Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Mardi 13 décembre 2011 | Mise en ligne à 23h27 | Commenter Commentaires (81)

    Officialiser juridiquement le “crime d’honneur” au Canada?

    La famille des accusés pendant le procès belge (photo Vif.be)

    La famille des accusés pendant le procès belge (photo Vif.be)

    Un juge de cour d’assises belge a reconnu le crime “dit d’honneur” juridiquement hier à la suite d’une affaire de meurtre où une jeune femme d’origine pakistanaise a été assassinée par son frère à l’instigation de sa famille pour avoir refusé de se faire imposer un mari et une vie par sa famille.

    Un article du périodique Le Vif explique ce que cela veut dire.

    Il s’agit en fait de la reconnaissance de ce type de crimes comme haineux.

    C’est donc, au moment d’infliger la peine, un facteur aggravant susceptible d’envoyer le condamné en prison plus longtemps.

    La loi belge permet en effet de considérer un motif haineux ou discriminatoire comme une circonstance aggravante –un crime motivé par la haine des homosexuels, par exemple.

    Qu’en est-il au Canada?

    La question ne se pose pas ici en cas de meurtre prémédité, puisque la peine est automatique: l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

    Mais pour les autres crimes, le Code criminel prévoit déjà comme facteur aggravant le fait que:

    “l’infraction est motivée par des préjugés ou de la haine fondés sur des facteurs tels que la race, l’origine nationale ou ethnique, la langue, la couleur, la religion, le sexe, l’âge, la déficience mentale ou physique ou l’orientation sexuelle.

    Une disposition qui ressemble fort au texte belge.

    Il n’y a pas encore de précédent, mais on pourrait fort bien tenir le même type de raisonnement que le tribunal belge.

    Le crime d’honneur est par définition un crime haineux fondé sur des préjugés sexistes.

    On pourrait très bien voir un juge, donc, tenir compte de cette motivation d’une personne condamnée pour alourdir sa peine ou sa période d’inadmissibilité à une libération conditionnelle.

    Il y a donc déjà quelque chose dans notre Code criminel qui permet de dénoncer juridiquement le crime dit d’honneur.


    • Moi j’ai en tête un autre type de meurtre: le meutre par compassion.
      Un meurtre qui devrait être considéré comme sous un facteur atténuant.
      J’ai en tête le cas Latimer…

    • Que les crimes d’honneur soient considéré comme haineux, oui. Qu’il y ai une nouvelle catégorie de crime intitulé crime d’honneur, non. Dans un tel cas, cela reviendrai à de la discrimination sur la base de la religion, et ainsi être haineux envers une religion.

    • AVEC DÉFÉRENCE, MONSIEUR BOISVERT…

      Lorsque sous la 35ième Législature, le législateur canadien a adopté les dspositions du Code criminel concernant le crime haineux, tel que vous le rapportez et qui dit que cela constitue une circonstance aggravante si:

      « l’infraction est motivée par des préjugés ou de la haine fondés sur des facteurs tels que la race, l’origine nationale ou ethnique, la langue, la couleur, la religion, le sexe, l’âge, la déficience mentale ou physique ou l’orientation sexuelle. »,

      il s’agissait, si on lit les débats tant à la Chambre qu’au Comité permanent de la justice et des questions juridiques, de pouvoir donner une sentence exemplaire à une personne dont l’une des motivations à commettre un crime était comprise dans les facteurs que vous énumérez.

      On voit mal (mais sait-on jamais) un homosexuel commettre des voies de fait contre un autre homosexuel au motif que sa victime est homosexuelle.

      Il peut bien arrriver qu’un homosexuel, amoureux éconduit, explique par des moyens d’éloquence physique à l’autre homosexuel qui l’a envoyé paître qu’il n’apprécie pas son rejet.

      Mais il n’y a rien de plus dans ces gestes que dans ceux d’une personne hétérosexuelle agissant de même en de pareilles circonstances.

      Pour ce qui est de la religion, on a beaucoup évoqué que si un suprémaciste chrétien fondamentaliste s’en prenait à un musulman pour lui donner une correction et lui indiquer la bonne voie, il y avait un élément aggravant.

      Mais l’on n’avait pas envisagé à l’époque, il y a moins de 20 ans, qu’un crime soit motivé par la haine à l’intérieur d’un même groupe et pour le seul motif qu’une personne membre de ce groupe ne respectait pas assez strictement les valeurs de ce groupe.

      C’eut été un cercle vicieux.

      On ne voyait pas à cette époque une femme musulmane se faire battre par son père parce qu’ellle voulait poursuivre des études supérieures (du genre de vouloir aller au Cégep).

      Mais la société a changé et par un infini respect pour la différence, on a accepté des comportements bizarres.

      Dalton McGuinty a même parlé d’instaurer des tribunaux islamiques en Ontario !

      Certains amis de la magistrature disent: «Donnez-moi les faits et je vais vous trouver le droit applicable», quitte à se servir de législations qui n’avaient pas été prévues à cet effet.

      Dans l’exemple que vous nous donnez, le débat doit se faire au parlement.

      Nos élus doivent réaffirmer que lorsqu’on accepte de devenir citoyen canadien ou de résider dans notre pays, on accepte aussi les valeurs fondamentales de celui-ci et modifier en conséquences les législations existantes pour faire face à ce nouveau phénomène.

      La «judge-made- law» est une dangereuse dérive.

    • Cependant l’État continuera à débourser pour eux en tant que résidents de pénitencier. EXIT, renvoi immédiat dans le pays d’origine. Ces pays-là ne se gênent pas pour incarcerer et expulser les non-respectueux de leurs propres lois.

      Vous voudriez donc imiter les lois de l’Arabie saoudite ou de “ces pays-là” dont vous semblez pourtant supposer l’infériorité. Beau programme, y a pas à dire.Y.B.

    • Donc ça en fait un crime plus grave qu’un homme tuant un enfant après l’avoir abusé sexuellement ?

      Qu’on le fasse, j’ai pas vraiment de problèmes, mais je ne vois toujours pas le point.

      Que les meurtriers fassent vraiment leur temps, ça ce serait juste.

      Votre exemple est mal choisi, car ces faits en feraiennt automatiquement un meurtre au premier degré, donc aucunement “moins grave”. Y.B.

    • Je ne suis pas certaine que c’est nécessairement du point de vue juridique que l’on doive faire une distinction entre le meurtre de (dés)honneur et un meurtre “ordinaire” mais plutôt du point de vue de la prévention.

      D’une part, prétendre qu’un meurtre commis pour un motifs haineux est “pire” qu’un autre meurtre est plutôt insultant pour les autres victimes. Après tout un meurtre est forcément haineux. D’autre part, prétendre que les crimes de (dés)honneur sont des meurtres comme tout les autres, c’est fermer les yeux sur tout ce qui contribue à le favoriser, comme la position inférieure des femmes dans une communauté, (contrôle de la sexualité féminine, obligation de la virginité, code vestimentaire), l’obsession du regard des coreligionnaires sur les agissements des unes et des autres, le refus d’intégration associé au mépris de la société d’accueil dont il faut se protéger pour ne pas être corrompu, etc.

      En refusant d’ouvrir les yeux sur ce qui favorise ces crimes, on ferme également les yeux sur ce qui pourrait contribuer à les prévenir. Il ne suffit pas de dire “Ne tuez pas vos filles sinon vous ferez de la prison” ou “On va vous trouver des ressources pour vous aider à gérer vos émotions”. Plusieurs fondamentalistes ne reconnaissent pas les lois de leur société d’accueil et dans biens des cas ne reconnaissent même pas le concept de système de lois humaines mais seulement les lois perçues comme divines. Ne parlons même pas de gestion d’émotions…

    • Je suis tout à fait d’accord avec votre point de vue. Mais aussi longtemps que le Canada conservera la doctrine du multiculturalisme il y aura toujours matière à contestation. Comment promettre à un immigrant qu’il est en droit de conserver sa culture, sa religion, ses coutumes et ensuite lui interdire les morceaux qui ne concordent pas avec notre droit. Le multiculturalisme est mauvais.

