Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Jeudi 22 mars 2012 | Mise en ligne à 23h33 | Commenter Commentaires (48)

    Un avocat peut être critique envers un juge, pas “outrecuidant”

    Me Gilles Doré (photo La Presse)

    Me Gilles Doré (photo La Presse)

    Dans une décision rendue hier, la Cour suprême a confirmé la condamnation disciplinaire de l’avocat criminaliste Gilles Doré, qui avait envoyé une lettre d’insultes au juge Jean-Guy Boilard.

    L’avocat Doré représentait un motard qui tentait de recouvrer sa liberté.

    Le 21 juin 2001, le juge Boilard a a rejeté sa demande, accusant Me Doré de faire de la « rhétorique ronflante et de l’hyperbole ». Il a qualifié la requête de Me Doré de « tout à fait ridicule » et l’un de ses arguments d’« argutie sans fondement ».

    L’avocat ne l’a pas pris. Il a trempé sa plume dans le vitriol (voir le texte intégral à la fin de ce blogue).

    Le juge Boilard a été blâmé par le Conseil de la magistrature pour ses propos inutilement blessants.

    L’avocat Doré l’a été à son tour par le conseil de discipline du Barreau, pour manque de modération et de dignité; on lui a en plus infligé une suspension de son droit de pratique de 21 jours.

    L’avocat a purgé sa radiation provisoire mais contesté la réprimande jusqu’en Cour suprême.

    À l’unanimité, les sept juges ont rejeté sa demande. La décision, signée Rosalie Abella, est largement technique. Mais on y trouve quelques principes importants.

    Les avocats jouissent de la liberté d’expression dans leurs critiques contre les juges.

    “Un avocat qui critique un juge ou le système judiciaire n’est pas automatiquement passible d’une réprimande”, écrit la Cour.

    La juge Abella ajoute que “son mécontentement à l’égard du juge Boilard était légitime, mais la teneur de sa réponse ne l’était pas.”

    Mais ils doivent aussi savoir encaisser les coups et garder leur dignité.

    Tout le fond de l’affaire est résumé dans ce paragraphe:

    “Le Comité de discipline a reconnu que « [d]ans la poursuite de la défense des droits d’un client, l’avocat doit pouvoir jouir d’une totale liberté et indépendance » et a « le droit [. . .] de répondre à des critiques ou des remarques qui lui sont adressées par un juge », un droit qui, comme l’a reconnu le Comité ne « prête à aucune concession lorsqu’il est question de défendre les droits des individus devant les tribunaux » (par. 68‑70). Le Comité de discipline était aussi « conscient » du fait que l’art. 2.03 pouvait constituer une restriction à la liberté d’expression d’un avocat (par. 79). Mais lorsque, comme dans le cas présent, le juge a été traité d’« être exécrable », arrogant et « foncièrement injuste », et a été accusé par Me Doré de se « cach[er] lâchement derrière [son] statut », d’avoir une « incapacité chronique à maîtriser quelque aptitude sociale », d’« adopter un comportement pédant, hargneux et mesquin dans [sa] vie de tous les jours », d’avoir « évacu[é] toute humanité de [sa] magistrature », d’avoir une « capacité d’écoute à toutes fins pratiques nulle », d’avoir une «propension à [se] servir de [sa] tribune — de laquelle [il] n’a [. . .] pas le courage de faire face à l’expression d’opinions contraires aux [siennes] — pour [s’] adonner à des attaques personnelles d’une mesquinerie à ce point repoussante qu’elles en sont vulgaires » ce qui « non seulement confirme [sic] l’être exécrable qu’on devine mais encore, font de [sa] magistrature une honte », et d’être incapable « en l’absence de [son] paravent judiciaire, [. . .] de faire face à [ses] détracteurs », le Comité de discipline a conclu que « la norme de modération et de dignité généralement acceptée » a été « outrepassée ».

    Et la Cour de conclure: “à la lumière du degré excessif de vitupération dans le contenu de la lettre et de son ton”, il n’était pas déraisonnable de condamner l’avocat.

