Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Lundi 26 mars 2012 | Mise en ligne à 23h02 | Commenter Commentaires (58)

    Le recul de la peine de mort

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    Amnistie Internationale a publié aujourd’hui son rapport annuel sur la peine de mort.

    L’organisation poursuit son inlassable travail pour l’abolition de ce châtiment –on en suggère la lecture à Normand Lester, qui a avancé quelques fumeuses théories sur les “élites” et la peine de mort à TLMEP dimanche, pour “provoquer”, dit-il, donc sans trop y croire apparemment…

    Premier constat: la peine de mort est abolie ou non appliquée dans la vaste majorité des pays du monde.

    Sur les 193 pays membres de l’ONU, 20 ont exécuté au moins un prisonnier. C’était 31 il y a 10 ans.

    Elle est donc en déclin.

    Voici le nombre d’exécutions par pays:

    Afghanistan (2), Bangladesh (5+), Belarus (2), Chine (+), Égypte (1+), Iran (360+), Iraq (68+), Malaysie (+), Corée du Nord (30+), Autorité palestinienne (3 à Gaza), Arabie Saoudite (82+), Somalie (10), Sud Soudan (5), Soudan (7+), Syrie (+), Taïwan (5), Émirats arabes unis (1), États-Unis (43), Vietnam (5+), Yémen (41+).

    On notera qu’il n’y a aucun chiffre pour la Chine.

    A.I. estime qu’il y en a eu des milliers, donc plus que dans tout le reste du monde.

    Mais l’organisation a cessé de les estimer. Les exécutions sont considérées en Chine comme un secret d’État. Dans plusieurs autres pays (en particulier l’Iran, dont le chiffre pourrait doubler), les nombres sont probablement plus élevés que les statistiques officielles ne le suggèrent, d’où le signe “+”.

    Il y a eu plus d’exécutions officielles en 2011 qu’en 2010 (676 contre 527), mais encore là la Chine n’est pas prise en compte. Les augmentations proviennent de l’Iran, l’Iraq, l’Arabie Saoudite.

    La peine de mort a été prononcée judiciairement dans 63 pays contre 1923 personnes (on exclut encore la Chine), 101 de moins qu’en 2010.

    La peine de mort n’est pas appliquée qu’en cas de meurtre.

    On note qu’elle a été infligée pour les crimes suivants:

    -Adultère et sodomie (Iran), blasphème religieux ou apostasie (Iran et Pakistan) and sodomy (Iran), sorcellerie (Arabie Saoudite) “sorcery”, trafic d’os humains (Congo), crimes économiques (Chine), viol (Arabie Saoudite), vol qualifié (Kenya, Zambie), ainsi que divers crimes de trahison ou d’offense à Dieu dans des pays arabes.

    L’Illinois est devenu le 16 État abolitionniste aux ÉU; le rythme des exécutions a diminué aux ÉU ces dernières années. Pour la première fois en 19 ans, le Japon n’a exécuté personne.

    On trouve ici la version entière du rapport en anglais.


    • ” Le frein le plus puissant pour arrêter les crimes n’est pas le spectacle terrible mais momentané de la mors d’un scélérat, c’est le tourment d’un homme privé de sa liberté, transformé en bête de somme et qui paie par ses fatigues le tort qu’il a fait à la société.”

      -Cesare Beccaria

    • La peine de mort! Sujet brûlant s’il en est un! Je parie qu’il y aura plus d’une centaine de commentaires sur ce blogue d’ici demain soir!
      Il y aura les défenseurs de cette punition, stimulés par le crime crapuleux de Turcotte… et les autres.
      Quant à moi, je dis que la peine de mort est une méthode dépassée de punition et que c’est rendre un trop grand service à des criminels qui ne méritent pas tant “d’attention”. À mon humble avis, ils doivent souffrir la honte et la culbalitité de leurs actes jusqu’à la fin de leurs jours. Sans compter que j’aimerais bien voir ces criminels écouter face à face, le témoignage des victimes collatérales de leurs crimes! J’affirme aussi que pour les “pour”, c’est une illusion de croire que cela soulage les victimes “collatérales” et la société en général de les savoir puni de mort!
      Et puis, comme la peine de mort existe encore dans certains pays, quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi son “effet dissuatif” ne fonctionne pas? Notamment au USA? Si au moins, ça “fonctionnait” je pourrais encore comprendre mais il semble que non… je dis ça juste de même!

      S.Ouellet

    • excusez: culpabilité et non culbalilité

      S.Ouellet

    • Je réalise que j’aurais été exécuté pour au 4 délits…

    • Adultère et sodomie (Iran), blasphème religieux ou apostasie (Iran et Pakistan) and sodomy (Iran), sorcellerie (Arabie Saoudite)ainsi que divers crimes de trahison ou d’offense à Dieu dans des pays arabes.

      La charia est notre loi .
      La charia est notre constitution
      Pas de Dieu sans la charia.

      Une victime de viol doit marier son violeur pour lui éviter la prison

      Bref de belles grande valleurs de l’islam pour les multiculturalistes islamiser de Québec solidaire et leur tribus d’accomodeux naif

    • Voici ce que j’ai lu il y a quelques années de ça à propos de la peine de mort.

