Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 31 mars 2009 | Mise en ligne à 19h13 | Commenter Commentaires (15)

    Elbow à Osheaga, le festival parachuté…

    lbow-2.jpg 

    ELBOW enfin de retour à Montréal !

     

    Groupe Spectacles Gillett vient d’annoncer sa quatrième programmation du Festival Musique et Arts OSHEAGA, événement à proéminence indie, prévu sur l’Ile Sainte-Hélène le samedi 1er août et le dimanche 2 août.

    Par les années passées, on a reproché à Osheaga de manquer de têtes d’affiche. Ses organisateurs répliquent cette fois avec l’annonce de COLDPLAY (le samedi 1er août) et des  BEASTIE BOYS (dimanche 2 août).

    Avant de se prononcer sur la pertinence de ces choix (aucunement indies, il faut le souligner), il faudra voir quelles sont les autres têtes d’affiche qui feront les gros festivals du genre en Amérique du Nord.

    Groupe Spectacles Gillet nous apprend en outre qu’Osheaga sera l’un des deux seuls festivals auxquels participera Coldplay en Amérique du Nord, jolie façon de coiffer une tournée mondiale dont l’escale montréalaise avait eu lieu le 20 juillet dernier au Centre Bell, à guichets fermés il va sans dire.

    Quant aux Beastie Boys, leur dernier passage remonte à septembre 2007, deux soirs d’affilée au Métropolis.

    Malgré son succès colossal dans les arénas, Coldplay me laisse froid (…) depuis des lustres, j’aime toujours les Beastie Boys que j’ai vus maintes fois sur scène depuis un quart de siècle. Honnêtement, je ne vois rien d’excitant à ce qu’ils soient présents à Osehaga.

    Idem pour The Roots, que je préfère en formule concert qu’en formule festival – c’était tellement hot au Vieux-Port l’an dernier, alors que le groupe assurait la longue première partie d’Erykah Badu.

     

    En ce qui me concerne, c’est dans le reste de la programmation que ça se passera à Osheaga.

     

    Ma priorité : Elbow, ce superbe groupe anglais qui a signé mon album rock préféré en 2008 – The Seldom Seen Kid.

     

    Rufus Wainwright,  lui, aura-t-il du neuf à proposer depuis son récent spectacle, superbement conçu et arrangé ?

     

    Les Arctic Monkeys auront-ils encore quelque chose de vivifiant à nous proposer depuis leur départ canon ?

     

    Beast, le nouveau vaisseau de notre Betty Bonifassi, saura-t-il séduire l’auditoire anglo-montréalais qui ne le connaît pas vraiment ?

     

    J’ai hâte de voir à l’œuvre le DJ remasheur Girl Talk, personnage central du fort bon documentaire RIP A Remix Manifesto, réalisé par le Montréalais Brett Gaylor.

     

    Et que pensez-vous de la venue de Jason Mraz , The Decemberists, Crystal Castles , Lykke Li, The Ting Tings, Winter Gloves, The Honey Brothers, Josh Ritter, Parllovr, Kitty Daisy an Lewis, Mothers Fathers ou encore  Le volume était au maximum ?

     

    Faites vos choix… Mais ce festival en plein air que produit le puissant Groupe Spectacles Gillett est encore loin, très loin de rivaliser avec la direction artistique de Pop Montréal, si vous voulez mon avis. Encore cette fois, reste cette impression d’événement parachuté, dont l’implantation ne s’annonce toujours pas évidente malgré les gros sous de ses producteurs. En témoignent les déficits antérieurs…

     

    On verra bien en août prochain. 

    osheaga-09.jpg


    • J’irai pour Elbow. J’ai écouté l’album The Seldom Seen Kid au complet pratiquement en boucle depuis des mois!

    • En vacances en Écosse l’été dernier, j’ai découvert un véritable festival indie: T in the Park. Les têtes d’affiche ont beau être devenus populaires – l’an dernier c’était The Verve – ils sont issus du milieu indie.

      Elbow… très bon disque, cependant je continue à me gratter la tempe d’incrédulité en voyant les honneurs qu’ils ont raflés. Ce n’est tout de même pas un In Rainbows qu’ils ont pondu! Un exemple, me semble que Portishead a été plus percutant avec leur Third très réussi.

      Un ajout suite à votre post “de retour après la pause”… peut-être un billet pour nous parler des meilleures découvertes metal à faire des dernières années. Pour les vieux comme moi qui avons décroché avec la quasi mort du metal dans les années 90 et qui se laissent dire qu’il y a eu récemment de nombreux albums très léchés (Dream Theater? Opeth? Autre?), il serait agréable d’obtenir un petite mise-à-jour.

