
L’avocat Jean Masson, de Fasken Martineau, m’explique exactement comment a été financé le livre de Georges-Hébert Germain sur Robert Bourassa.
Ce n’est pas une “fondation” de la famille Bourassa qui a payé pour l’ouvrage (la famille a deux fondations, dont une pour la recherche sur le cancer).
C’est une fiducie, sur laquelle siègent les deux enfants de M. Bourassa, François et Michelle. Elle a collecté des fonds auprès d’amis et de sociétés.
Cette fiducie a été créée pour “perpétuer la mémoire de M. Bourassa”, notamment en collectant des fonds pour ériger une statue de l’ancien premier ministre à l’Assemblée nationale, mais aussi pour d’autres événements.
Le contenu de cette fondation est privé. Elle est dirigée par quatre personnes: Me Jean Masson, Pierre Bibeau, proche conseiller de M. Bourassa, et les deux enfants d’Andrée et Robert Bourassa.
La fondation a financé une partie de la recherche, donné accès à des archives et versé certaines sommes à l’éditeur (Libre Expression) pour payer l’auteur notamment.
Jean Masson a été celui qui organisé cela. Il y a eu “un mur de Chine” entre lui et la fiducie et Georges-Hébert Germain, totalement libre du contenu, dit-il. “Je ne lui ai pas donné d’entrevue et je n’ai même pas lu le livre encore”, dit-il.
Voilà qui démêle un peu l’origine de l’affaire. Si des membres de la famille ont été impliqués parce que membres de la fiducie, ce n’est pas d’une des fondations familiales qu’il s’agit. C’est en somme un projet d’amis et d’admirateurs et non “de famille”.
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