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(Je sais, je sais, j’avais promis de vous laisser tranquille jusqu’à la fin du mois, et jusqu’ici, malgré les nombreuses tentations, j’avais résisté à l’envie de vous bloguer quelque chose. Mais voilà, lorsqu’on commence un truc, on doit se rendre jusqu’au bout. Et si c’est bon pour notre amie Isabelle Roy, du Tour d’Afrique, qui vient de franchir à vélo les 12 000 km séparant Le Caire et Cape Town, du nord au sud du continent, c’est sûrement aussi bon pour moi qui s’est engagée à vous tenir au courant de son périple. Alors voilà. Une promesse agréable à tenir, je retourne à ma farniente et je laisse la parole à Isa, la fille avec le foulard rouge, à droite sur la photo…)
Bonjour à tous et à toutes!
Le fil d’arrivée est passé, mais le temps du bilan n’est pas encore venu. Le retour au pays fera tranquillement son cheminm et doucement les réflexions de ce périple prendront formes. Certains se demandent sûrement pourquoi faire une telle expédition…Après avoir passé 120 jours avec plus de 60 cyclistes, tous engagés à leur facon, je crois que les motivations sont multiples. Chacun a traversé ce continent avec ses propres aspirations et ses propres appréhensions. Voici certaines des motivations qui m’ont poussée, jour après jour, sur les 12 000 km de ces merveilleuses routes africaines…
Découvrir la société africaine
Comme vous l’avez sûrement remarqué, j’aime bien regarder les gens, les villes et les villages, les façons de vivre ensemble. L’Afrique est pour moi un continent mythique où l’histoire, les civilisations, la nature et les cultures se rencontrent. Découvrir ce peuple, cette société, a été et sera encore une grande source de questionnement sur notre quotidien au nord.
Relever un défi et continuer à avancer
Il y a de ces moments dans la vie où tu dois simplement regarder droit devant et profiter de ce qui se présente le long du chemin. Traverser un continent sur deux roues offre un sentiment de liberté qui nous centre un peu plus sur nos besoins de base: savourer la vie, manger, se laver et dormir. Je crois que nous nous devons à certains moments de notre vie de sortir de notre zone de confort pour nous permettre de découvrir nos ressources personnelles.
Pour se découvrir
Une épreuve aussi longue (4 mois) nous permet de chercher nos limites physiques, mais surtout nos limites psychologiques. L’accumulation des kilomètres, le relief, la météo, les problèmes de santé et la proximité du groupe nous rendent à certains moments plus vulnérables. Nous devons être capables de faire un heureux mélange de toutes nos ressources personnelles pour arriver à s’ouvrir à la diversité de ce périple et être en mesure d’apprécier cette merveilleuse culture africaine.Pour voyager de façon écologiqueJe sais, je sais. C’est un terme trop souvent utilisé, et avec des intentions tout aussi louables les unes que les autres. Je sais aussi qu’il y a d’autres façons de voyager qui sont probablement mieux encore. Mais bon, je crois toutefois que le vélo reste une façon verte de se déplacer. Malgré l’utilisation de trois véhicules et de l’avion, notre impact sur l’émission de gaz carboniques reste limité.Je crois également que lorsque l’on voyage, les gens rencontrés sur notre route nous aident à voir notre façon de vivre d’un autre point de vue. Ils nous poussent à nous questionner. Par contre, nous ne devons pas oublier que, trop souvent, notre passage est tout aussi confrontant pour ces gens que nous croisons sur notre chemin. L’organisation Tour d’Afrique a d’abord été pensée en fonction de “ce que pouvons faire pour apporter des vélos à tous ces gens qui, jour après jour, transportent des charges inimaginables sur leur dos”. Tout au long du chemin, nous avons remis des centaines de vélos à des organismes locaux qui offrent des soins de santé aux populations locales.Merci à tous.Isabelle Roy, bientôt de retour au Canada
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