la prod de OK computer sans avoir écouté Marvin Gaye, on ne peut pas comprendre les Ramones ou Kraftwerk si on ne connaît pas les Beach Boys, on ne peut pas comprendre Céline Dion si on n’a jamais mangé de mélasse, on ne peut pas la haïr vraiment si on n’a pas écouté Ike and Tina Turner…

    • Selon Bono, Elvis aussi était punk. Beau cas de plagiat par anticipation, n’est-ce pas?

      “Out of Tupelo, Mississippi, out of Memphis, Tennessee, came this green, sharkskin-suited girl chaser, wearing eye shadow — a trucker-dandy white boy who must have risked his hide to act so black and dress so gay. This wasn’t New York or even New Orleans; this was Memphis in the Fifties. This was punk rock. This was revolt. Elvis changed everything…” http://www.elvis.com.au/presley/printer/elvis_presley_by_bono.shtml

    • @ unholy_ghost

      En passant, j’anticipe que tu savais que Macca joue à Halifax en juillet?

    • Ouais, mais je me suis tellement fait chier à attendre entre les barrières à bestiaux sur les Plaines que je ne vais pas en plus me taper 15 heures de bus…

    • Au moins à Halifax, on aura pas à se taper Pascale Pikeurde faire des faces de Ozzy et The Stills essayer d’être meilleurs mélodistes que Ringo Star (voilà comment j’utilise mon surplus d’hormones).

    • En cherchant la citation de Bono, je suis tombé sur une interview ou il parle de l’influence des Clash, Ramones, Pistols sur la musique de U2. Ça me semble pertinent au débat, alors j’en copie une partie ici ( http://www.u2station.com/news/archives/1995/03/bono_on_the_his.php ) :

      QUESTION: What kind of impact did the British punk movement have on you? The Clash, the Sex Pistols?

      BONO: John Lydon’s voice was extraordinary. It was like that Munch picture, “The Scream.” It was just this big howl. He was second generation Irish living in England. The Sex Pistols were just blowing everything out of the way. It was an incredible roar of Rock ‘n’ Roll, the Clash, too. I mean, we related to the Clash. The politics. But I think it was more … just the way they walked. [he chuckles] It was the shoes, both of them.

      QUESTION: There was a certain element of violence in Punk.

      BONO: Yeah there was, but spittin’ on your heroes has been popular ever since. In different ways, maybe that’s okay, and maybe that was the part of Punk — about the anti-hero, really.

      QUESTION: Punk had a sense of hopelessness, a cynical-ness, yet there was something very different about U2 in terms of their message.

      BONO: We thought we were a punk band for about a minute and I remember we played support to some punk band in a bar downtown. We were just waffling on about some existential notions on some odd beat, and I remember somebody shouting from the audience, “There’s more punk in the Monkeys!” [he laughs] So, I guess we were just coming from a different place. But we related to that spirit, you know.

      QUESTION: What about the Ramones?

      BONO: The Ramones kind of saved our neck at one point because we were rehearsing one day and a TV director was coming down to see us. He was going to put us on a TV show. He’d heard that we were writing our own songs and he thought that was kind of unusual because we were all fifteen and sixteen years old. He thought ‘this’ll be interesting.’ So he came down to see us in Mount Temple, and we had been fighting in the rehearsal. Guitars were being thrown at various members. It was a horrible scene early on and we couldn’t agree on how one of our songs should go — the song we wanted to play to him. So when he walked in the door, we hadn’t got our song prepared so we thought, well, that was the end of it. But actually, I told the band to play three Ramone songs that we’d learned earlier in the week. We lied and told the director they were ours and he believed us and put us on the show. I told Joey Ramone this later. We changed it to our song when we got on the show, so nobody else knows. I owe Joey one.

      QUESTION: You once said that Punk was a revolution, but it wasn’t a real one. What did you mean by that?

      BONO: It was a style revolution more than anything else. See, in the UK, they really relate to nihilist ideas and they like all that hard stuff. When it comes to dance music, they need a lot of drugs to dance. I think it was a way of disguising those other things that are not allowed in England. It was just a different kind of ‘Stiff Upper Lip.’ In Punk there was a lot of fascist imagery. Of course, it was supposed to be debunking fascism, but in all honesty, some of the punks I hung out with were not aware of that.

    • J’en apprends vraiment beaucoup sur le punk mais j’avoue que je suis un peu étourdie. Punk ou pas punk, je ne sais pas si ça se tranche au couteau…c’est peut-être comme faire durer un débat sur la question suivante: La belle femme mulâtre là, est-elle noire ou blanche?

