Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Jeudi 11 octobre 2012 | Mise en ligne à 16h43 | Commenter Commentaires (64)

    Ce que disait Pauline Marois des droits de scolarité en 1985

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    Il y avait récemment une réunion d’anciens de la faculté de droit qui a eu la magnanimité de me donner un diplôme un jour.

    Je n’y étais pas, mais un espion y a trouvé ceci qui n’est pas sans intérêt: une entrevue de Pauline Marois publiée dans le journal étudiant de la fac de droit de l’Université de Montréal, le Pigeon dissident.

    L’entrevue a été réalisée par Emmanuel Bilodeau (comédien mais aussi avocat).

    Nous sommes à la fin de l’été 1985, Pauline Marois a occupé divers ministères depuis 1981, et une campagne électorale s’annonce: les élections ont lieu le 2 décembre 1985.

    Le journaliste étudiant aborde la question de l’accès aux études supérieures. Je cite:

    “L’enseignement universitaire est-il accessible aux étudiants défavorisés? Doit-on geler ou même diminuer les frais de scolarité afin de démocratiser l’enseignement supérieur? Non, répond Mme Marois. Le problème financier est un faux problème, selon elle. Les universités sont suffisamment accessibles, ne serait-ce que par les prêts et bourses.
    “Ce qui peut empêcher quelqu’un d’aller à l’université, c’est le milieu dans lequel il vit. Il faut une stimulation pour aller à l’école. Mes copines du primaire ne sont pas allées à l’université et leurs parents étaient souvent plus riches que les miens”. Le problème en est donc un d’attitude et de comportement. Mon milieu était très stimulant au plan émotif et humain, même si c’est un milieu ouvrier.”

    Le père de Mme Marois était mécanicien spécialisé dans l’entretien des camions. Ses trois frères et sa soeur ont aussi un diplôme universitaire.

    C’était il y a 27 ans et ce jour-là, on n’aurait pas imaginé la voir arborer un carré rouge à l’Assemblée nationale…


    • “une entrevue de Pauline Marois publiée dans le journal étudiant de la fac de droit de l’Université de Montréal, le Pigeon dissident”.”C’était il y a 27 ans”. Mais scripta manent, les écrits restent.

    • Et depuis 81, les droits de scolarité ont augmenté à peu près 2 fois plus vite que l’inflation.

    • Ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière à laisser tomber ses convictions afin de gagner des votes….

    • Est-ce que cet article est réellement pertinent? Je n’aime pas les politiciens qui changent d’opinions comme de chemise mais 1985, ça commence à faire un bout. Patrick Roy a commencé sa carrière en 85…

    • Y’a juste les fous [et les fanatiques] qui changent jamais d’idée! ((rires))

      Non… Sérieusement!

      Les étudiants et les syndicats sont le pain et le beurre du PQ…

      On ne mord pas la main qui nous nourrit (à défaut d’engraisser!)

    • Peut-être que si on lui avait imposé une hausse de 75%, elle aurait effectivement porté un carré rouge. Vous mêlez beaucoup de choses, vous qui êtes habituellement un fin analyste. Pour ma part, je ne crois pas en la gratuité scolaire, ce qui ne m’a pas empêché d’aller manifester avec un carré rouge.
      Cela dit, le milieu a effectivement beaucoup d’influence, c’est évident. À la lumière de ce qu’on a entendu et lu ce printemps, il est clair que le Québec, comme milieu social, ne favorise pas l’épanouissement intellectuel. Question d’époque, j’imagine. Une chance que les politiques de financement des universités ont été votées il y a longtemps, car si on reprenait tout du début, j’ai peur que bien des choses changeraient. Ce qui me fascine, c’est de voir les membres d’un certain milieu déchirer leur chemise en raison des hausses d’impôts pour les mieux nantis, qui correspondent à peu près, en valeur absolu, à la «juste part» qu’on demandait aux étudiants, qui ont toutefois un revenu annuel correspond à 10% de celui des mieux nantis. Évidemment, ces derniers étaient en faveur de la hausse de 75%…

    • Autre temps, autres moeurs. La situation était différente à l’époque!

    • Bonjour M. Boisvert.

      Primo, je n’aime pas madame Marois. Pas voté pour et ne le ferai jamais.

