Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Lundi 26 septembre 2011 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (57)

    J. Duchesneau et l’enquête à huis clos

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    La suggestion de Jacques Duchesneau nous ramène à la question fondamentale: pourquoi une commission d’enquête publique?

    En soi, on peut très bien trouver l’information sur la collusion et la corruption dans la construction sans faire témoigner les gens en public –ce que fait l’Unité anticollusion.

    Mais une enquête publique a ceci d’utile qu’elle étale la preuve au grand jour.

    Elle est pédagogique –ou thérapeutique, c’est selon.

    Une enquête publique devient utile quand la confiance envers une institution est ébranlée. Il n’y a souvent pas de meilleure façon de retrouver cette confiance que d’examiner “le problème” (scandale des commandites, dérapage policier, effondrement d’un pont, etc.) à la vue de tous.

    Bien entendu, certains témoins ne parleront pas en public.

    Mais les témoignages publics ne sont que la partie visible d’une commission d’enquête.

    Tout un travail en coulisse s’effectue. Rencontre avec des témoins, dont certains ne témoigneront pas en public, obtention de documents, analyse, etc.

    Autrement dit, une commission d’enquête publique travaille BEAUCOUP à huis clos, avant, pendant et après les témoignages publics.

    Tout ce que pourraient faire “trois juges travaillant à huis clos” peut et doit être fait par une commission d’enquête publique.

    Trois juges d’expérience pourraient certes faire un bon travail. Cela coûterait moins cher –ce n’est pas à négliger, les commissions d’enquêtes sont devenus un peu des monstres juridiques et financiers.

    Il y a des exemples d’enquêtes à huis clos sur des sujets moins graves qui ont donné des résultats satisfaisants.

    Mais la fonction “exposition d’un système” n’est jamais aussi bien accomplie que par une commission publique.

    La commission pubique a également la vertu étonnante, parfois, de donner du courage à plein de témoins: quand l’un commence à dire les choses, et que ça se sait, un deuxième est encouragé, rassuré, protégé en quelque sorte.

    Si cela se fait en privé, la pédagogie du courage est moins efficace.

    Et rien n’empêche d’offrir des garanties à certains témoins, et de ne pas tous les amener à la barre.

    Bref, une enquête à huis clos, dans le contexte que l’on connaît, ne permettrait pas aussi bien de remplir les objectifs d’assainissement du milieu de la construction/génie-conseil/financement politique.

    Je suis contre.


    • Bon. Il y a des limites à répéter les mêmes propos d’un blogue à un autre, fut-ce sur un même sujet. Je vais donc me limiter à cette affirmation fétiche d’un de mes ex-collègues, avocat de son état:

      «Le soleil est le meilleur désinfectant».

      Je suis donc contre le huis-clos.

    • N’a t-on pas appris dernièrement que les juges étaient choisis par John James Charest? C’est pas ça l’histoire des post-it?
      J’vois ça d’ici, John James Charest qui soupe, sur le bras des contribuables évidemment, avec les juges qu’ila nommé après la journée à huit clos pour savoir ce qui s’y passe et en profite pour donner ses ordres aux juges/amis. J’vous dis que c’est de la crédibilité ça. Bon, je charis mais comme on dit, il n’y a pas d’amis sans retour d’ascenseur…

      Si c’est ce que vous avez retenu de Bastarache, vous l’avez mal lu. Pour le reste, vous avez beaucoup d’imagination pour les complots, mais pas de faits. Y.B.

    • Je suis sceptique. Un huis clos devrait, pour être crédible, inclure un certain nombre d’intervenants connus et à la réputation d’intégrité reconnue hors de tout doute; pas seulement trois juges et leurs assistants. “Tout ce que pourraient faire “trois juges travaillant à huis clos” peut et doit être fait par une commission d’enquête publique”. C’est aussi mon avis.

    • Si ce que monsieur Duchesneau à dit est vrai et que les couts des contrats ont déja baissés depuis que cette affaire fait du bruit alors pourquoi s`arrêter là ?

      Bien au contraire, il est important que les manigances entre les différents intervenants qui bénéficient de petites passes soient dénoncées publiquement afin que tous sachent que le modus operandi est débusqué.

      Il va de soi que dans les prochaines semaines les spin doctors et faiseux d`image vont se faire aller et tenter de recamoufler le systeme en place.

      Dans tout cela je crois que c`est aux contribuables qu`on doit des comptes et non pas aux oreilles des amis du systeme.

