Alain Brunet

Archive, août 2008

Mercredi 6 août 2008 | Mise en ligne à 23h51 | Commenter Commentaires (77)

Radiohead, vos clips et les vacances

radiohead.jpg

Radiohead a déjà quitté Montréal pour une autre destination, après avoir ravi plus de 35 000 personnes. Peu avant 23h, mercredi, le groupe des groupes a coiffé ses plus de deux heures de prestation par une de ses plus grandes pièces, Everything In Its Right Place. À Paris, Radiohead l’avait jouée bien avant la fin…

La pluie s’est miraculeusement arrêtée, cette foule immense a été attentive et enthousiaste devant un tel spectacle, auquel se sont joints les derniers feux d’artifices au programme estival. Superbe, malgré quelques pétarades un peu dérangeantes pour Thom Yorke lorsqu’il nous interprétait des ballades…

On s’en doute bien, les clips maison de la soirée au parc Jean-Drapeau ne tarderont pas à circuler. Il faut dire que les caméras de télévision étaient interdites mercredi soir. Mais pas celles des téléphones portables ! Alors ? Faites parvenir vos clips du show montréalais sur ce blogue – ou laissez savoir l’hyperlien qui nous mènera vers un site d’hébergement afin de visionner votre clip.

Pendant ce temps, je serai parti en vacances, na !

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Mercredi 6 août 2008 | Mise en ligne à 12h50 | Commenter Un commentaire

Éclairages :Radiohead n’avait pas autant innové depuis 2001

En plus de vous inciter vous plonger dans l'ambiance et de revoir les enjeux écologistes de cette tournée de Radiohead, retournons au concert parisien du 9 juin, auquel j'ai assisté, et revoyons sa dimension visuelle. On y constatera que le fameux groupe n'avait pas autant innové visuellement depuis 2001.

Avant que le quintette ne se mette en marche à la suite d’une première partie plutôt nourrissante signée Bat for Lashes (groupe britannique chapeauté par la douée Natasha Khan), un glitch minimal baigne l’atmosphère. On lorgne alors les préparatifs de scène : les instruments et les micros de Radiohead sont surplombés par plusieurs douzaines de longs tubulaires accrochés à la charpente des éclairages, laquelle étant bordée sur le devant par un mur de spots. Au faîte des tubulaires, on remarque aussi cinq grappes d’éclairages en suspension.

Au fond de la scène, se déploie un écran divisé en cinq parties égales où l’on retransmettra en direct les mouvements de scène des cinq membres de Radiohead – le chanteur et multi-instrumentiste Thom Yorke, les guitaristes Ed O'Brien et Jonny Greenwood, le bassiste Colin Greenwood (notre interviewé ce printemps), le batteur Phil Selway.

Lorsque Radiohead se met en action, l’effet de cette «forêt» de tubulaires est plus que saisissant. Ces longues tiges de lumière permettent de superbes jeux de couleurs, magnifiques teintes de bleu, vert, mauve, rouge... Parfois, toutes les couleurs du spectre (in rainbows…) s’illustrent pour notre plus grand plaisir. On peut même avoir cette vague impression de saisir des formes en 3D, à travers lesquelles le groupe donne une performance à la hauteur des attentes.

Selon un concept signé Andi Watson, les éclairages de scène exploitent exclusivement la technologie LED afin d’en réduire la consommation d’énergie – LED pour light-emitting diode, c’est-à-dire diode électroluminescente . Interviewé par le journal en ligne Arabian Business, Andi Watson affirme ainsi avoir fait chuter de 25% de la consommation d’électricité utilisée lors de la précédente tournée importante du groupe – celle de 2003 et non celle des petites salles d'il y a deux ans.

Depuis la tournée de 2001, Radiohead n’a jamais autant innové au plan de ses environnements visuels, déjà nettement supérieurs à la moyenne au cours des tournées subséquentes – 2003 et 2006. Il faut dire que les spectacles suivant la sortie de l’album Hail To the Thief s’inscrivaient dans la même esthétique que ceux de la tournée précédente, alors que celle de 2006 dont on a vu les mémorables représentations à la Place des Arts, était beaucoup moins chargée visuellement – quoique superbe vu le caractère intimiste de l’entreprise.

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Mardi 5 août 2008 | Mise en ligne à 10h33 | Commenter Commentaires (45)

Pourquoi Radiohead est-il supérieur ?

Certains affirment que Radiohead est en voie d'atteindre son «Peter», c'est-à dire son seuil d'incompétence (selon le principe de Peter).
Ainsi le groupe ne pourrait désormais aller plus loin dans un tel cadre de création, avec une telle popularité qui finit par limiter (inconsciemment ou non) la liberté de création.
D'autres disent au contraire que l'album In Rainbows a relancé le quintette d'Oxford sur la voie de l'inspiration.

Chose certaine à mon sens: parmi les formations rock ayant atteint cette notoriété qui permettent d'aussi grands rassemblements que celui de mercredi au parc Jean-Drapeau, Radiohead est la seule qui poursuit une véritable quête. Je l'ai souligné à maintes reprises, notamment à l'occasion de mon interview avec Colin Greenwood publiée ce printemps. Alors que tous les Coldplay de ce monde ne s'en tiennent qu'à des progressions d'accords et des patterns mélodiques répétés ad nauseam (Brian Eno n'y a pas changé grand-chose sur Viva la Vida, si vous voulez mon avis), Radiohead ne cesse de progresser, et ce sur tous les plans: rythmes plus complexes, harmonies plus complexes, instrumentation plus recherchée, greffes de différents styles, du jazz à l'électro en passant par le bruitisme et la musique classique de tradition européenne. Quel groupe aussi populaire est allé plus loin au cours des 15 dernières années ?

@Mikhail

Pas de différence entre In Rainbows et les précédents ? Come on ! Les arrangements de cordes de Jonny Greenwood, qui n'avait absolument pas atteint cette expertise en 2000-2001, mènent le groupe vraiment plus loin. C'est pourtant évident. Quant à Beck, j'adore aussi. Il maîtrise plusieurs styles, cet as du collage est brillant à n'en point douter, mais je ne crois pas qu'il ait atteint la complexité musicale dont je parle. Vraiment, vous avez la gachette trop rapide pour Radiohead... Je serais très surpris que l'on s'en moque dans 25 ans comme on le fait avec les fresques sirupeuses de Genesis (que j'avais identifiées comme telles à l'époque).

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