Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 22h10 | Commenter Commentaires (84)

    La marchandisation de l’éducation

    Pierre Duchesne, un homme et son sommet (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

    Pierre Duchesne, un homme et son sommet (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

    Quand on additionne tous les périls qui guettent le ministre Pierre Duchesne, on se dit que le sommet de l’éducation risque de ressembler à l’expédition catastrophique de l’Everest en 1996…

    Nombreux au départ, ils ne revinrent pas tous…

    Pour donner une idée très concrète de ce qui se passe dans nos universités, sachez qu’à compter de la session de janvier, certains chargés de cours commenceront à expérimenter les cours en “visio-conférence” à l’Université de Montréal.

    Comment ça fonctionne?

    Vous avez un prof dans une salle de cours sur la montagne devant 90 étudiants, disons. Et son cours est retransmis en direct devant une salle d’étudiants réunis dans l’édifice de l’UdeM à Laval.

    Hum… Belle expérience pour ceux qui sont à Laval! Le prof, lui, n’a aucun contact direct avec ces étudiants de l’autre côté de la rivière.

    Voilà le genre de choses que l’université fait quand ses moyens sont limités: deux cours pour le prix d’un, donnés par un chargé de cours à 8000$ le cours. Et tout ça, décidé avant les compressions massives.

    Des cours, évidemment, parmi les moins chers, puisque ce sont des cours de sciences sociales.

    Ceux qui dénonçaient la hausse des droits de scolarité comme un indice de la “marchandisation” de l’enseignement supérieur, qu’on allait vendre comme un objet en somme, devraient voir les conséquences du sous-financement.

    Le manque de ressources des universités entraîne exactement ça: multiplier les initiatives de cours au rabais.

    Ce sera non seulement un objet ou un service comme un autre, ce sera bientôt de la camelote, si on n’y prend pas garde.

    Quand on voit l’incroyable confusion dans laquelle le ministre lui-même semble nager (compression suivie de promesses de hausses de budget s’il y a entente, puis de hausses sans condition…), on se demande vraiment comment le gouvernement s’y prendra pour ne pas lancer les universités dans une spirale de détérioration.


    • Peux-être que si au lieux de construire un campus sur un terrain très dispendieux à Laval, acheter des édifices patrimoniaux pour les offrir à rabais à des constructeurs de condominium, faire de la pub un peu partout… bref, si on arrêtais de jouer au monopoly pour plutôt s’occuper d’éducation, peux-être que la situation que vous décrivez n’existerait pas.

    • Les temps sont durs pour les université.
      C’est rendu que même Harvard offre des cours en ligne ou par télé-conférence.
      http://www.extension.harvard.edu/distance-education/online-course-offerings

    • *au pluriel

    • Et vous pensez que de faire payer davantage les étudiants va améliorer la situation…
      Deux options alors : réinvestissement du gouvernement ou privatisation. Tant qu’on naviguera entre deux eaux, rien de bon sortira de notre système d’éducation.

    • les cours en “visio-conférence” sont l’avenir, et oui a moindre cout.

      Pour vouloir alez etudier a Montreal
      1) Quand ca prend 2h ce rendre le matin
      2) coute 20$ de stationnement par jour
      3) Doit acheter des livres a 100$
      4) etre 70 dans une classe de 50

      Il faut sortir un peu des années 2000.. on est en 2013 bientot.

    • On serait surpris de la riche expérience d’apprentissage en ligne comme c’est offert sur coursera.org.

      Certains cours peuvent rejoindre jusqu’à 50,000 étudiants quand c’est bien pensé et bien ficelé pour être diffusé sur toute la planète.

      Pas de crédit bien sûr, mais une expérience pédagogique nouvelle, enrichissante et avec beaucoup de potentiel.

      Jean Émard

    • On va avoir besoin d’une infrastructure de diffusion universitaire sur le web. Pas du n’importe quoi, mais quelque chose de solide et réfléchi. On pourrait peut-être sauver ensuite sur le béton et les salles de cours.

      Jean Émard

    • “les cours en “visio-conférence” sont l’avenir, et oui a moindre cout.” asavaria

      ===

      La viséo-conférence ne suffit pas. Ça prends des cours construits spécifiquement pour l’enseignement à distance et qui profite des avancées du web.

      La technologie est maintenant à point. On est loin de la télé-université qui envoie des CD ou des cassettes pas la poste. :)

      Jean Émard

    • Auriez-vous la même opinion si le cours était donné par un professeur émérite?

      Personnellement, je crois que les cours en visioconférence sont l’avenir des universités. Au lieu de “garocher” des chargés de cours incompétents et plein de lacunes au niveau pédagogique, les étudiants auront droit à des cours présenté par les meilleurs enseignants disponibles.

      En combinant la visioconférence avec des professeurs/chargés de cours “sur place” qui pourront aider les étudiants en répondant à leurs questions, les universités pourraient réduire leurs dépenses tout en augmentant la qualité de l’enseignement dispensé à leurs étudiants.

      Win/Win pour tout le monde.

    • L’autre jour je lisais les commentaires au sujet des chargés de cours, beaucoup de gens affirment avoir eu un enseignement d’égal sinon de meilleure qualité que des professeurs. On place souvent les deux en oppositions mais au fond ils sont complémentaires (chargé de cours = terrain, prof = recherche)

      Peut-être que la solution passe par offrir des conditions décentes aux chargés de cours? Au lieu de cours à la pièce, des jobs à temps plein. On pourra attirer des chargés de cours de qualité au 1er cycle. La job du prof alors? Coordonner les cours de 1er cycle et en assurer la qualité, et enseigner les cours de 2e et 3e cycle.

      Les conditions de travail actuelles des chargés de cours sont très ordinaires et l’avenir est inquiétant. Reste qu’ils sont une pièce importante du puzzle…

    • encore mieux , les cours à distance où ils vous envoient les dvd du cours , tu les regardes quand tu veux à la vitesse que tu veux , tu poses les questions par courriel ou au téléphone , pas de déplacement inutile , tu peux abattre 3 fois plus de boulot dans le même temps et continuer à travailler à temps plein

      albert bela

    • L’argent elle s’en va dans la recherche et le problème est que c’est de la recherche pour les entreprises, donc les profs n’enseigne plus et sont des chercheurs subventionné par le gouvernement pour les entreprises. Exemple à l’université de Sherbrooke le 3IT qui a reçus des subvention du privée, pour sa construction, et de par ce fait il y est interdit d’y donner des cours. Donc tous le beau monde payé par les université/le gouvernement, dans cette édifice travaille pour de la recherche pas cher aux entreprises.
      Lors de mes dernières sessions je n’ai eu que très rarement des professeurs pour m’enseigner, seulement des chargés de cours.
      Oui il y a marchandisation de l’éducation.