    Le message est limpide pour tous les membres de la profession au pays, car tous les barreaux des provinces ont de telles restrictions.

    Voici la lettre en question, adressée au juge Boilard:

    Monsieur,

    Je sors à peine de cour. Il y a quelques minutes, vous cachant lâchement derrière votre statut, vous avez tenu à mon égard des propos aussi injustes qu’injustifiés, parsemés ici et là dans une décision dont la bonne foi sera vraisemblablement débattue devant notre Cour d’appel.

    Comme vous vous êtes défilé rapidement et avez refusé de m’entendre, je choisis la forme épistolaire pour répondre à titre purement personnel aux propos tout aussi personnels que vous vous êtes permis à mon endroit. La présente est donc d’homme à homme, hors le circuit de ma profession et de vos fonctions.

    Si ce qui suit ne vous a jamais été signalé, il était grand temps que ça le soit. Si votre incapacité chronique à maîtriser quelque aptitude sociale (« social skills » vous qui aimez tant l’anglais) vous a amené à adopter un comportement pédant, hargneux et mesquin dans votre vie de tous les jours, peu m’importe; cela semble après tout vous convenir.

    Si toutefois, délibérément, vous importez ces traits de caractère dans l’exercice de votre magistrature et que vous en faites votre marque de commerce, cela m’importe beaucoup et il me semble approprié de vous en faire part.

    En effet, vos connaissances juridiques qui semblent rallier l’approbation d’un certain nombre de vos collègues, sont loin d’être suffisantes pour faire de vous ce que vous auriez pu et du [sic] être au plan professionnel. Votre détermination à évacuer toute humanité de votre magistrature, votre capacité d’écoute à toutes fins pratiques nulle et votre propension à vous servir de votre tribune – de laquelle vous n’avez pas le courage de faire face à l’expression d’opinions contraires aux vôtres – pour vous adonner à des attaques personnelles d’une mesquinerie à ce point repoussante qu’elles en sont vulgaires, non seulement confirme [sic] l’être exécrable qu’on devine mais encore, font de votre magistrature une honte pour ce poste extraordinairement important qui vous fut jadis confié.

    J’aurais bien aimé vous en faire part personnellement mais je doute fort que dans votre arrogance et en l’absence de votre paravent judiciaire, vous soyez capable de faire face à vos détracteurs.

    Pis encore, vous avez la pire des tares pour un homme de votre position : vous êtes foncièrement injuste et je doute que cela puisse changer un jour.


    • Ces deux personnages doivent très bien se comprendre l’un l’autre au fond. Tout juge a déjà été avocat et donc a eu le défaut des qualités de cette profession qui a suivi de près la plus vieille profession du monde.

      J. Lincourt

    • L’orgueil de cet avocat l’a poussé jusqu’à la Cour suprême? Misère! Y a-t-il un endroit où l’on peut voir combien chaque procès coûte aux contribuables?

    • ““son mécontentement à l’égard du juge Boilard était légitime, mais la teneur de sa réponse ne l’était pas”. Si ma mémoire est bonne, le juge Boilard ne fait pas, loin de là, l’unanimité. “Il a trempé sa plume dans le vitriol”. Les deux semblent s’y connaître en matière de vitriol.

    • Gageons que le juge sera très content de voir apparaître noir sur blanc le contenu de la lettre dans un blogue de Cyberpresse.

    • Il n’y a pas que l’action qui est importante mais la réaction et souvent davantage.

      Le Juge Boilard est reconnu comme agressif et souvent peu respectueux de la forme.

      La question d’homme à homme ne se pose pas lorsqu’il y a question d’autorité.

      Tu laisse passé et tu réponds au Juge avec un large sourire énigmatique empreint d’une grande bonté et d’une grande sagesse que tu vas t’efforcer de tenir compte de ses ”recommandations” et que tu feras tout pour être meilleur à l’avenir.

      On aprends souvent plus de ses ”ennemis” que de ses amis.

      Le Juge Boilard est d’une grande utilité pour le progrès de l’âme.

