Alain Brunet

Jeudi 21 juillet 2016 | Mise en ligne à 21h17 | Commenter Commentaires (25)

Toutes mes Nuits d’Afrique

Sauf dimanche (parce que retenu par une urgence réno), je suis sorti tous les soirs aux Nuits d’Afrique. Je dois maintenant mettre le cap sur MEG Montréal et Osheaga. Voici donc, grosso modo, mes 30e Nuits d’Afrique. Et les vôtres ? Que pensez-vous de cette présentation 2016 ?

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Vaudou Game /crédit photo : Peter Graham pour les Nuits d’Afrique

Annoncé comme une révélation du circuit world de l’Europe, Vaudou Game a donné un bon spectacle. Le chanteur togolais était assez fort pour prendre tout le plancher. Il a bien formé son groupe lyonnais au “call & response” inhérent aux traditions auxquelles il faisait référence et plongeait dans une potion d’afro-beat, vieux JB fhttp://blogues.lapresse.ca/brunet/wp-admin/themes.phpunk, ethio-jazz. Groove vintage à souhait, l’addition des variante a produit quelque chose de frais. Pour faire la différence entre un bon spectacle et une performance mémorable, il faudrait toutefois une exécution instrumentale supérieure à ce qu’on a vu et entendu. On peut quand même parler d’une réussite.

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Rachid Taha / crédit photo : M Belmellat pour les nuits d’Afrique

Rachid Taha a 57 ans, il reste fidèle à lui-même. Bon rock maghrébin, irrévérence des libre penseurs, sens critique, esprit rebelle. L’Algérien et résidant de France demeure un grand artiste, pilier de la modernisation de l’expression musicale maghrébine. Très créatif, visionnaire, toujours dans la coche… jusqu’au tournant de cette décennie? Mercredi dernier, en tout cas, ce fut bien fait mais on a senti l’usure du temps. Très bons musiciens, belle acquisition que celle de Yann Péchin, ex lead-guit chez Bashung, mais… Rachid Taha pourra-t-il encore rebondir et relancer sa proposition? On lui souhaite de ne pas trop s’esquinter la santé et de garder l’esprit ouvert. De belles choses pourraient encore se produire.

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Elida Almeida / crédit photo: Elaine Graham

Elida Almeida serait la nouvelle étoile du Cap-Vert. Elle n’a pas 30 ans et maîtrise très bien tous les fondements d’une culture populaire riche depuis longtemps. Mais voilà, son approche aurait pu être pratiquement la même il y a 30 ans. Très belle présence, mais un accompagnement passéiste pour ne pas dire suranné. On aurait bien aimé si l’on n’avait jamais entendu la musique populaire cap-verdienne, ou encore si l’on apprécie de telles musiques populaires exécutées dans les règles de l’art. On imagine en revanche que des jeunes gens valorisent ce genres de son dans les coins reculés de l’archipel d’où elle provient. Ici? Beaucoup moins évident. Un auditoire plus âgé aimera beaucoup, remarquez.

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Inna Modja / crédit photo M. Belmellat

Inna Modja a déjà été une star de la FM, le temps de son album Love Revolution. Aux Nuits d’Afrique, elle a présenté sa métamorphose. Nous en sommes aux performances africaines en phase avec la culture électro / hip hop. Avec synthés analogiques et attirail numérique en parfaite cohésion avec le jeu d’un multi-instrumentiste (guitare, ngoni, tama) typique de la grande musique malienne. Des images très contrastées du Mali actuel nous sont balancées en direct. Quant à la performance de la soliste, elle était soit timorée ou mal sonorisée au départ, mais l’exécution et la puissance vocale ont pris du mieux au fur et à mesure que le spectacle s’est déployé. Très belle soirée avec Inna Modja.