    • “The higher education Industry is very analogous to the newspaper industry. By the time they realize they need to change the costs to support their legacy infrastructure and costs will keep them from getting there.

      The point of the numbers is that getting a student loan is easy. Too easy.

      You know who knows that the money is easy better than anyone? The schools that are taking that student loan money in tuition. Which is exactly why they have no problems raising costs for tuition each and every year.

      Why wouldn’t they act in the same manner as real estate agents acted during the housing bubble? Raise prices and easy money will be there to pay your price. Good business, right? Until its not.”

      -Mark Cuban, Américain plein aux as qui aime faire de l’argent tout en gardant une tête sur les épaules

      Non mais, imaginez vous que nos pauvres recteurs en sont réduits à surcharger les classes et sous-payer les chargés de cours pour financer leurs fiascos immobiliers/informatiques et tous les administrateurs qui ont mis l’épaule à la roue. Ils vont faire comment pour garder le rythme avec le plantage américain? Et à l’époque de l’ubiquité du smartphone et de l’ordinateur, nos lieux de haut savoir n’ont rien de mieux à proposer qu’une vidéodiffusion? Non mais, ca va être la faute d’un carré rouge si ils se mettent les doigts dans le nez jusqu’au cervelet?

      N’importe quel étudiant en deuxième année de bacc est capable de vous dire que les recteurs n’ont aucun autre plan que de singer les politiques américaines (il vous le dira probablement avec le sourire ou non selon son programme d’étude et la marge de crédit qui lui a été accordée). L’université tel qu’on la connaît a entamé son processus d’autodestruction il y a longtemps. La question est, est-ce que l’on évalue les alternatives, ou bien on les laisse dévorer une clientèle prisonnière jusqu’à ce que leur bulle éclate.

      J’aime pas quand on camoufle la paresse ou le manque d’inventivité en pragmatisme.

    • Plusieurs cours de cycles supérieurs en science se donnent par visio-conférence. Ça permet à des chercheurs de partout au Québec, avec des expériences très pointues, de donner une formation de qualité à des scientifiques partout dans la province.

      En passant, ça prend les frais de scolarité (environ 300$ par étudiant par cours de 3 crédits) de 27 étudiants pour payer un chargé de cours. Un autre 13 étudiants payent les deux auxiliaires d’enseigment (100 heures chacun). C’est le même prix en sciences (sauf pour les cours avec des labos, qui coûtent un peu plus cher). Ce n’est pas l’enseigement (du moins pas au premier cycle) qui coûte cher à l’état. Pas plus en sciences de la nature qu’en sciences sociales.

    • Un peu de rigueur M. Boisvert.

      Ces initiatives de télé-éducation existent dans plein d’universités, un peu partout dans le monde. Cela inclut Harvard et plein d’autres campus américains. La pratique est aussi très répandue dans le milieu médical, que ce soit pour la formation médicale continue ou les interventions médicales en tant que telles. J’écris présentement une thèse sur le sujet.

      Ceci dit, généralement le professeur qui enseigne peut voir la ou les classes sur écran. Il y a aussi généralement période de questions, etc.

      Je m’inquiète comme vous du sous-financement des universités. Mais ce qui m’inquiète le plus ce sont les coupures dans la recherche. Et dans l’embauche de professeurs (qui font de la recherche, ce qui n’est pas le cas des chargés de cours). Je m’inquiète aussi des campus ”Jean Coutu” et de la recherche axée sur les besoins du marché. C’est d’ailleurs cela que dénoncent les associations étudiantes. Et vous ?

    • Y en aurait long à écrire sur le sujet, je mentionnerai simplement qu’on a affaire ici, encore une fois, à un texte très ordinaire, voire incomplet, sur un sujet qui pourrait tout de même être intéressant, mais basé surtout sur ses croyances et convictions. Et en prenant des raccourcis, on se fait dire, avec raison, que le résultat final est plutôt mal ficelé.

      En passant, je tente une expérience ce printemps. Ainsi, je vais suivre trois cours à distance avec Coursera, soit un cours de philo, un cours de socio et un cours sur le e-learning, tous trois donnés sur 7 semaines par des professeurs d’université (Édimbourg et Princeton). C’est totalement gratuit. On dit que les plus petites classes ont 10 000 étudiants et les plus grandes 100 000. On va voir si on a affaire à une éducation à rabais…

    • @ j-f-b

      Le problème ce n’est aucunement la qualité de l’enseignement des chargés de cours. Le problème, c’est qu’ils font qu’enseigner alors que les professeurs font de la recherche, dirigent des mémoires et des thèses, etc. En fait, l’enseignement n’est qu’une partie d’une tâche de professeur. Donc si vous voulez remplacez les professeurs, c’est vraiment tout le système qu’il faudra revoir…..

    • Monsieur Boisvert,

      Arrêtez donc de chercher des poux, cherchez plutôt des solutions…

    • Voilà un article tendancieux et puant la partialité mais qui a généré des commentaires bien intéressants qui j’espère amèneront le journaliste à enrichir sa réflexion sur l’éducation assez figée merci…

    • Ils ne veulent pas payer pour y aller à l’école? On va leur fournir le minimum. De toute manière, on ne construit pas une société prospère avec des diplômés de sciences molles. ON engagera les avocats et les sociologues et historiens qui auront été des de vrais écoles avec de vrais profs et avec de vrais diplômes. Pas des diplômes imprimé su’l net.

    • Qui a le meilleur système d’éducation supérieur ?

      A) Le modèle québécois = La télé-université, la vidéo-conférence, 90 étudiants dans une classe;

      OU

      B) Le modèle américain = 15 à 18 étudiants dans une classe avec un professeur.

    • Bravo M.Boisvert ! Très rafraîchissant de lire vos toujours très pertinents propos. On a besoin de plus de gens comme vous au Québec.

    • Vous voyez ce que je voulais dire par camoufler la paresse et le manque d’inventivité en pragmatisme?

