
Le campus de l'Université de Montréal
Je ne vous apprendrai rien: les lecteurs sont superbement divisés sur le conflit étudiant.
Ceux qui ne sont pas d’accord avec moi me réfèrent à plusieurs points de vue de groupes ou d’intellectuels qui défendent la gratuité universitaire.
C’est une option, évidemment.
Mais pour que cela se fasse, il faut réaménager un très grand nombre de choses, de la fiscalité du Québec jusqu’au financement des universités, et même à son mode de fonctionnement.
Je ne dis pas que ça ne se fait pas.
Je dis que c’est un modèle social et politique différent. Et que cela ne peut pas s’obtenir par la négociation entre un gouvernement et trois leaders étudiants.
C’est en vérité un programme politique dont il est question. Cela se choisit par des élections.
Les leaders étudiants ne réclament d’ailleurs pas cette gratuité en ce moment.
Et le gouvernement, après avoir accepté un étalement, ne reculera pas sur la hausse des droits.
Alors quel est le véritable espace de négociation?
Tout semble tourner autour d’une possible réduction des frais afférents, fondée sur des économies éventuelles dans la gestion des universités.
Mais malgré la mauvaise gestion ici, les dérapages là, il n’y a pas assez d’argent à trouver dans les administrations universitaires pour faire quelque gain substantiel que ce soit.
Et il n’y aura pas de cogestion des universités avec les étudiants.
Alors, bien franchement, ce matin, je ne sais pas comment tout ceci pourrait finir ce soir par une série de poignées de main entre la nouvelle ministre et les trois leaders.
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