    • …@YB: Bravo! Vous êtes un des rares journalistes qui qualifie l’expression en ajoutant l’adjectif «dit» ou encore à mettre entre guillemets l’inqualifiable acte si mal nommé «crime d’honneur». (Même si on ne retrouve pas les guillemets partout dans votre texte)

      Il serait utile que les médias, dont bien sûr La Presse, ordonnent aux réviseurs de toujours corriger cet oubli, volontaire ou pas, des auteurs d’articles sur le sujet. Il n’y a en effet rien «d’honorable» à assassiner quelqu’un sous le douteux prétexte de sauvegarder ou rétablir «l’honneur» familial.

      Quant à le considérer comme facteur aggravant, je pense que votre analyse couvre l’essentiel du sujet.

      Merci bien, mais je ne suis pas de ceux qui pensent que l’appellation “crime d’honneur” confère la moindre légitimité à ces gestes. Y.B.

    • La Belgique fait office de précurseur et c’est tant mieux. Aucun motif ne justifie le meurtre, sauf la légitime défense. J’espère de tout cœur que cette voie sera suivie par le Canada. Le crime d’honneur est à peu de choses près un “crime d’horreur”.

    • Un juge pourrait en effet considérer le facteur “aggravant” du crime haineux, mais je me pose la question: en intégrant la notion de crime d’honneur à notre système juridique, est-ce qu’un autre juge pourrait estimer qu’un tel crime, relié à des coutumes culturelles différentes des nôtres, pourrait bénéficier d’un facteur “atténuant”?

      On n’est pas à l’abri de la bêtise, mais ça ne tiendrait pas la route. Y.B.

    • Hein ?

      légaliser ça !

      Ne jamais conduire un véhicule automobile ou essayer d’avoir une opinion sur un texte avec les facultés affaiblies. Y.B.

    • Bonjour M. Boisvert, je viens de lire ‘Le niqab et le complexe canadien’: excellent … comme toujours! En effet, il me semble qu’au Canada dans certains dossiers, on s’enfarche dans les fleurs du tapis. Se demander pendant deux jours s’il faut permettre à un immigrant de prêter allégeance à son nouveau pays en portant le niqab: pas fort! A un moment donné, on accepte immigrants, il me semble que l’on peut poser des conditions qui tombent sous les sens. Qu’ils portent le niquab dans la vie de tous les jours, pas de problème pour moi, mais dans les cours de justice et pour prêter serment: NON!

      @jeanfrancoiscouture – 14 décembre 2011 – 09h07
      Vous avez bien raison, de mettre ‘crime d’honneur’ entre guillemets est la moindre des choses. Cette appellation me fait dresser les cheveux sur la tête. Ton honneur est plus important que la vie de tes propres enfants, on cherche encore l’honneur dans tout ça.

    • À mon avis, soutenu par une bonne preuve de nature sociologique, psychologique, anthropologique et historique, ce pourrait aussi devenu un facteur atténuant.

      Je crois donc, pour l’instant, que le mieux est de punir ces crimes et de s’abstenir de faire quelque jugement de valeur additionnel sur la nature du crime.

      Avec une mauvaise preuve anthropologique et un mauvais juge, plutôt. Y.B.

    • @ Y.B

      En aucun cas je diminue ou conteste les lois de ces pays. Chaque pays a le droit de se gouverner comme bon lui semblent tout en respectant ses voisins.

      Qui sommes nous pour leurs montrer l’exemple.

      Nos femmes sont de plus en plus perçues et utilisées comme des salopes dans nos tivi et cinéma. L’homme est devenu une bête de sexe, un batteur, un menteur et un abuseur. Nous regardons notre passé avec dédain, nos grands-parents passent pour des arrièrés mentaux parcequ’ils utilisaient la punition physique, nos grands-mères qui restaient à la maisons pour élever les enfants sont regardées comme des femmes soumisent. Les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent nullement le mot RESPECT.

      Je sais que je divague du sujet mais je respecte les gens qui vivent et fonctionnent avec un but dans la vie et qui respect les lois.

      Nous laissons des criminels, tueurs d’enfants, ivrognes au volants, violeurs et agresseurs déambuler dans nos rues parceque nous sommes une société CIVILISÉE. Alors que cette civilisation tue des centaines de gens à tout les jours pour ce procurer drogues, pétrole, gaz, diamants etc……..

      SVP en fait de moral ne venait pas me parler de la nôtre, elle n’existe plus. Elle est devenue un j’m'en foutisme pour l’avenir de nos enfants et celles de leurs enfants.

      Merci.

      Ce que vous dites des jeunes, on le disait dans le temps de Socrate. Et chez l’homme des cavernes aussi j’imagine, mais on n’a que quelques dessins. Moi, au contraire, je juge les lois de pays qui infligent des punitions corporelles et la lapidation comme barbares parce que contraires aux droits fondamentaux universellement reconnus. Et j’estime donc ces lois “inférieures”. Tous les systèmes de justice ne se valent pas. Y.B.

    • @YB:«Merci bien, mais je ne suis pas de ceux qui pensent que l’appellation “crime d’honneur” confère la moindre légitimité à ces gestes. Y.B.»
      +++
      J’espère que rien dans ce que j’ai écrit a pu vous donner l’impression que je vous prêtais une telle intention. Si c’est le cas, j’en suis sincèrement désolé car je n’accorde absolument aucune légitimité à ces gestes. Pour moi, les guillemets ou encore l’adjectif «dit» placé devant signifient justement qu’il ne faut pas parler de ces crimes comme si l’appellation allait de soi. C’est pour cela que j’ai souligné votre usage des guillemets et de l’adjectif «dit»

      S’il y a eu méprise, veuillez m’en excuser.

      JFC

      Il n’y a pas lieu de s’excuser. Ce que je voulais dire c’est que je ne m’offusque pas de l’appellation crime d’honneur. Y.B.

    • Bonjour,

      Il est intéressant de souligner que le Code criminel canadien inclut encore un concept qui renvoie à l’idée d’honneur, et qui a aussi comme effet de réduire les peines de gens trouvés coupables de certains crimes : la défense de provocation en cas d’accusation de meurtre. (Art. 232 C.cr.)

      Il y a évidemment des distinctions à apporter. Si les crimes d’honneurs sont commis soi-disant pour laver l’honneur familial collectif entaché par un comportement jugé répréhensible d’une membre de la famille, la défense de provocation en droit canadien permet à une personne blessée elle-même dans son amour-propre par sa victime de recevoir une peine plus clémente pour homicide.

      Toutefois, je vois là des similitudes, en ce sens qu’il s’agit de cas où des personnes qui commettent un crime intentionnellement peuvent bénéficier de la clémence de leur communauté (crimes d’honneur) ou de la loi (défense de provocation) en raison de circonstances « atténuantes » précédant l’acte criminel.

      Les concepts de crime d’honneur et de défense pour provocation, quoique différents à plusieurs égards, semblent tous deux être des vestiges d’une autre époque où l’honneur, la réputation, les duels et la vengeance occupaient une place plus importante dans notre société. C’était aussi, je crois bien, une époque où les gens avaient plus tendance à se rendre justice eux-mêmes, et où les institutions gouvernementales étaient peut-être moins à même de répondre efficacement à toutes les infractions criminelles commises sur leur territoire.

