
En ces temps-là, la vie était plus belle...
Scène surréaliste: tandis que la commission Charbonneau nous apprend que Gérald Tremblay était au courant du financement illégal de son parti, le maire de Montréal demande un nouveau pacte fiscal au gouvernement du Québec.
Comme s’il était en position de demander de l’argent au gouvernement du Québec, quand sous les yeux de tout le Québec on apprend comment son parti était financé illégalement et que les travaux publics coûtaient 30% trop cher!
C’est du délire complet.
De toute manière, le message est assez clair à Québec: on ne veut rien savoir de Gérald Tremblay.
Le ministre responsable de Montréal, Jean-François Lisée, ne lui demande plus de “réfléchir”. Il dit que la situation est désormais intenable.
Bien sûr que le maire “fait des choses” et “gère la ville”. Bien sûr qu’il fait plein de choses utiles, même.
Mais si le maire de Montréal n’est plus capable de parler avec le gouvernement, si les citoyens ne lui accordent aucune crédibilité, il a beau être un maire “efficace” au quotidien, il nuit à sa ville.
Le témoignage de Martin Dumont est dévastateur et achève de confirmer ce qu’on devine depuis toujours: Gérald Tremblay savait très bien que son parti était financé illégalement. Au moins! Il savait aussi probablement que des tricheurs finançaient son parti. Et s’il n’est pas idiot, il a dû voir que ces tricheurs obtenaient tous les contrats de travaux publics.
La commedia è finita.
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