    • Cette proposition de commission d’enquête secrète est proprement révoltante. La justice doit être publique. La justice à huis-clos appartient aux dictatures. Pire, on en discute partout aujourd’hui comme s’il était normal qu’on puisse choisir entre justice publique et justice secrète. Je suis surpris que vous n’ayez pas souligné cela M.Boisvert.

      Bien sûr. Mais une enquête peut (et parfois doit) être secrète. On a affaire à une bête hybride, ni enquête policière, ni procès. Y.B.

    • Chacun son opinion! Je demeure convaincu qu’une commission d’enquête, publique ou privée, n’est pas dans l’intérêt public bien compris. Les arguments pour et contre son bien connus. Inutile d’en dire plus.

      Michel Lebel

    • Je n’ai aucune confiance a ce Mr Duchesneau. D’abord on peut deviner qu’elle bord qu’il est.Une enquète a huis clos imaginez.Cest comme mettre une couverte sur une autre couverte pour couvrir ce pue déja comme c’est pas possible. JEAN-GUY LAVOIE.

    • À la lumière de la description de la situation dans le rapport Duchesnau, l’ampleur demande un processus efficace, ce que ne serait pas le cirque d’une enquête publique, il est question de la mainmise éventuelle d’une “organisation” malfaisante sur des fonctions de l’état quand même, toujours selon le repport.

      Bon ici, c’est le bout où je fais le jeu de mot “comique” que j’ai pas réussi à glisser dans le paragraphe précédent, le huis clos, c’est pas neuf!

    • Monsieur Duchesneau est un excellent danseur de CHA-CHA – CHA….trois pas en avant …..trois pas en arriere….. moi qui croyait voir ELIOT NESS………..et oui continuons rever…de toute facon que voulez-vous lorsque nous vivons dans une Republique de Bananes…. nous nous la fermons…….et nous obeissons la tete entre les jambes……..

    • Quand un arbre est malade il faut le couper. Avec la magouille qui cause des centaines de millions de pertes aux Québécois à chaque année je crois que le moment est venu de retirer nos gants blancs et d’appliquer un remède de cheval pour se débarasser un peu de la corruption.

    • Une commande qui vient d’en haut?

    • Moi je ne suis pas contre je suis je suis ”INCONDITIONNELLEMENT CONTRE”
      Cela permettrait, trop facilement, à plusieurs crapules de rester dans l’anonymat.
      Je crois qu’il est primordial d’identifier publiquement ces indésirables, sans aucun scrupule, qui sont ni plus ni moins des voleurs insatiables de l’argent (nos impôts et taxes élevés) de la population québecoise. Pourquoi nous retiendrions-nous de les faire connaitre et de les ruiner publiquement. Est-ce qu’il y aurait trop d’impact sur le plan politique de certains partis provincials et de leurs ptit n’amis. EX.: La commisssin Gomery et la débâcle du parti libéral du Canada. Quel serait les effets mérités sur le PLQ.??

    • Je crois que les haut gradés doivent déposer publiquement, mais en ce qui concerne les petits qui ont beaucoup d’informations et qui risquent de perdre soient leurs emplois ou qui risquent des représailles, ceux la, eux qui ont la vérité, devraient témoigner anonymement et êtres protégés des politiciens, de la mafia et des grands argentiers. Je crois que ces M. tout-le-monde devraient être protégés et cela leur permettrais de faire sortir les détails que les haut dirigeants ne divulgerons jamais. Cette enquête devra se faire autrement et l’anonymat de ces témoins est, selon mon avis, la seule façon de faire sortir les détils qui permetteraient d’avoir l’heure juste.

      Dans Gomery on a entendu les Boss, mais pas les employés de ceux-ci. S,ils avaient témoignés, nous aurion su la vérité…

    • Une enquête à huis clos ne serait qu’une autre manière de mettre le couvercle sur la marmite de pourrissures.
      Il est déjà trop tard pour une enquête publique, le cover-up est pratiquement complet.
      Il nous reste la prière: Saint Attilla le Hun…Venez nettoyer les écuries d’Augias Charest !
      P.S. Apportez beaucoup de paille et en masse de barouettes !
      P.J.Audette

    • À quand remonte le dernier politicien au Québec ayant été arrêté les menottes aux poings?