    • De grâce, M. Boisvert, vous devriez au moins accepter que l’éducation est en train de vivre une métamorphose historique et que ce genre d’initiatives, loin d’impliquer un appauvrissement dans la distribution du savoir, ouvrent davantage les portes de l’avenir en éducation supérieure. Dans les séminaires de maîtrise et de doctorat, nous sommes très souvent de très petits groupes et il serait intéressant de partager cet enseignement très pointu par vidéoconférence et de l’offrir en ligne pour que plus d’individus puissent en profiter. Déjà beaucoup de conférences scientifiques se trouvent en ligne pour le plaisir de chacun, c’est un véritable mouvement global de démocratisation des méthodes de distribution du savoir. On n’a qu’à penser au phénomène Ted Talks. Eh non, M. Boisvert, l’université n’est plus comme dans votre bon “vieux” temps, il va falloir l’accepter un jour ou l’autre.

    • L’éducation est soigneusement encouragé par la Talmud. En ce qui concerne le prix à payer il y a des divergences parmi les grands rabbins.

      Moshé Levy

    • Alors là, bravo, Monsieur Boisvert, bravo… bravo… bravo!

      J’ai en cette fin d’année 67 ans bien sonnés. J’ai étudié à l’Université Laval, en génie, de 1966 à 1970. En première année, nous étions plusieurs centaines inscrits en mathématiques. Le cours était donné par L’Abbé Larue, dans un grand amphithéâtre et rediffusé sur moniteurs de télévisions dans des salles plus loin. On était d’ailleurs plusieurs à préférer cette solution… Bref, tout ça pour vous dire que ce que vous décrivez ce matin avec tant d’horreur existe depuis au moins 45 ans…

      Normand Alexandre

    • Bien que le timing des coupures annoncées s`explique difficilement vu la tenue de ce sommet, ca demeure que tout allait se passer là et que la fin du conflit,le sort des frais reliés à l`éducation et de celui du suivi des dépenses actuelles allaient tous faire partie de la potion magique promise. Et c`est ainsi que ca doit être ,que les mécontents se prononcent ,que tous les intervenants soient consultés ,que les coins soient balayés et que des gestes concrets soient posés.

      Ce sommet représente l`occasion rêvée de mettre de l`avant la volonté de faire autrement. Il faut remettre en jeu les acquis ,prioriser l`essentiel et sacrifier ce qui est devenu du gras .

      Il est temps de se dire les vraies affaires et non plus de s`exprimer par les habituels clichés afin que la volonté de tous ressemble au

    • Suite et fin…
      …Québec de l`an 2013. Et si au bout de l`exercice il faut se fixer un autre rendez-vous dans x années pour mettre à jour notre remue méninge, ben tant mieux !

    • Dans tous les domaines, absolument tous les domaines, on est en face de coupures et austérité.
      Privatiser ne ferait que “patcher” pour un très court moment.
      Discuter ainsi de la surface nous ferait trouver un “patchage” que pour un très court moment.

      Il faut se rendre à l’évidence: Les Dettes nationales amènent tous les peuples à avoir des réflexions, problèmes et discussions similaires sur “tous” les domaines, à la seule légère différence que les choix de société, les chemins choisis.

      Le dénominateur commun est la Dette nationale impayable.
      Elle sera éventuellement et à court terme le premier poste budgétaire des États.
      Pour combler ce poste qui continuera à grossir, on fera face aux même discussions qu’on a sur ce blogue, par exemple.

      Sans réaliser et chercher de réelles solutions, ce sont les discussions “patchage” qu’on aura encore et encore et encore.
      Nous allons léguer ça aux prochaines Générations qui discuteront alors des mêmes problèmes avec le même dénominateur commun: cette Dette…et elle aura continuer à grossir.

      À plus petite échelle, la Dette de la ville de Québec est rendu à 22pct des postes budgétaires.

      À partir du moment où quoiqu’on fasse, elle ne pourra jamais être payée, c’est une simple logique mathétimatique évidente, on fait quoi? On continue de tenter de “patcher” et de discuter de chaque domaine, cas par cas, comme si ils n’avaient pas le même dénomintateur commun, la même source c’est à dire la Dette impayable?

      Je sais pas, c’est une évidence et on est là à continuer à faire comme si…

      À une époque, j’aurais pensé que c’est du pelletage de nuages mes propos. À une époque, j’aurais trouvé ça bien loin du concret, du pratique et du quotidien.
      Maintenant, ça m’apparaît qu’évident. Le concret étant qu’on ne pourra pas payer ce genre de Dette nationale…
      Le pelletage de nuage est de vouloir poursuivre nos réflexions dans le même cadre alors qu’on poursuit notre route vers une Dette qui grossit et grossira sans cesse.

      Aujourd’hui, je me sens bien plus “pratique”, bien plus près de la réalité et du gros bon sens à le percevoir ainsi.

      À quand on politiicien rassembleur….capable de rassembler d’autres politiciens ici et là…et qui aurait l’envie d’effacer et de recommencer?
      Pas d’importe comment….des règles très claires doivent être mises…mais c’est, à moyen et long terme, la seule solution…
      Elle se trouve sur le plan économique certes, mais tant qu’on aura pas un désir politique de la chose, on continuera de voir les Dettes Nationales grossir…
      On continuera à se questionner sur tout ce qui est quotidien, comme l’Éducation, la Santé, nos routes, les inégalités……

      Étant rendu plus loin dans ce système vicieux, certains peuples le réalisent, comme la Grèce, l’Espagne…. Les États politiques faisant tout pour aller à contre-courant…
      Si le citoyen le réalise, un bon jour, l’esprit politique sera moins dans sa propre bulle…
      J’en rêve…
      Ça m’apparaît inévitable…

      À moins qu’on ne s’habitue tranquillement pas vite….
      Si c’est le cas, on verra apparaître de plus en plus “d’extrêmes politiques” puisque une grande partie de la population, partie qui grandira, cherchera ailleurs une porte de sortie…
      Et ces extrêmes politiques, comme le 7pct Parti Nazi en Grèce, on ne veut pas ça….