    • @bt627
      Je seconde en ce qui concerne ton dernier paragraphe!
      Je te suggère le groupe LIVA. Mélange harmonieux, brutal et mélodique de classique et de métal. Bonne écoute!

    • Je ne comprends pas les journalistes. Peut-être que la programmation ne satisfait pas votre petit “moi”. Et c’est pour ça que ça va si mal dans le monde!
      Nous devrions tous travailler ensemble, il est évident que ce festival a besoin d’un coup de main, mais avec des articles comme celui-à, ça ne va pas l’aider.
      Pour ma part, c’est un beau festival différent des autres, avec un beau site en plein air. J’ai fait plein de découvertes (Brazilian Girls, Santo Gold, etc.). En plus de ces découvertes, il y a toujours plusieurs groupes que j’ai envie de voir…
      Et c’est le cas pour cette année. Beasties Boys, Arctic Monkeys, etc. En plein air, ca va être une fête incroyable. Seriez-vous capable, vous les journalistes, de créer un événement de la sorte? Permettez-moi d’en douter!

    • Je me demande à quoi bon de comparer Osheaga à Pop Montréal mais si il faut le faire je dirais qu’au moins Osheaga est beaucoup moins éparpillé et beaucoup mieux organisé. De plus ça ne s’adresse pas juste à une poignée de hipsters et de journalistes .

      À chaque festival sa vocation.

    • Ah, ce Seldom Seen Kid…

      Il y a des passages si brillants, si élevés, si bien orchestrés, qu’il m’en vient presque des larmes tellement c’est beau. Ce ‘Everything has changed’ sur la jolie modulation ‘beckienne’ Fa-mi mibneur-Ré, cette finale ‘love you mate’… Et quelle voix (je soupçonne des mini-touches d’auto-tune, mais je pardonne), quel traitement romanesque ! À mon humble avis, ça ‘clenche’ In Rainbows à tous égards pour le Mercury Prize.

      Une qualité de production irréprochable. Enfin, un disque avec de la dynamique… Des passages doux, feutrés, – 20 db, puis des coups de tonerre d’orchestre symphonique qui font sursauter la visite et s’envoler les pigeons… Maudit que ça fait du bien !!!

      Live, bien franchement, je me demande ce que ça peut donner : les arrangements d’orchestre sont si présents…

      Petit retour sur ‘Dark was the Night’ :

      J’ai mis la main sur le vinyle triple… Surprise : c’est mollo en maudit. Pas pire, pas pire, même intrigant par passages, mais bof… Ça reste mixé pour l’écoute sur un ordi. Une très inattendue version de ‘Cello Song’ de Nick Drake… Une couple d’horreurs rockasses sans nom, à peine dignes d’un MySpace garroché vite… Lenin de AF à oublier au PC… Mais je crois que si j’entends encore une fois un micro branché direct dans un module cheap-o genre M-Audio, sans console, sans préamp, sans rien, comme il n’y a que ça sur ce disque pour la voix et la guitare, je vais assassiner qqun… Ça sonne exactement comme la compile canadienne TEA. C’est le son ‘2000′, et heureusement qu’il reste des Elbow, des Beck et autres pour se souvenir que si une console Neve coûte 1 million, c’est parce qu’elle vaut 1 million.

      Je me suis remis tout de suite après ‘Fairytale’ de Donovan, juste histoire de me rassurer sur comment une guitare et une voix bien produites peuvent sonner !

    • @froc et matvee
      Cette critique préliminaire n’a rien à voir avec l’ego d’un journaliste (le “petit moi” comme vous dites) ou quelque power trip gratuit. C’est l’opinion d’un professionnel qui écoute de la musique du matin au soir, sept jours sur sept, depuis plus de 30 ans. Et ce, sans aucune espèce de prétention. Si vous trouvez votre compte à Osheaga, c’est parfait. Si vous avez découvert Brazilian Girls à Osheaga et que vous ne l’aviez pas fait lors de ses passages précédents à Montréal, tant mieux pour vous ! Pour répondre à la question “seriez-vous capable d’en faire autant ?”, je vous réponds un gros OUI pour la direction artistique. et la programmation. Cela dit, un chroniqueur spécialisé n’est pas un producteur. Dans le même ordre d’idés, un excellent pianiste n’est pas nécessairement un excellent prof de piano, un excellent joueur de hockey n’est pas nécessairement un excellent coach.
      Quant à Pop Montréal que vous résumez comme la manifestations d’une “poignée de hipsters et de journalistes”, je vous recommande chaudement de refaire vos devoirs.

    • “En supposant qu’on trouve une définition exacte sur “qu’est-ce que l’INDIE”, où a-t-il été dit qu’OSHEAGA est un festival indie ?