      Vous me semblez étirer un peu les concepts. Y.B.

    • Je ne suis pas certain que de mettre le crime d’honneur au code criminel, surtout si des dispositions existent déjà pour punir plus sévèrement ce genre de crime, comme la disposition pour crime haineux.

      Ce qui me chicotte, c’est qu’en mettant le crime d’honneur au code, on se trouve à donner un statut spécial à une coutume qui s’identifie grandement à la religion (quoi qu’en disent les experts, selon moi), et à la culture. Selon moi, tout le monde devrait être sur un pied d’égalité, avec les mêmes dispositions pénales pour tous. Sinon on se retrouve avec des cas de niqab autorisé des le box des témoins parce que c’est une disposition autorisée par une culture différente, et des discussions sérieuses à savoir si la Sharia devrait être autorisée au Canada. Je suis inquiet du précédent légal que le crime d’honneur amènerait au système de justice.

      Envoyons le bon signe: pas de crime d’honneur au code criminel, et punissions sévèrement les coupables avec les dispositions sur les crimes haineux.

      Laurent Aubray

    • @ph.valois
      1- Le crime d’honneur n’est pas cautionné par la religion islamique. Et quelqu’un l’a dit dans un autre blogue l’autre jour, il y a d’autres cultures qui ont de tels crimes. Donc ce n’est pas discriminatoire envers une religion en particulier.

      2- Et pour être discriminatoire, il faut que ça viole son droit. Personne n’a le droit de tuer.

      3- Et discriminer, n’est pas nécessairement haineux. Exemple, un garage n’emploie pas de mécaniciennes parce que “les femmes ne connaissent rien mécanique”. Ce n’est pas haineux, c’est juste être très mal informé.

      @basilic
      “Le multiculturalisme est mauvais.”
      Un marteau est mauvais car je me suis donné un coup sur le pouce ? Non. C’est l’utilisation que j’en ai fait qui est mauvaise.
      On applique mal le multiulturalisme. C’est tout. Il faut juste faire en sorte que “leur” culture ne viole pas notre Charte, nos lois … Il ne faut pas tout laisser passer.

    • Plus aucun passe-droit avec les écarts traditionnels & religieux. On est dans un état laïc de droit et non une théocratie. La croyance en un ami imaginaire est la pire excuse qui soit pour trucider sa famille.
      Tu commets une abomination au nom de la religion, alors ta peine doit être le reflet de ton abominable stupidité. Surtout que dans ce cas précis, je ne vois aucune réhabilitation possible puisque le crime puise en partie sa source dans les convictions traditionnelles et immatérielles de l’illuminé.
      Si on veut établir une nouvelle catégorie juridique d’homicide, alors je ne serai certainement pas celui qui s’y opposera.
      Y’en a marre de l’obscurantisme de l’ami imaginaire.

    • N’y avait-il pas eu un jugement il y a une dizaine d’années (renversé en appel) où une juge à Montréal avait acquitté deux violeurs (immigrants) en disant que le viol était perçu différament dans la culture des accusés et que cela faisait “partie de leur culture”? Cela avait soulevé l’ire de la population et de la dite communauté culturelle qui n’avait vraiment pas apprécié cette étiquette. (Désolé pour le manque de détails, j’écris de mémoire et je n’arrive pas à retrouver la référence).

      En ajoutant la notion bien culturelle de “crime d’honneur” au droit criminel, ne risquons-nous pas de voir ce genre de jugement de reproduire en utilisant le prétexte comme facteur atténuant?

      Ce n’est pas exactement ça, mais ça revient à cela et la Cour d’appel a rappelé la juge à l’ordre en disant qu’elle avait tenu compte de facteurs non pertinents. Y.B.

    • Que notre système de justice cesse d’enculer des mouches avec sa guerre à la drogue et que l’on enferme les criminels réellement dangereux.

      Il n’y a pas de rapport entre la sodomie entomologique et la durée des peines. Y.B.

    • Le mobile ne devrait jamais entrer en ligne de compte au risque d’alourdir le processus judiciaire.

      CD

    • Crime d’honneur = meurtre prémédité.

      Est-ce si compliqué? Pour la justice, apparement que oui…

    • M. Boisvert, vous pouvez juger certains systèmes de justice inférieurs à d’autres, mais le point que vous tentez de faire ici est de punir plus sévèrement les individus qui sont issus de ces systèmes. Or, nous sommes tous, à un certain degré, le produit d’une culture. Je ne vois donc pas la légitimité de punir plus sévèrement les personnes issues de systèmes de justice dont les droits fondamentaux ne font pas partie. C’est un peu comme les punir de ne pas être né au bon endroit, ou à la bonne époque. Mais enfin, à chacun son ethnocentrisme… Bonne journée!

    • Encore faudrait-il plusieurs si

      -Si, un procureur suffisamment allumé (lire ici qui aime suffisamment son boulot… c’est un autre dossier) demandait une telle peine, éventuellement et;
      -si, évidemment, le jugement Belge est repris en doctrine par les constitutionalistes reconnus d’universités canadiennes;
      - un ministre de la justice qui veut agir en ce domaine (aucun ministre ne donnera l’instruction d’aller en appel s’il n’endosse pas cette approche);
      - Un juge sévère mais qui est en même temps libéral dans l’interprétation de la charte, (c’est un peu la quadrature du cercle…)
      - Une séquence de juges qui entérineront le caractère haineux en appel et éventuellement, en CSC
      - Un militantisme judiciaire (lire ici le droit d’intervenir) de la part des groupes de femmes. Le procureur ne doit pas être seul, car il aura une armada de groupes pro-musulmans contre lui.

      Bref, un beau fantasme judiciaire. Mais je doute que sans une intervention du législateur, tout ce beau monde prenne une (telle) initiative. À vrai dire, je me demande si le système judiciaire québécois peut interragir proactivement avec son environnement ou s’il n’est pas lié au législateur ou à l’exécutif (qui sont les mêmes, en système Westminster).

      F. Picard

    • La loi actuelle est suffisante. C’est la sensibilité des programmes sociaux qui est déficiente.

    • Il me semble que la notion de “crime d’honneur” est simplement incompatible avec la notion voulant que nul n’est justifié de se faire justice lui-même.

      Admettre comme circonstance atténuante le concept de “crime d’honneur” c’est admettre que se faire justice est envisageable.

      Admettre comme circonstance aggravante le concept de “crime d’honneur” me semble cependant un moindre mal que de laisser impuni cette détestable propension à se substituer à Dieu.

      Concernant le message de chialeux48le 14 décembre 2011 @ 05h54, si des gens sont reconnus coupable au Canada, d’un crime au Canada, je trouve indispensable qu’ils servent leurs peines au Canada selon les lois du pays.

      Lorsqu’ils seront libérés, si ce sont des ressortissants indésirables et sans droit de citoyenneté, qu’on les expulse ne me pose aucun problème. Ils ont méprisé nos lois, on ne leur doit rien d’autres que la peines qu’ils recoivent.

    • Je croyais que dans notre pays les citoyens étaient soumis aux mêmes lois. Je ne connais aucun texte de loi qui fait une distinction en fonction de la culture à laquelle un citoyen adhère.

      Je trouve qu’on coupe les cheveux en quatre à certains moments. Ici nous n’acceptons pas les meurtres. Les facteurs aggravants sont là pour distinguer entre l’impulsivité et l’intention malveillante. Le législateur a voulu faire cette distinction afin de déterminer si le criminel a eu le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes.