      Cela dit, parce qu’elle a dit cela en …1985… il faudrait qu’elle conserve la même idée en 2012? La même ligne de pensée 27 ans plus tard??? Une personne ne peut pas “évoluer”? Si on dit une chose, il faut penser la même chose 27 ans plus tard?

      comme le dirait Bart Simpson pour illustrer le paradoxe : “Tu te fais taper dessus si tu le fais ou tu te fais taper dessus si tu ne le fais pas”…

    • La province est menee par une bande d’amateurs… Vite que l’opposition nous en delivre seigneur!!!!

    • http://jeanneemard.files.wordpress.com/2011/11/frais-de-scolaritc3a9.jpg

      Ceci dit, effectivement, les prêts et bourses n’aident pas aller à l’université. Je travaille dans un IGA avec des gens qui proviennent de milieux défavorisés et malgré la campagne de publicité de 800 000$ de l’ancien gouvernement libéral pour faire la promotion de son programme de prêts et bourses qui compensaient la hausse pour les étudiants défavorisés, aucun d’entres-eux ne savaient qu’il y avait une compensation. Même ceux qui voulait aller à l’université. Beau gaspillage de fonds.

      Ceci dit, je connais au moins deux personnes qui n’ont pas accès à l’université faute de moyens et qui aimeraient vraiment pouvoir y aller. Une d’entre-elle a abandonné après avoir essayé une demi-session (faute de moyen), l’autre, travaille depuis 4 ans pour pouvoir y aller.

    • Les droits de scolarité en 1985 étaient de combien déjà ? Si elle n’était pas pour le gel ni une réduction, prenait-elle position en faveur d’une augmentation ?

      Elle était peut-être pour un ajustement en fonction de l’inflation ?

      Évidemment, elle dit que ce n’est pas le réel problème mais elle ne parle pas non plus d’augmenter comme l’avait fait par la suite le gouvernement de Robert Bourassa avec Claude Ryan.

      Sa position d’aujourd’hui n’est donc pas si incompatible avec celle d’hier bien qu’on remarque le clientélisme de tous les partis politiques.

      Ombien devraient-ils payer ? Et si on indexe à l’inflation pourquoi choisir l’année 1968-69 ?

      Pour ma part, je choisirais 1991-1992 comme année de référence parce que je l’ai connue. 1992-1993, c’était trop cher.

    • Notons que moi-même, je n’ai pas accès aux prêts et bouses (avant l’année prochaine). Que je rame comme un malade pour pouvoir payer mes études et mon loyer. Mon travail prend tellement de place que certaines semaines, je n’ai pas le temps d’étudier pour mes cours.
      Je suis parfois dans l’obligation de remettre un travail bâclé et ce n’est vraiment pas ce que j’ai envie de faire, mais je n’ai pas le choix.
      Heureusement qu’il existe à l’UdeM un programme pour se fournir deux semaines de fruits et légumes pour 10$ autrement, je mangerais vraiment n’importe quoi.

    • @rogiroux “Les étudiants et les syndicats sont le pain et le beurre du PQ…” S’il n’y avait qu’eux, ça ne ferait pas une grosse tartine. Les étudiants ne sont pas, loin de là, tous péquistes et les syndicats eux mêmes ne votent pas . Leurs membres, eux, votent pour qui ils veulent.

    • @djieff “Je ne crois pas en la gratuité scolaire, ce qui ne m’a pas empêché d’aller manifester avec un carré rouge”. Vous n’êtes certainement pas le seul. Le carré rouge a vite pris une allure “on en a marre”.

    • @snowhite “La province est menee par une bande d’amateurs… Vite que l’opposition nous en delivre seigneur!!!!” J’ai entendu et lu ça de tous les gouvernements passés.

    • 19h07 “de”. Au sujet de.

    • C’est fou comment l’arrivisme peut transcender les valeurs…

    • Go! Sargent Pepper. Go! Les Beetles.

    • J`aimerais savoir quand Loco Locasss va faire une chanson pour nous délivrer des péquistes.

    • Finalement, M. Boisvert, il n’y a que vous qui ne changez jamais d’idée :)

    • Bonsoir M. Boisvert, pleinement d’accord avec les propos de Madame Marois en ‘85. Elle était clairement plus allumée à cette époque qu’au cours de la période des casseroles et de la recherche du pouvoir à tout prix. Elle a clairement perdue quelque chose en chemin et c’est bien malheureux.

    • @rogiroux – 11 octobre 2012 – 17h02
      … Y’a juste les fous [et les fanatiques] qui changent jamais d’idée! ((rires)) …

      Changer d’idée pour devenir ‘dumb’, le progrès est où exactement?