      Vous jugerez-vous même M. Boisvert du bien fondé de cet argument.

      ” La peine de mort est justifiée en fonction de la loi de Karma. Une personne qui tue dans le cas d’un meurtre au premier degré (prémidité ou de sang froid) voit ainsi sa vie être retirée.

      Ainsi il est espéré que cette personne prenne conscience du caractère sacré de la vie en perdant sa propre vie.

      Parmis les meutriers il y a ceux pour qui la vie des autres dépends d’eux et qu’ils peuvent disposer de cette vie comme bon leur semble.

      La peine de mort permet de satisfaire rapidement les exigences de la Loi de Karma. Ceci plutôt que de voir une personne perdre son temps en prison et ne pas satisfaire les exigences de la Loi qui tôt ou tard devra être satisfaite”.

      ”La mentalité qui veut qu’on ne réponds pas par la barbarie à la barbarie, est fausse car elle nuit à l’évolution de l’âme”.

      Je suis plutôt d’accord avec cette afirmation.

    • Bonjour M. Boisvert

      Tout comme «amnésie internationale», je suis fanatiquement opposé à la peine de mort. Dans mon cas, c’est uniquement par snobisme…

      Que l’État, monopole légitime de la violence selon Max Weber, renonce à tuer quel qu’en soit le motif passe pour un progrès ce qui est loin d’être entièrement faux. Mais progrès en quoi exactement?

      Les peuples germaniques au moment des grandes invasions avaient une conception assez originale de la justice, un des point de frictions parmi tant d’autre avec les Romains. Selon ces barbares le crime suprême n’était pas le meurtre mais le vol. Celui-ci pouvait valoir au condamné des peines assez pénibles mais satisfaisantes pour le vulgare pecum (et non “vulgum pecus” comme l’écrivent erronément les commentateurs de basse extraction que l’on croise ici ), tous avides de Justice comme on s’en doute.

      Selon les Germains, le meurtre ou d’autres offenses (sauf le vol!) pouvaient par contre faire l’objet d’une amende payée en solidus, monnaie d’or inventé par Constantin le Grand pour sa réforme monétaire. (4,5 gr d’or pur).

      L’amende, le wergeld ou argent de protection, permettait d’éviter des vendettas à faire frémir les Siciliens ou les Pachtounes. Lorsque le wergeld n’était pas payée l’autre clan se vengeait par des enlèvements, des mutilations, tortures, meurtres, incendies criminels, vandalisme à grande échelle lesquels pouvaient être compensés par l’amende correspondante selon le droit coutumier appris par cœur par les rachimbourgs (les juges Boilard de ce temps-là).

      Par exemple, la FEMME, être sacré pour les barbares comme pour les féministes de notre époque, ne pouvait être touché par un mâle d’un autre clan. Touchée sur une main: 15 solidus, un bras 30, un sein 45 (une fortune!). De nos jours, ce serait l’équivalent de payer $300,000 pour rire d’une Miss Météo à grosses boules.

      Fort heureusement, l’humanité a progressé depuis cette sombre époque!

      Le progrès aidant nous avons de nos jours l’euthanasie (une “Aktion T4″ en mieux) pour les populations valétudinaires et les p’tits vieux des CHSLD qui tardent à mourir [1] ou encore les fruits de nos entrailles non-désirés (la FEMME étant maîtresse de son corps SAUF au moment de l’acte reproducteur) même après la naissance… Mais oui!

      Selon Alberto Giubilini et Francesca Minerva, deux chercheurs en bio­éthique:

      « After birth abortion: why should the baby live?” (”Avortement post-natal, pourquoi l’enfant devrait-il vivre?”). Ils affirment que “tuer un nouveau-né devrait être acceptable dans tous les cas dans lesquels l’avortement est autorisé”. Cela implique non seulement l’avortement de nouveau-nés souffrant de handicaps (sévères ou mineurs), mais également de ceux en parfaite santé lorsque la situation familiale des parents ne leur permet pas de les accueillir, voire lorsqu’ils ne sont pas désirés.»

      Réf.: http://www.huffingtonpost.fr/johann-roduit/avortement-postnatal-aton_b_1374577.html?ref=france

      Retour à la pratique de l’exposition des enfants sous l’hellénisme ou progrès? Beaucoup de vos lecteurs
      n’hésiteront pas à dire que OUI…

      Note [1] Je suggère, à l’instar du Dr. Binet-Sanglé, de les gazer au protoxyde d’azote!


      Claude LaFrenière

    • Bonjour M. Boisvert, excellente nouvelle que ce recul de la peine de mort à travers le monde.

      Lorsque je regarde les raisons pour lesquelles la peine est encore appliquée de nos jours, on se dit que toute la planète n’est pas alignée sur l’année 2012. On est même rendu dans la chambre à coucher des gens pour trouver des raisons de tuer froidement des individus. On ne peut pas dire que la ’sorcellerie’ soit une idée plus brillante. Je rêve du jour où la peine de mort sera complèment disparue de toutes les sociétés de la planète. Malheureusement, ça risque de prendre encore 10, 20 ans ou même plus longtemps.

