Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Vendredi 26 avril 2013 | Mise en ligne à 16h33 | Commenter Commentaires (49)

    Les gens aiment Gérald Tremblay

    Gérald Tremblay (photo La Presse)

    Gérald Tremblay (photo La Presse)

    Si je me fie au courrier reçu aujourd’hui, les gens sont incapables d’en vouloir vraiment à Gérald Tremblay.

    Y a rien à faire, tout le monde le trouve sympathique.

    “Vous êtes trop sévère! Vous avez perdu tout sens de la mesure!” m’écrivent des lecteurs de ma chronique du jour.

    Savez-vous quoi? Moi aussi je le trouve sympathique. C’est un homme sans méchanceté apparente. Il se voit honnêtement faire le bien. Évidemment qu’il a “fait des bonnes choses pour Montréal”. La ville s’est embellie, les finances sont plus saines, son administration a effectivement réussi à “sauver” quelques événements et institutions importants.

    Mais en même temps, dans tellement de dossiers majeurs, il hésité à se mouiller –le CHUM, le casino.

    Et, surtout, cette commission d’enquête ne porte pas sur Gérald Tremblay le maire. Encore moins Gérald Tremblay l’homme. Elle porte sur la corruption, la collusion et le financement politique.

    Or, aussi sympathique qu’il soit, à ces trois chapitres il n’a pas su agir à temps et avec suffisamment de fermeté. Il a été l’instrument passif et indispensable de ce système.

    Quand on le voit dire “merci” à Bernard Trépanier, lors d’un événement de financement, deux ans après l’avoir congédié pour tentative de fraude, on a devant nous ce maire-là: incapable de sévir. Incapable de fermeté. On pourrait dire bonasse. On pourrait aussi dire que ça faisait bien son affaire: d’autres faisaient marcher ce parti de manière un peu inavouable… Lui remplissait sa mission, ma foi, presque divine.

    Voilà la faillite de ce maire.

    Bien sûr qu’il n’est pas au même niveau que les Zampino, Trépanier, Sauriol. Bien sûr qu’il n’était pas partie du complot criminel.

    Mais s’entourer aussi mal aussi longtemps, ne rien voir aussi longtemps, c’est ce que j’appelle de la niaiserie. Et la voir exposée aussi candidement est exaspérant. Encore aujourd’hui, il est incapable de nous dire: savez-vous, peut-être que quelqu’un a fait du financement illégal; peut-être qu’il y a eu des 3%; moi, je ne voyais que les rapports officiels.

    Non. Il dit: c’est im-pos-si-ble.

    Ça, c’est très, très exaspérant.


    • Il aurait du faire un curé de campagne.

    • On dirais que tout le monde qui chialent après Tremblay oublie qu’il avait un adversaire redoutable en face de lui : LA COSA NOSTRA.
      Hey …WAKE UP, c’est pas des anges ce monde là.
      OK Tremblay n’a peut-être pas été un SUPERMAN, mais il a fait de son mieux selon qui il était.
      Pis il avait peut -être au aussi peur pour la vie de la famille comme il l’a dit en 2009.
      Câilne, un peu d’indulgence.

      http://www.ledevoir.com/politique/montreal/272851/la-mafia-aux-portes-de-l-hotel-de-ville-tremblay-craint-pour-sa-famille

    • Voyons-donc.
      C’est quoi l’affaire de lui donner des excuses?

      Il savait ce qui se passait et en profitait.
      Pour lui, comme plusieurs autres politicien, ou chroniqueurs, faire de l’aveuglement volontaire fait de vous un innocent.

      Pis là, il va nous faire le coup du: j’avais peur de la mafia (les amis de son tremplin vers la pouvoir). Il y a eu des menaces. Bou-hou-hou!

    • “OK Tremblay n’a peut-être pas été un SUPERMAN, mais il a fait de son mieux selon qui il était.” ThierryDM

      ===

      Il a fait ce qu’il sait le mieux faire… regarder ailleurs.

