Les mélomanes abhorrent le téléchargement de fichiers numérisés 128 kbps, avec raison d’ailleurs. Piètre intelligibilté, lorsqu’on a goûté à la haute fidélité, phénomène de plus en plus rare pour la génération montante… Et l’on ne compte pas les inconditionnels des systèmes analogiques de haut niveau (table tournante, vinyle), pour qui toute technologie numérique demeure suspecte lorsqu’il est question de haute fidélité. On sait, par ailleurs, qu’il est de plus en plus facile de télécharger en 320 kbps, ce qui se rapproche vraiment de la qualité d’audition d’un CD normal. Mais cette avancée est loin de satisfaire les mélomanes férus de hi-fi.
Depuis la croissance exponentielle des baladeurs numériques, plusieurs observateurs sont allés jusqu’à annoncer la mort de la haute fidélité. La peur était relativement fondée, car la plupart des jeunes consommateurs qui n’achètent plus de CD se contentent d’une intelligibilité réduite.
Le vent serait-il en train de tourner ? Pas encore. Les mélomanes attendent toujours le meilleur raccord entre la chaîne stéréo du salon et l’ordinateur personnel qui permet des téléchargements de qualité sans cesse accrue. Les «early adopters» se voient néanmoins offrir des alternatives, des fabricants d’équipements plus sophistiqués ont déjà mis au point des produits intéressants, quoique trop coûteux pour l’instant. Question de volume… de ventes.
À ce titre, lisez cet article du New York Times.
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