    • Et pendant ce temps l’appui à la peine de mort remonte au Québec, trouvez l’erreur.
      Quoique l’affaire Turcotte et la hausse de la criminalité y est peut-être pour quelque chose.

    • C’est intéressant de voir dans la liste des pays qui pratique la peine de mort, ceux qui côtoient les très chrétiens (sic) USA of America. Font-ils partie eux aussi … de l’axe du mal qu’ils dénoncent à coups de milliards?

      Pierre Tremblay

    • La pire offense à «Dieu », c’est d’enlever la vie à quelqu’un. Quand l’État tue, il commet la pire des offenses. Pas besoin de faire partie de l’élite pour comprendre ça.

      J. Bouthillier

    • 676 exécutions l’an passé dans le monde? C’est une blague? C’est presque le nombre d’homicides au Canada en 2010!

      Lester avait entièrement raison. Tous les sondages montrent depuis toujours qu’une majorité de Canadiens sont en faveur de la peine de mort. Mais les élites, qui runnent le show, s’en fichent. Elles font ce qu’elles veulent. Pareil avec l’immigration. Les élites décident, le peuple suit…

    • Comme tout cela tombe sous le sens, comme votre position semble aller de soi, comme vous êtes convaincu de son bien-fondé, comme votre opposition de principe à toute peine capitale est irréductible, inentamable, inébranlable!… Et pourtant, si vous vous donnez la peine d’y réfléchir concrètement, sans vous rabattre sur une position de principe, justement, c’est-à-dire sur un réflexe idéologique qui vous éloigne de la vie réelle, de ses zones grises, de sa complexité, vous verriez, comme moi, que dans certains cas la peine capitale est non seulement justifiée, mais juste, clémente, nécessaire, j’oserais dire: modérée. Je veux dire simplement que la mort de certains grands criminels particulièrement crapuleux peut être un soulagement pour tout le monde; alors pourquoi ne devrait-elle pas être assumée par la société, par l’autorité, par l’état? Si ma soeur ou ma fille avait été assassinée, disons, par Robert Pickton, je voudrais que ma société me venge; c’est humain. Et n’allez pas me servir l’argument de l’erreur judiciaire; bien sûr l’exercice de la justice est humain, et par le fait même susceptible de déraper, ce qui est bien terrible, on est d’accord. Mais depuis quand s’abstient-on de rendre justice sous prétexte qu’on peut, dans l’absolu, se tromper? À ce titre, pourquoi enverrait-on qui que ce soit en prison?

    • L’idéaliste que je suis est bien déçu de ces chiffres. Mon idéalisme me pousse à favoriser la peine de mort pour punir les méchants pour leurs horreurs envers les bons. Mais dans ce monde en perte de valeurs morales, le crime triomphe de la vertu. La vertu sans la peine de mort est impuissante, d’où la prolifération du crime au Québec (pédophilie, meurtres,trafic de drogues,corruption,viols,intimidations, etc.). Une justice sans peine de mort est comme une maison sans dondation.

    • Il semble clair que l’aspect dissuasif de la peine de mort reste assez limité, comme en témoignent ces chiffres. Ne devrait on pas atteindre le chiffre de 0 peines capitales si les criminels avaient si peur d’êtres éxécutés? Ne devrait on pas nous concentrer sur la prévention au lieu d’éxécuter des toxicomanes et des malades mentaux?

      Je crois que la vérité est que les condamnés sont, pour la plupart soit désépérés au moment de leur crime (genre toxicomane profond) ou alors purement dans un état second (folie). Je ne parle bien sur pas de prisonniers éxécutés pour leur opinions ou leur orientation sexuelle, mais de meurtriers. De toutes façons, que va apporter à la famille des victimes l’éxécution d’un meurtrier?

      Conclusion= Mettez les fous et à l’asile au lieu de les laisser arpenter les rues, et offrez de l’aide aux toxicomanes et autres déséspérés au lieu de les ostraciser, et vous éxécuterez beaucoup moins de gens…

      Quitte à me faire crucifier, A.Trudelle

    • Peine de mort en recul… tant mieux

      Dans le cas d’erreurs judiciaires, c’est une tragédie sans nom et sans retour.

      Dans le cas de tueurs véritables (aveux, adn) c’est une peine sans doute trop clémente, faudrait que les proches des victimes puissent avoir le temps et la possibilité de rencontrer un jour la crapule qui a scrapé leurs vies (pour confronter ou pour pardonner, pour comprendre).

      L’argument économique qui peut jouer en faveur de cette barbarie….
      pas sûr que ça coûte moins cher au final.

      Reste l’argument de la dissuasion mais peut-on dissuader les fous furieux de commettre leurs crimes passionnels ?

      Peut-on dissuader les voleurs à mains armées de mettre de vraies balles dans leur gun, au cas où ça dégénère et qu’il se fasse tirer dessus ?

      Je pense que c’est pour ça qu’il s’arme !

      Anyway que le dividu (comme dirait un autre chronique judiciaire) puisse donner la mort ça donnera toujours froid dans le dos mais jamais autant que lorsque c’est la société qui la donne même si le dividu la mérite amplement.
      Jacques Desmarais

    • Même si je suis contre la peine de mort je trouve que Normand Lester a bien fait de souligner que la plupart du temps dans la plupart des pays l’opinion publique est en faveur de la peine de mort. On dit respecter la démocratie mais en fait c’est l’arrogance des élites qui a mis fin à la peine de mort.
      Si l’élite s’aime, elle aime un peu moins la démocratie.

