Compass vient de paraître sur Nonesuch.
Le réputé saxophoniste Joshua Redman y préconise une approche semblable à celle de son album précédent, Back East, dont il avait repris le matériel au Festival international de jazz en 2007. Ce disque est en quelque sorte la suite de ses expériences en trio, inspiré par des concepts de Sonny Rollins, particulièrement son album Way Out West lancé en 1957, classique du jazz moderne s’il en est.
Le ténorman en peaufine le son, la cohésion, l’écoute mutuelle, l’impro collective ou individuelle. Son véhicule est constitué de deux trios différents qu’il associe de différentes façons: deux batteries/deux contrebasses, une batterie/deux contrebasses, une batterie/une contrebasse. À n’en point douter, ses collaborateurs sont des maîtres : Larry Grenadier, Reuben Rogers, Brian Blade, Gregory Hutchinson.
Voilà un jazz pour amateurs de jazz très moderne. Les mélomanes curieux et avertis se délecteront de ces phases abstraites (écrites ou improvisées), ils seront satistfaits de l’étendue du spectre de l’expression, ils en apprécieront les variations d’intensité, la qualité exceptionnelle des participants, l’expérience acquise au cours d’un second cycle de trio. Voilà autant de facteurs ayant conduit Joshua Redman à prolonger voire transcender l’album Back East.
Déjà un flopée de critiques et commentaires affluent sur la Toile :
Critique d’un concert récent dans le New York Times
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