Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Lundi 20 février 2012 | Mise en ligne à 10h29 | Commenter Commentaires (66)

    Lisée, Germain, Bourassa et Trudeau (ajout)

    Robert Bourassa avec PE Trudeau lors d'une conférence constitutionnelle

    Robert Bourassa avec PE Trudeau lors d'une conférence constitutionnelle

    Dans le livre de Jean-François Lisée (le Naufrageur) comme dans celui de Georges-Hébert Germain, on raconte cette anecdote, souvent répétée, qui serait la première rencontre entre Pierre Elliott Trudeau et Robert Bourassa, et qui expliquerait en partie leur inimitié.

    Je la résume ainsi dans mon texte de ce matin:

    « […] aux élections de 1956, Bourassa, jeune avocat et étudiant en économie, est appelé à remplacer un candidat libéral dans un débat contre le ministre unioniste Paul Sauvé; Sauvé et Bourassa s’entendent pour exclure le troisième participant au débat, un candidat du CCF (futur NPD)… Trudeau. Celui-ci, furieux, les dénoncera dans le Devoir ensuite. »

    Je reçois ce matin un courriel d’un M. Julien Brault, auteur d’une biographie de Robert Bourassa parue en 2010 –que je n’ai pas lue.

    Selon lui, cette histoire est un mythe. Voici ce qu’il m’écrit:

    “Dans un premier temps, il est faux d’affirmer que Robert Bourassa ait remplacé le candidat libéral Aimé Legault. En effet, Robert Bourassa a plutôt prononcé la première partie du discours du candidat libéral, qui était présent ce jour-là. De plus, contrairement à l’anecdote rapportée ci-dessus, le candidat du CCF écarté par les deux principaux partis n’était pas Trudeau, mais Roger Séguin. Trudeau, alors impliqué au CCF, était bel et bien dans la salle et publia le surlendemain, le 8 juin 1956, un article anonyme dans Le Devoir rapportant les événements. Robert Bourassa répondit dans l’édition du 16 juin 1956 du même quotidien, avec une lettre justifiant la décision conjointe du Parti libéral et de l’Union nationale, dans laquelle il qualifie Trudeau de « reporter anonyme et improvisé ».”

    Ça ne change pas grand chose à l’histoire: ces deux hommes étaient faits pour ne pas s’entendre, tant au plan du caractère que des idées. Mais puisqu’on parle de rigueur dans la relation des faits…

    AJOUT: dans le Petit Tricheur, qui arrive cette semaine en librairie, Jean-François Lisée corrige cette version et retient celle de M. Brault. L’anecdote était racontée par Robert Bourassa lui-même!


    • Dans le fond on est en presence de l’arrogance avec impression de superiorite intellectuel versus la vulgarisation parraissant simpliste/populiste.

      Un peu comme la bataille des deux auteurs…je vous laisse deviner qui est l’arrogant :)

    • La biographie de Bourassa??…Simplement à l’image de Georges-Hébert Germain: une biographie de lèche-cul. Il l’a déjà prouvé à l’époque avec l’ouvrage qu’il a écrit sur Céline Dion. Savoir écrire des choses, tout en souhaitant rester dans les bonnes grâces des ses sujets, c’est du léchage de cul. Rien de plus, rien de moins. Continu comme ça, Georges-Hébert. Ta ligne est tracée.

    • “Ça ne change pas grand chose à l’histoire”

      Ça change tout à l’histoire, au contraire. Trudeau candidat CCF écarté du débat ou Trudeau obscur plumitif présent dans la salle, cela fait toute la différence entre une anecdote microscopique et un mythe enflé. Ce que vous exemplifiez ici, c’est le sensationnalisme journalistique (Lisée, germain et vous) et sa minimisation de l’apport d’information par les experts…

      Et le fait que Fuddle-Duddle et le Mangeux d’Hot-Dog se détestaient de toute façon ne change rien à l’ampleur de votre distortion ici.
      Paul Laurdndeau

    • Par quelle espèce de contorsion de l’histoire, Germain à la solde de la famille Bourassa, veut-il nous faire croire que Bourassa se tenait debout ?

      Des rebuffades de Trudeau qui a envahi le Québec avec l’armée sous les épaules cambrées de Bourassa à son affaissement suite à Meech en terminant avec toute la faiblesse indigne d’un chef d’état pendant la crise d’Oka, Bourassa aura été mou.

      On ne refera pas l’histoire parce qu’un complaisant qui n’écrit que sur commandes (ça fait vendeur de hot-dogs ?) veut nous faire avaler sa poutine.