      Bizarrement c’est l’élite qui est le moins exposé aux crimes. C’est elle qui le subit le moins, qui cotoit le moins les auteurs et victimes de crimes etc. C’est le peuple en moyenne plus exposé qui est le plus en faveur de l’application de la loi et l’ordre, de peines plus sévères etc.

      À TLMP Rima Elkouri disait à Lester que c’était une bonne chose que l’élite ait stoppé la peine de mort au détriment de la démocratie.

      Qui est prêt à dire à l’autre: “Ton opinion vaut moins que la mienne”

      Je met le doigt dans une contradiction, mais je trouve qu’au québec on est pas assez élitiste et l’élite a trop souvent rompu le lien avec le peuple.

    • «…Au fond de chaque homme civilisé se tapit un petit homme de l’âge de pierre, prêt au vol et au viol, et qui réclame à grands cris un œil pour un œil. Mais il vaudrait mieux que ce ne fût pas ce petit personnage habillé des peaux de bêtes qui inspirât la loi de notre pays…» Camus

    • Bien assis sur mes deux fesses, dans la quiétude d’une musique douce, donc je suis en paix et je suis d’opinion d’être contre la peine de mort.

      Mais si j’étais le père, le frère d’une victime de meurtre gratuit je sens que je changerais d’opinion et m’est avis que si je tenais le meurtrier entre mes mains il serait sentencé sur le champ.

      On pourrait aussi coté pratique d’aborder les coûts que l’abolition de la peine de mort a généré.
      À choisir entre la coupe dans les fonds de pension chez les aînés (es), ……………………..j’hésite.

    • @PiBlay

      Est-ce que les droits et libertés de la personne s’appliquent qu’à élite ? Le concept le plus approprié est de leader comme ceux qui ont fait les luttes des droits à la syndicalisation. Être pour la peine de mort est une chose, mais de la mettre en place et l’administré devient de plus en plus problématique aujourd’hui. Beaucoup de républicains se rangent du coté de l’interdiction de las peine de mort, non pas pour son aspect vertueux, mais qu’elle est impraticable juridiquement dans un système de droit qui est proche du nôtre !

      M. Boisvenu a une simplification presque à l’extrême de la justice. Il refuse les avancés scientifique pour une approche du béton pour punir qui augmentera les coûts et la criminalisation.

      @MrPanet

      Une différence entre la peine de mort et le système juridique et les mœurs d’un pays.

      Je peux déduire nos règles juridiques de nos dix commandements. Il ne faut jamais oublier que notr

    • Les Etats-Unis sont en bonne compagnie avec l’Iran, l’Irak, le Yémen et l’Arabie Saoudite…!!

    • Si l’on accepte d’abolir la peine de mort, encore faut-il que le système de justice puisse conserver quelque crédibilité aux yeux des administrés. Alors fini les peines réduites: quand c’est à vie, c’est à vie, pas 25 ans. Et il y a lieu d’appuyer les minimums de C-10. Pas de psy en cour: leur opinion est inutile en matière criminelle. Et on construit des colonies pénitentiaires. En fait, l’abolition de la peine de mort ça se négocie comme toute autre chose. Et il faut quelque chose de tangible en retour. Pas des lubies d’avocrasseux.

      Pierre Bouchard

    • @russierustre – 27 mars 2012 – 07h21
      … Je suis plutôt d’accord avec cette afirmation. …

      Bon, un autre qui en a fumé du bon :-(. ‘Backwark superstition’, pourriez-vous regarder sur le calendrier pour savoir en quelle année nous sommes? Un être humain tue un autre être humain et cela est qualifié d’acte barbare et votre solution est de tuer le tueur. On va répondre à un acte barbare par un autre acte barbare qui est en fait peut-être encore plus barbare … misère … allez prendre l’air pour oxygéner vos neurones.

    • @drstrange – 26 mars 2012 – 23h41
      … Je réalise que j’aurais été exécuté pour au 4 délits…

      LOL … Comment est l’au-delà avec le petit Jésus?

    • Hé bien! Pari perdu! Il y a moins de 20 commentaires…
      Bref, j’ai quand même une deuxième et dernière contribution à ce sujet: pour ceux qui rapportent le fait que la notre société est favorable à la peine de mort et que l’élite ne respecte pas le voeu de la population (ré-introduire la peine de mort) et que c’est antidémocratique et tout et tout.. laissez-moi juste dire que des fois, le “peuple” fait dur dans ses jugements! Prenez comme exemple l’Allemagne nazie… c’était très “démocratique” et on voit ce que ça a donné! Je dis ça de même pour relancer le débat… histoire que je gagne mon pari (100 commentaires d’ici à demain!!!)!

    • **La vertu sans la peine de mort est impuissante, d’où la prolifération du crime au Québec (pédophilie, meurtres,trafic de drogues,corruption,viols,intimidations, etc.).**

      Comme toujours lorsqu’il s’agit de cette tête creuse d’americanophile: un ramassis de mensonges reposant sur un tas de fumier.

