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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Jeudi 2 mai 2013 | Mise en ligne à 22h48 | Commenter Commentaires (19)

    La juge en chef du TAQ dans l’embarras

    La juge en chef du Tribunal administratif du Québec, Hélène de Kovachich (photo La Presse)

    La juge en chef du Tribunal administratif du Québec, Hélène de Kovachich (photo La Presse)

    Hélène de Kovachich a-t-elle abusé des fonds publics?

    C’est la question qui est soumise à une commission de l’Assemblée nationale. Mme de Kovachich, présidente du Tribunal administratif du Québec, a facturé 144 000 à son employeur pour des honoraires d’avocats.

    Le problème, comme l’explique le collègue Denis Lessard,, c’est que ces honoraires ont peut-être rapport à une cause familiale.

    L’ex-conjoint de Mme de Kovachich, Robert Charlton, ex-associé de Norton Rose, a été accusé devant la cour criminelle récemment d’extorsion et de harcèlement criminel. Il lui est interdit d’entrer en contact avec Mme de Kovachich ou de se présenter à la résidence de son nouveau conjoint, Pierre-Marc Johnson.

    Un dossier concernant certaines des parties est présentement sous scellé à la Cour supérieure, sans qu’on sache pourquoi.

    Toujours est-il qu’au moment même où des députés de l’Assemblée nationale s’interrogent sur la gestion du TAQ , les honoraires de la présidente soulèvent de nombreuses questions.

    Si un litige est directement lié à ses fonctions, il est clair que les honoraires doivent être payés par le TAQ.

    Mais si c’est seulement indirectement qu’un litige affecte la présidente, le TAQ (et donc les contribuables) n’ont pas à payer pour ça.

    Car au fond, tout litige personnel affecte un individu; ce n’est pas une raison pour que l’employeur en assume les frais. Tout salarié ayant vécu un divorce le sait: c’est un événement lourd psychologiquement et financièrement.

    Ce qui, logiquement et éthiquement, peut être payé pour la présidente du TAQ, c’est ce qui découle de l’exercice de ses fonctions.

    Est-ce le cas ici?

    On ne le sait pas encore.

    Si ce n’est pas le cas –et le ministre de la Justice semble fort inquiet– ça pourrait vouloir dire de gros ennuis pour Mme de Kovachich, peut-être la perte de son poste.

    Espérons qu’on pourra en savoir plus long…


    • J’ai jamais aimé les Johnsons de père en fils, mais la j’dois dire qu’il a du goût le Pierre-Marc…

      elle est joliiiiiiiiiie Hélène

    • Il n’y a pas que le physique qui compte, ça prend bien plus que cela. On a le droit d’aimer qui
      on veut… P.M. est un homme avec une tête bien remplie, intelligent, médecin et avocat, en
      connaissez-vous d’autres avec une telle formation..pour être PM du Québec il devait certes
      avoir un peu de potentiel, non !

    • Hon!!!… La juge en chef a manqué de jugement… Mais faut-il vraiment s’en étonner, avec tout ce qu’on apprend sur les manquements à l’éthique qu’on nous révèle chaque jour depuis quelque temps? Je savais depuis longtemps que la Justice est non seulement aveugle, mais aussi partiale. Je suis donc peu surprise d’apprendre en plus que certains de ses membres les plus hauts placés font preuve, à l’occasion, disons de ”pingrerie”. On a même entendu dernièrement qu’en termes de manquements, ça pouvait aller jusqu’à des ”indiscrétions” auprès de membres de gouvernements, local et étranger. Que dire de plus? Le vieux proverbe qui nous dit que le pire des arrangements vaut encore mieux que le meilleur des procès demeure donc pas mal actuel, si l’on ne peut plus accorder toute notre confiance à la magistrature.

    • Le problème c’est surtout que c’est elle-même qui a pris la décision que ses honoraires d’avocat pouvaient être payés par le TAQ! C’est elle qui a pris la décision que le litige était relié à ses fonctions. C’est un problème éthique en soi.