      Ce que j’avance n’est pas “un autre débat” que celui lancé par monsieur Boisvert. Je ne fais que remonter au réel problème…

      Pierre Lemay

    • @pasz – 17 décembre 2012 – 22h49
      … Win/Win pour tout le monde. …

      Pas certain du tout! J’ai d’excellents profs avec qui je pouvais avoir des contacts et que je pouvais aller voir après les cours, pour moi, cela a eu une valeur inestimable. Avoir suivi le même cours avec le même prof à distance, je suis convaincu que l’effet n’aurait pas été le même. Je suis bien d’accord avec M. Boisvert, ça annonce une détérioration de l’enseignement et de la valeur des diplômes. A un moment donné, les gens vont avoir le même diplôme, mais ils vont se retrouver sur le marché du travail et leur contribution sera moins grande que des élèves ayant eu des cours, et le diplôme qui vient ensuite, avec d’excellents profs (des chercheurs) avec lesquels ils auront eu des contacts directs.

    • Les chargés de cours du Québec sont les mieux payés en Amérique du Nord. Ils gagnent au moins le double parfois le triple de ce qui est payé ailleurs plus les dépenses de déplacement pour aller au lieu du cours donné. Ca explique une partie du coût plus élevé de l’enseignement universitaire au Québec.

    • @ Moshe Levy

      ????????????

    • J’ai beaucoup (trop) fréquenté l’université. Pour le volet connaissance, la contribution du prof est marginale. Tout ce qui compte, c’est un bon livre, choisi parmi les classiques du domaine d’études.

      La proximité du prof n’est utile pour le réseautage. On le voit ces temps-ci, ici, tout ce qui compte, c’est le réseautage. Qu’on remplace les salles de cours par des lounges où s’y tiennent des cinq à sept. Pas besoin de millions pour ça.

      - Robert Lemieux

    • Je tiens a souligner que l’U de M construit un campus au complet à la vitesse grand V à côté de chez moi et qu’elle vient tout juste de s’offrir un deuxième terrain de football avec pelouse artificielle, estrades et eclairage artificiel. Rien de trop beau pour le club de football du recteur….

      Sinon, quel plaisir de vous voir faire si regulierement rabrouer par vos lecteurs pour vos positions anti-sociales.

    • .
      L’opinion de M. Lemay (7H05, 18 dec.) est intéressante …. probablement qu’il faut attendre que d’autres pays, dont la Chine, s’endettent et qu’il y ait un équilibre d’endettement qui permette de faire le constat que la grande majorité à une qualité de vie acceptable et que le système peut être “réinventé” en contrôle.

      Pour les universités, il y a la connaissance qui peut possiblement se transmettre par le “net” visio-conférence, le style tou.tv ou tout autre moyens qui sera inventé….. Mais, l’université c’est aussi une formation de l’esprit, l’acquisition d’un processus, d’une méthodologie pour analyser et rechercher des solutions à des problèmes/enjeux.
      Pas sûr que ça se transmet bien par les technologies de communication (en tout cas, actuellement) mais en même temps c’est peut-être en appliquant des méthodes hybrides que l’on va découvrir des nouvelles méthodes efficaces de transmission des connaissances.

      Ce qui est certain, c’est qu’il faut aborder le problème par la raison d’être de l’université, et non par l’unique lorgnette des $$$.

    • “J’ai beaucoup (trop) fréquenté l’université. Pour le volet connaissance, la contribution du prof est marginale. Tout ce qui compte, c’est un bon livre, choisi parmi les classiques du domaine d’études.”

      Si vous avez la chance de tomber sur un bon professeur,
      vous allez apprendre beaucoup plus que dans un livre…

      Malheureusement, ils sont plutôt rares!!

      Comme disait le regretté Frank Zappa:

      “Si vous voulez vous envoyer en l’air, aller à l’université.
      Si vous voulez une éducation, allez à la bibliothèque.”

    • Si comme plusieurs le prétende ici l’université est en pleine révolution. Ce qui est normal et souhaitable pour un milieu d’éducation et d’avant garde.

      Ce n’est certaine pas le temps de désinvestir. L’attitude des carré va laisser au génération futur une université en décripitude.

      Mr Boisvert fait très bien de se battre pour nos enfants.

    • Lâchez nous un peu M. Boisvert. Cessez de polir toujours le même côté de la médaille. De grâce, un peu de nuance. Parlez nous de course à pied!

    • Beaucoup de carré rouge sur ce blogue !!!
      Merci M.Boisvert pour vos texte. Le problème n’est pas la vidéo conférence mais le fait que ce soit un chargé de cours qui l’offre pour 900 étudiants.

    • M. Boisvert. Votre argumentaire ne tient pas la route, mais pas du tout.

      Les meilleurs cours que j’ai reçus m’ont été dispensés par des chargés de cours. Les pires aussi. Le sous-financement n’est pas responsable de la qualité pédagogique des enseignants.

      C’est la culture éducationnelle universitaire qui l’est. Les profs préfèrent la recherche et c’est la seule chose qui est valorisée dans le milieu. Il y a une grande proportion de chargés de cours qui font ça parce qu’ils espèrent un jour faire uniquement de la recherche ou presque et l’enseignement est loin d’être leur objectif premier.

      Le cours en vidéo-conférence n’est pas lié au sous-financement des universités québécoises, puisqu’il existe même dans les système privatisés et dans les grandes facultés internationales.

      Peut-être que les universités utilisent cette méthode pour aller chercher plus de revenus, mais pas nécessairement pour combler un manque de financement. C’est simplement que tout le monde est devenu “greedy” et veut agrandir son marché. La video-conférence est d’ailleurs une méthode typiquement affairiste de diffusion de l’information…

      Maintenant, est-ce qu’il y a un sous-financement au Québec? Probablement. Est-ce que ce sont les étudiants qui doivent combler le trou? Pas certain que demander aux plus pauvres de financer un système va donner des résultats.

      Quand les gens font référence à la marchandisation, ils pensent plus à une culture qui voit l’éducation comme un service payant au lieu d’un droit. Utilisateur/payeur, rentabilité des diplômes, valeur salariale des diplômes: tous des concepts marchands.

      La vente de cours en ligne n’est qu’un symptôme de la culture marchande. Rien à voir avec le sous-financement. Le sous-financement vient d’un manque de valorisation de l’éducation dans la population et les gouvernements. Votre problème est que vous semblez incapable de sortir de cette culture marchande. Le preuve, pour vous, le sous-financement est un problème comptable alors que c’est un problème culturel, un problème de choix social.

    • Mise aux enchères des facultés du réseau de l’Université du Québec (UQTR, UQO, etc.) au bénéfice des autres universités. (UQAM, UdeM, UL, UdeS, etc.)

