
Le ministre de la Justice du Québec, Jean-Marc Fournier (Photo PC)
On ne paiera pas pour financer votre idéologie.
C’est ainsi qu’on peut résumer la sortie du ministre de la Justice du Québec, qui s’est présenté hier en comité parlementaire à Ottawa avec à peu près tout ce que le Québec compte de représentants de la justice.
Il a tout à fait raison.
Le gouvernement fédéral veut envoyer plus de gens en prison, y compris pour des délits mineurs, mais ce faisant, c’est dans les prisons provinciales que la facture atterrit.
C’est en effet dans ces prisons que sont purgées les peines de moins de deux ans.
Or, ces prisons sont déjà pleines à craquer.
Si les conservateurs veulent en rajouter, qu’ils paient la note.
Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, dit la même chose.
Mais au-delà de l’aspect financier (on parle de centaines de millions par année pour le Canada, mais l’évaluation est difficile à faire), Jean-Marc Fournier a dit quelque chose de plus fondamental.
Les conservateurs n’ont aucune base rationnelle pour augmenter le nombre de peines automatiques et rendre plus répressive la loi sur sur la justice pour adolescents.
«Vous avez le fardeau de soutenir vos propositions au moyen d’études et d’analyses sérieuses», a-t-il dit.
Or, on le sait, la démarche conservatrice en matière de justice est motivée par l’idéologie et la culture de la peur. Ils sont incapables d’en démontrer la logique criminologique, ni les avantages en matière de sécurité publique.
C’est une honte et il était temps que les provinces réagissent.
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