    • Au Canada des policiers prennent sur eux d’appliquer la peine de mort sur des pauvres types pour des riens.

      http://22octobre.wordpress.com/noms-des-victimes-de-bavures-policieres-au-canadanames-of-people-killed-by-the-police-across-canada/

      Si on moins ils zigouillaient des assassins.

    • Chaque fois qu’on a oublié l’HOMME, que l’on plaçait avant lui, au-dessus de lui, sa foi, sa nation, son idéologie, sa cause, son ambition : on a torturé, violé, tué, massacré.

      Alors, n’oubliez jamais l’HOMME ! N’oubliez pas qu’un meurtrier pédophile, même particulièrement sadique et sanguinaire, est aussi un humain. Gardez-vous d’en faire un monstre, un démon et de participer à son lynchage. Même le criminel le plus abject a le droit à un procès juste et équitable. Voici pourquoi : parce que c’est un rempart contre l’arbitraire et la barbarie !

      L’holocauste a été la conséquence d’une propagande insidieuse des nazis qui faisait du juif un démon, quelqu’un de différent des autres, un non humain, de façon à ce que son élimination soit souhaitable. Tous les racistes, tous les tortionnaires fonctionnent selon cette logique. Il faut s’opposer à toute propagande cherchant à déshumaniser tout homme, qu’ils soient juifs ou musulmans, noirs ou blancs, pédérastes ou homosexuels, capitalistes ou communistes, terroristes ou policiers, prostitués ou avorteurs, drogués ou sidéens, assassins ou violeurs, punks ou motards, ministre ou étudiants.

      Les partisans de la peine de mort n’ont, en fait, que deux arguments :
      1- La loi du talion, c’est-à-dire la vengeance.
      2- L’élimination d’individus irrécupérables considérés comme des menaces constantes pour la société.

      Pour justifier leur option, ils transforment donc les meurtriers en monstres ne pouvant recevoir aucun pardon, ne pouvant aucunement se racheter ou se transformer, que l’État doit assassiner à son tour, dans une mise en scène macabre déshumanisant ses acteurs, pour équilibrer les torts. C’est une vision négative de l’homme; un abandon face à la capacité humaine de se réformer. Peu de criminels endurcis se rachètent, me direz-vous ! Mais ce petit nombre, aussi petit soit-il, c’est le symbole grandiose de notre humanité à tous ! La société ne doit jamais perdre espoir en l’homme et ne doit pas éliminer physiquement des personnes parce qu’elles nous semblent inadéquates. De plus, on prêche toujours par l’exemple : en se faisant bourreau, l’État présente les actes infâmes que sont la vengeance et le meurtre comme des solutions acceptables, perpétuant ainsi le cycle de la violence. Personne n’a le droit de mort sur une autre et l’État ne peut s’octroyer ce qu’elle nie à ses citoyens, sans être en contradiction.

      Je place donc les droits de l’homme au plus haut niveau de l’échelle des valeurs. J’en fais même une valeur universelle, une constante, un absolu.

    • Curieux !
      On y retrouve pas de «plusses meilleurs pays du monde» dans votre classement.
      Sans doute un oubli.

    • Ceci m’a toujours frappée: comme on ne sait ce qu’il y a après la mort, comment peut-on juger si c’est une punition ou non. En fait, c’est la peur de la mort, la punition.
      Je trouve ça primitif et stupide. Tuer quelqu’un car le fait qu’il ait tué soit impardonnable me semble le comble de l’illogisme…

    • Chaque fois qu’on a oublié l’HOMME, que l’on plaçait avant lui, au-dessus de lui, sa foi, sa nation, son idéologie, sa cause, son ambition : on a torturé, violé, tué, massacré.

      Alors, n’oubliez jamais l’HOMME ! N’oubliez pas qu’un meurtrier pédophile, même particulièrement sadique et sanguinaire, est aussi un humain. Gardez-vous d’en faire un monstre, un démon et de participer à son lynchage. Même le criminel le plus abject a le droit à un procès juste et équitable. Voici pourquoi : parce que c’est un rempart contre l’arbitraire et la barbarie !

      L’holocauste a été la conséquence d’une propagande insidieuse des nazis qui faisait du juif un démon, quelqu’un de différent des autres, un non humain, de façon à ce que son élimination soit souhaitable. Tous les racistes, tous les tortionnaires fonctionnent selon cette logique. Il faut s’opposer à toute propagande cherchant à déshumaniser tout homme, qu’ils soient juifs ou musulmans, noirs ou blancs, pédérastes ou homosexuels, capitalistes ou communistes, terroristes ou policiers, prostitués ou avorteurs, drogués ou sidéens, assassins ou violeurs, punks ou motards, ministre ou étudiants.

      Les partisans de la peine de mort n’ont, en fait, que deux arguments :
      1- La loi du talion, c’est-à-dire la vengeance.
      2- L’élimination d’individus irrécupérables considérés comme des menaces constantes pour la société.