      Voici comment Osheaga se définit : Osheaga est un festival de musique et d’arts unique en son genre situé dans les environs du parc Jean-Drapeau à Montréal, sur l’Île Sainte-Hélène, une île de tranquillité en plein cœur d’une des villes les plus excitantes d’Amérique du Nord. Le festival fut inauguré en 2006 avec l’intention d’offrir aux Canadiens un festival de style Européen de classe mondiale. L’objectif du festival est de présenter les talents locaux les plus acclamés par le public aux côtés de quelques-uns des plus grands noms de l’industrie. Les artistes invités le sont dans le but de présenter un mélange d’artistes émergents et avant-gardistes juxtaposés avec ceux de renommée mondiale

      Et en ce sens, Osheaga est un festival qui touche la cible et s’améliore avec le temps.

      On peut ne pas aimer, mais on doit au moins mettre sa critique en lien avec le mandat que se donne le festival et non celui qu’on imagine être.

      Mais il est toujours de bon ton de ce donner un “genre indie” en utilisant Osheaga comme cible de sa critique.”

    • @matvee
      Je vous l’accorde, ce n’est pas un festival unilatéralement indie, tel que le définit son mandat officiel. Remarquez, je n’ai strictement rien contre la venue de Coldplay et des Beastie Boys en plein air. Tant mieux si leurs fans s’éclatent. Et je peux aussi remarquer une (légère) amélioration d’Osheaga avec le temps. Mais, dans l’esprit des festivals rocks estivaux présentés en Amérique, ce festival montréalais a fait figure de parent pauvre depuis sa fondation. On verra bien cette année.

    • Voici le line-up du T in the Park 2009: http://www.tinthepark.com/content/default.asp?page=s3_16
      Oui, Elbow y sera. Mais combien d’autres groupes que je voudrais voir live!!

    • @ BT627

      wow ! vous avez raison, méchant festival que ce T in the park 2009. NIN sur une scène secondaire, ca veut tout dire. Avant de voir ce genre de line up à Montréal, j’y vais d’une facile ici, ok, les poules auront des dents …

    • @bt627

      Ayoye ! Incroyable… Des TV on the Radio, des Mars Volta et M83 qui traînent en amuse-gueule !

      Au moins 10 incontournables en partant -et venant d’un gars qui va jamais ou presque voir un show.

      Je comprends mieux pourquoi j’ai pas acheté mon macaron du Festival d’été depuis un bon 5 ans… Maudit qu’on fait dur, avec nos Scorpions, ZZ Top et cie ! À Montréal c’est beaucoup mieux, mais quand on voit des line-up comme ça, effectivement, on se rend compte qu’Osheaga, c’est pas la mer à boire.

    • Je vois, monsieur le professionnel, que vous n’avez pas compris le sens de mon article! Je vois que vous êtes encore atteint par votre “petit moi”. Il ne s’agit pas de votre opinion ici, mais de l’AIDE que nous pourrions tous apporter à ce festival.
      Si vous aimez mieux la programmation américaine (qui ne doit sûrement pas manquer de budget), allez donc vivre au États-Unis!

    • @froc
      Mmm… Vous êtes difficile à saisir, monsieur froc… Je tente quand même un effort de compréhension: Osheaga n’est pas une coopérative, ni une assemblée démocratique, encore moins une foire aux suggestions. Tout ce que les chroniqueurs de musique peuvent faire pour AIDER comme vous le suggérez, c’est de chroniquer ce qui leur apparaît comme les meilleures musiques, toutes catégories confondues. De leur côté, les directeurs artistiques des festivals font bien ce qu’ils veulent, après quoi nous pouvons émettre les opinions qui nous semblent justes, vous comme moi. Par ailleurs, je ne sais vraiment pas de quoi vous parlez lorsque vous laissez entendre que je préfère la programmation américaine. Où avez-vous pigé ça ? Et pourquoi ce ton agressif ? Je vous invite poliment à respirer par le nez. :-)

    • Pour autant j’adore The Seldom Seen Kid, je trouve que Leaders of the Free World est le meilleur album de Elbow. J’ai eu l’occasion de l’entre d’amis anglais lors de sa sortie, et je suis accro du groupe depuis. Cast of Thousands était une bonne évolution de Asleep in the Back, mais la différence de qualité entre Leaders et Cast est prodigieuse. En fait, le seul défaut de Seldom Seen Kid, c’est d’être une continuité de Leaders of the Free World. C’est à ce moment qu’Elbow a défini leur son.

      Et ca m’enrage que leur 1ere présence au Québec soit à Osheaga. J’ai une sainte horreur des show extérieur, pour de multiples raisons. Sinon, Elbow et The Decemberists ont à eux seul des gages de présence, tout comme Devotchka l’était l’année passé.

      Enfin, c’est quand même bien qu’Elbow soit enfin reconnu en sol Nord-Américain.

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