      Jean Émard

    • J’ai aucune sympathie pour Frank Zampino, mais son interrogatoire était nettement plus partial que celui du maire. Zampino s’est fait continuellement couper, ses réponses ont été interrompu avant qu’il ne les complète, ricannement de la juge Charbonneau, niaisage de la procureur Lebel; seul le commissaire Lachance a été à la hauteur de sa tâche qui se veut objective.

      Le maire Tremblay a eu droit au traitement 5 étoiles.

      Je comprends Zampino de ne pas avoir collaboré avec la Commission. Cette collaboration aurait seulement permi à la Commission de réussir à dissimuler ses erreurs sur les 1800 appels et les autres erreurs et incongruité de son enquête.

      Zampino a probablement trempé dans l’affaire louche, mais il demeure un témoin pas un accusé. La Commission a perdu de la crédibilité en le traitant de quasi-criminel avant procès.

      jean Émard

    • les gens aiment Gérald et malgré les révélations de 2009 ils l’ont réélu, les gens aiment les libéraux et malgré les révélations ils ont presque élu les libéraux aux dernières élections. Géralds est un digne représentant de la ”naîvité” des Québécois. Ce n’est pas très agréable a observé.

    • @ThierryDM
      Bin voyons!
      Il y a la police pour ça.

      Et sinon, personne ne l’obligeait à se représenter plusieurs fois s’il voyait bien que la mafia avait pris le contrôle et qu’il n y pouvait rien/ ne voulait rien faire.
      S’il a pris la décision de se représenter, c’est à lui de subir les critiques et l’imputabilité ultime de l’état désolant de la mairie de Montréal.

      Ça va faire l’indulgence pour tous les incompétents qui dilapident/ laissent les autres dilapider notre argent!

    • Moi je trouve que notre chroniqueur bien-aimé fait de plus en plus dans la couleur plutôt que dans la réflexion. Ça commence à ressembler à du Martineau saveur Gesca. La nuance prend le bord, on préfère les raccourcis plus spectaculaires.

      Si G Tremblay a plusieurs choses à se reprocher pendant son mandat, il ne méritait pas votre article aussi volontairement vindicatif. À force d’en mettre et d’exagérer, ça n’avait plus aucun rapport avec le témoignage que j’avais entendu.

      De même quand vous insistez encore maintenant pour rappeler son “im-pos-si-ble” en vous gardant bien d’expliquer ce qu’il voulait dire par là. Ça fait très Martineau. :)

      Nous tous capotons tellement sur le fameux 3% qu’on en perd la réalité des choses. Si on applique ce 3% à tous les contrats de la ville, ça fait des entrées d’argent qui atteignent plusieurs millions. La réaction de Tremblay, que je trouve correct, c’est comment son parti aurait pu gérer et cacher autant de millions et surtout pouvoir l’utiliser par la suite légalement, d’où son “im-pos-si-bi-li-té”.. qui se défend.

      Surtout, ajoutait-il, sans que son parti ait besoin d’en avoir autant ET ait besoin d’en dépenser autant. Alors OU l’argent a servi à payer les condos et le casino de certaines crapules (même là des millions en cash, ça se dépense pas aussi facilement que ça) OU le 3% est un enflure verbale (ce qui ne semble plus plausible maintenant) et ne s’appliquait qu’à très très peu de contrat.

      Mais malheureusement cet enflure verbale fait maintenant l’affaire du public et fait aussi l’affaire de notre chroniqueur qui n’hésite pas à l’entretenir. La crosse était grosse mais on en remet encore plus pour alimenter notre colère et notre frustration. Plus personne n’arrive à faire la part des choses. Ce à quoi excellait notre chroniqueur, y a pas si longtemps.

    • “Mais s’entourer aussi mal aussi longtemps, ne rien voir aussi longtemps, c’est ce que j’appelle de la niaiserie. Et la voir exposée aussi candidement est exaspérant.¨
      Vous venez de cerner en une seule phrase tous les problèmes qu’a connu Gérald Tremblay et par ricochet la ville de Montréal.
      En partant, s’associer à Frank Zampino a été une grave erreur et ça été le point de départ d’une série d’événement malheureux pour Montréal. Gérald, c’est le gars parfait par excellence, mais il est d’une naïveté indécrottable. Et ce genre de personne fait rarement des politiciens crédibles.