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Beto / crédit photo: André Rival

Le set de Canicule Tropicale et Beto à la Sala Rossa fut très réussi. Franchement, on avait le sentiment d’ouvrir le coffre d’un trésor, et de contempler des joyaux panaméens et colombiens de différentes époques, des années 40 aux années 70. Encore là, ç’aurait pu être austère pour un plancher de danse un samedi soir. Aucunement ! Les enchaînements de grooves étaient tout simplement excellents, irrésistibles pour les danseurs. Quant au tandem Canicule Tropicale, il ne nous a pas laissé en reste. Fort bien préparé à cette rencontre avec l’un des très bons DJ du label Soundway.

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Manu Dibango / crédit photo: M. Belmellat

Je n’ai assisté qu’à une partie de la soirée de la relève présentée par Manu Dibango, j’ai trouvé sympathique la séquence du saxophoniste et chanteur passée avec le groupe gagnant du Syli d’or 2016 aux Nuits d’Afrique, Proyecto Iré, sous la gouverne du chanteur Oscar Fuentes et du claviériste Yoel Diaz. Grand-père Manu a sagement choisi de jouer mollo, j’ai été quand même étonné de la qualité de son timbre au saxo… et aussi de sa forme.

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Mexican Institute of Sound / crédit photo : Thomas Schmitt

Au Parterre du Quartier des spectacles, j’ai pu assister au concert de l’Institut mexicain du son, power synth trio de Camilo Lara. On pouvait mieux comprendre sur scène le rapport entre son affinité avec le punk rock et la cumbia… qui se traduit en une sorte de synth cumbia rock assez sympa, le tout assorti de vidéos efficaces, très inspirées des arts traditionnels mexicains, dont certains pré-colombiens. Indice d’octane élevé, des formes musicales simples et corrosives. Je préfère personnellement la plus grande diversité sonore du Institudo Mexicano del Sonido à travers ses albums. Cela me semble plus électro, plus latin et plus riche musicalement.

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Daby Touré / crédit photo: Peter Graham

J’ai passé la soirée de mercredi au Balattou, pour voir et entendre ce Daby Touré, qu’on suit depuis la fin des années 90, qui a tourné en première partie du Still Growin’ Up Tour de Peter Gabriel en 2004. Le mec est venu avec formation au FIJM, je n’en ai entendu que du bien. Il revenait aux Nuits d’Afrique seul, à la rencontre de musiciens locaux (violoncelle, percussions, basse, etc.) pour présenter deux sets à bâtons rompus. C’était plutôt bien, mais j’aurais préféré avec son propre groupe.

C’est d’ailleurs un problème récurrent à ce festival, trop souvent, des groupes d’accompagnements ne sont pas à la hauteur des artistes privés de leurs musiciens réguliers. Trop souvent, ces musiciens ne servent pas adéquatement les artistes invités, ce n’est pas leur faute, c’est un problème d’économie de bout de chandelle qui ne sert personne au bout du compte. Pourquoi, par exemple, les artistes révélations des Nuits d’Afrique ne chantent-il pas avec leurs formations respectives?

La mouvance africaine d’aujourd’hui

En dernier lieu, j’ai croisé pas mal de monde parmi les spectateurs et observateurs qui se montraient critiques sur la question du décalage des Nuits d’Afrique par rapport à l’Afrique réelle d’aujourd’hui. Non pas que les tendances invitées n’y soient pas légitimes mais que plusieurs réalités musicales urbaines d’Afrique pourraient être mises en lumière sans trop de retard.

Au Nigeria, au Ghana, en Afrique du Sud et en Angola, il se passe des choses. Dans les Antilles, dans les capitales occidentales, sur les côtes tropicales de l’Amérique du Sud, la mutation s’opère. Plus d’électro, plus de hip hop, plus de jazz, plus de soul / R&B, tous ces influx circulent dans une part congrue de musiques africaines en 2016. Sans se renier, les civilisations africaines ne font pas exception à cette universalisation de l’expression culturelle, en l’occurrence musicale. Elles peuvent fort bien préserver leurs acquis tout en actualisation la donne en prenant part au festin planétaire.

Il faudra entendre tout ça à Montréal. Aux Nuits d’Afrique ou ailleurs. On se souhaite de combler le décalage… au plus tard l’an prochain.

