
Ben Cohen en action
Dans ma chronique d’aujourd’hui, je réagis à celle de mon collègue Patrick Lagacé, de samedi.
Dans son blogue, il poursuit la discussion sur la question de savoir si le silence des homosexuels sur leur orientation ne contribue pas involontairement à l’homophobie.
Ça se discute, et je en reprendrai pas ce que j’ai écrit –sauf pour dire que c’est prendre le problème à l’envers à mon avis.
Il ne devrait pas exister de devoir moral de s’afficher.
Ça me semble renverser le problème. Je ne fais pas l’apologie du secret. Je dis seulement que cette vision, défendue par plusieurs militants gais pour des raisons que je comprends, a un côté pervers en ce qu’elle fait peser sur les gais un poids qu’ils n’ont pas à porter.
Tout le monde n’a pas à être un symbole, un poster boy.
Regardons le problème par l’autre bout –celui de la majorité.
Voyez l’initiative d’un joueur de rugby anglais, Ben Cohen.
Il est hétéro. Mais il a créé une fondation pour contrer l’intimidation et l’homophobie.
C’est bien que des modèles gais s’offrent aux jeunes qui souffrent d’intimidation.
C’est encore mieux, peut-être plus efficace en fait, si des idoles dans un sport “viril” livrent un message à la majorité, dans laquelle se trouvent les intimidateurs et les indifférents.
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