    • Dans le fond, c’est pas si pire: les libéraux pensent ce que Mme. Marois pensait voilà 27 ans. Bonne nouvelle, c’est moins pire que je ne le pensais, ils ne sont en arrière que de 27 ans!

    • Je serais curieux de connaitre votre opinion en 1985, à propos de pleins de choses….c’mon, tsé veux dire.

    • @4nicolas2 “Heureusement qu’il existe à l’UdeM un programme pour se fournir deux semaines de fruits et légumes pour 10$ autrement, je mangerais vraiment n’importe quoi”. Il se trouvera évidemment quelqu’un pour vous cracher dessus et vous traiter de menteur. Moi, je vous crois et je ne suis certainement pas le seul. Persévérez.

    • Moi j’aimerais savoir ce qu’elle a dit en 1965…

    • Elle avait en partie raison. Le principal obstacle est culturel et social, et non financier. Des études (à ma connaissance solides) arrivent à cette conclusion. Sauf que le gouvernement n’a pas beaucoup d’influence sur la culture des familles, du moins pas à court ni moyen terme. L’aspect financier est la deuxième raison qui bloque l’accès aux études. C’est le meilleur levier à la disposition du gouvernement. Cela dit, depuis les frais ont augmenté, et les libéraux promettaient de faire exploser la facture. Ça aurait créé une réelle barrière.

    • Entre 1985 et 2012, il y a eu l’inflation qui a montée 4 fois plus que les revenus ! Ne vous fiez surtout pas aux statistiques des gouvernements sur le taux d’inflation ! Regardez plutôt l’endettement cumulatif généralisé de 99% d’entre nous !

    • L’Histoire se souviendra de Mme Marois et de ses acolytes comme étant les fossoyeurs de nos universités, qui trainent de la patte derrière les grandes institutions que sont Dal, Queens, UofT, UBC et UdO. Même en droit civil, l’UdeM fait piètre figure face à McGill et Ottawa. Mais bon, ainsi va la société québécoise qui valorise l’accès universel à bas prix au détriment de la qualité et de la recherche de l’excellence.

      P.S. Au sujet d’Emmanuel Bilodeau, il est avocat ou il a une licence en droit sans être membre du Barreau ? La différence vaut la peine d’être notée.

    • Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée!

      Dans la vie si on n’évolue pas, il ne nous reste plus qu’à se tirer en bas du pont car on devient poussiéreux et inutile.

      J’appelle ça ”prendre de l’expérience”.

      Combien ici ont essayé de vivre avec 15,000$ /année ? Qui a tenté de faire des études universitaires et travailler en même temps 35 heures / semaine?

      Au cas où vous l’auriez oublié, l’augmentation du coût de la vie touche aussi les étudiants.

      Je ne suis pas pour autant pour la gratuité scolaire, je suis tout simplement pour la juste mesure.

    • Il me semble pour avoir le titre d’avocat, il faille avoir fait le barreau non? Et Mr Bilodeau ne l’a pas fait je crois. C’est pas important pour votre billet de toute façon.

      Dites-moi Mr Boisvert, comme d’autres l’ont dit avant moi, il y juste les fous qui ne changent pas d’idées. On peut voir cela comme une évolution. Et vous, il y a 27 ans, que pensiez-vous des marathoniens qui calculent tout?

      Même les fous changent d’idée. Je trouve pour ma part que Mme Marois exprimait en 1985 une vérité qui n’a pas beaucoup changé: ce qui détermine l’accès à l’université n’est pas tant le niveau des droits de scolarité (pas au niveau que l’on connaît au Québec) mais le milieu. Pour le reste, il est vrai qu’elle ne plaide pas pour un gel… que nous avons de facto… agrémenté des avantages fiscaux et de prêts-bourses améliorés. Y.B.

    • Monsieur Boisvert,

      Ressortir cet article 27 ans plus tard relève d’acharnement ou d’obsession à vouloir planter le PQ à tout prix et sans relâche depuis les élections récentes. Ça fait pitié.

      Le PQ a été élu démocratiquement le 4 septembre dernier soit il y a 5 semaines. Faudrait être meilleur bon joueur et attendre un peu avant de tirer sur tout ce qui bouge dans le parti PQ.

      Serait-ce pour faire diversion pour amoindrir l’impact suite au témoignage de M. Zambitto?