      Alors peu importe pour quel motif, si le motif précède l’acte d’un certain temps, c’est un facteur aggravant. Il n’y a aucun honneur à commettre un meurtre sauf dans certaines organisations criminelles. Toute organisation, culture ou autre regroupement qui fait la promotion directe ou indirecte d’un meurtre devrait aussi être considéré criminelles.

    • Le fait qu’un homicide soit qualifié de «crime d’honneur» est pertinent pour décider s’il s’agit d’un meurtre avec préméditation (premier degré) au lieu d’un meurtre sans préméditation ou d’un homicide involontaire. C’est particulièrement pertinent si la défense en est une d’accident, comme dans le cas Shafia, ou d’absence de préméditation et la cour peut se servir de cette preuve pour déclarer un accusé coupable de meurtre avec préméditation. C’est donc, en droit pénal canadien, un facteur aggravant car le meurtre avec préméditation entraîne une peine automatique d’emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans alors que le meurtre sans préméditation permet une libération conditionnelle après 10 ans, à la discrétion du juge qui impose la peine.

      On pourrait toujours amender le Code criminel en ajoutant dans la définition de meurtre avec préméditation le soit-disant «crime d’honneur», qui implique nécessairement une forme de préméditation, mais ce n’est pas nécessaire puisque cette preuve est déjà admissible. D’ailleurs, c’est exactement ce que la poursuite fait dans l’affaire Shafia – elle utilise une preuve indirecte (les circonstances précédant le crime de plusieurs mois, voire années) pour démontrer l’intention spécifique de tuer les victimes hors de tout doute raisonnable via le «crime d’honneur».

      Pour en faire un facteur atténuant, comme certains le suggèrent, il faudrait cependant nécessairement des amendements importants au Code criminel, ce dont je doute qui aurait quelque chance de succès dans notre système parlementaire. Ce n’est pas au Canada à changer ses lois pour «accommoder» des extrémistes mais plutôt à ceux qui viennent au Canada pour y vivre, à s’adapter à ses lois.

    • Pierre Eliot Trudeau lorsqu’il a fait passé la charte des droits et libertés a fait référence à Dieu et au respect des religions. À cette époque, nous n’avions pas les problèmes d’aujourd’hui avec le multiculturalisme. Afin de préserver nos lois et notre culture, je crois qu’il est temps de changer le préambule de la charte en changeant le mot Dieu pour état. De cette façon , se serait les lois de notre pays qui prévaudraient et non la religion. Il ne doit plus y avoir d’ambiguité. Un immigrant se doit de respecter nos lois et non toujours se référer à la charte des droits et libertés pour exercer sa religion à sa guise au détriment de la société. Je ne suis pas contre l’immigration. Par contre, je ne veux pas qu’un immigrant impose ses lois et sa façon de vivre sous prétexte que la charte des droits et libertés le permet. Il est grand temps qu’un changement s’impose.

    • “Nos jeunes aiment maintenant le luxe. Ils ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour leurs aînés… Ils contredisent leurs parents, parlent devant la compagnie, s’empiffrent de bouffe à la table, se croisent les jambes et sont des tyrans pour leurs enseignants.”
      (Attribuée à Socrate au IV siècle A.D. et chialeux48 – 2011)

      Un beau ramassis de préjugés, parti-pris, préconceptions et autres lieux communs repris par ceux qui croient obstinément que tout était tellement mieux dans leur temps, y compris le futur!!

    • J’ai toujours eu du mal à mettre crime et honneur si près l’un de l’autre et on ne devrait surtout pas en faire une catégorie spéciale. Tuer son voisin pour voler son argent n’est pas un crime économique; C’est un crime tout court.

      Le facteur aggravant dans le “crime d’honneur” est sans doute l’absence de repentir qu’un juge peut déjà considérer comme motif pour alourdir la sentence. Pas nécessaire de faire un cas spécial.

    • Monsieur Boisvert,

      De classer les crimes dits “d’honneur” parmi les crimes haineux serait faire preuve d’une grande incompréhension par rapport à ce phénomène qui a, par ailleurs toujours existé. Ces crimes ne sont aucunement motivés par la haine (la haine de qui ? des victimes ?) mais par la vengeance (pensez au “code d’honneur” qui existe dans des organisations criminelles comme la mafia par exemple): on considère que quelqu’un n’a pas respecté les “lois” non écrites du groupe, et on le punit en conséquences.

      Ce genre de crimes est d’autant plus difficile à comprendre pour nous, occidentaux, que cette notion d’”honneur” n’existe plus ici depuis longtemps et qu’on a beaucoup de difficulté à se représenter à quoi elle fait référence au juste et pourquoi elle est encore si importante dans certaines cultures.

      Bref, à mon avis, d’intégrer les crimes dits “d’honneur” à la législation ouvrirait plutôt la porte à invoquer des circonstances atténuantes (et non aggravantes) lors du prononcé de la sentence, comme c’est le cas à chaque fois que des différences culturelles importantes peuvent expliquer en partie les motivations de l’auteur d’un crime.

    • Le crime d’honneur est fondamentalement un crime dicté par la vengeance. Dans les cas de meurtres, ceux-ci sont prémédités, donc au premier degré.

      Ainsi, dans une société comme la nôtre ( occidentale ), où l’égalité hommes-femmes devant la loi est promue et protégée, ce genre de crime barbare, basé sur le machisme, donc de la supériorité de l’homme, n’a aucune raison de même pouvoir espérer une quelconque compréhension , sous forme de facteur aggravant ou atténuant ( because autre pays , autre moeurs ).

      Si ce genre de crime est toléré dans certains pays, alors il nous est loisible de conclure qu’on est loin derrière dans l’évolution des mentalités et qu’il y règne là un désaveu de la valeur de la femme dans cette société. Honneur = orgueil. Celui de l’homme quand on réalise que ces meurtres ont pour victimes des femmes.

      Donc, meurtre au premier degré. Doit être traité comme tel.

      L’affaire Shafia est fort intéressante et on devrait avoir hâte d’en voir le dénouement. À moins qu’on croit à la thèse de l’accident …

      Bonne journée.

    • Corr : autres moeurs

    • @Y.B.

      Vous écrivez dans votre chronique :

      « Le crime d’honneur est par définition un crime haineux fondé sur des préjugés sexistes. »

      Ce n’est pas toujours vrai.. Il y a deux cas qui ont récemment fait leur chemin dans les tribunaux canadiens et qui impliquent des hommes : l’affaire Bellari à Montréal et le cas Sadiqi à Ottawa. Votre consoeur, Christine Desjardins , a déjà couvert le cas Bellari. Il a été tué par son frère dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine pour des motifs liés à l’honneur parce qu’il jugeait que son frère avait un comportement allant à l’encontre de l’islam. Il disait qu’il était un «croyant de Satan».

      La définition du crime d’honneur ne se limite pas à une dimension « sexiste ». Bien que les femmes en soient très très majoritairement les victimes, ce ne sont pas que des filles et des femmes qui en subissent les foudres. Un des principaux critères qui sert à distinguer le crime d’honneur des autres cas de meurtres est la complicité dont le meurtrier bénéficie généralement de la part de sa famille immédiate.

      D’autre part, la tentative de faire reconnaitre la notion « islamique » d’honneur à déjà été tentée au Canada. Un «expert musulman» avait été invité à témoigner devant une cour en Ontario en faveur de celui qui avait déjà été condamné pour le meurtre de son épouse. Son témoignage visait à alléger la sentence du meurtrier. L’expert, Mahmoud Ayoub, fit valoir que «la culture islamique accorde une grande importance au concept d’honneur dans la famille» (R. vs Humaid – section 67). Il a également déclaré que «plusieurs sociétés islamiques permettent aux hommes qui soupçonnent leur femme d’adultère de les punir et parfois même de les tuer» . http://www.canada.com/nationalpost/story.html?id=04fd4e84-3d48-48b3-9340-adfdb4769096&k=33017

      Mahmoud Ayoub ne cherchait rien de moins que de faire reconnaître par les tribunaux canadiens des principes de charia incompatible avec l’égalité des individus devant la loi. Le juge rejeta ses arguments. L’affaire fut portée devant la Cour Suprême qui refusa d’entendre la cause.