    • Les moutruches du système matriciel ont toujours été confondues sans le savoir de toute façon …

    • “Nous tous capotons tellement sur le fameux 3% qu’on en perd la réalité des choses. Si on applique ce 3% à tous les contrats de la ville, ça fait des entrées d’argent qui atteignent plusieurs millions. La réaction de Tremblay, que je trouve correct, c’est comment son parti aurait pu gérer et cacher autant de millions et surtout pouvoir l’utiliser par la suite légalement, d’où son “im-pos-si-bi-li-té”.. qui se défend. ” claude_l

      ===

      J’espère que personne n’a besoin d’un dessin sur comment cacher/partager/blanchir/dépenser de l’argent liquide.

      La pos-si-bi-li-té de le faire est à la porté de tous. ;)

      Jean Émard

    • Ne rien faire c’est y prendre part. Je trouve cela
      exaspérant ce désir de lui pardonner ou de le justifier.
      Je ne crois pas que dans votre métier( qu’importe lequel)
      on serait aussi indulgent envers vous.

    • c est parcequ il ressemble à mr mac goo

    • M. Boisvert,
      Cogner sur un clou déjà enfoncé, taper sur un gars que vous avez déjà mis à terre, n’est pas à votre honneur. Votre chronique d’aujourd’hui n’est que la répétition de ce que vous avez déjà dit, ça s’appelle du populisme comme si vos lecteurs n’étaient pas assez intelligents pour apprécier les nuances. Par ailleurs, le témoignage de G. Tremblay n’est pas encore terminé. Presque tout le monde s’entend pour dire que le maire est quelqu’un d’honnête et d’intègre. Ce n’était peut-être pas la bonne personne au bon moment, mais il a été élu démocratiquement par la majorité des électeurs. Ce choix, il faut également le respecter en démocratie.
      Par contre, on aimerait beaucoup vous entendre sur le travail des enquêteurs de la Commission et sur les compétences des procureurs…….on pourrait mieux mesurer votre évolution en tant que journaliste.

    • Gerald Tremblay, sauveur de Montréal et amis des plus démunis, trahis par ses proches collaborateurs. Crucifié sur la place publique il connaît la résurrection à la Commission Charbonneau ou il prêche l’évangile selon Gérald.

      Cette trame narrative vous rappel quelqu’un? Notre ancien maire épouse avec beaucoup de conviction la figure du Christ, vous ne trouvez pas?

    • Que ce soit en amour, en affaires ou en politique, la personne trahie est souvent la dernière à le savoir. Elle sent bien que ça ne tourne pas rond mais comme elle croit trouver quelque chose, tout se dissipe dans un flou “artistique”.

      Commentaire inutile à m’envoyer: oui mais le maire Tremblay, sa job c’était de vouère clair!

      Heul sé.

    • Les paroles s’envolent, les écrits restent.

      L’ex-maire de Montréal est peut-être d’une naïveté sympathique mais d’une incompétence incompréhensible…Pourquoi n’a-t-il pas écrit une lettre recommandée au chef de police Delorme
      lui demandant de faire enquête au sujet de M. Trépanier. Devant la Commission Charbonneau,
      le maire pourrait produire copie de la lettre recommandée et ainsi la réponse du chef de police. Tous sauraient officiellement qui dit vrai entre l’ex-maire et l’ex-chef de police de la ville de Montréal. Il semble que tout ce qui se tramait à l’Hôtel de Ville de Montréal était fait sans documents officiels ou lettres recommandées. Même pour payer une simple facture de téléphone, on se doit de conserver le numéro de confirmation du paiement comme preuve.

      Une façon de fonctionner à la Mafia laissant ainsi aucune preuve puisqu’il n’y aucun
      document officiel.