      Si Guy Lafleur peut être arrêté avec les menottes aux poings pour mensonge ou obstruction à l’enquête policière, je crois que plusieurs politiciens pourraient l’être. Dans un gros pourcentage, les politiciens ne sont que des menteurs. En fait, mentir et jouer la cassette est la qualité principale de tous les politiciens.
      Être au courant d’un crime et ne pas le dénoncer à la police est aussi répréhensible que de commetre le crime en tant que tel.

      Je crois qu’il y aura une enquête publique un jour. Quand tout aura passé au déchiqueteur. Et à ce moment, plus personne ne se rappelera de rien.

      Le plus drôle est que si vous, vous oubliez de déclarer une heure sur votre chomage, n’ayez crainte, on va venir vous le chercher, et en double. Le système met plus d’énergie à aller chercher des petits 100$ aux contribuables sans pouvoir, plutôt que de toucher au haut de la pyramide qui fraude pour des millions, si ce n’est pas des milliards. Et arrivent même à frauder légalement en coutournant les lois, qui souvent ont été écrites au temps des calèches.
      Mais quand ceux qui ont le pouvoir de changer les choses ont les deux mains dans la cagnotte, les chances sont assez bonnes pour revivre la même situation dans un avenir proche.

      J’entends souvent cet argument et je le trouve invalide. Le fait que personne ne soit arrêté dans un groupe humain ne prouve pas qu’ils sont “protégés”; ni qu’ils sont innocents. Des députés et des sénateurs ont été accusés depuis 25 ans à Ottawa comme à Québec. Il ne suffit pas de constater l’absence d’arrestation pour conclure à une malversation policière. Y.B.

    • D’une façon ou d’une autre, il sera intéressant de voir la réaction du gouvernement à partir de maintenant… Enquête publique ou à huit clos ? La position actuelle de nos gouvernants me semble insoutenable.

    • Pédagogique, thérapeutique, cathartique. On lève le voile, on allume la lumière et tous peuvent voir. On sait, maintenant on veut voir. Cet article est lumineux de simplicité et de vérité. Quant à M.Duchesneau et à sa suggestion, elle flatte son donneur d’ouvrage et c’était son seul but.

    • Une enquête à huis-clos aurait l’avantage d’offrir un sortie de cul-de-sac élégante au gouvernement tout en permettant (paradoxalement) de faire la lumière sur la mécanique de la collusion.

      En l’état, les demandes répétées pour que l’enquête soit publique me semblent motivées bien plus par la volonté de prendre le gouvernement actuel en faute que par une réelle soif de vérité et de gros ménage.

      Nous en sommes malheureusement au point où, pour préserver le gouvernement des gens – majoritaires, j’en ai peur – pour qui l’enquête publique n’est devenue rien d’autre qu’un prétexte pour précipiter des élections, il faut privilégier le huis-clos.

    • IL JOUE BIEN SES CARTES, CE DUCHESNEAU…

      Il en dit un peu. Pas trop. Juste assez pour… Il appâte son poisson. “Après son contrat, il va aller continuer sa thèse de doctorat”. Il n’attend pas après le gouvernement pour vivre.

      Il dit qu’ils ont rencontrer beaucoup de monde mais sans nommer leur nom. UNE PROMESSE C’est pour cela que les langues se sont délier. Une façon de dire qu’une enquête à huis clos est de rigueur.

      Il a reçu plusieurs menaces: 4 fois. Lui, son travail était connu. C’est pour cela qu’on l’a menacé. Donc, si on sait lire entre les lignes, si une enquête est publique, les témoins risquent d’être menacés. PAS FOU SON ARGUMENT

      Une commission composée de trois juge à la retraite et choisi par le gouvernement? Qui ne se rappelle pas la farce BASTARACH. DÉjà, on y croit plus.

      Une enquête publique salit le monde? Salit le monde sale. Les honnêtes gens n’ont pas à avoir peur d’être salit, tout au contraire.

      M Duchesneau est un fin renard. Aller dire à la TV que le premier ministre l’a sauvé 4 fois. S’il vante Charest, où est sa crédibilité?

      Non merci pour une enquête à huis clos.

      Une enquête à huis clos, c’est comme aller au confessionnal. On entre dans le confessionnal (c’est privé: on parle tout bas ), le prêtre (les trois juges) est tenu à la confidentialité . Il écoute notre péché ( la preuve), il nous dit: va et ne pèche plus. En sortant du confessionnal, on recommence le même stratagème. Pas besoin d’avoir peur, mon témoignage est confidentiel.