      Mahmoud Ayoub, est un expert musulman faisant partie du conseil des exégètes de l’International Institute of Islamic Thought (IIIT), une organisation qui sert de référence à la majorité des lobbies musulmans au Québec et au Canada. dont l’Association musulmane du Canada(MAC) et Présence Musulmane . Plusieurs des experts de l’IIIT ou des organisations liées à l’IIIT sont invités à présenter un islam dicté par la charia. Un manuel classique d’implantation de la charia et reconnu par l’IIIT est l’Umdat al-Salik. L’immunité des parents qui tuent leurs enfants ( garçon ou fille) est reconnue à l’article o1.2.4 de l’Umdat al-Salik.
      http://pointdebasculecanada.ca/articles/10002473-proc%C3%A8s-des-shafia-rappel-sur-les-crimes-d%E2%80%99honneur.html

      En conclusion, personne ne semble prendre la peine de définir le crime d’honneur correctement et ce qui le distingue alors que parfois nous entrons dans des définitions occidentales de l’honneur.

      La «complicité» avec la famille et parfois la communauté distingue le crime d’honneur des autres crimes. En ce qui a trait à la complicité, il y a celle du manuel d’implantation de la charia, le Umdat el-Salik. Une référence sunnite classique d’implantation de la charia diffusé et enseigné par la majorité des organisations d’encadrement de la communauté musulmane au Canada dont celle de Tariq Ramadan.

      Alors que l’ONU dénombre officiellement 5 000 de ces crimes annuellement dans le monde, les Britanniques ont implanté une unité d’enquête spécialisée exclusivement pour le crime d’honneur.

      Résultat surprenant… la BBC publie un rapport des services de polices britannique dénombrant les «attaques» d’honneurs à presque 3 000 par année.

      «Such attacks can include acid attacks, abduction, mutilations, beatings and in some cases, murder». «Attaques» voulant signifier que plusieurs des victimes ont « survécus », un détail non comptabilisé par l’ONU.

      De plus, ces attaques ne ciblaient pas exclusivement les femmes.

      http://www.bbc.co.uk/news/uk-16014368

    • Par ces temps de xénophobie galopante, une affaire a défrayé la chronique en Italie.
      Des citoyens Italiens “de souche” ont organisé une descente armée dans un camps de roms et ont incendié leurs habitations… cette descente fait suite a une accusation de viol lancée par une jeune adolescente de 16 ans contre des roms.
      L’enquête a découvert que la fille ne s’est non seulement pas faite violer.. mais a proféré ses accusations pour se protéger contre ses parents (des italiens de souche aussi) qui lui faisaient faire des tests de virginité mensuellement….Moralité de l’histoire… verra t’on des gens dire qu’il faut mettre un frein a l’immigration Italienne??

      Les crimes dits d’honneur n’ont rien a voir avec la tradition islamique ou tout meurtre est interdit fut il justifié par l’honneur ou la vengeance (selon les jurisconsultes musulmans, il n’y a qu’un juge qui a le droit de prononcer des peines, ce n’est ni aux citoyens ni aux parents ni a qui que ce soit).
      Les crimes d’honneur sont présents dans la plupart des sociétés patriarchales ou l’influence du clan est prédominante.
      Un Hindou, un Italien, un Chinois, un Sud-Américain….etc sont tous capables d’en commettre.
      Alors au lieu d’aller dans la stigmatisation a outrance.. un peu de lecture… quoi qu’en disent certains chroniqueurs populistes à la petite semaine.. lire rend moins con (bien sur si on évite le JDM, certains sites racistes ….etc)

    • @ Y.B

      C’est vrai que la jeunesse à toujours était un sujet de comdamnation des vieux mais l’était-elle au point que nous devons en Occident changer, modifier et/ou abolir des lois ou règlements pour les satisfaire? Non car le passage d’initiation venait combler le vide entre les jeunes et les adultes.

      N’oublions surtout pas que la peine de mort existe encore aux USA et qu’il y a à peine 40 ans que les noirs et les femmes voient la lumière. Sont-ils barbares pour autant?

      N’oublions pas que l’Occident a passé à travers l’obscurantisme et les mêmes genres de punitions que la mort ou l’ablation corporelle.

      N’oublions pas que l’Occident, sur son chemin de redemption et de la démocratie, était l’oppresseur du monde arabe au point de maintenir cette grande civilisation, des plus intellectuelle et ingénieuse, qu’en tant que journaliste vous devriez savoir, dans la plus grande servitude et des guerres tribales. Le monde arabe se réveille depuis la fin du XIX siècle et se souviens de cette oppression européenne. Et pendant cette oppression, la religion devient l’échappatoire du peuple et sert de code de vie.

      Qui sonmmes-nous pour prétendre être la VÉRITÉ et eux le FAUX? Qui sommes-nous pour juger des gens différents quand nous avons de la difficulté à s’entendre entre nous-mêmes, entre concitoyens hyper-consommateur-isolé-parano et entre membres d’une famille qui n’existe plus?

      Être un E.T. je n’en voudrait pas. C’est pour ça qu’il voulait «phone home» au p.s. (fin sur touche humoristique)

      Bonne soirée.

    • Donc, si je comprends bien… Dans le cas d’un meurtre, ça ne s’applique pas, puisque la peine minimale est déjà la peine maximale possible au Canada.
      Mais pour, par exemple, une voie de fait, là, ça pourrait s’appliquer lorsque vient le temps de déterminer la peine… Si le délinquant a défiguré sa soeur parce qu’il était saoul et qu’il devient violent lorsqu’il a bu, il recevra une peine probablement moins sévère que s’il a jeté de l’acide au visage de sa soeur de sang froid parce qu’elle refuse de quitter l’école.
      Il me semble que ça tombe sous le sens? Je veux dire si c’est un acte prémédité, commis de sang froid et parce qu’on considère qu’un être est inférieur à cause de son sexe, de sa race, de son orientation sexuelle, ou autre, c’est pire que si c’est un geste d’agressivité “générale”, en ce sens où le geste est non seulement agressif et invalidant, il est aussi motivé par la haine… À moins que ça ne revienne à faire un procès d’intention?

    • Honnêtement, je ne sais que penser. Si comme vous dites cela pourrait influencer la sentence ou la libération conditionnelle, pourquoi pas. D’un autre côté est-ce qu’un juge ne pourrait-il pas de lui même en décider ou est-ce qu’une telle décision de la part d’un juge sans un appui légal pourrait être invalidé par un tribunal supérieur?

      Et moi aussi j’ai bien aimé votre chronique de ce matin et ce même je suis de celle qui ne s’offusque pas à la vue d’un hijab.

      Et en passant, j’aime bien la pub d’Amnistie Internationale sur la boîte de commentaire.

    • Un meutre est un meutre. Si l’on prouve la culpabilité, on regarde si vous ëtes fou ou votre culture mais un meutre est un meutre dans tous les pays du monde et vous devez payer pour ce geste. Le respect de la vie des autres se doit-ëtre la mëme partout dans le monde évolué.

    • Un gars de longueil(bien de chez nous) qui égorge sa conjointe et sa fille parcequ’il a vu des photo d’elle au sud enlacée par un autre, est-ce un crime d’honneur????