      Une concentration des actifs économiserait des millions au réseau et les universités diversifieraient le choix de leurs programmes.

      Arrêtez de créer des campus partout comme des champignons, faites des concentrations d’actifs.

    • Entre la “marchandisation” et l’abstraction quasi totale du marché et de l’économie y’a une marge.

      Et pour le moment on penche encore pas mal plus et pas mal trop du côté de l’abstraction…

    • Il y a deux choses ici:
      1. Oui le PQ est incompétent, tu n’as pas besoin d’être fédéralistes pour t’en rendre compte.
      2. On frappe sur le mauvais clou: ok les étudiants ne comprennent pas tout, le PQ est incompétents, mais on oubli 40 ans de négligence de notre système scolaire, entretenue par divers gouvernement démocratiquement élus par la population. Il y a une responsabilité sociale ici et ce n’est pas une seule génération qui peut réglé ça en 5 ans, croyez-le ou non. Et que dire des CA des Universités?? Ils ont des MBA et des salaires de 150 000$ et plus…ça leur donne le droit de faire n’importe quoi.

      C’est simple maintenant, ayez un MBA et vous pourrez faire ce que vous voulez. Si vous vous plantez, vous pourrez blâmez les générations à venir et partir avec la totalité des vos primes et bonus, contrat fini ou non. Nous y sommes déjà habitué.

    • J’ai étudié en géographie il y a 50 ans. J’ai eu droit, entre autres à deux professeurs (plein temps) extraordinaires: Louis-Edmond Hamelin, à propos duquel un documentaire vient de sortir et père de la nordicité, et Pierre Dansereau, le père de l’écologie. Aucun d’eux n’aurait pu pousser aussi loin comme chargé de cours. Nous ne serions pas, non plus, allés aussi loin.

    • Curieux, nos étudiants veulent la gratuité, pas de marchandisation de l’éducation. Mais une fois éduqués ils vont nous vendre à prix fort cette même éducation. Les avocats, comptables, ingénieurs, ne travaillent pas pour rien. Ils ont raison. Alors une bonne contribution à ce que seront leurs futures revenus personnels est une bonne chose.

    • Bof, dans le fond, c’est une bonne chose ces cours de sciences molles par ”v-idio” Ça libère l’espace et l’argent pour les Sciences Pures! Il serait temps que l’on mette notre énergie et nos ressources sur les vraies choses avant d’abrutir la majorité de la population.

    • “encore mieux , les cours à distance où ils vous envoient les dvd du cours , tu les regardes quand tu veux à la vitesse que tu veux , tu poses les questions par courriel ou au téléphone , pas de déplacement inutile , tu peux abattre 3 fois plus de boulot dans le même temps et continuer à travailler à temps plein ” piedoq

      ===

      Regardez coursera.org, c’est encore mieux que ça.

      J’ai suivi plusieurs cours à distance sur coursera et je suis tombé en bas de ma chaise à voir la qualité de l’infrastructure.

      On est loin des échanges de dvd par la poste et des appels téléphoniques.

      Jean Émard

    • En fait quand on lit votre article, on peut aussi conclure que le problème est d’avoir laisser des pavillons d’université se construire hors campus.

    • Juste au Québec, il se crée plus de nouveaux campus alors qu’on devrait créer d’autres universités. l’Ontario et les autres provinces ont un réseau plus performant.

      Ils n’ont pas plein de campus partout, au contraire, ils ont plein d’actifs concentrés sous une bannière et l’université accroit son potentiel avec le temps et ce, dans son milieu.

      fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_universit%C3%A9s_du_Canada

    • Les politiciens ou les politiques québécois n’ont jamais compris grand’chose du monde universitaire. Le ministre actuel ne fait pas exception à la règle! Je pourais dire: laissez les universités tranquilles! C’est un milieu unique, difficilement compréhensible! C’est le monde des prima donna où chacun pense avoir raision et protège son petit terrain départemental ou facultaire ou son propre terrain personnel! La vision globale de l’université, connais pas en général ou laissser aux mains des administrateurs.
      Mais le chat est sorti en partie du sac à la suite du conflit étudiant. Les critiques, opinions et analyses fusent de toutes parts. C’est bien, c’est assez démocratique, quelqes modestes réformes sont à prévoir, mais la nature des universités reprendra inévitablement son cours. C’est ainsi depuis des siècles! Ce n’est pas du fatalisme qui ici est énoncé, mais tout simplement le principe de réalité. Et la réalité fint toujours par l’emporter!

      Michel Lebel
      Ancien professeur d’université

    • @pasz: “Personnellement, je crois que les cours en visioconférence sont l’avenir des universités. Au lieu de “garocher” des chargés de cours incompétents et plein de lacunes au niveau pédagogique, les étudiants auront droit à des cours présenté par les meilleurs enseignants disponibles.”
      Je suis d’accord qu’en théorie, ça fonctionne comme ça, mais pas en pratique. J’ai eu plus de chargé de cours que de professeurs à l’université. Et à toutes les fois que j’avais un professeur, l’enseignement n’était pas aussi bon. Pas qu’ils n’étaient pas bons dans leur domaine, mais avoir un exemple de la vie pratique, en entreprise, pour appuyer la théorie, ça apprend beaucoup plus que de se faire pousser une heure sur d’où vient la formule économique avec 3 dérivées et deux intégrales…

    • J’ai toujours eu beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi les étudiants doivent être exemptés de payer leur part dans leur prore éducation. L’argument de la pauvreté n’en est pas une, il est possible pour tous les jeunes, qui sont énergiques, curieux et au sommet de leur capacité d’apprentissage, de se dénicher un emploi à temps partiel, en même temps que leurs études (en particulier les sciences, molles, on se comprend ?). L’introduction au marché du travail fait AUSSI partie de son éducation et de son évolution comme être humain … c’est indispensable !

      Lorsqu’on reçoit quelque chose gratuitement, on a tendance à en dénigrer sa valeur. Si on doit en payer une partie non négligeable, on aura tendance à mettre les efforts pour la compléter efficacement.

      Cela n’a rien à voir avec la marchandisation, mais avec la fierté de se responsabiliser et d’apporter sa part à sa société, dès sa jeunesse!

      Si seulement ils pouvaient comprendre cela … les parents, vous avez votre part à faire!!

    • Comment peut-on comparer des cours directes avec des cours en télé-conférence. Il n’y a rien qui surpasse un cours traditionnelle, avec une interaction directe avec les collègues et le professeur. La dynamique d’enseignement et d’apprentissage est totalement différente.