    • Norvegequebec, pour un blanc raciste elle est noire, pour un noir raciste elle est blanche…

    • @ francis222

      C’est rigolo que tu me parles de disciples de Dewey, car j’ai étudié dans ce domaine et j’ai quelque fois eu à cataloguer des disques. Disons que l’exercice était souvent difficile et ayant depuis changé de boulot, j’ai abdiqué sur la classification de ma collection pour ne garder que le classement alphabétique! Faut aller à la Grande Bibliothèque pour constater à quel point le personnel du catalogage peut se gourrer. C’est parfois très rigolo.

      Je continue à vous lire et je me rends compte que j’en sais bien peu sur le genre punk. Dans le fond, le nerf du débat serait sur quelles considérations on se base pour définir si un artiste est punk: La forme musicale (trois accords, 4/4, etc) ou simplement l’approche philosophique (approche politisée et DIY, etc). À mon sens, les deux se valent. Tout est dans la référence qu’on cherche. J’aimais bien quand quelqu’un a qualifié Mingus de punk précédemment. Revendicateur, provocateur, politisé avec en prime un mode de vie assez intense, ça aussi c’est punk à mon goût. Ou encore Peter Brötzmann avec ses albums Machine Gun et F**k De Boere qui étaient des “statements” autant musicaux que politiques.

      Quant aux références un peu scato du punk d’aujourd’hui, un groupe comme SNFU le faisait très bien dans certaines de ses chansons. C’était sarcastique et grinçant et ça cadrait très bien avec la musique. je me trompe peut-être, mais je me demande si certains groupes n’ont pas récupéré le concept pour en faire les chansons de party pipi-caca-poil qu’on connait aujourd’hui…

    • @Blackened
      Tu as bien raison au sujet de la classification. Tout est dans la référence que l’on cherche. Des fois, il faut un peu circonscrire. Mingus est tout à fait punk dans le sens ou tu l’entends, mais si dans un débat sur le punk on commence à invoquer ce genre d’exemple, ça n’a plus de fin.

      Je crois que nous nous en tenions à un cadre très limité, mais encore là, il y a des divergences. Certains semble le définir par ce qu’il a de plus évident que je résumerai peu habilement par «les trois accords à fond la caisse» et d’autres semblent croire que le genre est un peu plus inclusif. Il n’y a probablement pas de bonne réponse et ça fini par être stérile comme le prouve un peu la discussion ici. Même chose sur la question «qui a fait la première chanson punk?» On ne s’en sort pas!

      Je crois que puisque tu connais mieux Dewey que nous tous, tu devras trancher ce débat. Aller, on te fait confiance!

      (et 2 morceaux de robots pour les références scatos de SNFU!)

    • Histoire de corser le débat je veux bien vous re-citer le dictionnaire du rock ( sous la direction de Michka Assayas-Éditions Robert Laffont…..des heures de découvertes)

      Du punk-rock il est dit : “…ce terme a commencé à être employé dans les années 1965-67 pour désigner les groupes rock garage amateurs et approximatifs venus des petites villes américaines…Le sens du mot s’est élargi en 1976 quand Legs McNeil a créé le magazine punk, axé sur tout un courant de groupes revendiquant une simplicité primaire comme les Ramones ou Blondie, ou un nihilisme provocateur comme Richard Hell au sein de Television…de manière plus vaste, il apparait aujourd’hui à travers ses prolongements dans l’avant garde artistique comme un mouvement dont les racines plongent dans le pop art américain, lui même dérivé du dadaïsme européen et de Marcel Duchamp en particulier….Au début des années 90 le succès international de Nirvana met au gout du jour le grunge, forme de punk-rock matiné de métal et fait sortir le courant néo-punk de la marginalité…Quelques groupes comme Offspring ou Green Day stars du SKATECORE vendent des disques par millions…Si le rock est loin d’avoir disparu depuis, il a connu avec la comête punk son dernier embrasement essentiel”

      Du garage rock il est dit : “..Synonyme de punk (avant le mouvement de 1976-77)… se défini d’abord par son minimalisme forçé, par opposition aux productions plus sophistiquées des grands studios…c’est le premier courant musical à avoir été retrospectivement appellé punk, et de fait il préfigure par bien des aspects le mouvement de 76-77

      Désolé je sais que ça fait schtroumf à lunettes…

    • “Si le rock est loin d’avoir disparu depuis, il a connu avec la comête punk son dernier embrasement essentiel”

      Tout ce qu’écrit Assayas depuis quelques années est frappé au sceau de la nostalgie et du “c’était mieux avant”.

    • “c’était mieux avant”.