      (ça vient pas de moi).

    • Si l,avocat criminaliste est outrecuidant ou prétentieux ou présomtueux peut- on dire que le membre du barreau représentant la ville d, huntington a la mairie est dans la deche ou dans le pétrin?

    • À ne pas inviter au même party !!

    • Deux très gros egos à ne pas inviter au même party!!

    • Moi qui anticipait une bordée d’injures à la L.-F. Céline, la missive de l’avocat m’a beaucoup déçu…

    • Monsieur Boisvert,

      J’ai une question qui est un peu dans le ton du Droit, mais pas tout à fait à la suite de votre mot sur lequel je l’écris.

      Ai-je bien compris un article que j’ai lu ce matin? Anne Drost est une avocate de notre Ministre du Transport dans certains dossiers et en même temps, elle est inscrite comme Lobby pour une Société Minière?
      J’ai beau relire et relire, je me dis qu’on ne peut pas être rendu à ce point-là, avec de tels conflits d’intérêts d’une telle importance?
      Je suis un simple citoyen qui essaie toujours de comprendre….qui essaie d’éviter le cynisme…qui essaie de lire au-delà…un peu utopiste même…
      Je relis cet article et j’arrive pas à croire que j’ai compris cela…Est-ce que j’ai bien compris?
      Merci en avance pour votre réponse…

      Vais vérifier ça… Y.B.

    • Que voilà un magistral pamphlet!

    • Croyez-le ou non mais l’erreur que l’avocat criminaliste a fait est de le faire publiquement, il aurait dû le faire dans le domaine privé en tant qu’être HUMAIN et non en tant qu’AVOCAT (personne légale et fictive reconnu par le barreau). Toute personne qui se défini comme telle (humaine) devant un juge (personne légale) aura 95% plus de chance de se faire entendre. N’oublions jamais que la personne légale possède seulement des privilèges dans la loi alors qu’un homme ou femme qui est reconnu comme tel par le juge a tous les droits qu’un souverain pourrait avoir. Il suffit donc de le faire reconnaitre avant d’amener toute argumentation.

      Voici un très bon site expliquant cette différence:

      http://www.natural-person.ca/

    • Chicane d’avocats
      HÉ! HÉ! HÉ!….Belle affaire….La magistrature retousse……
      On se tape dessus en cour…
      On se tape dessus jusqu’en cour suprême…
      On se tape dessus en bureau privé…
      On se tape dessus en commission (Bastarache)…
      On se tape dessus, les procureurs en grève….
      On se tape de dire qu’on a trop d’ouvrage, ben oui, on passe son temps à remettre les causes au lieu de les régler, pas prêts….juges complaisants…
      On se tape dessus en politique avec des avocats ratés…
      Etc., etc., etc.,….
      Bel gang…j’me bidonne et sympathise … avec la confrérie…LOL 
      Au ¨fette¨aux frais de qui?

    • Le juge Boilard et Me Gilles Doré auraient fait tout un tabac au théâtre !

    • Bonjour M. Boisvert

      Il y a un point que je ne saisis pas bien: la lettre de plainte féminine (ouaip!) de l’avocat n’était-elle pas «privée»? Il me semble que ce ne serait pas la même chose si la critique avait été publique… Ou je ne comprend rien? Et puis Bof! C’est secondaire.

      Il y a aussi autre chose: l’imprudence de l’avocat. Un juge n’est-il pas dans une position similaire à celle d’un douanier? Il a toujours le dernier mot et il est plus intelligent de garder ses opinions pour soi? Comme dans la chanson de Plume Latraverse, «La marde»: “…prend ta bouchée et puis souris…”.

      Enfin il faudrait aussi noter le contexte: il s’agit d’un procès criminel d’un Hells Angel pas un procès au civil pour une chicane de ménage ou entre voisins… C’est plus “Tough” et le juge n’a pas à prendre des gants blanc avec les défenseurs des bandits et autres petits arrogants du Barreau. Une cours criminelle n’est pas une garderie.