      Pas brillant de la part d’un poste aussi prestigieux que maire de la ville de Montréal, un avocat et ancien ministre …

      Caroline Dorval

    • Pour avoir côtoyé Tremblay professionnellement, je sais que l’homme est attachant mais bon sang qu’il peut être rancunier quand on le contredit! Pas méchant, Tremblay. Juste un peu neu-neu.

    • Le danger avec cette commission, c’est qu’on croit dur comme fer toutes les horreurs que racontent les témoins, même ce qui est peu crédible. Les preuves sont inutiles, on veut tellement y croire. Par contre, si le même témoin nie sa culpabilité sur d’autres points, alors là pas question d’y croire, on veut des preuves irréfutables, on le traite de menteur et de pourriture.

      Si les crapules s’excusent, on juge leurs excuses trop faciles. S’ils s’excusent pas, on en exige. S’ils essaient de se refaire une vertu en payant une partie de leur dû, ce n’est que camouflage. Si on arrive pas à garder notre jugement et à prendre pas notre gaz égal, on va se retrouver dans un catch-22.

      À force de tout juger les évenements à rebours dans le sens qui fait la meilleure histoire, ça me fait penser à Bastarache. Bellemare qui voulait tellement nous faire croire qu’un solliciteur de fonds nommaient les juges quand il était ministre, qu’il a fini par faire des liens et interpréter à rebours des évenements qu’il a fini par y croire profondément lui-même. Or les lettres et mémos qu’ils avaient laissé au ministère montraient qu’il les avaient choisi lui-même.

      Pas sûr que les commissaires de la CEIC vont pouvoir rester au dessus de la mêlée et dégraisser tous ces témoignages. Mais peu importe, en 2015 (!!!) qd leur rapport va sortir, on va s’en foutre, on sera ailleurs avec de nouvelles histoires encore plus croustillantes.

    • Son show de manipulateur sympathique à la Commission me choque beaucoup moins que son inaction crasse durant la dernière année aux commandes de la Ville.

      On a été la dernière ville sur la planète à dégager les squatters d’Occupy et on a eu à endurer(aidé de l’incompétence du SPVM) les manifestations quotidiennes de casseroles et carrés rouges. Des fois, je me demande si ce n’était pas une tactique de diversion de sa part pour qu’on oublie ce qui se passait à l’ Hôtel de Ville.

    • N’en demeure pas moins qu’il est très possible que le 3% pour Union Montréal n’ait jamais existé et que ce soit des individus qui se soient rempli les poches en prétendant qu’il fallait verser 3% à Union Montréal.

      Vous devez avouer que jusqu’à présent, personne n’a fait la preuve que 3% de l’argent des contrats est allé dans les coffres de Union Montréal. Ça aussi c’est troublant.

    • Peut-être que ce n’était pas évident pour lui? Sûrement que l’argent récolté n’est pas allé dans son ensemble à Union Montréal, sûrement que les Trépanier et autres s’en sont mis dans les poches…Mais entendre l’ex-maire marteler que c’est impossible qu’il y ait eu 3% versé à Union Montréal, c’est juste surréaliste…Il pourrait au moins émettre un léger doute! Quand même!

      On peut peut-être aussi prendre une petite part de responsabilités…Le maire Tremblay a été élu à 3 reprises…faudrait pas l’oublier.

    • Je partage l’opinion de certains commentateurs qui affirment que vous y allez un peu fort dans votre analyse. Il ne s’en cache pas, il a affirmé être imputable et accepte toute la responsabilité en tant que maire de Mtl. Que voulez-vous de plus? qu’il se flagelle en public pour faire plaisir à la galerie comme dans le temps des gladiateurs? Je suis d’avis tout comme dcsavard que tout reste à dire. Le fameux 3% est-il une invention des ripoux pour s’enrichir à peu de frais ou tout simplement pour se faire une façade à la commission et rejeter le blâme sur quelqu’un d’autre.

      Gérald Tremblay était-il un homme de paille? On a déjà vu ça. On a profité de sa confiance pour en mener large en son nom. Pourquoi le salir davantage, on ne sera pas plus avancé.