      Même le futur l’était !!

    • Ouffff… Tylenol, quelqu’un?

      Du skatecore… Wow. Si on entre dans les sous-genres, on n’a pas fini. Ça me fait juste penser que les définitions de genre changent avec les années.

      Mon exemple favori: Vous souvenez-vous du film Heavy Metal et de sa trame sonore? Les groupes présents étaient tous plus heavy les uns que les autres: Black Sabbath (bon ok), Blue Oyster Cült (euh…), Sammy Hagar (!?!), Journey, Donald Fagen et… Devo!!! Pantera peut aller se rhabiller… On pourrait se bidonner en retrouvant quelques compils “Masters of Metal” que K-Tel produisait à l’époque…

      De heavy metal qu’ils étaient dans les années 80, on vous dira maintenant qu’Iron Maiden, c’est du hard rock… Et ainsi de suite.

      Ce qui fait qu’on était tous dans le champ. Green Day, finalement, c’est pas du punk, c’est du skatecore. Nuance.

      Le meilleur moyen de trancher? Appuyer sur “play” et avoir du fun.

      Mais reste que du fun, j’en ai aussi à débattre avec vous!!!

    • @unholy_ghost

      Michka Assayas est superviseur de l’objet mais n’est pas l’unique auteur de ces entrées (ils sont trois pour le punk). Il est question de groupes Punk réçent dans le texte…mais la définition fait cinq pages format dictionnaire.

      Cet ouvrage est toujours salué comme une référence (ce qui n’empêche pas le désaccord). Qu’on le veuille ou non tout genre musical possède une histoire et des repères.
      De toute façon je perçois dans l’extrait qui vous dérange, un constat fort positif de l’onde de choc punk toujours ressentie de nos jours.

      Bien que parfois il m’arrive de croire que…. c’était effectivement mieux avant…

    • @vieuxcon

      Assayas est le pape de la vision ultra-romantico punk-centrée de type Inrocks, bref, de Français qui regardent ça de loin en maudit et qui y comprennent pas toujours grand chose comme au reste des USA, selon laquelle il y le rock des sixties, son enflure des seventies, salutairement éclatée par le punk, et depuis la new-wave, la techno-machin et tout c’est grâce à ça.

      Dans cette optique du parfait snob-du-rock, il est de bon ton de casser du sucre sur tout ce qui est sorti en 1977-79 qui est pas du punk : Rafferty, Dire Straits, et j’en passe, et d’encencer les Joy Division et consorts. C’est de la boulechite jusqu’au dernier atome…

      Je peux vous proposer 14 auteurs anglo-saxons ‘de référence’ pour qui le punk n’est qu’un accident stylitique parmi d’autres (en fait, pour qui le punk n’existe carrément pas), et qui font passer la grande filiation du blues du Delta à aujourd’hui via d’autre canaux, notamment Stevie Ray Vaughn, ZZ Top, Lynyrd Skynyrd, Steve Morse, Mark Knopfler, etc. etc. etc. Mais Assayas et les Inrocks n’ont jamais vraiment pigé c’est quoi le rock tant qu’à moi, pcq pour eux, tout ça c’est ‘ringard’.

      La plupart des Américains qui connaissent le rock pour le pratiquer -et l’avoir inventé- n’en ont pas grand chose à foutre d’une gang d’anglais excités dandys qui savaient pas jouer de leurs guitares, et qui ont l’outrecuidance de se réclamer de Robert Johnson…

    • “Rafferty, Dire Streits, Stevie Ray Vaughn, ZZ Top, Lynyrd Skynyrd, Steve Morse, Mark Knopfler, etc.”

      Wow! Ringard, non. Ringardissime, oui.

    • Il y a bien sûr beaucoup de bébés jetés avec l’eau du bain, dans le prog notamment, mais ton histoire du rock n’est pas qu’une invention de maudits français, mais aussi de la plupart des journalistes du rock américains et brittons (à part peut-être ceux de Guitar Player).

      Ringard ne veut pas forcément dire sans intérêt aucun.

    • Dans le mythe originel du blues, l’échange aux crossroads de Robert Johnson porte sur la virtuosité. Sur une capacité surhumaine à jouer d’un instrument , comme pour la chasse-galerie, comme pour Paganini.

      Robert Johnson en 1977, c’est Eddie Van Halen, pas Joey Ramone.

    • Qui se réclame de Robert Johnson, précisément?

      Eddie Van Halen, le mec qui a composé Atomic Punk?

    • @mikhail_boulgakov
      Avec tout le respect dont vous semblez incapable.