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Vendredi 15 juillet 2016 | Mise en ligne à 17h47 | Commenter Commentaires (22)

Inna Modja: “Sortir du code”

Voici la version intégrale de l’interview réalisée cette semaine avec Inna Modja, soit dès son arrivée à Montréal. En 2016, cette chanteuse correspond parfaitement au profil de ces artistes à l’avant-garde de la nouvelle pop africaine. Voilà aussi une des rares prises du genre aux 30e Nuits d’Afrique… ce pourquoi nous lui faisons une place de choix sur ce blogue.

La chanteuse malienne Inna Modja nous a déjà visités en 2012, alors qu’elle était en voie de devenir une pop star à la suite de la sortie de son deuxième album Love Revolution, paru chez Warner France. Elle avait même été invitée à se produire à la Star Académie de Julie Snyder. Et puis elle a changé de cap. Virage à 180 degrés avec Motel Bamako, un des très bons albums africains sortis l’an dernier. Et c’est ce dont il sera question ce soir au Théâtre Fairmount.

«Love Revolution m’avait permis de m’amuser et de toucher un maximum de gens, c’était mon envie du moment. Je me suis amusée, j’estime avoir fait quelque chose de cool. Puis, j’ai tourné avec cette musique pendant deux ans, j’ai appris à me sentir plus à l’aise avec le public. Au terme de cette expérience, j’ai eu envie de montrer davantage qui j’étais.»

Avec raison, d’ailleurs: la trajectoire de cette splendide Inna Modja est peu banale. À peine descendue de l’avion, la trentenaire nous en a fait le récit palpitant.

Inna Bocoum est née à Bamako, elle est la sixième d’une famille de sept enfants. Sa mère malinké vient de Siguiri, en Guinée, son père est peuhl de la région de Tombouctou, dans le nord du Mali.

Puisque le papa travaillait au ministère des Affaires étrangères, sa famille a pu vivre quelques années au Ghana où la jeune fille a appris l’anglais. Elle avait 11 ans lorsque la famille est rentrée à Bamako, elle a fait partie de choeurs et pris goût au chant. «Mes parents sont ouverts d’esprit, ils m’ont encouragée à chanter, expérimenter, vivre mes passions.»

Adolescente, Inna a fait une rencontre déterminante: tout près de chez elle habitait Salif Keita, l’un des plus grands chanteurs de toute l’Afrique.

«J’avais 14 ans et il fut mon premier mentor. Grâce à lui, j’ai pu me joindre à l’occasion au Rail Band de Bamako, avec lequel j’ai beaucoup appris. Puis j’ai rencontré Habib Koité qui m’a fait faire ses premières parties.»

À 19 ans, Inna Bocoum est allée faire des études supérieures à Paris et… la musique n’était pas au programme. «J’ai dû prendre ma vie en main. Après six mois passés en France, je devais me débrouiller toute seule. Je suis partie de zéro! Ma seule richesse était mon éducation et mes valeurs familiales, je savais qu’on n’allait rien me donner.»

Elle a obtenu une licence en lettres et fait une école de commerce. Parallèlement, elle écrivait des chansons, pour elle et pour des amis. «Même si je n’avais pas le temps de m’y consacrer entièrement, j’avais gardé l’envie de faire de la musique. Une fois mes études terminées, je m’y suis consacrée entièrement.»

Pas comme les autres

Inna Bocoum est alors devenue publiquement Inna Modja, qui signifie en peuhl «qui n’est pas bien», un surnom donné par sa mère afin d’évoquer sa personnalité farouche, indomptable. Inutile d’ajouter qu’elle ne serait pas comme les autres.

«Je ne voulais pas être associée à la world music comme plusieurs l’entendent. Malheureusement, il y a encore cette attente de reprendre la musique traditionnelle lorsqu’on est artiste africain. Mes origines sont importantes, mais j’avais envie de mener ça ailleurs. Je voulais sortir du code.»