    • Dans certains pays, émettre un commentaire peut vous mener en prison! Si vous ne pouvez me mettre en prison et bien ne faite pas de menaces et foutes moi la paix! Alain Marechal

    • Je crois que techniquement, il n’y ait rien dans nos lois actuelles qui empêche d’envoyer au trou pour un sacré bon bout de temps quelqu’un qui commet un crime dit “d’honneur”. je ne vois pas le besoin d’en rajouter une couche. Il y a en effet la préméditation qui fait très bien la job. Un moment donné, on a déjà pas mal de sous-lois. On en a vraiment besoin d’une nouvelle? À ce point?

    • Notre système comporte déjà tout ce qu’il faut pour que ce genre de crime soit punit plus sévèrement. Il suffit donc de s’en prévaloir. Je ne sait pas si on a besoin de l’officialiser en ajoutant cette catégorie au texte. On est laïcs… On peut se permettre de regadarder ça froidement et faire entrer ça dans les catégories déjà mentionnées… Pas besoin de faire de place à la religion, là-dedans, et perso, j’y vois juste des désavantages. On sort la religion de la sphère publique ou pas ? Aux yeux de la loi, c’est un crime, un crime grave parce qu’haineux ou basé sur des idées qui sont pour nous anachroniques.
      À mon avis, mettre l’étiquette “crime d’honneur” envoi un message… Un message tel que :”Nous avons créé cette catégorie pour vous, citoyen aux idées différentes”… Et c’est pas ce qu’on veut, il me semble. On voudrait plutôt passer le message : “Vous avez tué quelqu’un. Nos loi ne peuvent excuser ce genre d’agissement, ni même en diminuer la portée ou la signification, quel que soit le motif, et ça, vous ne le saviez que trop bien, alors vous devrez en subir les conséquences, comme tous les autres qui ont tué avant vous, pour d’autres motifs.

    • Taqulik dit “Le fait qu’un homicide soit qualifié de «crime d’honneur» est pertinent pour décider s’il s’agit d’un meurtre avec préméditation (premier degré) au lieu d’un meurtre sans préméditation ou d’un homicide involontaire.

      Alors ça c’est un argument qui me convainc de l’utilité d’un tel amendement.

    • Ben oui, officialisons le crime d’honneur.
      En le rendant passible de la peine de mort, pour ses auteurs.

    • Par curiosité pour meurtre au premier degrée c’est l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Si le juge juge qu’il y a eu un facteur agravavnt peut-il mettre la bar a 30 ans ou au moins mettre une recommendation dans le dossier pour le commité de libération?

      Merci

    • Un crime d’honneur… une horreur et son contraire: je craindrais que cela donne lieu à bien de d’errance dans l’application de la loi. Pour moi, un meurtre est un meurtre et tout ce qui pourrait en atténuer la portée, ne devrait pas être considéré.

    • Je sais que cela peut paraitre niais mais d’où viennent ces accomodements raisonnable?
      D’un besoin politique d’obtenir des votes?
      De vouloir plaire à tout prix?
      Pourquoi 2 poids 2 mesures?
      On a nos lois et règlements et on se doit de les respecter et cela est bon pour tous.
      On a définie ce qui est bien et mal et tous sans exception nous devons nous y conformer sous peine de sanction un point c’est tout.
      Je dois être borné car je ne comprends pas!

    • Gardons cette disposition (concernant les crimes haineux) pour les néo-nazis qui vont battre les homosexuels dans les parcs. M. Boisvert, avez-vous acheté votre carte de membre du parti conservateur ?

      Je ne vois pas vraiment le rapport (remarquez, ils ne me voudraient pas). J’ai cru avoir écrit que ce n’était pas nécessaire mais qu’indirectement ce pouvait être un facteur aggravant. Y.B.

    • Faites-donc comme nos politiciens. Ne pensez pas à ces choses et laisser continuer l’immigration massive en provenance du tiers-monde. Bientôt, les gens qui appuient la loi Shariah seront majoritaires et les crimes d’honneurs ne seront plus des crimes, mais simplement des évènements quotidiens. Si par contre, ceçi n’est pas l’avenir que vous souhaiter, peut-être envoyer un courriel à votre deputé quand vous avez la chance.

    • @ducalme,

      votre raisonnement ne tient pas la route. Il n’y a pas de cercle vicieux. La jeune fille qui est assassinée pour sauvegarder le soit-disant honneur de la famille parce qu’elle refuse de se conformer aux dictats de son père ou de ses parents dans l’exercice de la religion ou d’une pratique culturelle quelconque est clairement en rupture avec cette religion ou cette pratique culturelle et comme citoyenne de ce foutu pays, elle a droit à toute la protection nécessaire pour exercer librement la religion et les pratiques culturelles qui lui chante tant qu’elles sont compatibles avec notre code criminel.

      Cessons de fendre les cheveux en quatre. Pourquoi considérez-vous que la jeune fille est encore partie intégrante d’une religion abusive alors qu’elle est discriminée manifestement parce qu’elle ne l’est pas?

      Il y a un gros manquement concernant la protection des adolescents et jeunes adultes qui refusent la religion de leurs parents. Et c’est en vertu de ces dispositions de la loi que les organismes d’aide et de protection devaient être habilités à agir. Comme ça nous éviterions de nous retrouver à devoir ajouter des facteurs agravants à un crime odieux dans le but de faire réfléchir les religieux radicaux qu’il y a une maudite limite à tout.

    • @effrontée, 8h47

      Beau texte. Et c’est vrai que je ne vois pas la différence entre 2 meurtres prémédités, qu’ils soient pour l’”honneur” ou pas. Les deux sont motivés par la haine. …maintenant, parlons des grandes causes: la guerre en Irak. En Afghanistan. Le génocide palestinien. Les expéditions russes en Tchetchenie et en Georgie, la quasi totalité des activitées des services secrets de tous les pays… Tous ces morts, elles sont préméditées aussi… mais on y rattache une “grande cause”, et sont du coup, acceptables.

      On peut passer à un deuxième degré: tous ces speculateurs et autres traders qui boostent artificiellement le prix des denrées alimentaires de base pour faire des millions$ (et, accessoirement, tuer 250 millions de pauvres de plus — dommages collatéraux).. ils sont conscients de l’effet de leurs actes, mais ce n’est pas “spectaculaire”. Ya en masse de cadavres pour faire blêmir les matantes, mais pas de coupable direct sur qui pointer leur cancaneuse et righteous furie. Et les traders continuent d’engranger les millards$… Mais où est la révolte? Non. Les médias pointent vers ce qui fait frétiller la matante: l’horrible islamiste qui a tué sa famille parce-que trop occidentale.

      Je n’excuse pas son geste. C’est une merde, et être le maître du Monde, demain matin j’abolirais toute religion organisée, mais je conteste simplement le poids médiatique de la chose, par rapport à d’autres sujets d’intérêt public pas mal plus pressants… et coûteux.

    • @jolto
      Merci
      .
      Bref, un crime d’honneur est prémédité et haineux (Satan ira déféquer sur leurs tombes). En outre, le crime d’honneur implique l’accord direct des membres de la famille proche (frères, soeurs, mère, père) et ceux qui savent ce qui se prépare dans la communauté. Ma question : Irait-on trop loin, au vu de la preuve, d’accuser ceux qui ont cautionné le meurtre à venir sans le dénoncer?