    • Je ne crois pas en ce personnage candide et naif qu’il s’est créé comme une armure. On ne peut pas parvenir à se faire élire maire de Montréal pour trois mandats consécutifs en plus d’avoir été député et ministre libéral de 1989 à 2006 en étant ainsi. Les hommes de paille, en politique, ne deviennent pas ministres et encore moins maires. Ils restent députés “d’arrière-banc” ou conseillers de complaisance. Le maire tremblay est un politicien d’une habilité tortuteuse.

      Plusieurs personnes, malgré les faits, lui conservent leur sympathie parce qu’ ici au Québec, on n’aime bien s’identifier à ce genre de personnage de looser bien intentionné mais abusé par la vilenie de l’existence

    • M.Boisvert vous avez raison , les gens aiment leur bon maire, et cela prouve la naïveté d’une parti de la population, je dis bien une parti qui comme leur bon maire sont imperméable aux faits et allégations de corruption. cela se voit aux élections ou une parti assez importante votent pour les politiciens impliqués dans un système de corruption. Comme on dit l’amour est aveugle et plus souvent qu’autrement naïf. Les politiciens sont la pour rester et trouver des moyens pour se maintenir au pouvoir , c’est plutôt la population qu’il faut réformer et j’espère que les journalistes contribueront à cette éveil.

    • Gérald Tremblay devant ses bourreaux (Commissaires) :
      «Père, pardonne-leur car ils ne savent pas… tout ce que je n’ai pas su faire pendant dix ans à la mairie !»
      Et les soldats (avocats) qui étaient là de répondre en choeur : « Il en a sauvé d’autres (Zampino, Trépanier et cie) et il ne peut se sauver lui même.»
      Plusieurs badeaux (blogueurs naïfs de cette chronique) regardant la scène de loin, se disent : « Même «crucifié» sur la place publique, il continue de citer les mêmes «écritures»(lignes de presse pour sauver la face et conseils avisés de l’autre Gérald). C’est un vrai bon gars. Il n’aurait jamais pu faire de mal. Il s’est toujours donné corps et âme pour son peuple. » Puis dans un dernier soupir pour trouver grâce aux yeux des sceptiques, il disparut de l’écran. (Bon débarras !)

    • ..@YB: Vrai que le bon peuple aimerait croire le bon maire qui n’a de cesse d’invoquer sa bonne foi et déplorer le manque de loyauté de tout un chacun.

      Or, l’imposante présence d’ex-politiciens fédéraux et provinciaux à l’Hôtel de ville me porte à donner beaucoup de crédibilité à cette analyse extraite d’un livre plutôt instructif écrit par un ancien haut fonctionnaire au Fédéral et au Provincial. Il y analyse le fonctionnement et les intrigues à ces deux niveaux. J’espère me tromper mais je pense qu’on pourrait raisonnablement présumer que son analyse, mutatis mutandis, serait pertinente également à Montréal.

      « Pour cette raison, l’information sensible est communiquée verbalement afin de ne laisser aucune trace. Cette pratique, appelée en anglais ”plausible deniability» (ignorance vraisemblable) permet au premier ministre, lorsque son gouvernement est mêlé à des malversations, de nier avoir été mis au courant. Si la faute reprochée est grave, et peut être prouvée, une autre personne que lui pourra être forcée de démissionner, par exemple son chef de cabinet ou un haut fonctionnaire»*

      *Laliberté, Jean: LES FONCTIONNAIRES (Politique, bureaucratie et jeux de pouvoir) Septentrion, Février 2009.

    • Est-ce que j’apprends quelque chose à quelqu’un en disant que l’argent noir alimente les caisses noires qui financent les dépenses électorales noires? (i.e. “bénévoles” payés, experts en communications, sondages, etc.) Les plafonds actuels de dépenses électorales admissibles datent d’un autre âge et doivent être HAUSSÉS, pas diminués. Les besoins en communications de maintenant coûtent plus cher que les affiches et les dépliants d’antan. Or ces besoins nouveaux sont incontournables et DOIVENT être financés. Si les plafonds de dépenses électorales ne sont pas haussés pour permettre de financer les besoins nouveaux, les caisses noires vont persister.