      TLMP contrairement à la version originale française dont je m’ennuie tellement est totalement dépourvue du sens critique et de la réplique qui faisait la force du plateau de Thierry Ardisson.

      Guy A. Lepage, aussi mou que Bourassa et surtout tellement pas informé et à la merci de ses cartons.

    • C’est dommage qu’on ne parle pas de la biograpahie de M. Julien Brault car elle est en fait une briographie plus qu’un portrait de M. Germain. Il est aussi malheureux que La Presse et Tout le monde en parle tombent dans le panneau du vedétariat en donnant tribute à un écrivain plus connu comme Germain au lieu de la vrai biographie dont on aurait dû parler, celle de M. Brault!

    • bonjour, peu importe les textes qui seront écrits sur Bourassa, il restera toujours une lavette.
      Bernard Ouellet

      Ça me rappelle la fameuse phrase de Claude Ryan: “Quelle que soit la question, nous répondrons Non”.

    • Et pourquoi vous rejetez d’emblée la version de Germain ?

      Je ne rejette rien, je dis qu’elle manque de profondeur et de dimension. C’est quand même un récit qui se lit bien et qui n’est pas sans qualités. Y.B.

    • Le fait que trois auteurs aient écrit sur Robert Bourassa est intéressante en soi.
      Tout le monde en parle aurait dû réunir les trois auteurs sur place et les faire débattre.
      L’ouvrage de Julien Brault date de 2010 et si celui-ci n’est pas volumineux, le livre de 359 pages résume assez bien toute la carrière de Bourassa. Brault est d’ailleurs un journaliste de métier et il a fait une recherche journalistique selon les règles de l’art avant de rédiger son ouvrage, lequel est, en fin de compte, une sorte de reportage genre grand magazine comme on en publiait autrefois.
      Bernard Bujold -

    • Ces politiciens transfuges ou quasis, ont été décriés comme de bizarres d’individus, détestés par la population mais néanmoins adulés à leurs disparitions par leurs acolytes et complices de partis.
      (Nominations de lieux d’intérêts à leurs noms pour la postérité au grand dam de ceux qui les détestaient avec raisons). De méchants grelots….
      Ce qui prouves qu’il n’y as pas de génie, ni de politiciens géniaux, pas d’intelligence, ni de sauveurs. Oui des profiteurs, des menteurs, de faux prometteurs, des hypocrites …
      Question: Un pays du QC peut provoquer du changement, n’est-ce-pas?

    • il ne sort jamais rien de bien bon entre deux personnes, ou entre deux groupes de personnes qui croient à leur seule vérité et qui méprisent la vérité des autres,,on trouve d,une part ceux qui veulent à tout prix faire un pays de cette province et de l,autre coté ,ceux qui veulent continuer à vivre dans ce grand pays,,qui à raison ? qui à tort ? est-ce trop demander aux gens qui veulent nous convaincre ,à tous prix, de nous laisser penser et agir par nous -memes, nous avons connus et subis une subtile dictature dans le temps de Duplessis ,qui était aidé par la sainte catholique Église de Rome , nous avons subis ,le cris ou meurt du Pq, nous avons subis les cadeaux emposonnés du Plq, et nous connaissons la libre éxpression des gens qui sont plus enclins à marcher dans les rues qu’à trouver une solution,,nous avons nous aussi marché pour des raisons de syndicat après avoir vu les trois principales usine de notre ville avoir des grèves, des lock-out et des fermertures pour raison économiques(mais qui ne tenaient pas comptent des travailleurs ),,,il y a un temps pour manifester, il y a un temps pour étudier, il y a un temps pour travailler, et surtout il y a un temps pour comprendre ce que sont les vrais enjeux économiques,,merci marie michel

    • le crois ou meurt ,,

    • Trudeau : un guerrier en mission contre un nationalisme de type” l’abbé Lionel-Groulx et Adrien Arcan” d’avant guerre et incapable de saisir l’espérance d’émancipation d’un peuple qui n’avait plus rien avoir avec ce nationalisme.

      Lévesque et Bourassa : deux hésitants incapables de jeter les amarres même par beau temps.

      Lisée : un politologue militant.

      Germain : un mercenaire (publiciste) de service.

    • Encore du révisionnisme à n’en point douter, qui ne serait somme toute qu’une nouvelle forme de négationnisme s’il faut en croire les particularistes et autres très grands bâtisseurs de Châteux en Espagne tels que notre défunt Stade cultûrel; qui ne sert plus maintenant qu’aux pigeons et autres petits moineaux gazouilleurs attendant de nouveau quelque pitance sur les branches du Sport ou de la Politique par médiatique interposée pour mieux pouvoir subsister.