      D’ailleurs, certaines compagnies qui ont été condamnées pour des infractions administratives. Ces compagnies n’avaient plus le droit de soumissionner au MTQ. On change de nom et le tour est jouer. Et là, parce qu’il s’appelle Duchesneau, un ancien chef de police, on va plus le croire. MON OEIL

    • L’HUÎTRE ET LES PLAIDEURS

      Un jour deux pèlerins sur le sable rencontrent
      Une huître, que le flot y venait d’apporter :
      Ils l’avalent des yeux, du doigt ils se la montrent;
      À l’égard de la dent il fallut contester.
      L’un se baissait déjà pour amasser la proie;
      L’autre le pousse et dit : “Il est bon de savoir
      Qui de nous en aura la joie.
      Celui qui le premier a pu l’apercevoir
      En sera le gobeur; l’autre le verra faire.
      - Si par là on juge l’affaire,
      Reprit son compagnon, j’ai bon oeil, Dieu merci.
      -Je ne l’ai pas mauvais aussi,
      Dit l’autre ; et je l’ai vue avant vous, sur ma vie.
      -Eh bien, vous l’avez vue; et moi je l’ai sentie.
      Pendant tout ce bel incident,
      Perrin Dandin arrive : ils le prennent pour juge.
      Perrin, fort gravement, ouvre l’huître et la gruge,
      Nous deux messieurs le regardant.
      Ce repas fait, il dit d’un ton de président :
      “Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille.
      Sans dépens, et qu’en paix chacun chez soi s’en aille.”

      Mettez ce qu’il en coûte à plaider aujourd’hui;
      Comptez ce qu’il en reste à beaucoup de familles,
      Vous verrez que Perrin tire l’argent à lui,
      Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles.

      Jean de La Fontaine, Mtl.

    • M.Boisvert,
      Merci ! Merci ! Merci !
      Il est possible que le «mambo» et les tergiversations de Duchesneau fassent partie de sa stratégie, lui seul (et ou un petit groupe d’initiés) le sait.
      La semaien dernière, une foule de citoyens le considéraient comme l’Éliott Ness tant attendu…
      Considérant son changement de stratégie, il est possible que la révolte s’installe parmi la population, laquelle se sent flouée par la «police de la politique»…
      J”ai comme l’impression que les politiciens ne réalisent pas à quel point la population est sur le bord de commettre des gestes regrettables !
      Le peuple est «écoeuré», le peuple en a «mare», le peuple est en «taba…»
      Ce qui n’arrange pas les choses, c’est quand le peuple apprend que John James Charest ne veut pas qu’Hydro fasse inspecter ses livres et que le même Hydro entrepose dans un entrepôt de la Mafia des compteurs fabriqués ailleurs qui vont nous coûter la peau de fesses…
      Avouez qu’il y a de quoi vômir !
      Robert Alarie
      P.S. Faut se rappeler que Duchesneau suggère que les contrats d’Hydro fassent partie des inspections de l’UPAC et faut se rappeler que Fava a reçu plus de 750. Millions en contrat…d’Hydro

    • Est-ce que, à défaut d’une enquête publique, on pourrait faire une enquête privée ?

      Si ça marche pour l’éducation…

    • Elliot Ness Duchesneau se dégonfle, un gros vent la semaine passée, mais l’odeur se dissipe peu à peu. L’égo de cet homme est incroyable, encore une fois les Québécois auront été floués.

    • Plus sérieusement, je suis d’accord avec vous et la grande majorité des Québécois.

      Votre argumentaire m’en convainc davantage.

      J’ai entendu parler de gens qui ont établi l’honneur en principe.

      Ce code d’honneur repose sur le respect.

      (Non, je ne parle pas de M. MacMillan. Qui ne sait pas non plus se taire.)

      Certaines méchantes langues tentent de nous faire croire qu’ils font des affaires avec notre gouvernement.

      Mais je n’ose pas croire que « ces gens-là » sont en relations d’affaires avec les politiciens qui nous dirigent.

      Ils perdraient toute dignité.

    • Vous avez cent fois raison. De toute façon, nous sommes arrivés à un point de non-retour: plus aucune confiance et sentiment de frustration parce que nous avons le sentiment de payer des redevances à la mafia chaque fois qu’un chantier est entrepris. Même Duchesneau finit par sembler suspect lorsqu’il propose une enquête à huis clos. C’est le signe que rien ne va plus! Grande question: pourquoi Charest fait-il la sourde oreille? C’est peut-être là-dessus qu’il faut d’abord enquêter?