      Pour justifier leur option, ils transforment donc les meurtriers en monstres ne pouvant recevoir aucun pardon, ne pouvant aucunement se racheter ou se transformer, que l’État doit assassiner à son tour, dans une mise en scène macabre déshumanisant ses acteurs, pour équilibrer les torts. C’est une vision négative de l’homme; un abandon face à la capacité humaine de se réformer. Peu de criminels endurcis se rachètent, me direz-vous ! Mais ce petit nombre, aussi petit soit-il, c’est le symbole grandiose de notre humanité à tous ! La société ne doit jamais perdre espoir en l’homme et ne doit pas éliminer physiquement des personnes parce qu’elles nous semblent inadéquates. De plus, on prêche toujours par l’exemple : en se faisant bourreau, l’État présente les actes infâmes que sont la vengeance et le meurtre comme des solutions acceptables, perpétuant ainsi le cycle de la violence. Personne n’a le droit de mort sur une autre et l’État ne peut s’octroyer ce qu’elle nie à ses citoyens, sans être en contradiction.

      Je place donc les droits de l’homme au plus haut niveau de l’échelle des valeurs. J’en fais même une valeur universelle, une constante, un absolu.

      Daniel Gagnon

    • Je ne sais pas si la peine de mort a vraiemnt pris du recul ici au Québec mais je vous avoue sincèrement que quand je lis des histoires telles que celle des Shafia ou celle des Turcotte de ce monde, je me mets à penser qu’on serait bien débarasser de ces monstres.

      Quand j’y repense froidement je me dis que ça n’a pas de sens de prendre la vie des autres, on a pas le droit.

      Mais il y a toujours des exceptions par exemple dans deux cas, soit en légitime défense soit pour protéger ses enfants.

      L’absolu n’existe pas.

    • Moi je suis “pour” la peine de mort, lorsque l’évidence est “hors de tous doutes”. Je ne cherche pas à enflammer le débat, je respecte tous les opinions ci-haut mentionnées et je dirais même que plusieurs me font réféchir. J’admet qu’il y a possibilité de réhabilitation de certains cas… Mais pas dans tous les cas! Désolé, je garde mon choix!

      Luc Gagnon

    • @tokyo

      Ben oui! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt, à la place des spécialistes de l’immigration on pourrait mettre le gros Dupont! Comme ça la masse serait mieux représentée… Pis un coup partis on fais-tu un sondage sur les mariages inter-raciaux?

      @claude_lafreniere

      Vraiment? Est-ce que vous imprimez vos textes ou vous les avez sur votre téléphone intelligent pour pouvoir les relires à tout moment?

    • @ phiphile

      C’est quoi le rapport entre le document d’Amnistie internationale et le Québec? Pourquoi dois-tu SYSTÉMATIQUEMENT tout ramener au Québec?
      Les crimes que tu mentionnes se produisent également aux USA. Manifestement, la peine de mort ne règle donc rien. Et pour ce qui est du Québec, disons qu’on est loin d’être -et de loin- le pire des pays malgré tes tentatives désespérées de nous faire croire le contraire (entre nous: crois-tu vraiment à ce que tu racontes?)
      Donc, encore une fois, pourquoi ramènes-tu toujours tout au Québec?
      Surtout, si le Québec te débecte à ce point, pourquoi ne pars-tu pas?

      “Une justice sans peine de mort est comme une maison sans fondation.”

      N’importe quoi. Tu te forces trop, mon phiphile, dans tes trolleries. Tu étais plus “naturel” avant… Maintenant, ca semble forcé… Renouvelle-toi, mon vieux… Tu es platte…

    • «Ainsi il est espéré que cette personne prenne conscience du caractère sacré de la vie en perdant sa propre vie.»
      Comment serait-il possible de prendre conscience de quoi que ce soit une fois mort?

      La peine de mort est non seulement barbare, elle va à l’encontre des principes énoncés dans la charte des droits de l’Homme. Sans compte que les coûts reliés à la peine de mort sont beaucoup plus élevés que ceux associés à la prison à vie (appel de la décision, engorgement du système judiciaire, etc.)

      Comme Chrétien l’a dit lorsqu’il était PM: «On ne peut mettre le sort d’un minorité aux mains de la majorité. » Dans le cas présent, ce sont aux professionnels du milieu et aux experts de trancher la question, et non à la population qui n’a aucune connaissance juridique particulière et qui se laisse emporter par ses émotions.

    • On est en faveur de la peine de mort comme on est gourmand pour la poutine.
      Ce n’est pas parce que mon opinion sur le junk food c’est « oui, j’aime ça … c’est appétissant » que je vais ignorer les scientifiques (la maudite élite !) et ne pas réfléchir avant de me prendre un abonnement aux déjeuners chez McDo.

    • @PiBlay
      La démocratie a ses limites et le peuple ne peut pas toujours avoir raison. Parce qu’ils sont nombreux à penser quelque chose, ils n’ont pas nécessairement raison.

      L’homme, autant le criminel que le juriste n’a pas le droit de mort. Il est faillible et il faut l’admettre, point à la ligne.
      «L’élite», à l’instar de la population moyenne, avec son niveau d’éducation médiocre et son penchant pour le sensationalisme ne se base pas sur l’émotion du moment afin de poser un jugement, mais elle y va de jurisprudence et d’une rationalité soutenue par la science.