      Et si le cuisinier ne supporte pas la chaleur des fourneaux, il n’a qu’à sortir des cuisines.

      Bravo au juge Boilard. “Enwèye! Donne-leu la claque!” :D


      Claude LaFrenière

    • …Rien que pour le plaisir de «l’audi alteram partem» si cher à Bernard Landry, j’aurais aimé lire les propos que le juge Boilard avait qualifiés de « rhétorique ronflante, d’hyperbole et
      d’argutie sans fondement ». Cela devait être assez «coton» pour qu’il ait pu conclure que la requête au complet était « tout à fait ridicule ».

      Le problème que de tels propos me posent c’est qu’ils ne contiennent pas d’argument. Pourquoi est-ce sans fondement? Pourquoi est-ce ridicule? Bref, pourquoi, en vertu du droit, a-t-il rejeté la requête? Était-ce si évident que même un avocat à sa première cause aurait dû savoir d’où la bordée de propos fielleux de sa part?

      Cela dit, l’avocat n’a pas été très «subtil». L’injure n’est jamais un argument. C’est pourquoi je ne l’utilise jamais. Il appliqué maladroitement appliqué le principe de Cioran qui a écrit: «Une lettre digne de ce nom s’écrit sous le coup de l’admiration ou de l’indignation, de l’exagération en somme. On saisit pourquoi une lettre sensée est une lettre mort-née».
      Loin d’être «mort-née», la lettre de Me Doré était si «vivante» qu’elle s’est même rendue en Cour Suprême. Mais c’est là son seul mérite.

      Il savait, ou aurait dû savoir, qu’il n’avait pas le haut du pavé dans un tel rapport de force. Il faut savoir choisir ses combats et si on décide néanmoins de s’engager, il faut savoir choisir les moyens. En matière de stratégie, il est donc recalé. S’il tenait tant à dire sa façon de penser au juge Boilard, il aurait dû attendre qu’il ait pris sa retraite.

    • Bizarre, je viens d’avoir des réminiscences des cours de philosophie au collégial.

    • Avant tout le juge est un être humain et il répond parfaitement à l’animal qu’il est avant le qualificatif d’humain pour distinguer l’homme des autres.
      Ainsi il est réactionnaire et s’il perçoit des arguments imbéciles, il est très possible qu’il exprime avant tout ce qui le fait réagir.
      Or les propos de l’avocat ont été perçu comme imbécile par le juge et il l’a exprimé. Le fait qu’il l’a exprimé a provoqué une réaction semblable chez l’avocat et il s’est exprimé lui aussi…..dons 1 à 1.
      Mais là le juge lui ne tolère pas d’être humilié et il se plaint…..là ça devient politique et on connaît la suite…..
      La morale…..les hommes de loi ont plus de connaissances en droit que le commun des mortels ce qui ne fait pas d’eux des êtres supérieurs (malgré qu’il y en a qui le croit) et à ce titre ils sont soumis au carcan humain (après l’animalité évidemment) et un “juge jugé par des juges” (eh bin c’est un jugement sans jugement parce que le carcan humain prédomine). Or les conflits de personnalité font en sorte que le citoyen face à l’évidence ne croit pas aux intelligences supérieures et c’est très bien ainsi.

    • Je connais le juge Boislard depuis des années et je peux vous dire que ce que Me Doré a écrit dans sa missive est absolument exact et j’en aurais rajouté… Et si tous les avocats étaient honnêtes, ils abonderaient tous dans le même sens.

    • Pourquoi Me Doré n’a t’il pas eu un blâme tout comme le juge Boilard, après tout la lettre de l’avocat Doré, était une lettre privée.

      On ne peut rien dire d’offensant d’un juge comme de dire qu’il « est alcoolique », mais lorsque celui-ci se fait arrêter en état d’ébriété, et que ça fait les manchettes, oups! C’est concluant!