    • J’ai l’intuition, Monsieur Boisvert, que nous manquons d’informations et que nous ne saurons jamais la pression, ni le type de pression, ni de qui ça venait, que Gérald Tremblay a eu pour se taire ainsi et qu’il laisse passer l’évidence.

      La réponse facile, c’est de dire que Tremblay était “faible”.

    • @Igreck

      Et malheureusement, à la fin, il ressuscite.

      Denis Coderre aussi a la ville de Montréal et le bonheur des montréalais à coeur …

    • Il y a sûrement un complot au Journal La Presse pour descendre un homme comme Gérald Tremblay, honnête et sincère, peût être un trop enclin à faire confiance aux autres, mais ce n’est pas un crime ça.
      Les Michelle Ouimet, François Cardinal, Patrick Lagacé et nôtre monsieur net Yves Boisvert respirez par le nez en fin de semaine il va faire beau pour lundi à la reprise des travaux de commission Charbonneau.A bon entendeur salut. r.lamothe

    • Si Gérald Tremblay avait été bien entouré , il aurait pu être un bon maire pour de vrai.

      Mais avec son caractère débonnaire, il ne sait pas choisir ses collaborateurs… Ou n’attache pas d,importance aux choses essentielles…

      Bien entouré et surveillé… Peut-être… Avec un autre un lieutenant honnête qui lui voir à l’intégrité de la machine pendant que monsieur POSITIF lui vend de l’espoir…

      Un rôle de front et de vendeur…

      Mais avec un homme honnête qui aurait occuper le poste de Zampino par exemple et un autre comme DGet avec des dents… peut-être…

      Un président ou un maire qui n’est qu’un front, une image… Bien oui mais si tout le monde le sait et que le vrai boss est honnête ce serait moins grave…

      Il n’est pas la première marionnette en politique…

      Il a été placé là comme d,autres pour qu’ils puissent continuer à faire leurs affaires..

      Qui cela ? Tony Accurso et associés ?

    • Tremblay est issu du moule libéral, sauf qu’il est plus sympathique.

      Un libéral, ça reste un libéral. Ou croche, ou innocent.

    • @ramses2.1

      Je partage votre point de vue.

      Le traitement réservé à Zapino est indigne d’une commission d’enquête impartiale.

      Les deux commissaires et la procureure Lebel ont reçu lee témoin avec outrecuidance.

      France Charbonneau a eu un sourire insignifiant pendant le témoignage qui à lui seul aurait mérité sa récusation.

      Me Lebel a très maladroitement utilisé le persifflage et les commissaires ne l’ont pas rappelée à l’ordre.

      Quant au maire Treblay, naïf certes, mais cet homme n’a pas un brin de malice et je ne doute aucunement de son honnêteté.

      Au fait, quand en arrivera-t-on à Raymond Bréard et à Oxygène 9 ?

    • Bonjour M. Boisvert,
      Nous connaissons les qualités et les “défauts” ou les failles de caractère de M. Tremblay.
      Ceci était aussi connu par ses amis qui l’ont poussé à se présenter à la mairie et l’ont aidé à se faire élire.
      Il semble que ses principaux amis étaient MM Bossé et Zanpino.
      Est-ce que l’élection de M. Tremblay pouvait être utile à ses amis et aux amis de ses amis?
      Est-ce qu’une petite enquête journalistique pourrait révéler quelques surprises?
      Gérard LeBoeuf,
      Verdun

    • J`aimerais que la Commission soit encore plus insistante auprès des témoins leur rappelant régulièrement durant les témoignages: Si vous mentez, vous serez poursuivis en justice.

    • Au Québec on s’identifie facilement a ceux qui font pitié.C’est quoi au juste ce complexe là qui affecte notre jugement, d ou cela vient-il du fond de nos ancetres qui n’avait aucune noblesse en eux c etait des ramasseur de purin

    • ..@kanaille,08h50:« (….) ou cela vient-il du fond de nos ancetres qui n’avait aucune noblesse en eux c etait des ramasseur de purin.»