    • Même à huis clos la sécurité n’est pas garantie et il doit bien y avoir moyen$$ pour la mafia de faire sortir le nom de ceux qui parlent trop.

      Jean Émard

    • M.Boisvert,
      À tous ces filous de ministres qui nous mentent en pleine face, je pense qu’il serait légalement justifié de les pour suivre pour trahison, car voici le serment qu’ils ont fait lors de leur «intronisation».:
      Assermentation des députés
      Après le scrutin, les candidats élus doivent être assermentés par le secrétaire général de l’Assemblée pour pouvoir siéger au sein de cette institution. À cette occasion, le député prête les 2 serments suivants :
      le serment d’allégeance au roi ou à la reine du Canada :
      « Je, (nom du député), jure [déclare solennellement] que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la Reine Elizabeth II. »
      le serment de loyauté envers le peuple québécois :
      « Je, (nom du député), déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec et que j’exercerai mes fonctions de député avec HONNÊTETÉ ET JUSTICE (les majuscules sont de moi bien sûr) dans le respect de la constitution du Québec. »
      Qu’en pensez-vous M.Boisvert ?
      Merci,
      Robert Alarie

      J’en pense que vous êtes un comique. Y.B.

    • N’a-t-il pas répété sur tout les toits que JJ Charest l’a défendu contre ceux qui auraient tenté de lui nuire et de le discréditer.
      Y aurait-il collusion entre l’enquêteur et son protecteur ? Hum …

    • Une enquête publique ou à huis clos ? Et puis après…

      Je comprends vos arguments mais je sens surtout beaucoup de frustration dans la population. Ce serait facile de trouver un bouc émissaire, qui est la plupart du temps celui qui n’a pas les moyens de défendre, pour calmer la grogne chez le peuple.

      On a vu ce que ça donne avec la Commission Gomery. Et puis après… On se retrouve avec un gouvernement conservateur!

    • Vivement une enquête publique…qui de toute façon va nous permettre d’aller davantage au fond des chose que de rien faire et de regarder passer le train de la collusion et de la corruption. L’ensemble de la population connaît mal les tenants et aboutissants d’une commission d’enquête publique, et peut-être, comme disait M.Duchesneau, qu’une enquête à huis clos donnerait autant, voire davantage de résultats…mais la confiance des gens envers les élus est disparue. Rétablir un minimum de confiance est à ce prix. Et pour que le tout soit convaincant, nous devrons voir des gros noms, autant entrepreneurs, fonctionnaires que politiciens, les menottes au poing qui prennent le chemin de la prison. Une commission d’enquête sans coupables ne donnera rien, et les coupables qui s’en tirent non plus. Enfin, ceux qui seront trouvés coupables doivent rembourser, quitte à déclarer faillite, et faire de la prison. Le retour de la confiance en nos institutions est à ce prix.

    • C’est évidemment un non catégorique à trois nouveaux”Bastarache” nommés par Charest pour faire la lumière sur ce qu’il appelait lui même dans un merveilleux lapsus l’industrie de la corruption et le merveilleux système de ristourne d’argent public aux partis politiques, via la courroie de transmission que sont devenues les firmes d’ingénérie aux dire mêmes du rapport Duchesneau.

      Je comprends cependant que Charest soit tenté de sauter la-dessus comme sur une bouée de sauvetage tendu par Duchesneau qui perd du lustre dans la manoeuvre , ça on peut le dire!

    • Mr. Boisvert…

      Bien sûr qu’il faut des preuves, mais encore faut-il avoir les moyens d’en trouver…ce qui ne semble pas le cas ici. Vous mentionnez que des politiciens se sont déja fait épingler?…Que rien ne prouve qu’ils sont ‘protégés’…malgré tout le maugréage de certains policiers qui constatent qu’ils n’ont pas les coudés franches pour mener leur travail à bien…Faut être dense pour croire que le résultat de Gomery à fait le ménage…a part quelques petits entrepreneurs et un fonctionnaire sans envergure, quel politicien fût condamné? AUCUN….et pourtant c’est évident qu’il y avait une direction politique à cette affaire…On a jamais vraiment été informé de qui venait les ordres. Chuck Guité n’a pas pondé cette arnaque de lui-même, si le monde croit ça, il est con….De retour au sujet d’actualité….pourquoi Charest parle toujours des entrepreneurs mafieux mais JAMAIS de qui reçoivent les enveloppes brunes au nom de son parti? Faut-il croire que ce dernier ne sait rien de la provenance de dons dépassant parfois les 100,000$ ou choisi t’il de jouer à l’autruche genre ‘i know what’s going on but i don’t want to know’…Voyons c’est l’évidence même…ce ’système’ est compliqué à décortiquer mais simple à voir…le businessman flip des enveloppes, gagne son influence et reçoit des contrats et le jeu recommence…..genre Tony Tomassi, ce verrat que tous (incluant Charest) applaudissait d’un air grave, le lendemain il était viré…après bien sûr avoir profité de cette fameuse carte de crédit gratos….a t-il été accusé? Peut-être un jour mais pas aujourd’hui ni demain….