      Je vois ici un être humain qui a été blessé par un autre qui à son tour a voulu lui rendre la pareille. En tant que juge, en charge et en contrôle d’un tribunal, qui est le plus à blâmer ici pour son attitude? Est que la magistrature est imperméable à toute critique lorsqu’elle s’égare de sa voie. Si les propos de l’avocat exigent un blâme et une suspension, les propos du juge ne devraient-ils pas aussi encourir un blâme et une suspension.
      Arion

    • Voici ce que je pense des avocats: Le gouvernement fermerait les écoles de droit pendant dix ans et récupèrerait les budgets pour former plus de médecins; dans dix ans il y aurait toujours trop d’avocats et pas assez de médecins.

      Le Roi-Soleil avait bien raison d’interdire cette profession en Nouvelle-France.

      M. Sylvain

    • Je ne sais rien de cette histoire, mais je pense que si on biffe le 5ième paragraphe (qui débute par “En effet”) , la lettre de Me Doré est correctement (et très bien) rédigée. Bref, il n’aurait pas dilué son message, mais certainement beaucoup amélioré sa forme, en supprimant ce paragraphe.

    • Me Doré aurait dû penser à la règle du 72 heures et respirer un peu avant d’envoyer sa torpille contre le juge Boilard. Le ton est déplacé et est loin d’être constructif, ne menant à rien. Par contre, bien des avocats qui ont comparu devant ce juge vont comprendre ce qui a amené Me Doré à commettre cet excès. Je me souviens que cet honorable juge tournait le dos aux avocats et au public et regardait le mur derrière lui pendant la plaidoirie des avocats dans une affaire importante… C’est la première fois que j’avais constaté qu’il y avait une rose rouge brodée dans le dos d’une toge de juge de la Cour supérieure du Québec, habitué que j’étais de voir les juges de face…

    • Wow !

      J’adore les chicanes de mots !

      La plupart du temps les gens utilise un registre d’environ 1000 Mots et moins (beaucoup moins !) et malheureusement c’est toujours les mêmes qui sont utilisés… alors de temps en tempsavec uen bonne chicane, on en sort des tiroirs et, juste en soufflant dessus, la poissière s’envole et on les retrouve avec plaisir avec toutes leurs nuances et leur saveur particulière !

    • Pour celles et ceux qui se demandent pourquoi Jean-Guy Boilard n’est pas juge à la Cour Suprême, c’est qu’il s’y croit déjà rendu.

      L’autorité, c’est comme l’alcool: il y en a qui ne tolèrent pas çà.

      Quand on pense qu’un juge peut par ses propos ou sa plume détruire la réputation de quiconque, totalement protégé par son immunité judiciaire, l’inverse étant punissable d’outrage au tribunal.

      Quand on voit par ailleurs qu’on peut traiter le premier ministre de trou-du-cul impunément, il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark.

      Il y y a encore trop de personnages à robe longue, mais à idées courtes; le seul changement, c’est qu’ils ne portent pas le col romain, le rabat tenant lieu de statut démiurgique.

    • Il a du style ce monsieur Doré, c’est la moins qu’on puisse dire! Remarquez, compte tenu de l’attitude hautaine et arrogante des juges, attitude que j’ai moi-même pu constater à l’occasion, ça m’a fait du bien de lire sa lettre: il a dit, avec des phrases bien tournées, ce que j’aurais aimé moi-même leur dire. Mais dans mon cas cela aurait eu l’air d’une insulte vulgaire. Tandis qu’ici c’est très (très) agréable à lire…
      D. Leduc

    • @kro2011. “Deux très gros egos à ne pas inviter au même party!!” Ça arrivera et ils s’éviteront ou seront polis, sans plus.

    • Ce Gilles Doré est un génie ! Sa lettre litigieuse, ou des extraits importants d’icelle, est reproduite dans tous les médias une autre fois aujourd’hui. Je suis sûr que c’est tout ce qu’il espérait en allant en appel à tous les niveaux du système judiciaire. Trois semaines de «suspension», pffttt, je parie qu’il en prendrait trois autres par année en échange de la publication à chaque fois de ses propos sur Boilard. Chapeau Me Doré !

    • @claude_lafrenière 09h55. “lettre de plainte féminine (ouaip!” Quoi?