      Mais serait-ce vraiment là le sens réel de l’Histoire sur son i-pad3 que de demander aux politiciens de faire tourner toutes sortes de beaux ballons sur leur nez pour y retrouver si possible quelque sens caché à la Liberté?

    • Entre les récrimination d’un banni de la cour qui pleure sur son sort en s’Enlisant sur un sujet unique sous prétexte de nous indiquer la voie de l’avenir…… et l’écrivait de la cour qui colle des quand diras -t-on sur des feuilles comme des timbres Goldstamp moyennant rétribution d’annonymes donnateurs…… on sent que la vraiment on est résolument tourné vers un Québec au futur passéiste ….

      Si on en revenais ….en s’immaginant l’avenir par nous même avec un peu de sang neuf!

    • Georges-Hébert Germain se définit comme un portraitiste, comme un Velasquez!! Une façon de s’affranchir de toute rigueur intellectuel.
      Il nous apprend aussi que M. Bourassa n’était pas gai (qu’il ne croit pas cela du moins…son «feeling» de portraitiste sans doute!) . Il va même jusqu’à nous apprendre que M. Bourrassa prenait sa douche avec son maillot de bain…on aura au moins appris quelque chose de Velasquez!

    • Comme vous le dites si bien ,ça ne change pas grand chose à l’histoire , mais si Trudeau a écrit dans le Devoir sur l’évènement il doit bien en rester une trace dans les archives que des biographes sérieux ont pu consulter.
      À moins qu’effectivement il ait écrit de façon anonyme , ce qui me semble peu probable quand on connait la personnalité de Trudeau qui n’a jamais eu peur de ses opinions.

    • J’ai pris quelques fois un sauna avec Bourassa au CEPSUM (pur hasard de nos horaires; son heure favorite coincidait souvent avec mon heure favorite). Homme très simple et sympathique. Pas prima dona du tout

      On pouvait en effet le rencontre très souvent au CEPSUM. Homme absolument simple et affable. Y.B.

    • Commençons par démêler les choses: la guerre d’égo que se livre un biographe complaisant (Germain) et un petit coq à la tête enflée (Lisée) ne m’intéresse pas. Oubliez pas que dans le cas de Lisée par exemple, l’encre de la première édition de ses deux livres sur Bourassa (le tricheur et naufrageur) n’était pas encore sèche qu’il était dans le bureau de Parizeau. Tiens tiens….

      En ce qui concerne Bourassa, son héritage est ambivalent à l’image de l’homme. On lui doit l’assurance maladie, la Baie James et aussi la loi 22 qui faisait du français la langue officielle du Québec et allait paver la voie à la loi 101. Mais il y aussi les crises d’Octobre et d’Oka (quoique durant cette dernière il était à combattre son cancer de la peau). Les échecs de Meech et Charlettown font aussi parti de cet héritage. Mais au moins il était un VRAI libéral et non pas un conservateur déguisé en libéral comme le Premier Ministre que nous avons actuellement au Québec.

      Pour ce qui est de la haine que Trudeau avait pour “Robert” je pense que ça venait plus du refus de ce dernier d’avoir signé le deal constitutionel de Victoria en 1971 que cette fameuse anecdote du débat entre lui et Sauvé et d’avoir refusé Trudeau au débat. On l ‘a vu dix ans plus tard comment Trudeau pouvait être mesquin sur les questions constitutionnelles.

      Normand Thouin

    • @honorable.
      C’est faux vous étiez à McGill en train de rire de Bourassa. C’est moi qui nageais avec lui à 10:30hrs le soir au CEPSUM. Et c’est vrai qu’il avait certaine appétences pour…

      Le plus pathétique c’était de voir G-H Germain en train de défendre bec et ongles Bourassa, jurant tous ces grands Dieux qu’il n’était pas homo. Comme si c’était une tare. Hey G-H ont est plus en 70. On s’en fout qu’il est été gay.

    • Soit deux personnes ont une version et une, une autre, soit GHG critique un ouvrage dans lequel il a pigé allègrement, ce qui explique la concordance des deux versions.

      Donc, GHG ne vérifie pas ses sources en supposant que d’autres l’ont fait avant lui. Il n’a pas déjà été journaliste?