      P.S.: Feriez-vous parti du club des 130,000$ et plus ?? Vraiment héhonté ces réactions depuis quelques semaines de la part du PLQ,Coalition et le membres des clubs dit ‘’sélects” selon les revenus des membres. Il n’a manqué que les camions de la ”Brinks” sur la 401 direction Ontario.

      Si j’avais été à la place de Mme Marois j’aurais ”callé le bluff” des libéraux et cie..
      La classe moyenne représente beaucoup plus de VOTES que les 130,000+ et le renversement du gouvernement PQ aurait probablement résulté à un nouveau gouvernement péquiste MAJOTITAIRE…..?

    • Mon père était journalier à la manufacture de textile. Petit salaire. Deux jobs comme plusieurs dans la paroisse. Cordonnier plein temps dans ses loisirs…

      Les trois plus vieux ont fait leur chemin sans études universitaires. Eux autres, ils avaient du talent.

      Les trois plus jeunes ont eu accès aux prêts et bourses.
      Les trois plus jeunes ont fréquenté l’université.

      Le premier ours est ébéniste avec un bac ès arts.
      Le deuxième jeune ours est maître ès lettres.
      Et la petite oursonne est travailleuse sociale et MBA diplômée de l’ÉNAP.

      Entre la voie des aînés et le choix des jeunes : le Rapport Parent, monsieur Gérin-Lajoie et la volonté collective de la nation québécoise…

      Parlant de problème financier, une anecdote personnelle. 1978.
      Au début de sa dernière session à l’université d’Ottawa, ma jeune épouse a reçu un diagnostic de cancer. Elle est décédée en juin. À l’automne, j’ai reçu la facture de l’hôpital par la poste : 245 000 $.
      Je l’ai expédiée à Québec, au ministère de la Santé et des Services Sociaux.
      Un quart de million de dette ! J’avais 29 ans.
      Mon petit cordonnier et tisserand de père avait réglé les frais funéraires.
      La société québécoise a payé le quart de million à l’Hôpital général d’Ottawa.

      Je suis retourné à l’université au début des années 90 et j’ai vu les frais d’inscription grimper de 100$ par session alors que je poursuivais la rédaction de mon mémoire, sans suivre un seul cours…
      Je regarde ce qui se fait en Europe et je m’interroge sur l’accès aux études supérieures au Québec.

      Je vois le gros bâtiment universitaire au métro Longueuil. Je sais que les étudiants de Sherbrooke paient pour les pots cassés. Comme ceux de l’UQAM pour le sinistre Îlot Voyageur.

      Je constate ce matin le salaire payé au recteur de Concordia.

      J’ai tant apprécié mes années d’université. Mes profs pour la plupart. Et l’esprit qui y soufflait.

      On en a fait des PME administrées par des carriéristes sans envergure.

      Madame Marois, en 1985, ne voyait pas la médiocrité instaurer son règne.

    • Assez étrange ce commentaire. Il aurait mieux fallu aller courir un peu, car l’intention n’est pas très claire et distincte, à tout le moins, c’est tendancieux. Vous n’avez pas besoin de vous abaisser à ces insignifiances, M. Boivert. Vous faites un travail honnête, juste et éclairant, resté dans cet esprit.

      Errare humanum est.

    • 1985…mmm, ça fait un bail ça M. Le chroniqueur. En 1985 j’aimais bien lire Martineau dans le Voir alors qu’aujourd’hui…

    • Elle avait bien raison! Bien qu’on a le droit de changer d’idée, dans ce cas ci, elle avait la bonne dès le début.
      À ceux qui disent que les frais n’étaient pas les mêmes il y 27 ans : c’est bien vrai, mais je crois que c’est passer à côté du message principal. Le plus grand déterminant pour la poursuite d’études supérieures est le niveau d’éducation des parents. Bref c’est culturel! C’est donc quelque chose de difficile à changer pour un gouvernement. Même si c’etait gratuit, des gens qui n’ont pas d’intérêt pour l’école ne vont pas sacrifier 3 à 7 ans de leur vie sans pouvoir travailler à temps plein sur les bancs d’université. C’est ça le vrai coût de l’éducation.
      Les vrais problèmes de l’édication au Québec, on ne les a pas.abordés pendant ce foutu “printemps érable”. On a plutôt eu droit à une révolte de Bobos qui vont avoir un peu moins de dettes à rembourser. C’est pas une mauvaise chose. , mais il ne faut pas se leurrer et penser qu’on a réglé quelquechose à propos de la relation des Québécois avec l’éducation.
      F. Gagnon

    • Ma’me Marois serait-elle devenue opportuniste? J’en tombe des nues!..