      Le manque d’arguments vous fait plonger dans la contradiction

      Il est amusant de vous voir parler de parfait snob-rock (du genre à vous citer ses théories de solfège pour prouver son point ??! ou du genre “tout est de la merde”?? ) puisqu’une seule entrée de ce dictionnaire offre une subtilité de ton absente de la plupart de vos commentaires.
      Chaque entrée est écrite par un passionné du sujet et vous trouverez ce qu’il faut pour assouvir votre passion pour Dire Strait ou ZZtop (qui ne sont en rien diminués en rapport à d’autres).

      La définition du punk est longues de cinq pages avec moultes références et précisions que je ne copierai pas (pas masochiste) et nulle part n’est exprimé le mépris que vous décrivez.

      Vous bombardez une maison remplie de civils.

      Maintenant vous avez tout le droit d’être en désaccord…sous la base de votre préjugé.

    • Personnellement, j’aime mieux écouter *Telegraph Road* de Mark Knopfler qu’une douzaine de tunes des Minutemen qui sonnent toutes pareilles et qui durent moins longtemps …ÔÔ…

    • Francis222, je sens que ça va te passionner: la sortie en France de Garageland de Nicolas Ungemuth, rock snob français jusqu’au bout des boots.

      Boulga, justement, le crossroad, ce n’est qu’un mythe. Et ce n’est pas le tout du rock, seulement une esthétique particulière.

      C’est vrai qu’entre “Baker Street” et “Love Tear Us Apart”, mon coeur hésite…

      Hé, je blague…

    • @vieuxcon

      Yo, c’est un blogue, on écrit à la vitesse qu’il faut pour le taper

      (je garde la subtilité de ton, le raffinement et la nuance pour le matériel que je publie pour vrai, sauf que là ça prend dix heures pour 400 mots)

      @rogiroux

      Telegraph Road… Un chef d’oeuvre de dynamique… De quossé ? Tu veux dire quand je casse pas ma crash c’est ‘moins fort’ ?

    • J’aime probablement plus Dire Strait que les Minutemen. Et peut-être même les premiers albums de ZZ Top plus que le premier Damned. Mais ne le dites pas, s.v.p.

    • Woah, 200 commentaires sur des sujets puérils d’ados attardés!

      Ça commence à ressembler au blogue de Gagnon…

    • @ghost

      J’écoutais l’autre soir du Patrick Watson et j’étais frappé à quel point il avait carrément ‘pompé’ Rafferty, c’était flagrant, le même son piano/voix (whatever’s written in your heart, sur city to city), le même phrasé, toute.

      Le dandy ‘in’ de Montréal doit bien plus à Rafferty qu’à Joy Division, ne t’en déplaise. Y’a pas que Baker Street, loin s’en faut !

    • Oh l’argument! Comme Ian Curtis est une grosse influence de Tom Yorke et que Tom Yorke est une grosse influence de Watson, c’est comme qui dirait un bande au coin! Par contre, je ne suis pas certain que Rafferty soit une influence de Tom Yorke…

    • Dans mon livre a moé c’est ben plus simple que ca…y’a du rock pis y’a du disco…Blondie c’est du punk ?..Heart of a glass c’est du punk ? Non..dans mon livre a moé c’est du disco…Nirvana c’est du grunge ? pourquoi donc ?..c’est toujours la meme affaire que Led Zep, les Stones ou Aerosmith, deux guitares ,une basse, un drum pis un chanteur qui gueule..faque pour moé c’est pas du grunge ou du punk ou whatever ,c’est du rock..the Clash c’est du punk ??, Train in vain , belle mélodie, paroles pertinents..c’est du rock, meme chose pour London calling, un bon riff..du bon rock c’est toute..lachez-moé avec vos catégories de hard rock,death metal,heavy metal,grunge, house,trip hop, hip hop new wave,ĝansta rap, …ou ben c,est du rock..ou ben c’est du disco.

    • Amen

    • Teddybear, c’est le commentaire le plus drôle de ce drôle de panel.

    • “ou ben c,est du rock..ou ben c’est du disco.”

      Reggae… Man! Reggae …!!

    • Bon ben, moi j’adore The Cramps, et ça, mesdames et messieurs, c’est du pur rock’n'roll! Point à la ligne.

    • @ ahben

      Un luxe intérieur que je ne partage pas sur ce groupe rockabilly.

      @ t qui a parlé de Eddie Van Halen?

      Le nombre de notes inutiles que ce gars a joué en carrière n’a d’égal que son viol de You Really Got Me.

    • @ teddybear

      Le jazz, mon génie, c’est du rock ou du disco?

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