Alain Brunet

Archive du 7 mars 2009

Samedi 7 mars 2009 | Mise en ligne à 18h52 | Commenter Un commentaire

Remix manifestif: le droit au mashup

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Quiconque s’intéresse aux enjeux de la création sur l’internet a intérêt à voir le film documentaire R.I.P. A Remix Manifesto, présentement à l’affiche du Cinéma du Parc et de l’AMC Forum.

Le film est construit autour de Gregg Gillis alias Girl Talk, un jeune homme brillant qui mène une carrière de DJ en parallèle à sa profession d’ingéneur biomédical. Des spécialistes, artistes et politiciens se prononcent sur sa pratique du mashup, qui consiste à reprendre des fragments d’oeuvres déjà existantes pour ainsi créer d’autres oeuvres qui ont une existence artistique autonome. Y sont entre autres interviewés le juriste Lawrence Lessig, l’ex-ministre de la culture du Brésil Gilberto Gil ou encore Cory Doctorow, auteur de science-fiction, essayiste, cofondateur du fameux site Boing Boing, activiste de toute évidence.

Pour en savoir plus long, je vous propose cette interview que j’ai réalisée auprès du documentariste.

La semaine dernière, j’ai rencontré Brett Gaylor aux Rendez-vous du Cinéma québécois. J’animais alors un panel à la suite de la projection de son film, panel auquel il a pris part aux côtés de juristes spécialisés en propriété intellectuelle -Claude Brunet et Martin Lavallée.

Allumé,  ce Brett Gaylor. Plus nuancé sur la notion propriété intellectuelle  que son film sur le droit au mashup ne le laisse croire, néanmoins déterminé à provoquer le débat sur l’inefficacité et le caractère contre-productif du droit d’auteur pour les créateurs qui mettent leurs oeuvres en lignes en en acceptant les nouvelles pratiques de diffusion, de reproduction et de transformation.

Dans son documentaire de 85 minutes, Gaylor prend parti pour les remixeurs et autres créateurs numériques pour qui les lois de la propriété intellectuelle restreignent et répriment l’acte de création au lieu de l’encourager. Par voie de conséquence , ils espèrent l’avènement de nouvelles formes du droit d’auteur adaptées à l’environnement numérique.

Qui plus est, le cinéaste dépeint le droit d’auteur comme le territoire propice à une concentration du pouvoir aux mains de corporations multinationales du divertissement. Son traitement militant n’est certes pas journalistique, il s’agit clairement d’un manifeste qui dresse la table sans passer par quatre chemins.

Un must pour alimenter le débat.

Voici d’ailleurs un aperçu du film:

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