Alain Brunet

Archive du 7 janvier 2009

Mercredi 7 janvier 2009 | Mise en ligne à 15h43 | Commenter Commentaires (2)

Aldo Romano, Just Jazz

aldo-romano-just-jazz.jpg

Je l’avoue, j’ai négligé les jazzophiles depuis la création de ce blogue l’été dernier, d’où cette résolution: une couverture de l’actualité jazzistique s’impose pour 2009 !  Pour la scène, je vous suggère le respectable site sortiesjazznights.com, créé par Claude Thibault, un vrai de vrai jazzophile qui nous fournit chaque semaine une mine d’informations au sujet de la scène locale et des concerts internationaux présentés à Montréal. Pour ce qui est de la musique enregistrée, je m’en charge… et vous téléchargez (à au moins 320 kbps) si vous ne débusquez pas d’exemplaires dans les magasins.

Et puisque la chronique d’albums de notre cahier Expresso (édition du dimanche) ne pourra absorber toutes les critiques, on en trouvera publiées exclusivement dans ce blogue. N’hésitez pas à faire des suggestions ! Notre communauté de mélomanes  aime découvrir, il va sans dire.

Bon, on commence par Just Jazz, lancé assez récemment chez Dreyfus. D’accord, quelques dizanes d’amateurs québécois se sont déjà procuré cet album à la fin de 2008,  d’autres profiteront de ces modestes commentaires pour le découvrir.

Aldo Romano est un batteur issu d’une esthétique relativement comparable à celle de Paul Motian – pour le swing, le jeu de cymbales, pour la modernité du jeu. Il n’a peut-être pas la technique des plus grands virtuoses mais ce superbe musicien a toujours fait preuve d’une vision et d’un goût qui dépasse celui de centaines de techniciens qui lui sont supérieurs, question rudiments.

Qui plus est, Aldo Romano est un authentique leader, rassembleur et aussi un chanteur des plus touchants.  Just Jazz, son dernier opus sur le label français Dreyfus, ne réinvente pas la roue,  cet enregistrement a néanmoins le mérite de nous faire découvrir des souffleurs  mal connus de ce côté de la flaque… et respectés en Europe.

Just Jazz
ne se démarque pas tout à fait pour ses compositions originales (dont certaines sont tout de même costaudes, je pense à Libero!! par exemple) qui puisent dans toutes les époques du jazz (on a même droit à une reprise modernisée du fameux Maple Leaf Rag de Scott Joplin! ) mais plutôt pour la singularité du cadre instrumental et de la qualité indiscutable de ses improvisateurs : le vétéran contrebassiste Henri Texier,  l’étourdissant clarinettiste Mauro Negri, que l’on a déjà entendu au sein du Vienna Art Orchestra et qui n’hésite pas à connecter son instrument aux technologies numériques, sans compter l’excellente saxophoniste Géraldine Laurent, révélée chez les cousins depuis un moment déjà (surtout en 2006).

En somme, du jazz italo-parisien de haute tenue.

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