«C’est dans ses cantates et ses Passions que Bach se révèle le musicus poéticus par excellence, unissant dans un équilibre parfait la science mathématique, associée à l’Art musical depuis l’Antiquité, et l’émotion la plus intense », écrit François Filiatrault dans les notes de pochette de cet album de haute tenue.
Oui, encore JSB. Un des purs génies de la musique, toutes époques confondues. Quiconque aime vraiment la musique, qu’il ait été nourri au grunge, au hardcore, au hip hop abstrait, au juju, au makossa ou à la meilleure pop de création, ne peut rester de glace à l’écoute de Bach. Ceux et celles qui résistent à un art aussi fabuleux sont victimes de leurs propres préjugés, avec tout le respect qu’on leur doit. C’est que le compositeur allemand avait atteint l’équilibre idéal entre la plus fine complexité structurelle et l’émotion la plus intense. La complexité au service de l’émotion, en fait.
Vous vous en doutez bien, les cantates de JSB ici sélectionnées (61, 122, 123, 182) avaient été inspirées des célébrations autour de Nativité. Enregistré en 2007 par l’ensemble Montréal Baroque, cet album met en relief les voix de la soprano Monika Mauch, de l’alto Matthew White, du ténor Charles Daniels, de la basse Harry Van Der Kamp. Dirigé par l’organiste Eric Milnes, l’ensemble réunit violons, alto, violoncelle, contrebasse, flûtes, hautbois, basson, clavecin et orgue.
Voilà certes un incontournable au temps des Fêtes.
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