      Et puis, 145 000$ d’honoraires pour un divorce? Méchant gros divorce…

    • J’ai toujours eu une grande admiration pour Daniel Johnson père, un homme près des gens et de leurs préoccupations qui a pris le pouvoir en 1966 avec une équipe, qui, si elle eut été dans la NHL, n’aurait pas fait les éliminatoires.

      Daniel Johnson père a engendré deux premiers ministres.

      A cause de son look et de sa capacité de dire élégamment des insignifiances, on a longtemps cru qu’il avait hérité du doigté politique de son père.

      Mais avec le recul, force est de contater que Daniel Johnson fils avait un potentiel politique beaucoup plus grand.

      Daniel Johnson fils a bien servi la province.

      La province a bien servi Pierre-Marc Johnson qui est devenu un “Jack of all trades, master of none” qui mange à tous les râteliers publics avec la seule compétence de incommensurable orgueil.

      Comment peut-on se fier à cet ex-chef du PQ qui n’a pas voulu prendre partie lors du référendum de 1995 parce que cette question “divisait les Québécois” ?

      Comme Talleyrand naguère, mais sans son intelligence, il a servi et trahi tous les régimes et bien des femmes.

      Il n’a pas l’envergure de Lucien Bouchard qui fait suer bien souvent, mais qui a les épaules pour supporter une tête bien pleine, mais côté femmes, ces deux hommes ont le colimateur bien ajusté.

      Oups ! J’allais oublier Hélène de Kovachich, dont j’ignorais le nom jusqu’à ce matin.

      Je ne sais trop pourquoi, mais cela me fait penser à Jean de La Fontaine dans PERRETTE ET LE POT AU LAIT qui disait: “Adieu veau, vache, cochon, couvée”.

      Peut-être ai-je trop vu Pauline Marois à la télé ces derniers temps !

      Je rends hommage à son courage, à son honnêteté et à sa détermination à obtenir ce qui est devenu la Commission Charbonneau.

      C’est rarissime de voir un personnage politique prêt à sacrifier son propre parti (et non son parti propre) au nom de la purification des moeurs politiques.

      Vae victis !

      Bizarre, mais Jean Charest me manque déjà.

    • Ou il y a de l’Homme (avec un grand H) il y a de l’Hommerie!

    • Pierre Marc Johnson surement le plus grand parasite du Québec !

    • Il semble que la juge en chef du TAQ ne plaise pas à beaucoup de juges. Votre collègue Denis Lessard parle de tensions dans son article du 1ier mars.

      http://www.lapresse.ca/actualites/201302/28/01-4626575-des-tensions-au-tribunal-administratif-du-quebec.php

    • Une autre magouille pour nous faire détester les politiciens. Jean Charest la nomme pour un mandat de sept ans avant que son mandat actuel expire.

      Pour être certain que s’il perd son élection, son amie au moins, la conjointe d’un autre politicien gardera son poste.

      À chaque fois qu’on tourne la tête, dans ce pays du Québec, on découvre une magouille.

      ” Mon dieu donne-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer….

    • Juge estampé : Qualité Post It numéro 1.
      .
      Le juge Déziel semble tout droit sorti des mêmes eaux
      .
      Merci aux libérâleux.

    • Oubliez les factures d’honoraires personnelles. La boss du TAQ n’est simplement plus respectée par ses employées qu’elle a très mal traitée, c’est très bien connu à l’interne, vous le savez surement. De plus, il se joue un jeu de coulisse ahurissant présentement, le TAC est un bassin hallucinant de placement politique, faut donc comprendre qu’il y a énormément de coup bas, un jeu auquel la patronne s’est bien appropriée.

    • @freddy2 08h56 et @ducalme 07h08 Pierre-Marc Johnson n’est pas le sujet de ce billet. Cette histoire ne le concerne en rien. Si le conjoint de cette femme était un parfait inconnu,Yves Boisvert n’aurait même pas mentionné son nom. Ça fait journal à potins.