    • Il y a toujours les mêmes deux “très gros mensonges” qui sont, encore une fois, reconduits par Germain. Vous savez lesquels…Ce qui ne change en rien les talents et les défauts de l’homme, je le sais bien, sauf que ça écorche les oreilles que de se faire mentir à haute voix avec un million d’autres incrédules…

    • @honorable

      En effet, plusieurs étudiants allaient aussi, par pur hasard, au CEPSUM et au sauna par la suite. Ça fait tellement du bien. Tellement un hasard qu’on en entendait parler à l’UQAM…

    • Comment ré-écrire l’histoire !
      Les vieux ne sont pas dupes Mr. Germain.
      Je n’ai jamais fait confiance à ces deux politiciens.
      Affables ou pas !

    • Dieu seul sait où est-ce qu’on s’en va avec toutes ces histories de pipelistes telles que sur mon i-pad3 en résumé, et le cas assez spécial d’une bonne madame qui avait débranché son frigo, son micro-ondes tout aussi bien que son fourneau et autres accessoires électriques après avoir appris par la télé que les compteurs intelligents d’Hydro dégageaient des ondes, quelle ne fut pas la perplexité d’un bon rapporteur de la Facture venu enquêter sur place de découvrir des fourmis tout par tout dans le sous-sol de cette dernière.

      Rien ne servirait de laisser les chèvres de ses voisins venir sarcler son jardin par souci d’économies ou par peur des fourmis c’est bien évident, mais toujours est-il qu’après avoir tenté bien vainement de convaincre la petite dame que les ondes des compteurs intelligents n’étaient pas plus dangereuses en somme que les cadrans fluo des montres susise ou les souliers lumineux des ados sportifs, la preuve en étant que les fourmis de son sous-sol semblaient s’en porter beaucoup mieux dans leur nouvel environnement, cette dernière, au lieu d’être rassurée, courut presto demander aux pompiers venir la débrancher au plus tôt avant que d’être envahie par la vermine intelligente d’Hydro.

      Mais lesdits pompiers ayant par contre réussi à démontrer à la petite dame qu’elle n’était même plus branchée pour avoir oublié de payer sa facture, l’affaire des ondes négatives de la télé ou positives de son i-pod en resta là une fois de plus, et le pauvre rapporteur en question n’eut d’autre choix à faire que de courir à d’autres nouvelles sur so i-pad3 pour peut-être mieux intéresser son éditeur et possiblement aussi ses lecteurs par la même occasion. CQFQ? Mieux vaudrait se méfier des ondes intelligentes ou de celles du soleil en résumé.

      Comme disait Ionesco, je vous écoute d’un oeil et je vous observe de l’autre. Y.B.

    • @cscapital

      20 février 2012
      10h53

      Vous avez écrit: (Excusez moi de sortir hors contexte)

      “Par quelle espèce de contorsion de l’histoire, Germain à la solde de la famille Bourassa, veut-il nous faire croire que Bourassa se tenait debout ?

      Des rebuffades de Trudeau qui a envahi le Québec avec l’armée sous les épaules cambrées de Bourassa à son affaissement suite à Meech en terminant avec toute la faiblesse indigne d’un chef d’état pendant la crise d’Oka, Bourassa aura été mou.”

      Vous êtes totalement dans le champ:

      1) C’est Bourassa qui voulait l’armée et non Trudeau…C’est dans les écrits!

      2) Il est reconnu que Bourassa a été d’une conduite presque impeccable lors de la crise d’OKA (1990).

      3) Bourassa se tenait debout face à des stupidités comme les conditions de Meech…Un paquet de niaiseries!

      Des gens comme J-F Lisée auraient bien aimé qu’il (Bourassa) déclenche un référendum en profitant d’une situation particulière pour finalement démanteler le Canada!

    • Concernant TLMEP, j’ai notétellement de couleuvres que GHG voulait nous faire avaler que je me sentais devant mon téléviseur comme Harrison Ford pendant le tournage d’Indiana Jones dans la cage aux serpents. Heureusement qu’une vitre nous séparait!
      1) Il prétend que Bourassa voulait faire l’assurance-maladie en nous racontant une anecdote familiale. Ça ressemble surtout à du pathos pour en faire la cause d’une vie parce que l’assurance-maladie était déjà une loi fédérale et les provinces étaient en voie de toutes adopter des mesures semblables.
      2) Il dit que Bourassa a accompli son programme alors que Lévesque était un échec. Pas mal pour quelqu’un qui a raté non pas une, non pas deux, mais TROIS tentatives de réformes constitutionnelles.
      3) Son excuse pour ne pas être intervenu dans la crise d’Octobre pour l’emprisonnement du poète ressemble à une justification a posteriori, franchement!
      4) Un portrait ne se base pas sur une approximation des faits mais sur une SÉLECTION des faits selon l’importance que l’on veut y accorder par rapport à l’angle qu’on a choisi. Que GGH veuille nous faire avaler le contraire ressemble à un gros “oups! Comment je vais faire passer tout ça sans perdre de ventes?”.
      5) Il parlait de 5 erreurs de faits. Or, depuis l’enregistrement de TLMEP, il y en a eu d ‘autres de trouvées, et des pas pires.
      6) Il dit que JFL n’a pas lu son livre. Non. Mais il a lu le passage le concernant (gracieuseté d’Antoine Robitaille) et ça l’a fait bondir. Ça, GHG ne l’a pas mentionné. Si on qualifie le livre de Lisée de “fiction”, ça devient assez facile d’imaginer l’angle sous lequel sera abordé le reste.