Ainsi, il y aurait l’Afrique de l’Ouest dans la musique d’Inna Modja, mais il y aurait aussi l’Amérique et l’Europe.

«Mes chansons représentent ce à travers quoi je suis passée: j’ai commencé avec la musique malienne, mais j’ai aussi une culture de l’Afrique anglophone (Ghana, Nigeria) et une culture occidentale, soul, rock, R&B. Je voulais m’éloigner de tous les clichés africains, je voulais exister par moi-même.»

Du coup, elle a enregistré Everyday Is a New World, un premier album folk pop teinté de soul, interprété en anglais. Ce fut ensuite l’épisode soul pop de Love Revolution, après quoi elle a eu envie de «revenir à la maison».

La soul/R&B et le hip-hop sont à l’ordre du jour de Motel Bamako, mais les racines maliennes infusent dans la marmite: blues du désert et musiques mandingues se sont greffés à cet album beaucoup plus créatif que les précédents, dont les textes sont chantés en anglais, mais aussi en bambara.

Inna Modja a mis trois ans à compléter cette mutation: plusieurs mois passés avec des musiciens de Bamako, particulièrement avec Cheik Tidiane Seck, puis une autre année à Londres avec des beatmakers et réalisateurs qui n’ont vraiment rien à voir avec la pop de son album précédent, notamment Spectra Soul et The Noisettes. S’ensuivirent maints allers-retours entre la France et le Mali pour compléter le travail… et le virage à 180 degrés. La pop FM et les invitations à la téléréalité font partie du passé.

” J’ai laissé la boîte qui me produisait à l’époque de Love Revolution, j’ai tout repris en main avec Marco, mon fiancé et associé avec qui j’ai fondé une maison de production. Il est photographe, vidéaste et réalisateur, il s’occupe des images projetées en direct pendant mon spectacle, qui regroupe trois musiciens: un instrumentiste malien plus traditionnel (n’goni, guitare, tama), un joueur de synthés et moi qui déclenche et mixe en direct des sons et musiques préenregistrées.”

Le drame de l’excision

Les thèmes de la songwriter devenue trentenaire y sont plus personnels, ses engagements font partie de son univers chansonnier, à commencer par son combat contre l’excision.

«À l’insu de mes parents, mes soeurs et moi avons toutes été excisées après avoir été enlevées par différents membres de notre famille élargie. Ce fut aussi très dur pour ma mère et mon père. J’ai quand même eu de la chance, car j’ai eu droit à une chirurgie de reconstruction qui a fonctionné. Ça m’a sauvé la vie, mais je porte les marques physiques et psychologiques de cet acte très violent.»

Depuis 11 ans, Inna Modja milite publiquement contre l’excision des jeunes filles africaines. En France, elle est aussi la marraine d’une maison pour les femmes en difficulté, à Saint-Denis.

«Je n’ai ni peur ni honte d’affirmer que je suis féministe. Dans les pays africains, il y a beaucoup plus de féministes que vous ne le croyez!
Quand je vois ma grand-mère maternelle qui s’est battue pour que sa fille reste à l’école, quand je vois ma mère qui a traité ses filles comme les égales de ses garçons, nous avons des valeurs similaires. Bien sûr, il y avait de l’ignorance dans ma famille élargie, l’ignorance liée à certaines traditions ancestrales, cette peur de la malédiction liée au changement, et cette confusion entre les valeurs progressistes et l’impérialisme occidental. Encore aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que les campagnes contre l’excision c’est de la propagande occidentale.»

La chanteuse est aussi très préoccupée par la période difficile que traverse le Mali depuis que le Maghreb islamique a perturbé profondément le nord du pays.

«Ce pays allait très bien, la mentalité malienne est généralement douce et paisible, puis, il y a quatre ans, toute une région est tombée entre les mains de djihadistes terroristes. Encore aujourd’hui, c’est dangereux dans la région de Tombouctou, les enlèvements font partie du business.»