      Qu’en est-il des programmes où la pratique et la démonstration de la théorie est importante? Les autres où on collabore beaucoup en équipe pour des cas et mandat académiques. La communication élève-élève et élève-prof est importante.

      Un moyen à petit coût? Oui.
      Un moyen efficace pour retransmettre des savoirs? Non…

      D’ailleurs, prenons exemple sur un des meilleurs sites pour des cours en ligne et en télé-conférence donné par plusieurs universités reconnues : https://www.coursera.org. La plupart des cours ne sont même pas crédités par l’université, parfois, seulement par le professeur titulaire du cours, et encore là, sans endossement par l’université en question.

    • « « dans une spirale de détérioration. « «

      Tant qu’à moi, ça fait un boutt que c’est commencé ! , on avait pas besoin de Duchesne et du PQ pour ça.

      Idem pour la marchandisation.

      ( Après la Santé, l’Éducation ).

    • Je suis actuellement des cours en ligne et en classe en même temps et vous savez quoi ? J’aime beaucoup plus mes cours en lignes ! Ça fait gagner un temps fou et c’est tout aussi efficace selon moi.(À noter qu’il faut toujours laisser le choix , certains aiment et d’autres moins…)

      Comme l’on dit certaines personnes ici les salle pleine ça date pas d’aujourd’hui.

    • @ moche_levy.
      S.V.P., ne vous servez pas de cette tribune pour faire du prosélytisme, hier la tuerie de Newtown, aujourd’hui l’université, ça commence à faire. Si comme musulman je faisais l’apologie du Coran ou comme chrétien la Bible, vous en penseriez quoi? Tiens vous le spécialiste du Talmud, la colonisation de territoires palestiniens par des colons israéliens, est-ce dans les écrits du Talmud.
      Quant à moi, j’aime bien cette pensée « Nos amours valent plus que nos haines.» À méditer.
      M.Leduc

    • Très intéressant.. mais pourquoi un campus à Laval? Ne pourrions-nous pas éliminer cette dépense? S’il y a trop d’étudiant, ne pourrait-on pas ajouter des conditions à l’admission? Ou du moins, faire en sorte que la première année soit assez difficile pour éliminer ceux qui ne sont pas sérieux dans leur démarche éducative?

      Bertrand Toupin

    • @therichrocco

      À lire ton post, j’ai l’impression que tu n’as pas d’enfant et que tu n’as pas travaillé durant tes études.

      J’ai eu les deux lors des études pour mon deuxième diplôme et, Ô surprise, je flirtais avec le seuil de la pauvreté: je me suis fait couper dans les prêts et bourses (merci Charest!), les frais de scolarité avaient augmenté depuis mon premier diplôme et j’ai payé beaucoup d’impôts… même avec un bébé naissant et en étant aux études à temps plein.

      Pourtant, j’ai travaillé durant mes études. Et tu sais quoi, je pense encore la même chose: si tu n’es pas le fils d’un riche conseillé chez Power Corp qui n’as pas besoin de travailler pcq papa paie tout et qui te «plogue» chez leurs amis employeurs millionnaires sans que tu n’aies encore levé le petit doigt, et bien, tu dois travailler pour arrivé à la fin du mois, ce qui t’enlève du temps d’études crois-le ou non, et tu es désavantagé face à tous ces bébés gâtés.

      Le vrai problème, je crois, c’est les égarés qui pensent qu’il y a des sous-emplois et qui dénigrent les autres champs de profession, comme les sciences molles, par exemple. C’est pourquoi tu devrais arrêter de jouer au sociologue, en plus que c’est évident que tu n’en es pas un.

    • On s’énerve le ponpon un peu vite avec les cours à distance. Je ne connais pas les installation de l’UdeM, mais ceux que j’ai suivi, le cours était totalement interactif entre tous les locaux. Chaque éleve disposait d’un bouton pour signaler une question. Le professeur voyait la liste des question en attente. Lorsqu’il sélectionnait un étudiant a écouter, une caméra filmait l,étudiant qui posait la question (que tous pouvaient voir et entendre, peu importe leur emplacement) et le prof répondait.

      Je ne vois pas ou est le probleme de ce type de cours si ca permet a un professeur de haut niveau de donenr le cours à plus d’étudiants en même temps.

    • @ FrancoisT007

      ”Les chargés de cours du Québec sont les mieux payés en Amérique du Nord. Ils gagnent au moins le double parfois le triple de ce qui est payé ailleurs plus les dépenses de déplacement pour aller au lieu du cours donné.”

      Il faudrait nous dire à quel endroit vous enseignez car à l’UdeM, c’est moins de 8000 $ / session. Avant les déductions de toutes sortes, évidemment. Et il n’y a absolument aucunes dépenses de remboursées. Préparer un cours et l’enseigner demande environ 25-30 heures/semaine, pendant 16 semaines (sans compter l’été d’avant pour les lectures, etc.). On parle donc de moins de 20$ /heure, pour des gens ayant soit une maîtrise, soit un doctorat.

      Je connais des tonnes de chargés de cours et je peux vous assurer qu’aucun ne le fait pour l’argent. Aucun. De plus c’est précaire. Aucune garantie d’emploi. Tu peux commencer à préparer un cours qui ne se donnera finalement pas. Pas payé. Et ça paye aussi bien ailleurs, sinon mieux. À l’Université d’Ottawa, un correcteur gagne près de 40$/heure et un chargé de cours environ comme ici !

      Vos propos ne sont que pure désinformation.

    • Pour les adeptes du dénigrement, voici quelques-unes de ces «sciences molles», terme de plus en plus galvaudé:

      Économie
      Gestion/Administration
      Psychologie
      Marketing

      Les apôtres de la rentabilité devrait savoir que pas mal tout ce qui est économie ou gestion relève des sciences dites “molles”

      Le terme “science molle” vient du fait que ces disciplines ne mènent pas à l’élaboration de lois “dures” permettant de prédire avec exactitude l’enchaînement et la nature des événements étudiés.

      La crise de 2008 montre assez bien que l’économie est loin d’être une science exacte.

      Et si on s’en tient à la définition stricte de science molle (sans prédictibilité absolue), eh bien la médecine en fait aussi partie!