      Et là, j’ai oublié tous les autres “bin voyons donc!” qui me sont passés par la tête pendant son entrevue. Je veux bien que TLMEP soit une émission complaisante mais j’aurais aimé qu’on challenge GHG un peu, quand même.

    • Jean-Fançois Lisée n’est, selon moi, qu’un “intellectuel de service” pour le Parti Québécois.

      Chaque fois je l’entends, je le lis, je ne peux que voir derrière ses propos un fond de partisannerie(??) qui remet en question son objectivité.

      Je reconnais la liberté au “intellectuels/les” de prendre position. Cependant, je crois qu’il y a une différence significative entre prendre position sur un débat ou enjeu et militer pour un parti politique.

      Je crois que Jean-François Lisée explicite clairement la distinction de ce qu’est un “intellectuel” et un “intellectuel de service”.

      Je crois, personnellement, que les “intellectuels/les” ont un devoir de réserve face au militantisme pour un parti politique afin de maintenir un certain niveau d’objectivité et de rigueur intellectuel. Le malaise que je ressens face à M. Lisée n’est pas son parti pris pour la souveraineté, mais bien le lien très étroit qui existe entre celui-ci et le Parti Québécois.

    • C’est bizarre, Lisée aurait fait une erreur dans ses livres sur Bourassa,15 ans plus tard Germain fait la même erreur dans son nouveau livre commandé.Germain aurait peut-être dû consulter le livre de Mr Breault,mais l’anecdote aurait fait moins sensationnelle.
      Ah! Ce qu’il transcrit bien Mr Germain.
      P.J.Audette

    • Il n’y a, chez Robert Bourassa, ni vanité, ni narcissisme, ni autopromotion, ni pédanterie, toutes qualités qu’on aimerait entrevoir chez JF Lisée, qui a publié 2 livres assassins sur M. Bourrassa alors que celui-ci souffrait d’une grave maladie. Il en est d’ailleurs mort 2 ans après la parution des livres de M. Lisée. M. Bourassa n’aurait aujourd’hui que 78 ans.

    • je me rappelle que son premier mandat malgré son bilan impressionnant , je le trouvait arogant baveux un peu comme notre ministre de la justice actuel.Mais que son dernier mandat nous révèla un coté plus humain plus polie plus mature malgré les nombreuse échecs de son dernier mandat.

    • Ça fait longtemps que GHG écrit. Il a déjà couvert le show business dans Perspectives dans les années 70? Et dans Nous (ouch bobo BCBG…).

      Ses textes étaient superficiels. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Insipide. En dernier je ne le disais même plus.

      Il fait de la prose alimentaire. Mais pas comme Alexandre Dumas…

      Je n’ai jamais eu d’atomes crochus avec Boubou après avoir eu un soldat armé à deux coins de rue de chez moi (gardant la maison de Prosper Boulanger, député de Mercier, cet honnête homme…). J’étais obligée de passer devant pour aller à l’école. Il s’est fait tasser par PET comme le pas de colonne qu’il était.

      C’est mon opinion et je la partage. (Drapeau disait: Quand je voudrai votre opinion, je vous la donnerai. Un tit côté autoritaire aussi le monsieur…)

      P.S. J’exècre le nationalisme à la Raymond Villeneuve.

    • “On s’est ÉCRASÉ, c’est tout” ….conversation rapportée entre Diane Wilhelmy et un dénommé Tremblay dans La Presse du jeudi le 1er octobre 1992 page B-8.
      Ces derniers faisaient parti des employés du ministère des affaires intergouvernementales du ministre Gil Rémillard suite à une rencontre concernant les accords du Lac Meech.
      A-t-on préféré ignoré ce chapitre concernant Bourassa, ou peut-être l’a-t-on révisé?
      En tout cas, tout homme a ses qualités et ses défauts mais naufrageur et tricheur semble avoir été des défauts dominants.
      Mais en costume de bain à la piscine il était gentil.