    • Ça me fait toujours rire de voir que la grande majorité de ceux qui prônent ici la peine de mort se définissent comme Chrétiens de toutes confession en plus de conservateurs qui sont fonda,mentalistes???
      Je suis athée mais je considère grandement ce Jésus Christ ayant été crucifié pour rebellion vis à vis une droite de l’époque.
      Gilles Ménard

    • Je ne vois pas pourquoi on devrais mettre un nom sur ce type de crime,il n’y a pas d’honneur mais de la préméditation ce qui existe déjà dans notre code criminel.
      Maintenant j’espère que l’on va expliquer clairement aux gens qui demandent l’entrée au Canada qu’ici le voile,niquab burqua ne sont pas obligatoire et que les femmes qui désirent étudier,faire carrière,simplement travailler ou se marier sont libre de le faire et dans le cas du mariage avec un compagnon de leur choix,que les empêchées est une atteinte aux libertés de ce pays et que c’est punissable par la loi de les en empêchées.
      Que l’on s’assure que les jeunes filles sont scolarisées soit en mettant des brochures à l’école et un endroit où s,adresser pour avoir de l’aide et que si jamais l’une d’elles devait se sentir en danger qu’elle aurait toute l’assistance dont elle a besoin et que des actions seraient prises qui pourrait amener les harceleurs en prison et pour longtemps même si ce sont des membres de la famille.
      Ici nous sommes un pays libre point.

    • Un crime est un crime, il n’y a pas de crime d’honneur. Les avocats n’ont qu’à démontrer que c’est un crime prémédité.

      Avant d’émigrer dans un pays, se tenir aux lois de celui-ci serait plus que nécessaire pour devenir un bon citoyen. Nul ne doit ignorer la Loi!

    • Si on officialise juridiquement le crime d’honneur, il faudra officialiser juridiquement la lapidation. Hérouxville, quand tu nous tiens…

    • L’honneur de qui et l’honneur de quoi? L’honneur de ma fille, de ma mère, de ma soeur, de mon chien, de mon chat? L’honneur de mon honneur? Un crime demeure un crime. Pouquoi ces gens qui supposémment ont un code d’honneur et tuent en fonction de ce dernier ne s’assument-ils pas? Ces gens qui font dans leurs culottes et qui veulent à la fois le beurre et l’assiette au beurre? Tu veux tuer par honneur? Tu vas jusqu’au bout de tes idées et tu avoues ton geste comme un homme sans te cacher derrière la toge de l’avocat qui t’est fourni par ton pays d’adoption… Si la loi se met à faire dans la nuance en la reliant aux convictions, elle devient automatiquement complice de ces actions barbares et démodées… Et que de temps et d’argent gaspillé!

    • Il faut envoyer un message clair et précis. Le crime d’honneur n’est pas et ne sera jamais toléré au Canada. La prison à perpétuité est la peine minimale à imposer.

    • non, never, niet, —

    • pourquoi reglementer ce crime si rare ?
      encore plus simple est de reinstaurer la peine de mort pour tout meutre premedite ou agression sur des mineurs

      sur ce sujet je suivrais les conservateurs

      tom bombal

    • Les crimes d’honneur sont toujours dirigés contre les femmes. C’est tout d’abord ‘discriminatoire’ pour les hommes et une sorte de crimes des plus hainneux exercés par l’autorité malsaine des hommes en mal de suprématie familliale

    • tu es reconnus coupable de crime d’honneur alors merci bonsoir tu retourne chez-vous le jour même du jugement et tu as plus de la droit de revenir ici sa nous coutes rien et on a pas a payer pour eux merci

    • À propos de crimes d’honneur au Québec.
      Jusqu’au milieu des années 1960, le crime d’honneur existait au Québec sous une forme particulière et presque systématique dans les cas de grossesse illégitime. La fille -mère et son enfant ou l’enfant illégitime étaient rejetés pour protéger l’honneur moral de la famille, et parfois du village. Avec l’accord du curé bien entendu. La mère concernée était obligée de poursuivre sa grossesse en dehors de la famille, souvent à la Miséricorde, où elle subissait le mépris des bonnes soeurs , devait y abandonner l’enfant pour adoption. L’enfant non adopté à l’avance était orienté à la Crèche et était considéré comme un fruit du péché de la mère. Jusqu’à l’âge de trois ans, s’il n’était pas adopté, il vivait dans un état de «déprivation» sensorielle qui retardait son développement auquel son statut lui interdisait le droit. Puis il était orienté vers un hôpital psychiatrique, avec le diagnostic de déficient intellectuel. Quant à la mère, le plus souvent répudiée de la famille, elle devait se débrouiller seule, ou devenait malade mentale par découragement chronique ou se suicidait, sans avoir droit à un enterrement dans le cimetière paroissial. Les enfants de Duplessis sont des victimes pour la plupart de ces crimes d’honneur.
      Que penser aussi des adolescentes abusées par le père, l’oncle, ou pire, le mon oncle curé, qui osaient dénoncer en vain leurs « abuseurs» et qui de ce fait étaient rejetées par la famille.
      Ceci est un témoignage suite à mon expérience personnelle et professionnelle dans le milieu de la santé mentale.
      Marc Grenier

    • @mgrenier
      Bien d’accord avec vous. Merci pour le douloureux rappel.

    • Au Québec, semblerait que le véritable *crime d’honneur*
      est d’avoir un instructeur unilingue anglophone pour quelques mois!

      Ça… Monsieur… ça déclenche les passions!!

    • @mgrenier, tout à fait d’accord avec vous, il me semble urgent de revenir à cette époque bénie.

      Oh… J’avais mal compris, votre point est à l’effet que ce genre d’honneur que revendique certain sous groupe au sein de quelques communnauté nous ferait faire un prodigieux bond en arrière…

      Moi je me demande bien comment on a pu sortir de cette “grande noirceur” lors de notre “révolution tranquille” sans l’apport fabuleux de l’ouverture multiculturaliste…. On a quand même fait un bout pour une gang de consanguin laissés à eux-mêmes…

    • rogiroux,

      :-)))

      En effet !

    • Un meurtre est un meurtre quelles que soient les raisons: sexe, jalousie,vol, viol, religion.
      L’honneur n’a rien à voir avec le meurtre. Le fanatisme religieux est la seule raison. Au Pakistan quelques 600 femmes sont tuées chaque année sous le prétexe fallacieux de meurtre d’honneur. Et les policiers pakistanais n’en tiennent pas compte et considèrent cela comme une affaire privée. Il ne faudrait pas en venir à cela au Canada…
      Un meurtre est un crime et ne peut en aucun cas rétablir la “supposée” honneur.
      Remarquez que “seules” les femmes sont coupables d’adultère…
      à venir jusqu’à maintenant l’adultère ne se fait pas tout seul. Il faut un partenaire…
      Il semble que les hommes pakistanais jouissent d’une impunité totale.
      Il sont tous des “saints hommes”…
      les femmes sont toutes de p…..des s….des m….