    • @gerarlam

      Vous abandonnez rapidement. Il faudrait plutôt mettre en pratique la deuxième phrase de cette prière:

      Mon Dieu, donnez-moi le courage de changer ce que je peux…

      La sagesse d’en connaître la différence nous incombe à tous. Et il faut choisir nos batailles. L’étanchéité entre les pouvoirs doit être la première de nos préoccupations.

    • @ducalme

      Merci de votre belle description de Pierre-Marc Johnson.

      Elle colle à la réalité de ce premier ministre le plus faible que nous ayons connu depuis Jean-Jacques Bertrand et même ex-aequo avec ce dernier.

      Ce fils de Saint-Pie-de-Bagot, éduqué (ou plutôt instruit) à Brébeuf a repris les chaussures de Claude Morin.

      Morin avait déjà torpillé son parti avec la GRC et son service “d’intelligence” de l’époque.

      Pierre-Marc Johnson a continué en substituant “l’affirmation nationale” (expression éculée) à la souveraineté et ce, sans l’accord des membres de son parti.

      Il a fallu que le caucus le déboulonne pour qu’il quitte.

      C’est vrai que son silence par la suite lui a rapporté de plantureux contrats gouvernementaux; il devenu docteur honoris causa dans tous les secteurs.

      Son association personnelle avec Hélène de Kovachich nous montre la “grandeur” du personnage.

      Cette dernière, bien sûr, a droit à tout ce qu’apporte la présomption d’innocence, y compris le droits de conserver son poste sans gérer ni siéger tout en touchant son plein salaire.

      Quant à Pauline Marois, élue par 31,9% du corps électoral, elle devrait se faire toute discrète.

      Heureusement pour elle, elle peut compter sur l’appui de la CAQ pour la maintenir au pouvoir.

    • @voixducentre 23h14 “Son association personnelle avec Hélène de Kovachich nous montre la “grandeur” du personnage”. La condamnation par association montre la petitesse de votre jugement. Et je ne suis pas un admirateur de Pierre-Marc Johnson. Yves Boisvert n’aurait pas dû mentionner le lien intime entre ces deux personnes, la preuve en étant les commentaires sans rapport avec le sujet.

    • Ce que semble démontré cette histoire ajouter à ce que l’on entend à la commission Charboneau n’est que la continuité historique de la trahison de nos élites. Prouvez-moi que j’ai tord

    • @lukos

      Bien le bonjour.

      Vos commentaires sont toujous intéressants.

      Je ne partage cependant pas du tout le reproche que vous faites à monsieur Boisvert d’avoir associé Hélène de Kovachich à Pierre-Marc Johnson.

      ASINUS ASINUM FRICAT (L’âne frotte l’âne) ou “qui se ressemble s’assemble”.

      Nous sommes en présence de deux personnages généreusement abreuvés par les mamelles de l’état.

      Quand ce sont les contribuables qui paient et très généreusement d’ailleurs, les bénéficiaires de la manne gouvernementale sont dans une cage de verre et susceptibles de voir leurs comportements scrutés à la loupe.

      Ce qu’il y a d’intéressant dans l’information brute, dénuée de commentaires sur la relation entre Pierre-Marc Johnson et Hélène de Kovachich, c’est de découvrir que deux avaricieux de haut rang ont uni leurs forces pour presser au maximum le citron provincial.

      Que vous critiquiez le message, j’en suis fort aise, le blogue est fait pour cela, mais que vous tiriez sur le messager relève d’une vision pravdaïque du journalisme.

      Bonne journée.

    • @voixducentre 09h14 Une critique polie est toujours bien accueillie. Bonne journée à vous.

    • @ lukos Vous avez raison Pierre Marc Johnson n’est pas le sujet du billet,en voyant la photo je me suis dit «qui se ressemble s’assemble» Gros salaire,grosse pension,toutes dépenses même les dépenses personnelles sur sur le bras des contribuables Désolé c’était plus fort que moi je ne pouvait passer à coté.

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