    • @honorable 13hr32. Evidemment la mort de Mr Bourassa a été causée par les livres assassins de Lisée, aucun rapport avec le cancer qui lui fut diagnostiqué vers 1991.
      Non mais y en a tu des tordus !
      P.J.Audette

    • Soyons clairs, le livre de Germain est trufé d`erreur (Robert Bourassa $29.99). Celui de Lisée est écrit par un obsédé séparatiste qui se plait à frapper sur une personne décédée afin de faire du bashing politique ( Le Petit Tricheur $19.99 en ré-édition)
      Suivez mon conseil: Gardez vos sous pour des lectures plus crédibles.

    • Quand l’une est financée par la famille de ce même Bourassa et que son auteur admet ne pas avoir vérifié plusieurs faits, c’est douteux comme ouvrage.

      Quoi que lorsque celle-ci est écrite par un adversaire politique, ce n’est pas mieux. Pourquoi ne pas avoir demandé à Pierre-Elliot Trudeau d’en écrire une sur René Lévesque un coup parti?

      Ce n’est pas la famille qui a payé, mais des “proches” de M. Bourassa. Y.B.

    • Il est certain que Robert Bourassa ne trouvera jamais grâce auprès des journalistes péquistes, n’est ce pas Y.B?

      Ah, je suis péquiste cette semaine? OK. L’autre jour j’étais libéral. J’imagine que serai créditiste la semaine prochaine. Y.B.

    • @velasquez “M. Bourrassa prenait sa douche avec son maillot de bain…” dans les vestiaires publics, peut-être; sans doute pas chez lui, quand même.

    • Je réitère :

      Comment s’y fier ?

      Germain : mercenaire (publiciste ) de service !

      Lisée : Excellent politologue………..partisan !

      Trudeau ; Guerrier féroce contre cette forme de nationalisme à la Lionel-Groux dont il regrettait d’avoir été, dans sa jeunesse, partie prenante. Il n’a jamais compris que le désir légitime d’émancipation du peuple québecois n’avait plus rien à voir avec ce type de nationalisme!

      Bourassa comme Lévesque : Deux hommes perpétuellement hésitants, à l’image de leurs électeurs, qui n’ont jamais osé jeter les amarres, même par bon vent.

    • L’Argent ou le vote ethnique? Voilà la question à laquelle il faudra bien répondre un jour.

      Tout le reste n’étant probablement que légendes urbaines, tout comme celle de Drapeau qui voulait déménager la tour Eiffel sur le Mont-Royal pour se faire du capital politique. Voire même celle de Parizeau qui s’était fait couper le sifflet après être allé donner ses impressions au micro du OUI plutôt que celui du NON lors d’un certain congrès péquiste houleux parmi bien d’autres.

      Et tout le reste étant très secondaire, pour ne pas dire nécrologique pour les cloportes historiques et autres bibittes du fait divers….

    • Je fus courriériste parlementaire de Radio-Canada à Québec de 1971 à 1975. J’ai eu la chance d’observer l’ex-premier ministre de façon quasi-quotidienne. Même si l’homme Robert Bourassa avait le don indéniable de susciter l’affection de ceux qu’il côtoyait, sur le plan politique, il fut le champion de l’”approche oblique”, c’est le moins qu’on puisse dire. Qu’on se rappelle seulement de son “ballon” sur la Souveraineté Culturelle, d’auguste mémoire. Le Tricheur et le Naufrageur ont fait la magistrale démonstration de cette approche “Janusienne” de la politique. Lié par son mariage à une famille encore puissante aujourd’hui, il est facile de comprendre que ces derniers ne sont pas particulièrement heureux de voir que ce que l’Histoire retiendra de Robert Bourassa passe obligatoirement par le Tricheur et le Naufrageur. Ces deux oeuvres constituent une référence, comme seuls les historiens de haut niveau peuvent en écrire: un témoignage sculpté dans la vérité des faits. Même si un mercenaire dévoué tente de nous imposer maintenant l’autre côté de ce visage à deux faces.
      Gilles-Philippe Delorme

    • M Boivert, on vous aime plus quand vous êtes Rhinocériste…. lol ;-)

      J’y songe sérieusement. Y.B.

    • C’est tellement ridicule de voir les droitistes traiter Lisée de pédant parce qu’il s’exprime bien ,qu’il est articulé et capable de tirer son épingle contre n’importe lequel de leurs représentants atteint de sinistrose aigu envers le Québec dans les débats.
      Ils ont toujours fait la même chose avec Bernard Landry et Jacques Parizeau.

