C’est fait, Apple l’a annoncé mardi : iTunes n’aura plus de DRM dans TOUS ses répertoires de musique, résume-t-on sur le weblog engadget.com, présent à l’événement MacWorld. Voilà un autre pas important de franchi pour cette interopérablité qu’espèrent tant les consommateurs de musique en ligne.
On peut en déduire que les barrières érigées par l’industrie de la musique au cours des dernières années se sont définitivement écroulées sur les plateformes légales de téléchargement en ligne. Vu la puissance d’iTunes, premier détaillant de musique aux USA, on peut dire que c’est du sérieux !
Cette décision, a-t-on appris mardi à l’événement Mac World, résulte d’une entente avec les majors de la musique; les répertoires de Sony-BMG, Universal Music et Warner Music s’ajoutent ainsi au répertoire de la britannique EMI qui fut la première multinationale à emboîter le pas au printemps 2007 – sans oublier une pléthore de labels indépendants.
Dès maintenant, donc, pas moins de 8 millions de chansons sont mises en vente sur iTunes sans aucune mesure technique de protection dont l’objet est de limiter la reproduction ou le partage d’un fichier musical légalement téléchargé.
Le nombre de chansons sans DRM sur iTunes, a-t-on appris en outre, grimpera à 10 millions à la fin du premier trimestre 2009. Aux mêmes prix que les propriétaires d’ordinateurs personnels, c’est-à-dire entre 69 cents et 1,29$ la chanson (dépendant de l’âge d’une chanson et autres considérations liées à l’offre et la demande), les détenteurs d’iPhone 3G pourront aussi télécharger les chansons sur leur bidule en accédant directement à la large bande plutôt qu’en se limitant aux lieux où se trouvent des bornes wi-fi.
Voilà, la vente légale de musique en ligne s’est débarrassée de ses irritants… sauf évidemment le piratage – dans le monde virtuel, une seule chanson sur 20 est acquise avec le consentement des ayants droit !
Bien entendu, nous sommes encore très loin de la chute des DRM dans les produits audiovisuels (films, séries de télé, jeux, etc.), dont les plus puissants producteurs pensent encore comme pensait l’industrie de la musique il y a quelques années. Pourquoi ? Parce que la vitesse moyenne de téléchargement (7MB/sec au Canada) n’est pas encore assez grande pour que l’on assiste au piratage généralisé des productions audiovisuelles comme c’est le cas avec la musique.
Lorsque toutefois, dans un avenir relativement proche, notre vitesse de connexion internet sera de 100MB, l’industrie audiovisuelle ne pourra résister longtemps. La libre circulation des contenus audiovisuels, c’est-à-dire la nouvelle manière de les consommer, impliquera tôt ou tard la suppression des DRM qui y sont attachés.
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