    • Ce n’est pas la premiere fois que Marois change d’idee….

      On a vu ca depuis qu’elle est Premier Ministre……

    • c’est quoi le probleme avec LaPresse???

      On sort des choses des années 80 pour planter le PQ…??

      Vous etes pas tanner d’essayer de chercher des poux a chaque 5 secondes?

    • Pour ma part, je crois qu’il faut augmenter les frais de scolarité mais pas à 15% ar an.

      Appliquons d’abord le principe de l’inflation; ce sera déjà çà. Un tarif qui n’est pas inflationné diminue avec le temps et on se ramasse devant des situations où il faut faire des hausses drastiques. C’est çà le problème; le mythe de la gratuité. Rien n’est gratuit, ce qu’un ne paie pas c’est l’autre qui le paie ou on coupe dans d’autres services.

      Mais jusqu’à preuve du contraire, on ne viendra pas me faire croire que les universités ne peuvent pas être plus efficaces; des campus ouverts partout à gauche et à droite, des conseils d’administration assez fermés merci, aucun partage de coûts entre universités. On ne peut pas donner de l’argent aux universités comme çà sans qu’il n’y ait de contrôles et de surveillance.

      Le principe d’inflation s’applique aux CPE aussi. Un tarif de $7 qui n’a pas été augmenté depuis plusieurs années équivaut à environs $6 aujourd’hui. Et, les CPE perdent presque $2 milliards par an. Je préférerais de loin l’apllication de l’inflation qu’une hausse subite de $1 par jour dans 2 ans.

    • La mémoire est une faculté qui oublie ! Je ne voterai jamais pour une femme parce que c’est
      une femme…

    • Cessez de gaspillez votre salive, (ou plutôt user votre clavier), Mme Marois est une politicienne aguerrie. Primo, elle se fout carrément de l’opinion du petit peuple, et secundo, étant politicienne, elle est aussi stable dans ses directions (d’opinion) qu’une girouette sur le toit d’une grange. Elle a changé d’opinion en cours de route? Le contraire m’eut fortement étonné!! “Il n’y a que les fous qui…”…ou encore les lèche-culs. En ce qui me concerne, pôôôôvres politiciens…ils ont un grand besoin de mentir et/ou de faire semblant d’avoir évoluer pour se garder une place en première ligne. La mode est au bleu? “Ben voyons, j’ai toujouuuurs aimé le bleu”. La mode vire au rouge? “Ahhh le rouge…il n’y a que ça de vrai. Que faisait-on sans rouge…” Sincèrement, très sincèrement, cette catégorie de personnes me font pitié. Au diable l’intégrité, au diable la conscience, idem pour l’éthique, un politicien n’est RIEN d’autre qu’un arriviste lorsqu’il est question de bénéfice personnel. Et je vous jure que la définition profonde du mot “arriviste” n’est pas très jolie. C’est mon opinion. Bonjour à tous et à toutes. Mario, de Ville Saguenay.

    • Si je comprends bien votre papier, le fait d’avoir pensé quelque chose une fois dans sa vie nous enchaine à cette idée pour le reste de notre vie. C’est une vision de la vie qui me laisse pantois, moi qui croyais qu’évoluer était une marque d’intelligence. Dur coup pour moi, je suis une girouette sans conviction ni intelligence ayant évolué depuis 27 ans.
      Parlez-en à votre collègue Dubuc, ce sera éclairant.

    • Mosus, j’ai fait une faute au troisième mot…Ce n’est pas gaspillez mais bien gaspiller….je déteste les fautes, surtout d’orthographe; (car elles étaient des points faciles dans une dictée).

    • Mme Marois avait raison dans ces propos de 1985. À l’époque, le prêts, et devrions-nous dire les bourses, comblaient amplement les besoins des étudiants pour qu’ils puissent se concentrer à leurs études sans devoir travailler, mis à part pour la période de l’été.

      Aujourd’hui, la part en prêts de la part de l’aide financière est beaucoup plus élevée et les critère pour obtenir des bourses ont été largement resserrés.D’ou un endettement étudiant sans cesse croissant si l’on compare avec l’époque.

