Alain Brunet

Archive, juin 2008

Lundi 30 juin 2008 | Mise en ligne à 18h03 | Commenter Commentaires (2)

Festival de jazz: gratuit ce soir ?

Avant de me précipiter au Festival jusqu’aux petites heures, je vous suggère une trajectoire gratuite:

18h00: jazz cubain avec le trompettiste torontois Alexis Baro

18h30: surf rock ( rock instrumentla des années 60,né sur les côtes californiennes) avec le groupe montréalais Surferingo

19h00 : le Canadien Jack de Keyze mêle blues, funk, R&B et swing, toutes ces références sont bien ancrées dans votre imaginaire, personne ne peut s’y égarer

19h00 et 21h00: le jeune saxophoniste Mario Allard présente son quintette, du hard bop solide régurgité par des étudiants doués, notamment le trompettiste David Carbonneau dont on devra retenir le nom

20h00: le chanteur et guitariste camerounais Idy Oulo, qui vit en France depuis 2000

20h00 et 22h00: la chanteuse capverdienne Mayra Andrade. Peut-être la dernière fois que vous l’écouterez (et la regarderez!) gratuitement sur une scène extérieure !

20h00 et 22h00: No Jazz une formation française qui malaxe le jazz avec hip hop et l’électro. Assez dchaîné merci !

20h: le blues habité de Matt Andersen, en direct du Nouveau Brunswick

21h: pour les fans de Björk, le saxophoniste new-yorkais Travis Sullivan a conçu le Bjorkestra, qui consiste à reprendre le répertoire de la célébrissime Islandaise

21h00: le blues du jeune harmoniciste John Németh, que l’on dit prodigieux. À vérifier gratis!

21h et 23h: le quartette du contrebassiste ontarien Sage Reynolds, formé entre autres par le grand Dave Holland

21h00: le banjoïste ontarien Jayme Stone et le koraïste malien Mansa Sissoko.

Consultez les guides sur l’aire du festival pour savoir où se produisent ces artistes.

Suggestions absolues pour ce soir ?

Le Björkestra et…

Mayra Andrade , si vous voyez ce que je veux dire !

mayra_fotoruipires.jpg

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Lundi 30 juin 2008 | Mise en ligne à 12h59 | Commenter Un commentaire

Québec investit sur la Maison du Festival de jazz

« Les organisateurs du Festival International de Jazz de Montréal ont été plus que ravis d’apprendre, jeudi dernier, à l’occasion de l’ouverture de la 29e édition du Festival, que le gouvernement du Québec investirait 10 des 15 millions de dollars nécessaires à la concrétisation d’un grand rêve : la création de la Maison du Festival de Jazz. La cession de l’édifice Blumenthal, propriété de la Société immobilière du Québec, au Festival International de Jazz de Montréal par voie de bail emphytéotique avait déjà été annoncée par le gouvernement du Québec en février dernier», peut-on lire dans un communiqué du Festival international de jazz de Montréal.

On peut se réjouir que l’actuel propriétaire du bar Upstairs, Joel Giberovitch, un authentique jazzophile, ait été nommé directeur de la programmation de cette nouvelle salle du Quartier des Spectacles, dont l’ouverture coïncidera avec la présentation du 30e FIJM.

Reste à savoir si le grand Festival, malgré cette heureuse nomination, y présentera surtout du jazz ou s’il reproduira la facture de sa programmation, qui se passe de présentation…

La réponse ? Déjà un avant-goût dans le communiqué du FIJM: « La Maison du Festival de Jazz – qui accueillera aussi le Upstairs Jazz Bar & Grill – sera à la fois un lieu de diffusion permanent pour nos artistes de jazz, de blues et de musique du monde, un temple de la renommée et une salle d’exposition, un important centre de documentation audiovisuelle, de conservation et de protection du patrimoine musical du Festival, accessibles au grand public, ainsi qu’un lieu de promotion de niveau international pour le jazz et la pratique musicale.»

Et le jazz, qui manque cruellement d’un lieu central de diffusion l’année durant, ne devient-il pas de plus en plus une une marque rassurante… et de moins en moins LA priorité de cette grande fête estivale ?

Espérons que cette année ne soit pas un signe annonciateur de l’avenir, à tout le moins pour cette Maison du Festival de jazz… Sinon, à quoi bon investir des fonds publics sur des musiques qui n’ont pas absolument besoin d’un événement qui prétend se résumer sous l’étiquette JAZZ ?

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Dimanche 29 juin 2008 | Mise en ligne à 17h46 | Commenter Commentaires (32)

Le jazz-fusion passera-t-il à l’Histoire ?

Chick Corea à la barre de Return to Forever

À l’entracte au concert de Return to Forever (dont c’était la réunion vendredi à la salle Wilfrid-Pelletier), on m’a abordé à maintes reprises sur la critique que j’avais faite le jour même de l’anthologie du fameux quartette jazz-fusion répartie sur deux CD. On m’avait trouvé dur, sinon injuste, grosso modo. Évidemment, les jazzophiles en accord avec mon point de vue brillaient par leur absence.

Désolé, mais je persiste et signe.

Mon heure passée à la Wilfrid m’a d’autant plus convaincu des rides prises par ce jazz électrique qui m’avait tant fait tripper à l’époque de mon adolescence. Voilà une montagne de structures complexes, de riffs à l’emporte-pièce, de rythmes tape-à-l’oreille qui ne coulent plus de source. Voilà une musique de testostérone (pour hommes seulement ?) qui cherchent plus que du rock ou veulent dépasser le rock progressif, qui sont sensibles à la vitesse d’exécution, la grande virtuosité… sans grande musicalité. Désolé mais, trente ans après l’avoir beaucoup aimée, cette musique me laisse de glace. Non, cela ne fait monter en moi aucune nostalgie. Au contraire, ça m’ennuie un tantinet de voir que le jazz rock de Return to Forever flétrit sans attirer de nouveaux adeptes – soyez francs, fans de Chick Corea, Stanley Clarke, Al Di Meola et Lenny White, il y avait très peu de jeunes dans la salle, d’autant plus que les femmes étaient en minorité visible comme elles l’étaient à l’époque.
Remarquez que la seconde partie, qui faisait était de la dernière période de Return To Forever, m’a semblé avoir mieux vieilli… Personnellement, je préfère de loin l’héritage laissé par Weather Report, Soft Machine ou le Mahavishnu Orchestra.

Après l’entracte, Chick Corea s’est adressé à la foule, déplorant que le jazz fusion n’ait pas été pris en considération dans Jazz, série documentaire de Ken Burns diffusée au début de cette décennie. Il a probablement raison, mais… Si la forme avait passé l’épreuve du temps, les jeunes ne seraient-ils pas au rendez-vous fixé par Return to Forever ?

Forever, vraiment ?

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