      En fait, même la physique et la chimie n’ont pas une prédictibilité absolue dans les cas extrêmes…

      Je soupçonne que beaucoup de gens qui parlent avec mépris des sciences molles ne savent pas ce que le terme veut dire et parlent à travers leur chapeau.

    • “par un chargé de cours à 8000$ le cours”
      C’est ce qu’on appel de la démagogie.

    • Monsieur Boisvert,
      Pourriez-vous bloquer les messages de ce “Mosche Levy” qui n’est qu’un troll. Pire: un troll qui pue l’antisémite. Ses propos, aussi grotesques qu’égocentriques, veulent donner l’impression que les Juifs sont centrés sur eux-mêmes et qu’ile ne pensent qu’à eux.
      Je vous invite à regarder les autres contributions de cet individu et de prendre la décision qui s’impose: le bloquer.

      Merci d’avance.

      Voyez-vous, la seule chose que je méprise davantage que les trolls, ce sont les trolls racistes.

    • @Kurtz

      Vos commentaires sont rassurants et adéquats.
      Voilà quelqu’un qui sait de quoi il parle.

    • C’est bon ça, la visio. Surtout les examens en visio-conférence. Là, on a le prof seul devant sa caméra à Mourial et les 180 étudiants dans une salle à Québec qui s’échangent les réponses. Ça évite de devoir trafiquer l’ordi du prof pour avoir une copie de l’examen dans les jours qui précèdent et de le marchandiser sur le web à 10 piasses la copie!! Pis tout le monde passe quand même!

    • D’accord avec Ti-Jo 22:29 & kurtz 8:58.

      Rien à ajouter!

    • @ la modération/Monsieur Boisvert ~

      Je seconde le commentaire de jaypee2 (13h47)

    • Et je viens d’envoyer un courriel à Cyberpresse à ce sujet…

    • @jazzcat

      Ma mère était monoparentale et j’ai travaillé à temps partiel pour l’aider à payer mes études. Ce fut l’une des meilleures choses qui me soit arrivé!

      Aujourd’hui, je suis père de 4 enfants. Je suis à l’aise, financièrement mais j’ai demandé à ma plus vieille de payer la moitié de ses études, elle travaille alors et elle arrive très bien.

      Lorsque l’on cherche des raisons pour ne pas arriver, on en trouve toujours et on est toujours victimes. Lorsque l’on veut étudier, on trouve les moyens d’y arriver, c’est impossible de vraiment vouloir et que ce soit inaccessible! Les frais ne sont pas un facteur et s’ils le sont, c’est surtout positif … vous n’avez qu’à voir l’exemple de la Nouvelle-Écosse, qui produit une plus grande porportion de diplômés que nous, malgré les coûts beaucoup plus élevés qu’au Québec!

      Cessez de vous plaindre et prenez votre destinée en mains ! Ils le foint ailleurs.

    • “D’ailleurs, prenons exemple sur un des meilleurs sites pour des cours en ligne et en télé-conférence donné par plusieurs universités reconnues : https://www.coursera.org. La plupart des cours ne sont même pas crédités par l’université, parfois, seulement par le professeur titulaire du cours, et encore là, sans endossement par l’université en question.” ThDD

      ===

      Exact, ils ne sont pas crédités sur coursera parce qu’il y a des dizaines de milliers de participants.

      Mais rien n’empêche une université d’utiliser la même technologie que coursera et de créditer ses cours.

      Jean Émard

    • Je me souviens de Dr B embauché au printemps. L’étudiant sur le conseil du département avait soulevé l’objection que ce prof ne parlait pas français. On lui a rétorqué qu’il allait l’apprendre durant l’été. À l’automne suivant, Dr B enseignait quantique I avec un manuel verbeux et hermétique.

      A côté de la table sur laquelle on remettait notre examen final, il y avait une pétition à signer pour s’assurer que Dr B ne donne pas quantique II. On lui a confié algèbre complexe. Je n’ai pas fréquenté son cours; je me suis limité à étudier un truc de la série Schaum.

      Il y avait aussi Dr del B. Il parlait d’une voix éteinte. À peine audible. Après avoir tendu l’oreille, il ne restait qu’à décoder un accent italien à trancher au couteau. Il enseignait l’électromagnétisme que je n’ai finalement compris que quelques années plus tard en lisant, pour mon plaisir personnel, les Lectures on Physics de Feynman.

      Ne pas confondre Dr del B avec Dr M, même s’ils partageaient tous deux le souvenir du soleil radieux de la méditerranée. Dr M, face au résultat catastrophique de son intra, avait affirmé que cet examen était si facile, que même son chien le réussirait. Dr M remporte la palme du manuel pourri : une plaquette synthétique au possible auquel il n’a jamais fait référence en dehors de son syllabus. Je dois confesser ne pas avoir été présent la seconde moitié du trimestre.

      Il y avait aussi Dr P, sympathique mais brouillon. Le bruit courrait qu’il avait connu une tragédie personnelle. Mais Dr P choisissait de bons manuels, en relativité restreinte et en mécanique statistique.

      Dr C? Je ne pourrais pas dire. Le premier cours, l’intra et le final. Un bon manuel de thermodynamique tout de même.

      Masochiste? J’y suis retourné : à la faculté de médecine, d’éducation, à polytechnique et plus récemment, dans une dernière tentative, au département de mathématiques de l’UQAM où j’ai trouvé les profs plus humbles et plus sympathiques.

      Mais au final, les plus exaltants moments d’apprentissage, je les ai vécus avec un bon manuel, mes cahiers éparpillés sur une table à la bibliothèque Samuel Bronfman, au 6e étage, un soir d’hiver enneigé ou un après-midi de printemps ensoleillé.

      - Robert Lemieux

    • @solis087 Il ne fallait pas prendre mon exemple au pied de la lettre.. Tout le monde a déjà eu des chargés de cours qui étaient beaucoup plus habiles à transmettre la matière que certains enseignants.

      Toutefois, la visioconférence permettrait aux étudiants d’avoir l’opportunité de recevoir leur enseignement DU MEILLEUR enseignant disponible. Que celui-ci soit un chargé de cours ou un “vrai” prof.

      Ce n’est peut-être pas adapté pour toutes les professions mais pour des champs d’études comme le droit ou la médecine ce serait très très bénéfique et efficace pour les étudiants (c’est déjà amplement utilisé en med).

    • Le mode de dispensation de cours par visioconférence tient à la fois de la problématique budgétaire et de l’utilisation opportune des nouvelles technologies.

