Alain Brunet

Archive, février 2009

Vendredi 27 février 2009 | Mise en ligne à 18h19 | Commenter Aucun commentaire

Lenin… selon Arcade Fire

   af.jpg

Tel que promis, je vous fais rapport de cette nouvelle chanson d’Arcade, Fire que l’on trouve parmi les 31 titres des l’excellente compilation Dark Was The Night (Red Hot/4AD). La chanson circule depuis un moment sur le Net, elle est facile à trouver sur You Tube, quoiqu’elle ait été retirée de différents sites comme Indie Blip.

Le riff d’introduction est très vintage,  très rock’n'roll première génération (Chuck Berry, Bo Diddley, Bill Haley), le premier fragment mélodique rappelle Revolution des Beatles (clin d’oeil à Vladimir Ilich Ulianov, alias Lénine, leader bolchévique?), pour ensuite se transformer radicalement… en musique d’Arcade Fire.

La chanson, en fait,  est construite sur un groove qui rappelle aussi Talking Heads comme c’est souvent le cas chez AF. Win Butler et Régine Chassagne s’y partagent les voix principales, toutes deux à l’arrière-plan dans le mix. Une fois de plus, une chanson de la célébrissime formation montréalaise se démarque par la ferveur de ses interprètes, la puissance de sa dynamique et la facture de son arrangement.

Cette bonne chanson, en somme, n’annonce pas de réforme en profondeur au sein du groupe montréalais. Normal. La première mouture d’Arcade Fire est encore fraîche, le groupe n’a pas terminé ce premier cycle de création, il y a encore à dire.

On peut débusquer les paroles de Lenin sur le site officiel d’Arcade Fire… que j’ai reproduites dans cet envoi :

When Lenin Was Little était le titre originel de la chanson, on l’a réduit à Lenin… en cette période de grandes compressions !

When Lenin was little
All the birds in the forest were singin’ “Man, this is it!”
But now that he’s older
All the sailors in the heaver are screamin’ “Abandon Ship!”

I know it can’t be right
I know it can’t be right
But I just smile instead
of repeating what I said
In my head

When Lenin was little
dressed up like a vampire on All-Hallow’s Eve
All the saints up in heaven
Were look down at the leaves fallin’ from the trees
I know it can’t be right…

Daddy, Daddy, please save the world from the government
Daddy, Daddy, please save my sould from my own judgement
Daddy, Daddy, please send me a heart that isn’t made of cement
‘cause the money’s all been spent
the money’s all been spent

Et voici la chanson :

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Vendredi 27 février 2009 | Mise en ligne à 14h24 | Commenter Aucun commentaire

Beirut et la fanfare d’Oxaca

beirut.jpg

Beirut
, un orchestre indie des USA fasciné par la cultre européenne (balkanique et française, notamment) a déjà séduit la planète indie avec Gulag Orkestar et The Flying Cup Club. Cette fois, Zach Condon et son band ont posé leurs valises dans l’État d’Oxaca au Mexique,.Ils y ont rencontré Jimenez, un orchestre à pied de 19 musiciens. Séduits par l’idée d’une pop indie avec fanfare, ils ont entrepris de créer avec Jimenez, et voici le très intéressant March of the Zapotec… qui divise néanmoins la critique. Personnellement, je m’annonce plus positif que négatif. Ces deux CD sont fertiles en idées et rebondissements – un premier acoustique, un second avec machines.  Je n’en suis pas à mes premières écoutes de fanfares au service de musiques nouvelles, je trouve néanmoins que Zach Condon a réussi son projet sans me mettre sur le cul. Genre 3 1/2 étoiles.

Qu’en pensent les autres ?

Pitchfork accorde une note 8,1/10

New Musical Express est élogieux

Drowned in Sound, l’est aussi

A.V. Club un peu plus nuancé

Rolling Stone le plante d’aplomb: 2 1/2 étoilesl… Vraiment, ce magazine archi-connu n’est pas d’une grande fiabilité. 5 étoiles pour le dernier Springsteen, 5 étoiles pour le dernier  U2 et on se permet de sortir la masse pour ainsi assommer un jeune compositeur de grande qualité. N’importe quoi !