    • @MosieurSylvain. “Le Roi-Soleil avait bien raison d’interdire cette profession en Nouvelle-France”. Ça lui permettait d’être à lui seul la Loi: ” Le roé, c,est moé”.

    • Ou: “Le roé, c’é moé”. Authentique.

    • N’oublions pas ici que maître Doré défend des tueurs d’enfants pour de l’argent.

      Le reste n’est qu’argutie.

      Maître Doré est payé avec de l’argent du crime organisé. Il travaille parce qu’il y a des jeunes qui meurent avec une aiguille dans le bras ou des jeunes filles prostituées à 15 ans qui se noient dans la coke pour survivre. Maître Doré est littéralement payé avec de la misère humaine qu’il le veuille ou non.

      Maître Doré peut-il avoir la décence de fermer sa gueule et nous laisser tranquille avec ses cris de goret qu’on égorge? Nous comprenons le Big Picture, maitre Doré a son utilité, mais qu’il se taise parce que quand il parle ça fait mal en dedans tellement on a envie de lui casser la gueule.

      Bref, mon message à maître Doré: La paix !

      Votre résumé de ce que fait un avocat de la défense est ridicule. Un avocat défend parfois des tueurs d’enfants parce qu’ils ont, eux aussi, le droit d’être défendus. Si vous viviez dans un endroit où les “tueurs d’enfants” ne sont pas payés ou tolérés, vous vivriez avec l’erreur judiciaire et l’injustice. Y.B.

    • J’ai eu a faire avec ce malotru. J’étais témoin dans une affaire de vol de voiture. Il défendait le voleur. Il est prêt à n’importe quoi pour discréditer les témoins. Je l’ai trouvé très insultant.

      @gofrankiego
      Moi aussi, j’adore les mots. “Poissière” est une belle trouvaille ;-)

    • (…) de faire face à l’expression d’opinions contraires aux [siennes] — pour [s’] adonner à des attaques personnelles d’une mesquinerie à ce point repoussante qu’elles en sont vulgaires » ce qui « non seulement confirme [sic] l’être exécrable qu’on devine mais encore, font de [sa] magistrature une honte », et d’être incapable « en l’absence de [son] paravent judiciaire, [. . .] de faire face à [ses] détracteurs », le Comité de discipline a conclu que « la norme de modération et de dignité généralement acceptée » a été « outrepassée ».”
      ***********************************************
      Il me semble que des attaques personnelles envers un avocat dans l’exercice de ses fonctions devraient être sanctionnées. Sinon, il y a risque d’abus de pouvoir de la part des juges.

    • De par sa position d’autorité le juge devrait donner l’exemple même s’il est humain.

    • Pourtant, un avocat devrait savoir que le droit n’est pas justice. L’émotion a pris le dessus à cause des attaques personnelles et justement cette histoire aurait dû se régler dans un party bien arrosé. lol

    • @bt627

      Combien ça coûte aux contribuables? Vous pensez vraiment que ce sont vos impôts qui ont payé l’avocate de Me Doré et les frais?

      Si vous ne faites pas la différence ente un litige privé et un litige public, peut-être devriez-vous vous abstenir d’intervenir.

    • @Arion

      Pourquoi Me Doré n’a-t-il pas eu de blâme? Avez-vous lu le billet de monsieur Boisvert? Non seulement il a été blâmé, mais il a été radié. Faut lire avant de pitonner.

    • @Philomène964

      Stéphane Gendron n’est plus avocat.

    • @Ducalme,

      Le juge Boilard n’est pas à la Cour d’appel parce qu’il ne veut pas être obligé de discuter avec “deux imbéciles”. C’est connu. Un misanthrope ne peut pas être juge d’appel puisqu’il faut travailler en équipe. Imaginez à la Cour suprême, il aurait 8 imbéciles avec lui!

    • Neuf juges accordent une faveur à un juge. À l’unanimité!
      Bel esprit de corps…

      ils étaient sept, en fait (mon erreur). Mais sachez que le juge Boilard s’est fait blâmer par le Conseil de la magistrature… composé de juges. Encore une fois… Vous êtes dans l’espace. Y.B.