      «Des ramasseurs de purin»? Elle est bien bonne celle-là. Vous pensez vraiment que dans ce qui se fait appeler «la noblesse» c’est uniquement là qu’on trouve honnêteté et grandeur? Ou bien vous êtes un humoriste qui utilise la provocation pour faire de l’effet?

    • “On dirais que tout le monde qui chialent après Tremblay oublie qu’il avait un adversaire redoutable en face de lui : LA COSA NOSTRA.
      Hey …WAKE UP, c’est pas des anges ce monde là.
      OK Tremblay n’a peut-être pas été un SUPERMAN, mais il a fait de son mieux selon qui il était.
      Pis il avait peut -être au aussi peur pour la vie de la famille comme il l’a dit en 2009.
      Câilne, un peu d’indulgence.”

      Je seconde.

    • On ne peut pas en vouloir à quelqu’un d’être trop bon. On a les maires qu’on mérite. C’est pourquoi les citoyens s’aveuglent en se contentant de Coderre ou pire enayant pensé à Rozon comme maire, dont on connaît le passé douteux. L’aveuglement volontaire, c’est dans les deux sens.

    • Si tu ne sais pas le sens du mot gouverner et du mot responsable, tu ne sollicites pas un poste pour un travail qui EXIGE ces compétences, en faisant payer les autres pour ton mauvais jugement.

      C’est simple!

    • Bonjour monsieur Boisvert,
      C’est probablement le trois centième article écrit par des journalistes de la Presse portant sur le caractère naîif de Gérald Tremblay et son incompétence de gestion… Ça devient redondant à la fin…Si, dans tout le dossier des scandales de la construction, l’incapacité de gestion vous intéresse tant pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil du côté du Ministère des affaires municipales et des autres institutions patentées supposées assumer un contrôle de la chose municipale au Québec… Quelqu’un peut-il m’expliquer comment il se fait que les journalistes s’en prennent seulement à leurs têtes de turc habituelles et qu’ils laissent dans l’ombre « nos gardiens » de la bonne gouvernance municipale?

      Je suggère que vous passiez le mot à vos collègues, notamment à François Cardinal, qui doit être en train d’écrire la trois cent unième chroniques sur Gérald Temblay…My God

      Patrice Ouellet

    • Après 48 hres de réflexion, je dois admettre qu’on a été très dur envers lui. Oui, il a trop fait confiance à son entourage.

      Mais quel entourage il avait, ça pas de maudit bon sang.

      1- Zampino qui est son bras droit et président du C.E. qui est l’instigateur de la corruption
      2- Trépanier, le collecteur de fonds pour son parti politique qui organise la collusion
      3- Abdallah, DG de la Ville qui s’acoquine avec les entrepreneurs
      4- Filion, directeur du cabinet Tremblay, accusé dans scandale Contrecoeur
      5- Marcil, directeur des travaux qui s’acoquine avec les entrepreneurs
      6- Grundman, ancien DG du Canadien et conseiller municipal coupable de pot-de-vin
      7- Dussault, conseiller municipal coupable de pot-de-vin
      8- Dauphin, maire de Lachine copinage avec maf
      9- plusieurs chef de section et ingénieurs de la ville corrompus
      10- toutes les plus grosses firmes de génie ont collusionné et participé à la fraude
      11- tous les gros entrepreneurs ont aussi collusionné
      12- la maf est aussi impliqué
      et j’en oublie dans cette longue liste etc

      et sans oublié qu’il doit s’occuper de la Ville elle-même et de sa fonction de maire

      Tremblay n’est pas Superman et la tâche était surhumaine.

      Maintenant qui accusé ?? La liste est longue

      à commencer par Guy Coulombe Dg de la Ville et ancien chef de la SQ qui n’a pas réglé lui-même le problème de la corruption, n’a fait que transférer le fardeau sur Tremblay. Pourtant n’était-ce pas la bonne personne pour s’en occuper ?

      Tous ceux nommés ci-haut qui ont délibérément menti, triché, violé leur code éthique, leurs serments de servir la population.