      Et de plus, ils ne sont plus suffisants pour couvrir les frais des étudiants sans que ces derniers puissent étudier sans travailler à temps partiel. Pour le calcul de l’aide financière, le gouvernement estime qu’il n’en coûterait que 7$ par jour pour manger, soit 49$ par semaine. C’est complètement déconnecté de la réalité…

    • @jacktheripper Quand on se compare, on se console: même les journalistes font des erreurs de frappe de temps en temps.

    • Bon, un petit coup de mauvaise foi. Il n’y a pas si longtemps, dans une entrevue, un peu avant les élections, Marois rappelait l’histoire du Québec du point de vue de l’éducation, précisant qu’il y avait eu améliorations, mais qu’il n’y avait pas une grande et longue tradition d’implantée en la matière, au fond. Il me semble dès lors qu’elle n’a pas autant variée dans sa position que ce qu’on lui prête. De la compréhension sélective?

      Serait-ce le nouveau mandat de La Presse de mener un mandat avant tout et presque exclusivement idéologique? Parce que depuis quelques temps, c’en est tout l’apparence. On a outrageusement dépasser les simples appartenances idéologiques, l’orientation générale et sinon connue du journal et de plusieurs des individus qui y participent.

      Dans le cas de Marois, j’en viens de plus en plus à me demander si on n’a pas avant tout un problème avec l’ascension sociale, au Québec. On semble en tout cas lui reprocher la sienne. D’un côté, elle sera regardé de haut par un establishment qui la juge pas assez bien, maniérée, noble, ou je ne sais trop, pour s’établir dans de telles fonctions. D’un autre côté, on lui reproche son manque d’authenticité, autant dire son manque de fidélité à ses racines, à sa classe sociale, et le corollaire de cela, elle serait dont trop prétentieuse.

    • @kapucina ”la mémoire est une faculté qui oublie …”

      Faut croire aussi que le Droit est aussi une ”faculté qu’on oublie” … s’il faut en croire l’itinéraire de MM Bilodeau et Boivert…

    • @maynard1990 “Bon, un petit coup de mauvaise foi”. Plutôt un rappel, une mise en perspective.

    • @ lukos

      La question c’est plutôt en quoi cela montrerait que Marois est foncièrement inconséquente, alors d’ailleurs que l’entrevue date des années 1980? Parce que c’est cela le fond de la question que pose il me semble très clairement Yves Boisvert dans son commentaire. Le métier de journaliste se concentre de manière désolante sur de telles « incongruités », quand, en réalité, ça manque assez largement d’intérêt et de pertinence.

      Je re-cite un passage du texte cité par Boisvert : « Il faut une stimulation pour aller à l’école. Mes copines du primaire ne sont pas allées à l’université et leurs parents étaient souvent plus riches que les miens. » Je ne crois pas qu’elle renierait un seul mot de ce propos aujourd’hui.

      Ensuite, entre Marois exposant ses idées et avis sur des questions données, et Marois naviguant comme chef d’un gouvernement, il y a comme une petite marge, et de sérieuses différences : pas le même rôle, pas la même perspective, pas les mêmes possibilités objectives. Ses idées, on a beau y croire, les trouver ben bonnes, à la tête d’un gouvernement, faut aussi trouver ce qui est applicable et légitime aux yeux de la population (ou des groupes et individus détenteurs des rapports de force les plus favorables), de façon au moins minimale, quitte à tenter aussi de changer la culture à côté de cela (comme le fait brillamment Harper, même si je suis plus souvent qu’autrement en désaccord avec sa vision des choses).

      De plus, il y a bien évidemment de la stratégie et de l’intérêt, et pas seulement des idées, quand on fait de la politique : le dénoncer vertement ressemble le plus généralement au jeu de la vierge offensée, car cela n’existe vraiment pas par hasard. Là, elle s’est simplement et vraisemblablement trompée en jouant ce jeu, ce qui n’est pas la même chose non plus.

    • @maynard “Mes copines du primaire ne sont pas allées à l’université et leurs parents étaient souvent plus riches que les miens”. Elle n’émettait pas une opinion, elle constatait un fait. Ceci dit, je reconnais qu’elle a parfaitement le droit de ne pas rester collée à la même idée après tout ce temps. “il y a bien évidemment de la stratégie et de l’intérêt, et pas seulement des idées, quand on fait de la politique”. Normal, la politique est faite par des humains. ” La politique est l’art du possible. Léon Gambetta”.