      La problématique budgétaire, à tout le moins en ce qui concerne la Faculté de l’éducation permanente (qui est la «vache à lait» de l’Université de Montréal), c’est que le niveau de financement du crédit-étudiant qu’octroie l’Université à la Faculté n’a pas bougé depuis au moins 20 ans. Il en résulte qu’il y a 20 ans, il fallait environ 20 étudiants dans la classe pour payer une charge de cours alors qu’aujourd’hui il en faut plus de 35. Cette situation est unique à cette Faculté, car le niveau de financement des crédits étudiants des autres facultés a, durant tout ce temps, progressé au rythme des pourcentages d’augmentation annuelle de la subvention enseignement du Ministère.

      Quant à la visioconférence, c’est loin d’être une mauvaise idée, même si elle se prête davantage à certain type de cours. Elle peut être améliorée, notamment en faisant en sorte que le chargé de cours soit présent alternativement dans les deux campus pour dispenser le cours, ce qui lui permettrait d’avoir des contats avec tous les étudiants des deux campus. Encore faut-il qu’il soit disposé à se déplacer ….

    • Je trouve dommage qu’on prive les universités de ressources financières alors que l’on pourrait demander simplement aux étudiants de faire leur part.

    • Ce que j’avais compris des reproches des carrés rouges au sujet de la marchandisation de l’éducation c’était qu’il n’aurait pas fallu que l’enseignement soit fait en fonction des besoins et attente du marché du travail. Ce n’est pas du tout la même chose que de paquetter les classes aux maximum, d’avoir le plus haut ratio étudiant/professeur possible.

      De plus, j’entends qu’on reproche aux universités de ne pas faire que de l’enseignement mais aussi de la recherche. J’entends également de la part du ministère de l’éducation et des étudiants qu’on doive tenir compte des dépenses dédiées à la recherche dans le calcul du ratio dépenses/étudiant alors que les recteurs sont formels à dire que ces fonds doivent être strictement dédiés à la recherche et doivent donc être exclues de ce calcul.

      Une université sans recherche c’est un gros cégep. On ne rivalisera pas avec les meilleurs en se contentant de si peu.

      J’en conclu qu’il y a une grande confusion dans la compréhension des faits, qu’il y a une grande part d’idéologie dans leur interprétation. De plus, les exigences académiques ayant toujours diminuées afin de satisfaire aux exigences ministérielles quant au taux de diplômation en plus de satisfaire les idéologues pédagogiques voulant ne pas traumatiser les enfants par des évaluations, des comparaisons voire des échecs scolaires ou des redoublements, même tout à fait justifiés, nous arrivons au point où une cohorte d’étudiants n’ayant jamais été confronté à des exigences de performance se sentent lésés devant une nouvelle réalité. Ces jeunes ayant été de plus élevés par des parents “ouverts”, “démocratiques”, ont toujours été consultés dans presque toutes les décisions les touchant de près ou de loin. On les a écouté jusqu’à en faire des enfants-rois. Ajoutez à cela un ministre néophyte, sans distance, confus et pétris de préjugés qui arrive avec ses gros sabots. Donnez-lui comme adjoint parlementaire un ex-leader étudiant et vous avez en main tous les ingrédients nécessaires pour faire déraper un sommet sur l’éducation déjà mal engagé, duquel je me méfie des conclusions tellement j’ai l’impression qu’il sera plus un procès tant les dés me semblent pipés.

      Un gouvernement crédible et responsable, mon oeil.

    • @ jaypee2 ~

      Suite à un court échange de courriel avec le service de relation aux clients de Cyberpresse, j’ai l’impression qu’il faudra continuer d’endurer les inepties des nains de jardin comme *moshe*.

      C’est à croire qu’ils ne lisent pas vraiment les commentaires qu’ils publient
      à moins qu’un gros mot méchant ne fasse sonner une cloche pour attirer leur attention…

      Sinon… semblerait qu’ils soient prêts à laisser passer
      toutes les idioties qu’ils reçoivent!

      Bin coudon…

    • @rogiroux

      Très bien. Alors on peut soit continuer d’alerter systématiquement les auteurs des forums ainsi que les modérateurs. Ils vont peut-être finir par se tanner. Éventuellement, on pourrait également contacter le Conseil de la communauté juive de Montréal et leur signaler ce que l’on fait en leur nom sur ces pages.

    • @ jaypee ~

      Bof! C’est leur problème… pas le mien.

      Je ne prends pas les blogues de Cyberpresse assez au sérieux pour ça!

      Et d’après ce que je peux comprendre, ils ont besoin de tous les clics possible pour rentabiliser le site. Au moins, je sais maintenant que les modérateurs ne lisent pas les commentaires qui sont soumis sauf si vous avez le malheur d’y mettre un mot qui est proscrit…

    • @jaypee2 “contacter le Conseil de la communauté juive de Montréal et leur signaler…” Pourquoi faire? Cet individu est libre; et il ne me donne aucunement l’impression de représenter sa communauté.

    • 18h33 …si c’est vraiment sa communauté.

    • @rogiroux “un mot qui est proscrit…” La proscription n’est pas la même d’un blogue à l’autre. Remarquez que ces signaux d’alarme sont souvent contournés par ceux qui sont déterminés. C’en est même amusant.

    • N’est-ce pas plutôt une illustration supplémentaire de la course aux effectifs que cause le financement par tête? Penser que les Universités font pitié à organiser des cours donnés au plus grand nombre d’étudiant possible est quand même très amusant… Le mode de financement par tête les incite à donner de tels cours pour répartir l’argent ainsi recueilli dans les autres programmes ”lucratifs”.

    • @jaypee2
      18 décembre 2012
      13h47

      Bien d’accord ; espérons qu’en 2013 la modération ait bien meilleur goût, afin que nous cessions de se faire BULLier désHONORABLEment, et de pouvoir tourner la pageR.

    • Je crois que ce qui compte le plus, c’est de donner aux étudiants la passion de leur métier. J’ai étudié en littérature et j’ai obtenu mon baccalauréat. Or, j’ai lu environ 10000 livres dans ma vie. Ce n’est pas seulement lors de mes cours que j’ai dévoré tout ça ! Il est impérieux d’exercer un métier qui nous colle à la peau, peu importe notre degré d’instruction. Il faut donc que nos professeurs soient allumés et aient la passion de la matière qu’ils enseignent, eux aussi.

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