      C’est probablement parce que ces hommes sont le contraire de l’image qu’ils aiment véhiculer du Québécois qui ne sait pas écrire et parler sa langue comme il se doit et qu’ils sont impuissants à contrer leur message d’espoir sur notre capacité comme nation de prendre en main les rênes notre pays . Ils essaient alors puérilement de tirer le messager.

    • @ pager

      Désolé mon vieux, vous etes vraiment pathétique !!

    • @clark. “@honorable.
      “C’est faux vous étiez à McGill en train de rire de Bourassa. C’est moi qui nageais avec lui à 10:30hrs le soir au CEPSUM”. McGill et U de M. C’est pas toi, c’est moi. Enfantillages.

    • Voici un autre document d’archive pour voir qui est l’hagiographe:
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qP3EX96eCdM#!

    • @latour
      «…dans les vestiaires publics, peut-être; sans doute pas chez lui, quand même.» J’ose espérer, mais pour en être sur il faudrait demander à GHGermain ce qu’il en est (on rigole!!!).
      Ceci dit, il était tellement important pour GHG de faire comprendre aux gens que M. Bourassa n’était pas gai…quel abruti. Qu’il aille «ramasser» son chèque et qu’on passe à autre chose.
      John Normandeau
      Val d’Or

    • Chose certaine, s’il y avait encore des gens qui croyaient qu’il n’y aura pas d’élections au Québec ce printemps, le portrait peint en rose par GHG dissipe toute ambiguïté.

      La publication de cette hagiographie fait indéniablement partie du plan de match des Libéraux : réhabiliter Bourassa et sa baie James pour mieux faire passer Charest et son plan Nord.

      On peut donc comprendre J.-F. Lisée de vouloir couper court à cette mascarade en publiant son « petit Tricheur » (à quand un ouvrage sur l’actuel premier ministre intitulé « le petit magouilleur » ?)

      Quant à GHG, qui se compare à Velasquez, on sait que le peintre espagnol était lui aussi un surdimensionné de l’ego mais, lui au moins, avait du génie.

    • Au quartier général du PLQ, on est en train d’écrire la biographie de JF Lisée. Titre et sous-titre ne sont pas encore coulés dans le ciment, mais on pense à honorer M. Lisée en imitant sa manière de décrire Robert Bourassa, tout en demeurant plus réaliste que ne l’a été M. Lisée envers Robert Bourassa.


      
Titre favori: “Le narcissique vaniteux”.

      Sous-titre favori: “Un autopromoteur olympien déguisé en analyste pédant”

    • bruno.t

      20 février 2012
      14h50

      LOL ! ou Fou rire si vous préférez !

    • @eyeflys “intellectuel de service”. Un terme méprisant et immérité. Diriez-vous la même chose d’un intellectuel fédéraliste? Il y en a, et des talentueux.

    • L’orientation sexuelle de Bourassa: ses trois enfants n’ont pas été conçus par l’opération du Saint-Esprit. Et l’orientation sexuelle d’une personne n’est pas tranchée au couteau.

    • …S’agissant des circonvolutions, de la valse hésitation et autres tergiversations de Robert Bourassa face au nationalisme québécois me reviennent en mémoire avec insistance ces mots d’Emil Cioran:
      «..il arrive à l’homme d’aimer mieux croupir dans la peur que d’affronter l’angoisse d’être lui-même». (In: Histoire et utopie)

      Et probablement aussi d’affronter sa belle-famille qui ne l’aurait certainement jamais laissé céder aux «sirènes» nationalistes…!

    • hono

      Takes one to know one.

    • M. Boisvert

      Ces accusations variables montrent jsutement que vous n’êtes pas aussi biaisé* que les gens le disent.

      Restez vous-même, j’vous aime de même.

      * Le petit, tout petit bémol c’est que vous êtes humain =). S’il y a un biais il est difficilement discernable.

    • “ses trois enfants”, 18h25. Correction: ses deux enfants.

    • Et la censure continue! Dure dure la liberté d’expression au Québec!

    • Titre favori: “Le narcissique vaniteux”.
      ***
      Quand l’argumentation prend le bord et qu’on tombe dans l’insulte , on est rendu bien loin du sujet et de la vie de Bourassa. On voit bien tout l’infantilisme de celui qui projète sa propre façon d’être sur l’autre.

