Yves Boisvert

Archive, décembre 2012

Jeudi 20 décembre 2012 | Mise en ligne à 13h39 | Commenter Commentaires (41)

Pour la crédibilité de la commission

François Thériault

François Thériault

Avis aux témoins qui seraient tentés de dire n’importe quoi, ou de cacher des choses devant la Commission Charbonneau: un des témoins vient d’être arrêté et sera accusé de s’être parjuré.

L’ancien surveillant de chantier François Thériault, de la Ville de Montréal, a juré n’avoir reçu aucun avantage significatif d’un entrepreneur pendant ses années à la ville.

Quelques jours plus tard, Radio-Canada diffusait un reportage disant qu’il avait bénéficié d’un rabais de 30 000$ dans l’achat de sa maison à la firme Catania.

On ne sait si l’accusation porte sur ce fait précis.

Mais on sait ceci: on ne laissera pas les témoins ridiculiser la commission.

Comme les témoins sont surveillés non seulement par la police mais par une couverture journalistique intense, la marge pour raconter des balivernes ou cacher des faits est assez étroite.

Et on n’attendra pas la fin de la commission pour lancer des accusations.

C’est une très bonne nouvelle: la commission doit être prise au sérieux. Les témoignages sous serment aussi.

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Mardi 18 décembre 2012 | Mise en ligne à 16h40 | Commenter Commentaires (27)

Climat de cour d’école à l’Hôtel de ville

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Il n’y a rien de plus urgent à régler à Montréal?

Au moment où l’on découvre encore de nouvelles anomalies (!) à l’hôtel de ville de Montréal, il y en a qui trouvent encore de l’énergie pour des chicanes de cour d’école.

Vision Montréal veut porter plainte au ministère des Affaires municipales contre Projet Montréal parce que Richard Bergeron et Luc Ferrandez auraient proféré quelques gros mots.

Ferrandez et Bergeron auraient traité de “gros cave” un conseiller de Vision Montréal –ce qu’ils nient. Et Richard Bergeron aurait dirigé une vilaine insulte à l’endroit de Véronique Fournier, conseillère à Vision Montréal.

Si c’est vrai, c’est évidemment inacceptable.

OK.

Mais saisir le ministère des Affaires municipales pour ça, comme on court dans les jupes de la directrice de l’école, parler d’insultes “à la limite de l’intimidation”, franchement, faut pas être fait fort!

Vous ne trouvez pas qu’ils en ont assez avec les vrais problèmes de corruption, de collusion et de mauvaise gestion des fonds publics au ministère?

Un peu de sérieux, un peu de hauteur s’il vous plaît! Montréal en aurait besoin…

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Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 22h10 | Commenter Commentaires (84)

La marchandisation de l’éducation

Pierre Duchesne, un homme et son sommet (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

Pierre Duchesne, un homme et son sommet (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

Quand on additionne tous les périls qui guettent le ministre Pierre Duchesne, on se dit que le sommet de l’éducation risque de ressembler à l’expédition catastrophique de l’Everest en 1996…

Nombreux au départ, ils ne revinrent pas tous…

Pour donner une idée très concrète de ce qui se passe dans nos universités, sachez qu’à compter de la session de janvier, certains chargés de cours commenceront à expérimenter les cours en “visio-conférence” à l’Université de Montréal.

Comment ça fonctionne?

Vous avez un prof dans une salle de cours sur la montagne devant 90 étudiants, disons. Et son cours est retransmis en direct devant une salle d’étudiants réunis dans l’édifice de l’UdeM à Laval.

Hum… Belle expérience pour ceux qui sont à Laval! Le prof, lui, n’a aucun contact direct avec ces étudiants de l’autre côté de la rivière.

Voilà le genre de choses que l’université fait quand ses moyens sont limités: deux cours pour le prix d’un, donnés par un chargé de cours à 8000$ le cours. Et tout ça, décidé avant les compressions massives.

Des cours, évidemment, parmi les moins chers, puisque ce sont des cours de sciences sociales.

Ceux qui dénonçaient la hausse des droits de scolarité comme un indice de la “marchandisation” de l’enseignement supérieur, qu’on allait vendre comme un objet en somme, devraient voir les conséquences du sous-financement.

Le manque de ressources des universités entraîne exactement ça: multiplier les initiatives de cours au rabais.

Ce sera non seulement un objet ou un service comme un autre, ce sera bientôt de la camelote, si on n’y prend pas garde.

Quand on voit l’incroyable confusion dans laquelle le ministre lui-même semble nager (compression suivie de promesses de hausses de budget s’il y a entente, puis de hausses sans condition…), on se demande vraiment comment le gouvernement s’y prendra pour ne pas lancer les universités dans une spirale de détérioration.

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