Quant à Spin, on y est plutôt tiède…

Et vous ?

Voici un premier extrait vidéo de ce double CD: La Llorona

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Jeudi 26 février 2009 | Mise en ligne à 22h30 | Commenter Commentaires (3)

Dark Was The Night: la compile de l’heure

dark-as-the-nught.jpg

Depuis une vingtaine d’années, on connaît Red Hot, prestigieuse série de compilations de musique dont l’objet est de contribuer financièrement à  la recherche et l’information sur le sida. Voici la nouvelle cuvée, à mon sens à la hauteur des standards de qualité atteints par cette collection jusqu’à  maintenant. Qui plus est, elle comporte Lenin, inédite d’Arcade Fire – sur laquelle je vais me pencher dans un envoi subséquent.

Comportant 31 chansons réparties sur deux CD, la sélection de Dark Was The Night y est très solide, elle réunit un corpus représentatif de la nouvelle mouvance indie anglo-mondiale. Voilà  une excellente entrée en matière pour qui veut  se mettre au parfum de ce qui se fait de très bon chez les moins de 35 ans – sauf exception.

À part une minorité de titres moyens (jamais médiocres), le premier CD  de cette paire comporte des exemples probants de cette nouvelle pop indie, déclinée dans quelques genres.

On dresse la table avec les Dirty Projectors avec le vétéran David Byrne, qui jouit d’une grande crédibilié auprès de cette génération 20-35.

The Books et Jose Gonzales nous montrent une nouvelle piste au cyberfolk.

Feist se produit à deux reprises:  Train Song (Vashti Bunyan) reprise avec Ben Gibbard (Death Cab for Cutie), puis avec Grizzly Bear via un folk-pop plutôt sobre, pour ne pas dire sans surprises  – par rapport à ce qu’on connaît de Feist et de cette formation américaine.

Bon Iver y va d’une autre construction forestière en poussant encore loin les surimpressions vocales, traiements synthétiques et fortes pulsations.

The National nous offre un folk garni de très beaux arangements.

Célèbre pour ses adapatations sérieuses de la culture populaire, le Kronos Quartet interprètela chanson titre, créée à l’origine par l’ancêtre Blind Willie Johnson – dont vous pouvez redécouvrir l’enregistrement originel de Dark Was The Night à la fin de ce texte.

On aboutit à la quinzième chanson, fresque ambitieuse et réussie, signée Sufjan Stevens, un hyperactif qui sait vraiment organiser en différents mouvements orchestraux une pléthore d’instruments acoustiques, analogiques, numériques. Touffu, néanmoins impressionnant.

Le second CD est plus up-tempo, rock, funk, pop plus costaude.

Spoon ouvre les hostilités avec Well Allright, pas mal.

Arcade Fire fait Lenin, avec une intro rock très vintage, pour ensuite emprunter un pont qui lui ressemble davantage, suivi d’un chorus très Talking Head.

Sharon Jones nous balance un R&B non sans rappeler la facture de Dinah Washington.

Buck 65 reprend du service (il est très occupé à animer l’excellent drive home de CBC Radio 2) avec un remix réalisé de concert avec Sufjan Stevens.

Bon, je ne vous ferai quand même pas 31 descriptions ! Il y a encore Yo La Tengo, Cat Power, Blode Redhead, Kevin Drew, The New Pornographers, j’en passe…

Je vous laisse sur ces échantillons et vous indique que plusieurs médias causent de cette compile, certes la compile de l’heure.

Entertainment Weekly ne se peut plus.

Pitchfork est très élogieux : 8,6 /10

A.V. Club fait l’exercice de comparer Dark Was the Night à  la compilation No Alternative, lancée en 1993.

Le New York Times est un peu plus tiède…

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