À l’évidence, l’histoire d’Inna Modja est loin d’être terminée…

LIENS UTILES

INNA MODJA SE PRODUIT CE VENDREDI, 21H PILE, AU THÉÂTRE FAIRMOUNT. IL Y A ENCORE DES PLACES!

Inna Modja, site officiel


ÉCOUTE INTÉGRALE DE L’ALBUM MOTEL BAMAKO (faisant partie de mon TOP WORLD 2015), SUR SPOTIFY

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Mercredi 13 juillet 2016 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (6)

Vaudou Game aux Nuits d’Afrique

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Vaudou Game au Théâtre Fairmount/crédit photo: Peter Graham pour les Nuits d’Afrique

Les Nuits d’Afrique ont démarré mardi, ce blogue devrait y passer plusieurs jours et ce sera l’occasion de discuter world 1.0, world 2.0, folklore, musiques classiques non occidentales…ET DE VOTRE PERCEPTION DES NUITS D’AFRIQUE. Dès maintenant, n’hésitez pas à commenter ce que vous voyez et entendez, sur scène ou sur le web !

D’abord une brève présentation de Vaudou Game, notre premier sujet :

Le vaudou est une religion née dans l’ancien royaume du Dahomey, en Afrique de l’Ouest. Il est encore pratiqué sur ce vaste territoire où se trouve le Togo, d’où vient le chanteur et guitariste Peter Solo. D’où l’appellation Vaudou Game, un groupe directement connecté à Mawu, divinité de la création… et de la créativité dans le cas qui nous occupe. Il faudra être sur place pour évaluer la teneur symbolique et le pouvoir hypnotique du vaudou togolais chez le performer, entouré d’un redoutable détachement de bardes lyonnais.

L’écoute de l’album Apiafo, paru chez Hot Casa, mène à affirmer que l’approche trilingue de Vaudou Game se fonde sur un furieux mélange d’afrobeat, de funk première mouture (entendre James Brown), d’éthio-jazz et de musiques d’Afrique de l’Ouest, le tout balancé avec une attitude rock. Qui plus est, ce groupe fut récemment la révélation des Rencontres Trans Musicales de Rennes et a fait bonne figure au WOMEX. Soit dit en passant, la gérance de Vaudou Game est la même que The Comet is Coming, on comprend ici que ces professionnels ne sont pas de vieux hippies enclins aux musiques africaines des années 80.

Et puis une brève critique de Vaudou Game

Mardi soir au Théâtre Fairmount, on a pu observer un public majoritairement issu de la génération 25-35, d’une petite minorité 18-25, et d’une part congrue de 35-65 ans. Ce n’était pas super-plein mais il y avait assez de monde pour garnir le plancher de danse et former un arc de cercle humain assez fervent pour que tout ce beau monde, spectateurs et musiciens, passent une bonne soirée.

Personnellement, je m’attendais à plus, bien que j’aie passé un agréable moment.

Le leader togolais Peter Solo est un frontman efficace, bon guitariste rythmique, bon chanteur, animateur dynamique. Ses accompagnateurs s’acquittent bien de leur tâche et… on ne peut vraiment pas conclure à du groove top niveau. Les percussions sont un peu trop minces, les anches et cuivres juste corrects, les arrangements évoquent directement ce qu’on connaît depuis un bon moment…

Pas plus tard que la semaine dernière, j’assistais aux spectacles de The Brooks, Liquor Store et Kalmunity, formations locales axées sur le groove funk/hip hop/ R&B et dont le niveau d’exécution… est-il clairement supérieur à ce que j’ai entendu hier ? À la limite, on se fout de telles comparaisons ou interrogations mais… si un tel groupe associé à cette sono mondiale nous est présenté comme le nec plus ultra, aurait-on un petit problème ?

LIENS UTILES

Vaudou Game, profil Hot Casa Records

Écoute intgégrale d’Apiafo sur Spotify

COUSINS ÉLOIGNÉS DE MTL: WESLI, THE BROOKS, KALMUNITY, LIQUOR STORE….

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