    • Je cite le commentaire de l’un de vos blogueurs:”Par ces temps de xénophobie galopante, une affaire a défrayé la chronique en Italie.
      Des citoyens Italiens “de souche” ont organisé une descente armée dans un camps de roms et ont incendié leurs habitations… cette descente fait suite a une accusation de viol lancée par une jeune adolescente de 16 ans contre des roms.
      L’enquête a découvert que la fille ne s’est non seulement pas faite violer.. mais a proféré ses accusations pour se protéger contre ses parents (des italiens de souche aussi) qui lui faisaient faire des tests de virginité mensuellement….Moralité de l’histoire… verra t’on des gens dire qu’il faut mettre un frein a l’immigration Italienne??” Et oui, le crime d’honneur existe encore dans la société italienne, en fait celle du sud de l’Italie, surtout celle influencée par la culture mafieuse devrais-je préciser. Mais ce crime d’honneur n’est pas réservé aux jeunes filles qui perdraient leur virginité, mais en fait tous les enfants des ”Familles” qui oseraient dénoncer les activités criminelles de leur famille, ou même de gens de la famille en général. C’est une longue tradition dont on ne parle jamais: ils se tuent entre eux, et peuvent aussi tuer leurs propres enfants, terrible mais c’est ça. Donc faut-il limiter l’immigration italienne? la question n’est pas là, bien sûr il faudrait juridiquement établier au Canada une spécification relative au crime d’honneur, histoire de bien montrer que l’immigration au Canada doit obligatoirement s’accompagner du respect des lois criminelles et civiles du pays. Ce qu’il faudrait, avant qu’on en arrive aux Shafias, ou aux crimes d’honneur du sud de l’Italie, c’est d’enseigner et cela dès le primaire aux enfants un cours sur les valeurs canadiennes, parler de ce genre de problématique aux enfants, bref toute une série de cours qui permettraient aux enfants d’être mieux préparés à l’intégration et même de pouvoir dénoncer leurs parents et être protégés par la DPJ.

    • Ce qu’il faut surtout c’est enlever le mot “honneur” de quelque chose d’aussi détestable. Quand je vois ces deux mots ensemble — crime et honneur –, j’en ai la chair de poule.

    • Au Canada le question ne devrait jamais être un sujet a débattre…point final.

    • Onas déja innocenté des meurtriers aux États Unies dans certains états sous prétexte que l’individu défendait une vie a naitre et fesait partie d»,une association pro- vie qui dénoncait l’avortement alors ceux ci s’en prenait aux médecin et parfois la femme qui se fesait avorter et on fesait colporter cela tout simplement comme un crime d’honneur.! Incroyable de pouvoir detourner un texte de loi de facon fallacieuse.!

    • j’aimerais apporter mon point de vue, qui reflète des idées novatrices, ce qui ne semble pas avoir l’heure de plaire aux très conservateurs censeurs de ce blogue, puisqu’ils ont jugé pertinent d’enlever mon précédent commentaire, ce qui pour moi qui est une habituée des premières pages, me semble quelque peu dévalorisant, mais enfin. Donc, sauf votre respect messieurs mesdames les blogueurs, au moment ou l’on se parle, il n’y A PAS DE DEFINITION DU CRIME D’HONNEUR DANS NOTRE CODE CRIMINEL CANADIEN. Toutes les interprétations du crime d’honneur, dont la mienne par exemple, peuvent etre débattues sur ce blogue puisque l’on se trouve, j’imagine que vous le savez, dans un VIDE JURIDIQUE. Hors, pourquoi ne pas inclure dans le crime d’honneur, comme j’en avais fait part précédemment, celui ou des parents tuent leurs enfants parce que les enfants ont brisé la loi de l’omerta, qui soit dit en passant, ce se retrouve malheureusement, dans toutes les cultures, dont la culture italienne. Comme ce fait est amplement documenté, je vous conseille, censeurs, de vous informer auprès des excellents journalistes sur le crime organisé André Cédilot, etc, il n’y a pas de raison, selon mon opinion, que le code criminel canadien ne s’ouvre pas cette réalité dans le cadre d’une réalité internationale qui, même les intellectuels, vu sa croissance ainsi que l’impact dont les démocraties occidentales doivent subir, même dernièrement au Québec vu l’ampleur du phénomène ici même, être pris en compte. Bien entendu, cela demande de la recherche, mais je fais confiance. merci anne campagna

    • DEFINITION DE L’ONU:CRIME D’HONNEUR
      (Qui pourrait servir de base de réflexion au juristes canadiens)
      Définition de « l’honneur »
      Le législateur doit utiliser l’expression « prétendument d’honneur » ou utiliser le mot « honneur » entre guillemets afin de sous-entendre l’absence « d’honneur » dans ces crimes. Il doit être conscient qu’il est extrêmement délicat de définir les violences commises au nom de « l’honneur ». Les lois utilisant le terme « d’honneur » risquent de renforcer l’idée fausse et discriminatoire selon laquelle les femmes et les filles incarnent « l’honneur » des individus de sexe masculin et de la collectivité, et que des actes de violence contre les femmes peuvent être motivés par « l’honneur ». En outre, le fait d’utiliser ce terme masque les raisons politiques, sociales et économiques pouvant contribuer aux violences commises au nom de « l’honneur ». Toutefois, le législateur est invité à utiliser le terme « honneur », au lieu d’un terme plus ambigu ou restrictif tel que « coutume » ou « tradition » pour qualifier ces crimes commis contre des femmes et des filles, afin que les crimes « d’honneur » soient identifiés comme tels et que leurs auteurs ne puissent profiter de failles juridiques et échapper aux sanctions. La législation doit clairement indiquer qu’il n’y a aucun « honneur » ni aucune justification aux violences commises au nom de « l’honneur ».

    • Il y a quelques années, j’ai lu ce que des chercheurs ont fait avec des rats et ça m’a fait réfléchir au plus haut point. Six rats dans une grande cage avec peu de nourriture, mais juste assez pour que chaque rat trouve sa portion, cette façon de faire dura une semaine et tout se passait bien entre les rats. La semaine suivante, les mêmes rats, dans la même cage eurent droit pour une
      même période « une semaine » à un festin journalier. Aucun travail a faire pour le rat, chacun bouffait sans chercher. Après 3 jours d’un tel festin, les chercheurs ont remarqué le début d’une
      certaine agressivité entre eux. A la fin de l’expérience de 7 jours, tous morts à l’exception de un
      qui gissait blessé dans un coin. Alors, en voyant ce qui se passe dans la société d’aujourd’hui,
      dans tous les domaines, tirez vos conclusions.

    • Il faudrait définir ce qu’est l’HONNEUR…
      est-ce un sentiment subjectif lié à l’orgueil, à la domination, à la manipulation.
      Une jeune fille qui sort avec un garçon, qui devient enceinte est-ce un déshonneur?

      Autrefois au Québec les filles-mères étaient très mal vues, jugées, condamnées.

      Mais un enfant ça ne se fait pas tout seul, à ce que je sache….Devrait-elle aujourd’hui en 2012 être lapidée, battue, tuée dans un accident d’auto organisé, planifié, programmé?

      Un prêtre me disait: il n’y a pas d’enfants illégitimes. Il y a les enfants de l’amour.

      J’ai merais bien qu’on me définisse le meurtre d’honneur…
      il semble que certains hommes aient l’honneur fragile…celui-ci étant conditionné
      aux comportements des autres..
      le plus grand déshonneur est de TUER
      en invoquant l’honneur… c’est contradictoire, incohérent et absurde.

    • Le déshonneur c’est de tuer une femme….la majorité des cas…
      parce qu’elle fréquente un homme qui n’est pas de son clan, et pire encore…
      qu’elle se marie avec lui…
      c’est toujours la femme qui est en cause…
      elle doit se plier aux décisions de ces messieurs
      qui exercent un contrôle total sur leurs femmes et leurs filles…
      il n’y a aucun honneur là dedans, mais plutôt du fanatisme
      et du déshonneur…
      ce qui ne doit jamais être accepté, toléré…

    • Je vois mal un juge ici déterminé si ce crime au nom de l’honneur familial ne devrait pas etre punit au meme sens qu’un crime prémédité pour condamné un accusé . Car dans ce cas ci ,il y a eu bien evidemment préméditation,mais pire c’est l’acharnement du geste du pere au nom de son honneur malgré les faits contre lui qui vas le mener bien sur au cachot pour les 25 prochaines années sans libération .Le contraire m’étonnerait et ouvrirait une boite de pandorre comme jamais notre justice en as subit.!

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