Yves Boisvert

Archive, avril 2012

Vendredi 27 avril 2012 | Mise en ligne à 14h21 | Commenter Commentaires (23)

Un message clair à la GRC: collaborez à la commission!

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La Cour supérieure a tranché: la GRC devra collaborer avec la Commission Charbonneau sur la corruption dans l’industrie de la construction.

La décision de la juge Guylaine Beaugé est tellement claire, tellement sans équivoque, qu’on se demande comment la Gendarmerie Royale du Canada pourrait encore prétendre le contraire.

En fait, cette obstination ressemble déjà à de la mauvaise foi –ou de la mauvaise conscience.

La commission ne veut pas enquêter sur la police fédérale et son fonctionnement (ce qui serait inconstitutionnel pour une commission provinciale).

Elle veut simplement obtenir certains documents issus de l’enquête Colisée sur la mafia montréalaise.

Une enquête énorme mais dont la commission ne demanderait que quelques morceaux sur un certain nombre d’individus liés à la construction.

On sait en effet que cette enquête portant sur le trafic de stupéfiants a fait ressortir la présence du crime organisé dans la construction. Cela n’avait pas grand intérêt pour la police à l’époque, mais devient très intéressant dans le cadre de la commission d’enquête.

Il n’y a pas lieu d’en appeler, sans quoi on se demandera quels sont les réels motifs de la GRC.

A-t-elle peur qu’on découvre quelques gaffes de sa part?

Car il n’est pas question ici de dévoiler des sources confidentielles ou de menacer des enquêtes en cours. Seulement de trouver des informations et des témoins sur les sujets d’intérêt pour la commission.

Il est temps que la GRC collabore de bonne foi et pleinement à cette commission capitale.

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Mercredi 25 avril 2012 | Mise en ligne à 20h44 | Commenter Commentaires (29)

L’américanisation du marathon de Montréal

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Le collègue André Dubuc soulevait hier dans La Presse Affaires divers problèmes concernant la vente du Marathon de Montréal.

On sait depuis septembre dernier que Bernard Arsenault a vendu l’organisation à Competitor Group (CG), une société américaine qui organise la série Rock’n'Roll Marathon.

On faisait grand mystère l’automne dernier du pourcentage de cette acquisition. Sans doute pour faire avaler la pilule à la clientèle locale, on laissait entendre que M. Arsenault et sa société avaient encore une participation dans l’affaire.

André Dubuc nous dit que CG a acheté la totalité de l’événement.

Ça paraît sur le site, ça paraît également dans le service à la clientèle.

Un coureur qui avait de la difficulté à s’inscrire a envoyé un courriel à l’organisation, et on lui a envoyé ceci, manifestement traduit par une machine:

pouvez-vous s’il vous plaît me dire quels sont les problèmes et où ils sont survenant. Si vous ne pouvez plese, plese nous envoyer une capture d’écran de l’endroit où ils sont survenant.

Je m’excuse pour la traduction approximative. Français n’est pas ma langauge primaire.

ce qui concerne,

Ben Wade
Customer Service Advocate, RaceIt

Ça n’a aucun sens qu’on reçoive ce genre charabia pour NOTRE marathon.

Mais André Dubuc soulève d’autres questions.

Notamment: les retombées financières de l’événement s’en allant désormais dans une compagnie américaine à but très lucratif, est-il encore justifié de le subventionner comme à l’époque héroïque où M. Arsenault le tenait à bout de bras?

C’est bon pour le tourisme, mais d’ordinaire, les grands événements subventionnés sont contrôlés localement.

Chose certaine, si un nouveau et meilleur parcours est enfin offert, et si le marathon atteint un niveau organisationnel supérieur grâce à CG, cette américanisation d’un événement aussi important a de quoi agacer à plusieurs égards.

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L'entraîneur français d'équitation Christophe Clément s'adresse à ses athlètes uniquement en français.

L'entraîneur français d'équitation Christophe Clément s'adresse à ses athlètes uniquement en français.

Bon.

On est tous d’accord.

Non, ce n’est pas vrai, on n’est pas tous d’accord.

Mais tout ce qui s’exprime dans les médias francophones a l’air de l’être: notre prochain entraîneur doit être francophone ou parler français.

Vous avez remarqué?

J’ai dit “notre entraîneur”.

Or, j’ai été retranché tellement vite que je n’ai pas même pu me présenter au camp d’entraînement.

Ce n’est donc pas, d’un point de vue sportif, de “mon” entraîneur qu’il s’agit.

Mais comme le Canadien est une équipe nationale (jusqu’au déménagement d’une autre à Québec), c’est un peu de “notre” entraîneur qu’on parle, pas vrai?

Bon.

On est tous d’accord.

(OK, vous le direz tantôt que vous n’êtes pas d’accord).

Donc, comme je disais, tout ce qui s’exprime, éructe ou finasse dans les médias francophones le dit: ça nous prend un francophone comme entraîneur, et même comme directeur général, ou disons un bilingue.

Je suis parfaitement d’accord.

MAIS.

Tous les amoureux-fous du français qui ne peuvent pas supporter l’idée d’un entraîneur anglo ont une obligation désormais.

Laquelle?

Faut causer français, les copains…

Plus de “coach”, plus de “puck”, de “cross-check”, de “one-timer”, de “goaler”, de “net”, de “GM” (general manager), de “goon”, de “comme on dit en anglais”, comme si ce qui allait suivre allait être tellement plus pertinent, mieux dit, mieux ramassé, plus fin…

Toute cette paresse linguistique, toute cette anglophilie… “cheap”…

C’est fini tout ça, messieurs-dames.

Faut être à la hauteur linguistique de nos exigences politiques.

Deal?

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