      Plein mon cul d’entendre qu’au Québec on a un système pathétique et qu’il faudrait une réforme complète de la justice et que M. Harpeur est donc ben fin de serrer la vis. Informez-vous ! Au Québec (et au Canada) on a un système qui a fait ses preuves et quis favorise la réinsertion sociale et la réhabilitation.Certes, il y en a des sentences «bonbons», des tatas qui ne devraient pas avoir accès à un automobile pour le restant de leur vie, mais cessons nos généralisations hâtives !

    • C`est un débat qui va bien au-delà de l`exécution de la peine capitale ou pas…en ce sens que nos sociétés modernes actuelles, ne se sont pas donné de moyens pour * compenser * une peine dite capitale ( mort ) par d`autres moyens punitifs jugés suffisant par la société en général…

      Par exemple, un sordide meutrier au 1er degré, peut éventuellement avoir un libération après 25 ans de prison ferme. Ou un meutrier au 2e degré ( par exemple un multirécidiviste d`alcool au volant ) peut se voir octroyer la liberté après quelques années de prison…c`est ça que la société a de la misère à accepter.

      Si nous avions pour certains meurtres crapuleux des peines d`emprisonnement à vie qui seraient vraiment des peines à vie, ( un genre de Guantanamo ou le meurtrier est emprisonné pour 75 ans jusqu`à sa mort ), bien des gens respireraient mieux ! Mais l`idée que des Robert Pickton, ou des Paul Bernardo ou autres meurtriers sadiques puissent à nouveaux être libres après 25 ans, c`est ça le problème….

      L`autre problème est le manque de ressources pour assurer des soins psychiâtriques. À commencer par des hôpitaux ou institutions psychiâtriques, du personnels, et des moyens de garder les vrais malades mentaux dans des endroits appropriés où ils recevraient des soins, tout en les empêchant d`être dangereux pour la société. Les * asiles * n`existent plus, on a désinstitutionnalisés des centaines de malades mentaux nécessitant de grands soins psychiâtriques, et après ça, on courent après eux dans les campagnes et dans les villes….en espérant qu`ils ne fassent pas de dommages…..en ayant la pensée magique que ces malades se réintègrent à la société ou passent inaperçus !

      Donc, sans être parfaite, ma solution passe par des peines plus longues d`emprisonnement ( vraiment à vie ), et l`amélioration de notre système de santé pour soigner les malades mentaux.

    • La peine de mort? Avons nous comme humain une autre façon d’exprimer notre basse vengeance que la peine de mort? De toute façon pour tuer, il faut un entrainement ou une crise de folie!A.Marechal

    • La peine de mort est une peine raciste et inéquitable.
      Si vous ne faites pas partie de la race qui prévaut dans un pays alors votre ethnie va souffrir plus.
      Si vous êtes pauvre, vous êtes plus à risque d’être comdamné que si vous êtes pauvre.

      Moi, je vise la réhabilitation et pas la punition. La justice et pas la vengeance.

      François Racine

    • Américanophile

      Vos propos relève plus de l’ignorance que de l’idéalisme.

      Appuyez donc vos dires pour le fun! Dites-nous, pour éclairer nos pauvres lanternes, qu’est-ce qui prouve qu’une société se porte mieux avec la peine de mort? Citez des sources, des références…Et sous des couverts de cow-boy vos propos laissent surtout transparaître la frustration.

      Non mais… les bons et les méchants… faut tu être épais!!!

    • les élites au Québec proviennent tous de garcon d’écurie il n’y en a pas d’élite au Québec il n’y a que des faiseux.

    • Pourrait-on envisager la possibilité d’ avoir des peines a perpétuité réel et non fictif comme c est le cas présentement.

    • “On dit respecter la démocratie mais en fait c’est l’arrogance des élites qui a mis fin à la peine de mort.”

      Le problème avec ceci c’est que l’opinion publique à propos de la peine de mort fluctue avec l’actualité. Au Québec, si un sondage d’opinions avait été fait avant l’affaire Turcotte puis après, je ne suis pas certaine que les chiffres auraient été les mêmes. S’il est un domaine où l’opinion se forge davantage dans l’émotionnel que dans le rationnel c’est bien celui-ci !

    • Iran (360+), Iraq (68+), Corée du Nord (30+), Arabie Saoudite (82+), États-Unis (43),Yémen (41+).

      On notera qu’il n’y a aucun chiffre pour la Chine.

      —————————————————–

      Wow, pour les pays membres de l’ONU, les États-Unis se qualifient commes les pays primitifs.

      C’est ce pays, les États-Unis, devenus cette idiote démocratie religieuse, que la drette québécoise prend en exemple en y puisant ses idéologies.

      Y’a rien de tel que des chiffres pour démolir des idées absurdes.

    • Normand Lester a eu raison de souligner la plus grande contradiction de la démocratie.

      La volonté du peuple est respectée en autant qu’elle est approuvée par ses élites. L’élite est un espèce de “sénat” de la démocratie. Et on sait que les sénateurs sont souvent séniles. ;)

      Jean Émard

    • Je soutiens que les anti-peine de mort prennent le parti des assassins.La société est en légitime défense.Ils sont horrifiés devant l exécution d un canidé a l hygiene déficiente mais non devant la souffrance d un enfant.Ces coprophages de meurtriers doivent etre éliminés de sorte qu ils ne tuent plus.