    • Mme.Marois vit dans un autre monde. Elle et son petit mari ont profites tous les deux du système politique corrompue . Ils ont de l’argents pleins les poches et elle s’amuse à dire n’importe quoi qui lui passe par la tête. Elle et son parti ont fait plus d’erreurs dans le premier 21 jours que Pierre Gauthier et Bob Gainey dans leurs 5 années à à tête de nos canadiens. Kim Campbell a été à à tête d’un gouvernement pour moins d’une année. Elle est dans la bonne voie pour être en poste pour moins de 180 jours . René Levesque doit se retourner dans sa tombe à tous les jours depuis la ré-élection du PQ.

    • Bravo pour la censure Mr Boisvert! C’est une question d’égo ou de maturité?

    • @ lukos

      C’est plus qu’un fait que révélait Marois, car elle se servait de cet exemple de copines du primaire pour montrer l’importance d’une réalité culturelle de l’éducation (soit à quel point le fait que l’éducation soit valorisée ou ne soit pas valorisée dans un milieu de vie et par ses parents en particulier aura des répercussions sur les suites d’un parcours scolaire), abordant par le fait-même la réalité selon laquelle les principaux empêchements en matière d’éducation se font bien plus tôt qu’à l’entrée de l’université et n’ont pas des sources seulement monétaires. Ça ne signifie pas pour autant que toute hausse de tarifs concernant les droits de scolarité devienne alors justifiée.

      Je suis assez d’accord pour dire que c’est aussi un fait, mais toujours est-il que les débats du printemps nous ont aussi montrer que cela était loin d’être largement reconnu et partagé par les gens qui se sont prononcés sur le sujet, même si cela peut résulter des stratégies adoptées dans l’espace public (par exemple, avec les principaux leaders étudiants). Donc, va falloir plus que cela pour dire que Marois a profondément changé d’avis sur le sujet. Elle s’est adaptée au contexte, qui a évolué, mais rien n’indique qu’elle a renié l’essentiel du texte qu’elle avait écrit dans les années 1980.

      À la limite, elle considère qu’il y a plus d’iniquité en rapport aux revenus qu’elle ne le considérait auparavant; mais faut bien voir qu’elle a réagi devant des hausses vertigineuses imposées par le gouvernement Charest. Le contexte n’est pas comparable. La réalité change, normal que notre avis connaisse quelques variations; mais dans tous les cas, on est loin du reniement pur et simple qu’on paraît lui attribuer.

    • Dois-je rappeler que Jean Charest a lui-même organisé des grèves étudiantes quand il était jeune? Alors bon, c’est bien beau, les cheap shots partisans mais au final, ça s’équilibre.

    • franchement, il faut détesté quelqu’un pas à peu près pour fouiller comme ça des affaires qui se sont produites ily a 27 ans…

    • “Les étudiants et les syndicats sont le pain et le beurre du PQ…” rogiroux

      ===

      Les étudiants ne votant pas, on va manquer de pain pour la quantité de beurre qu’on a. :)

      Jean Émard

    • On n’est pas à la dernière contradiction de Marois !

    • @Chataco
      “Franchement, il faut détesté quelqu’un pas à peu près pour fouiller comme ça des affaires qui se sont produites ily a 27 ans…
      Emmanuel Bilodeau est un souverainiste notoire supporteur de Mme Marois.

    • Elle a tellement dit de choses, sur le sujet, depuis 1981, que son opinion est une salade apprêtée au goût du jour.

    • La réalité, c’est que le prétendu sous-financement des universités est en fait un mirage. Les universités sont financées adéquatement par rapport aux autres universités canadiennes. C’est plutôt du côté du fond de pension des employés des universités qu’il faut regarder pour trouver l’endroit où sont engloutis tous ces millions qui devraient aller à la mission éducative et académique de l’université. C’est à cause des mauvaises performances de l’économie et des placements depuis au moins une décennie conjugées à une masse de professeurs et d’employés qui partent pour la retraite que la situation économique des universités se déteriore.

      Vouloir imputer aux étudiants d’aujourd’hui la responsabilité de renflouer la caisse, de toute façon c’est impossible déjà tellement le trou est trop grand, c’est pour le moins injuste, revenchard et mal avisé.