      Je ne vois pas Tremblay dénoncer tout ce “”beau”" monde sans preuve. On ne parle pas de 2 ou 3 personnes, on parle d’au moins une cinquantaine. On l’aurait traité de fou furieux, j’en suis convaincu.

    • L’ex-maire Tremblay a été et demeurera, à ce jour, comme étant l’être le plus ‘tarte’ sur cette boule nommée ‘Terre’ !!

      Point final !

    • Quand on veut faire de la politique, il faut accepter de réunir toutes sortes de gens sous sa tente. Notamment à l’organisation. Quand G. Tremblay a eu la preuve irréfutable de la malhonnêteté de Trépanier, il l’a démis de ses fonctions officielles. S’il a ensuite toléré que cet efficace organisateur continue à faire du bénévolat pour Union Montréal, c’est sans doute selon le principe séculaire de Realpolitik suivant : “Better have him inside the tent p…ing out than outside the tent p…sing in”. Ce que 99% des journalistes « purs » (allô les “tu passes à mon talk show et je te refile une chronique dans mon journal”), c’est que la politique ne se fait pas avec de purs esprits, mais avec des humains dont le degré de probité respectif est fort variable. C’est plate mais c’est ça.

      Compte tenu de ce contexte, recevez mes hommages, Maître Tremblay.

    • Quelles preuves avons-nous pour d’accuser M. Gérald Tremblay de tous les maux possibles? Tout ce qui s’observe à l’extérieur de soi, existe d’abord en soi. Demandez à un daltonien qui ne perçoit qu’en noir et blanc de vous faire une démonstration autrement que poétique, de tout ce qui occupe le spectre chromatique… un arc-en-ciel par exemple? Le climat de suspicion que collectivement, nous entretenons sur la province de Québec, n’est pas ce qu’il y a de plus vendeur à l’extérieur de nos limites territoriales… voulons-nous faire de notre patelin, le Tchernobyl de l’Amérique du Nord? Comment expliquer autrement tant de calamités qui nous tombent dessus et dont nous nous faisons un méchant plaisir à brasser dedans pour en ÉTERNISER LES EFFLUVES!

    • @ ducalme 27 avril 2013 22h39
      «Quant au maire Tremlay, naïf certes, mais cet homme n’a pas un brin de malice et je ne doute aucunement de son honnêteté.»
      Oui, pas bien malin en effet (dans tous les sens du terme) !!!
      Quant à ceux qui critiquent l’acharnement dont serait victime le pôve Gérald, les journalistes font oeuvre utile en répétant ad nauseam ce que cet incompétent n’a pas fait pour la ville qu’il aimait tant. Le genre de «missionnaire» (ici on se signe +) dont on a vraiment pas besoin pour se sortir du trou. La preuve qu’il faut beaucoup répéter pour que les gens comprennent (enfin) le bon sens : une grosse «gang» souhaite voir Kid Coderre à la mairie. Hey ! Wake up !!!

    • On ne passe pas onze ans Maire de Montréal sans connaître tous les racoins de l’Hôtel d Ville..
      Sans connaître tous les personnages qui y circulent.. Sans connaître de façon claire et précise la personnalité, les bons et mauvais traits de caractère de chacun de nos proches collaborateurs. Gérald Tremblay n’est pas un innocent, il est un politicien de carrière qui sait très bien comment manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et profiter de son statut. Gérald Tremblay connaît bien le bon peuple et il sait très bien comment s’attirer ses sympathies. Gérald Tremblay n’a rien dit, il a seulement tenter de défendre son image et sa réputation. Narcissique s’il en est un.. Gérald Tremblay n’a peut-être pas mis les pieds sur le Touch, mais il a voyagé dans le même bateau que tous les autres pendant onze ans. Ne soyez pas dupe Montréalais ! Il est un fin parleur et un grand manipulateur, s’il n’a pas réagit avant la CEIC, c’est qu’il se complaisait bien dans le système !!

    • Quand on est dans une tranchée et que l’ennemi charge, il est sans importance immédiate de savoir si votre caporal vous laisse là et s’enfuit parce qu’il est un lâche ou un traitre.

      Pierre JC Allard

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