    • >>>”La mentalité qui veut qu’on ne réponds pas par la barbarie à la barbarie, est fausse car elle nuit à l’évolution de l’âme”.

      Euh…

      cette phrase ne veut absoluement rien dire.


      Mathieu

    • a Quand l’instauration de peines a perpétuité réel et les couts de leur détention refiler a leur famille avec la possibilité aux détenus de choisir la peine de mort.

    • pas de pitié pour les crapules qu’on les extermine tous.

    • Le débat sur la peine de mort est stérile puisqu’il est presque religieux et que de ce fait les gens sont généralement bien campés sur leur position, et aveuglés par celle-ci. Je ne fais pas bande à part à ce titre et ma seule prétention est d’avoir une opinion que je vais brièvement exposer.

      Je crois qu’il y a bien certaines personnes qui méritent ce châtiment, mais certainement pas pour offense à dieu et pour sodomie; je crois que chaque cas est unique et de ce fait doit être jugé selon certaines règles et avec bon sens. Je crois personnellement que le meurtre au premier degré est le point de départ pour envisager cette peine. Enlever la vie de son prochain sans que cela soit mérité est interdit et c’est bien ainsi; et quiconque le fait doit pouvoir s’attendre à un juste retour des choses, vie pour vie. Je ne crois pas que les familles des victimes puissent être soulagées par un tel châtiment au coupable, puisque ça ne les ramène pas. Je ne crois certainement pas à la peine de mort comme outil de dissuasion, les auteurs n’en ont rien à foutre parce qu’à la base il n’envisage pas être pris; la prison non plus n’est pas dissuasive pour la même raison. Je crois à la peine de mort pour sa raison d’être.

      Pierre Toutant

    • @PiBlay

      J’écoutais hier la télé (”On n’est pas couché” sur France 3).

      Un intervenant mentionnait que l’abolition de la peine de mort n’est pas une affaire de démocratie, mais une valeur républicaine et qu’à la limite, il préférerait une dictature qui ne tue pas les gens qu’une démocratie qui le fait.

      Si la vindicte populaire ou un gouvernement de fortune devait tenter de nous ramener cette peine, il faudrait nous poser la même question.

      Par ailleurs, je ne peux m’empêcher de voir en quelle compagnie les USA sont parmi les pays qui exécutent.

      Notons toutefois que 16 états de l’Union ont aboli la peine de mort.

      La géopolitique parle d’elle-même:

      ETATS AYANT ABOLI LA PEINE DE MORT (entre parenthèses, l’année de l’abolition)

      Alaska (1957) -avant son entrée dans l’Union en 1959 -

      Hawaii (1957) -avant son entrée dans l’Union en 1959 -

      Illinois (2011)

      Iowa (1965)

      Maine (1887)

      Massachusetts (1984)

      Michigan (1846)

      Minnesota (1911)

      New Jersey (2007)

      New Mexico (2009)

      New York (2007)

      North Dakota (1973)

      Rhode Island (1984)

      Vermont (1964)

      West Virginia (1965)

      Wisconsin (1853)

      Il faut ajouter le District de Columbia.

    • Ce n’est ni par bonté ni par grandeur d’âme que la peine de mort fut abolie. C’est surtout parce que les criminels étaient jugés non-coupables parce que l’éventail des peines étaient plus circonscrit …

      paul beliard

    • Je ne sais pas pour les autres pays, mais pour ce qui est des USA, la criminalité, qui ne se comparent aucunement avec celle du Canada et peut-être même tous les autres pays en terme de tueurs en séries, gang de rues, kidnapping, viols, vols etc (juste 15 000 meurtres par années aux USA). je ne suis pas surpris de voir nos voisins peiner à se débarasser de la peine capitale. Soit dit en passant. Je suis largement pour la peine capitale.

      Anthony

    • Comme la peine de mort existe encore dans certains pays, son effet fonctionne puisque le criminel exécuté ne tuera plus…Si au moins, la peine à vie devait être réelle et le garder jusqu’à sa mort, j’veux bien, ce n’est pas le cas. La clémence laxiste est trop élastique et sujet à des abus ou des bêtises humaines pour son relâchement supposément humanitaire bidon.
      Aux USA c’est la mort suite à un délai à répétition d’exécution, ça c’est plus pénible qu’une peine à vie…
      On jase….
      «Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. Albert Einstein»

    • Il est à espérer que le parti Vert du Mexique n’arrive jamais au pouvoir; lui qui inclut dans son programme l’application de la peine de mort pour assassinat ou enlèvement.

      Il y a tout de même des limites à être écolo…

      Albert Kahn

    • americanophile qui crache sur le Québec comme d’habitude… Le Québec est VRAIMENT l’endroit ou il y a le plus de meurtres et de crimes au monde. Les faits sont secondaires, ce qui compte c’est ce qui se passe dans sa tête: on arrête des balles de fusil avec des balles de fusil comme dans Lucky Luke, et le monde est blanc-et-noir comme dans Starwars!

      Faites moi le plaisir d’aller vivre ailleurs, si ça vous rend tellement malheureux de vivre ici. Êtes-vous masochiste en plus d’être manichéen?

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