    • «Ah, je suis péquiste cette semaine? OK. L’autre jour j’étais libéral. J’imagine que serai créditiste la semaine prochaine.» Y.B.

      Monsieur Boisvert,

      Un de ces jours, il se trouvera sans doute un loustic qui vous qualifiera de «girouette». ;))
      —————————
      Titre favori: “Le narcissique vaniteux”.
      Sous-titre favori: “Un autopromoteur olympien déguisé en analyste pédant”

      Voilà deux formules qui, diront sans doute plusieurs commentateurs de ce blogue, décrivent bien ledit autoproclamé honorable. ;)

    • @philivan. “le dit autoproclamé honorable”. Un pseudo parfois difficile à honorer. Quant à moi, je ne me suis pas cassé la tête pour trouver mon pseudo: j’ habite, comme de gens, une tour.

    • @belette_la chinoise. “Takes one to know one” . Comme le dit si bien le roi Loth qui, dans la série Kaamelot (Historia), aime bien émailler ses propos de locutions latines: “Ça ne veut rien dire mais ça se place bien”.

    • “comme de gens”. Comme beaucoup de gens.

    • Bonsoir,

      Une biographie se doit d’être légère et agréable à lire Monsieur Robert Bourassa le mérite bien, lui qui fut de loin le plus grand Premier Ministre du Québec. Car Monsieur Robert Bourassa avait saisi la substantifique moelle du nationalisme québécois et savait bien jouer sur leurs 36 cordes sensibles comme un virtuose, comme un équilibriste marchant sur un fil. Beaucoup de simples d’esprit et il sont légions au Québec ont cependant cru que Monsieur Robert Bourassa avait viré nationaliste. De là RAGE ET RANCOEUR de certains malotrus. Monsieur Robert Bourassa en tant que fier Canadien a su BATTRE LE CHAUD ET LE FROID dans ce Québec alors pétrifié par son nationalisme ringard. Monsieur Robert Bourassa savait depuis longtemps que les nationalistes québécois ont toujours pris de sales vessies pour des lanternes. Ce visionnaire les a bien eu dans le détour et Monsieur Robert Bourassa le fit pour leur plus GRAND BIEN. Aujourd’hui, grâce à cet homme, il y a de moins en moins de nationalistes québécois qui se promènent avec une poignée toute chromée dans le DOS……… Merci Boubou de les avoir fait évoluer un brin, rien qu’un brin ! Au plaisir, John Bull.

    • Je ne sais pas si ce mesage va passer … mais le meilleur compte-rendu du livre de P-H Germain est celui de Benoit Aubin du journal de Québec;(http://m.journaldequebec.com/2012/02/18/la-folie-du-quebec)

      “… cette biographie autorisée, de Robert Bourassa …le présente comme un nationaliste modéré et réfléchi, qui a gouverné le Québec, en ces périodes de turbulences extrêmes, souvent à la limite du chaos social organisé.” (B Aubin)
      Quant a moi le factuel n’expliquera jamais comment certains prétendent que Robert Bourassa a été un grand P.M.
      Le contextuel le peut:Dans la tempête, il a atteint des objectifs tres élevés…(economie, langue, culture constitution etc)
      Comparez les objectifs de Robert Bourassa a ceux de J F Lisée dans son livre ;”Pour une gauche efficace” et vous saurez qui dit vrai!
      Il y en a un qui est allé a la guerre et qui a accompli
      et il y a l’autre qui spécule!

    • >>>J’ai pris quelques fois un sauna avec Bourassa au CEPSUM (pur hasard de nos horaires; son heure favorite coincidait souvent avec mon heure favorite). Homme très simple et sympathique. Pas prima dona du tout-honorable
      _____________
      Même profil de personnalité que le vôtre dans le fond. Les lecteurs de cyberpresse apprécient beaucoup votre simplicité et votre grande générosité de venir nous instruire ici sur des choses méconnues et qui méritent de l’être.
      BRAVO! Au participant honorable.

    • …you could reduce this country(Canada) to a balance sheet?
      …yes but the PQ now is talking about “profitable sovereingty”.
      I’m always insisting on that aspect because I’ve tought that:”Bread” and “Butter” is an
      essentialism in politic

      oupss 1939/1945 WW2 was
      based on that little simple thing for the people who could hardly survive…: ” I’ll
      give you “Bread”…and even
      “Butter” to put on it…

      WOW such a great leader(Mr.Bourassa)

      Robert Bourassa

      http://www.youtube.com/watch?v=hgmgmjL0Kco&feature=related

    • Le toisieme hommes sur la photo c’est, M. Louis Robichaud premier ministre du N.B.

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