    • Ce n’est pas vraiment le sujet, mais comme il est question ici d’un avocat des motards…

      J’entends souvent des critiques virulentes contre les avocats qui défendent des clients accusés (et le plus souvent, sinon toujours, coupables) de crimes odieux: l’avocat de Guy Turcotte, l’avocat Jacques Vergès, présent à Tout le monde en parle, tout dernièrement.

      Pour ma part, j’accepte le fait que tout accusé à le droit d’être défendu par un avocat. Mais les avocats pour lesquels j’ai le moins de respect ne sont pas ceux qui défendent des Guy Turcotte ou des Klaus Barbie, mais ceux qui défendent des mafiosi ou des motards, ou d’autres membres du crime organisé. Les honoraires de ces avocats-là sont payés avec l’argent du crime, ce qui n’est pas le cas de l’avocat de Guy Turcotte, par exemple.

      En outre, les avocats du crime organisé aident ce dernier à prospérer. On peut dire qu’ils font partie du crime organisé (et parfois, ils en font partie au sens propre, c’est-à-dire qu’ils aident leurs clients dans leurs entreprises de blanchiment d’argent, mais bien sûr, c’est une autre affaire).

      Bien sûr, on ne peut empêcher le crime organisé de se pourvoir d’avocats (et les meilleurs, le plus souvent, ce qui prouve que l’argent n’a pas d’odeur). Mais ici, par exemple, je n’éprouve pas la moindre sympathie pour ce Gilles Doré, qu’il ait raison ou non dans son évaluation du juge Boilard.

    • @M Sylvain

      Malheureusement, c’est rentable pour les universités de former des avocats (ca ne coute rien, alors que la subvention est per capita) alors que former des médecins, ca coute cher. Vous etes vous deja demandé pourquoi seule les superstars du Cegep sont acceptés en medecine, pourquoi le contingentement est si serré alors qu’il y a pénurie? Ben tout simplement parce que cela coute cher de former des medecins. Pas parce que quelqu’un qui a 94 de moyenne en sciences pures au CEGEP va faire un beaucoup moins bon médecin que quelqu’un qui avait 98% de moyenne…..

      POur les avocats, le contingtement se fait après l’université, i.e. a l’École du Barreau (enocre qu’a certaines epoques, dont la mienne, le Barrau c’etait une passoire). Ainsi, les universités peuvent ramasser le cash, et il y a quand meme un certain controle du nombre d’avocats pratiquant des un bureau pres de chez vous. C’est ti pas beau ca. Mais alors, que font les diplomes en droit qui sont recalés au Barrreau? Tout de sorte d’autres choses, le droit mene a tout qu’ils disent….

    • @Lukos

      Louis XIV n’avait-il pas plutôt dit: ”L’État, c’est moi”?

      Dans la prononciation, apparemment, ça ressemblait à “moé”… Y.B.

    • @guygadbois
      Politiciens, journalistes …

      @minimum
      Ce sont les attaques personnelles qui sont inappropriées selon moi.

    • @temoinhostile Votre commentaire à mon égard ursupute la nétiquette: soyez poli. Les juges de la Cour suprême et leurs fonctionnaires n’ont pas été payés de la poche de Me Doré.

    • @gl000001,

      Ah lala,

      vous voyez bien que j’ai fait une erreur de frappe. Le mot était poussière.

      De toute façon je fais souvent des erreurs de frappe, j’ai le défaut de ne pas me relire !

    • Quel combat de sophismes ! Et ça se termine en “argumentum ad verecundiam”… Moi aussi, j’aurais aimé connaitre la teneur de la demande initiale de l’avocat, pour voir si les termes de “réthorique ronflante” et autres étaient justifiés. Entre temps, c’est un beau combat de coq…

      @ Kro2011 : Puis-je vous suggérer de n’inviter ni l’un ni l’autre à votre party ? C’est un party, après tout !

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