      M. Boisvert, tout comme nombre de personnes ici, vous êtes de la génération qui a profité des plus bas frais d’éducation. L’époque que relate le journal de votre ancienne faculté est celui de cette époque-là. Transposer ce que Mme Marois disait à cette époque à aujourd’hui alors que les frais d’éducation ont triplé au milieu des années 90 et ont augmenté à deux reprises sous le gouvernement Charest s’apparente à de la démagogie. Je veux bien croire que vous soyez fier d’avoir été honoré par votre alma mater l’an dernier, mais faudrait faire attention que nous n’en tirions pas de conclusions malencontreuses.

      Il faudrait un moment donné que vous preniez le temps de regarder autre choses que les lèvres de Guy Breton pour prendre le pouls de ce qui se passe vraiment. Et vous savez pertinemment le poids du fond de pension des fonctionnaires de la ville de Montréal sur les taxes municipales. Pourquoi il en irait autrement pour celui des employés des universités qui bénéficient de conditions semblables depuis longtemps?

      Cessez de croire que c’est la génération actuelle qui doit réparer toutes nos erreurs et payer à notre place.

    • @chataco “franchement, il faut détesté quelqu’un pas à peu près pour fouiller comme ça des affaires qui se sont produites ily a 27 ans…”

      C’est quand même contemporain! Que dire de ceux qui utilisent 1837 pour gratter le bobo de leurs ancêtres.

    • Ouais, pis moi en 1970 j’étais pour la peine de mort. Et dans le journal étudiant de l’UdeM en 82 j’ai dis que les BS devraient être mis au pas. Figurez-vous que j’ai changé d’idées depuis. Dany Turcotte nous a avoué à TLMEP dimanche qu’en 1984 il s’impliquait dans le parti conservateur. Et Pierre Éliott Trudeau était nationaliste en 1951 et Mario Dumont a voté oui au référendum de 95… Tout ça pour dire que c’est pas votre meilleur blogue mister.

    • Je suis née un an avant le débarquement de Dieppe. Mes parents avaient des moyens financiers modestes, davantage peut-être que ceux de Pauline Marois. Mon père avait été retiré de l’école après sa 8e année, parce que mon grand-père avait fait faillite durant la crise et qu’il lui fallait contribuer aux finances familiales. Ma mère n’avait qu’une 6e année de scolarité, ce qui ne l’a pas empêchée de lire les 6 tomes des Relations des jésuites en français anciens!

      Mon père travaillait à petit salaire à Hydro-Québec en 1949. Ma mère l’aidait en travaillant à temps partiel en fin de semaine pour mon oncle épicier. Il arrivait que ma grand-mère payât mes lunettes, car elle admirait les sacrifices que sa fille et son gendre consentaient pour faire instruire leurs deux filles et voulait les soulager un peu.

      Comme on a ri d’eux : Quoi! Vous faites instruire vos filles au couvent, pour changer des couches? disait certains de mes oncles et tantes. Mais ils ont persisté. C’est mon père qui essuyait la vaisselle, le soir : Vous autres, allez étudier, nous disait-il. Combien ils nous ont encouragées lorsque nous éprouvions de la difficulté et du découragement. Ma mère a déjà dit: J’ai voulu que mes filles soient instruites pour qu’elles soient indépendantes. Lorsque j’ai raconté ça à une collègue sociologue, elle a failli tomber en bas de sa chaise: elle ne croyait pas qu’une femme née en 1916 pouvait avoir de telles revendications.

      Pas instruits, mais cultivés. Mes parents nous ont fait lire, écouter de la musique, aimer le beau en somme. Instruction et culture ne vont pas nécessairement de pair.

      Plus tard, lorsque ma sœur et moi sommes entrées sur le marché du travail, nous avons payé une pension qui a contribué à leur rendre la vie plus facile.

      Ma sœur est infirmière hygiéniste, et moi, j’ai un doctorat. Nos parents ont financé nos études jusqu’au collégial inclus, et nous avons fait le reste tout en travaillant.

      En 1970, mes frais de scolarité à l’université s’élevaient à 800 $ par an, ce qui fait plus de 4500 $ en dollars de 2011. Appréciez.

      Des histoires comme la mienne, il y en a eu des centaines de milliers après la Deuxième Guerre, car nos parents issus de la classe moyenne inférieure ont voulu offrir à leur progéniture l’instruction dont ils avaient été privé.

      Bon courage à tous les étudiants qui me lisent.Les encouragements arrivent au moment où on s’y attend le moins; croyez-en ma vieille expérience.

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