      Indépendant de l’enquête, a quand le jour ou un vrai GROS poisson politique sera accusé de conflit d’intérêt et de corruptions?…je parle pas d’un agneau sacrifice genre Tomassi….Faut pas tous les mettres dans le même panier de crabes, certes il y en a des honnêtes qui font leur travail pour le bien collectif…mais je suis convaincu qu’une bonne gang se graisse la patte d’une façon ou d’une autre…c’est simple, les ministres contrôlent le cash, ceux qui veulent le cash vont tout faire pour avoir la meilleure chance possible de décrocher les contrats…c’est comme ça, un constat d’un système pourri à l’os. Je suis convaincu que si on avait eu un systême sans failles durant les 40 dernières annnées, la dette publique serait de 40-50 milliards de moins..minimum….mais le système en fait en sorte, faut vivre avec, il y aura toujours des manigances, faut juste essayer de les minimiser…

      Moi je ne pense pas qu’une “bonne gang” de députés sont malhonnêtes à l’Assemblée nationale. Dixit J. Duchesneau, c’est une infime minorité qui l’est. L’absence d’accusation ne prouve rien tant qu’on n’a pas d’autres informations. je ne les ai pas. Y.B.

    • @carbone-14
      Merci pour ce merveilleux moment de littérature. Très à point en plus.

      @souverain
      C’est un bris de contrat. C’est tout.

    • Une enquête à huis clos à condition qu’elle soit entièrement télédiffusée à l’insu de notre premier ministre. On en est rendu là.

    • Et si ce n’était ni une enquête publique , ni à huis-clos? Après tout ce que a été dit ou écrit de puis quelques mois, a-t-on vraiment besoin d’un tel cirque? Je ne vois que deux pistes intéressantes: soit une enquête initiée au niveau fédéral pour une meilleure impartialité ou une enquête policière qui a vraiment les moyens d’agir.

    • les points de repère de mon vieux père étaient Henri Bourassa et Gérard Filion.
      Moi, ce sont Boisvert et Marissal de La Presse et Descoteaux du Devoir.
      Il y en a d’autres qui choisissent La Semaine , Eric Duhaime ou Denis Levesque…
      À chacun ses goûts..
      yg

    • À lire tous les commentaires sur ce blogue, il faut bien constater que la soupçon, le “délit” par association, la méfiance, et le cynisme règnent en maître au Québec. Un bien triste constat. Ce n’est pas ainsi qu’une société progresse. Pourquoi et comment en sommes-nous rendus là? À cet égard, les médias portent une certaine responsabilité. L’éthique vaut pour eux, comme pour tout autre groupe ou personne.

      Michel Lebel

    • Les québécois, les médias les premiers, le veulent leur show justicier. On pourra s’en mettre plein la vue et oublier nos propres tours de passe-passe, le travail au noir (15 milliards, budget 2010), les cigarettes à plume, les priorités dans les listes d’attente de garderies subventionnées à 7$, l’examen médical prioritaire en passant par le beau-frère médecin, le petit jeu des pharmaciens avec le prix médian, le corporatisme bête des médecins spécialistes versus généralistes, versus les infirmières, versus les sage-femmes, versus les pharmaciens… On continue?
      Tout ce cirque me paraît un beau lynchage en devenir, alors que l’on pourra laver plus blanc sans changer nos comportements.

      Jacques Saint-Cyr

    • J’ai peur qu’une enquête entièrement publique ne refroidisse plusieurs témoins par peur de représailles. Si M. Duchesneau a fait cette suggestion en ayant cette considération en tête, je ne suis pas entièrement en désaccord…

    • Sa fait drôle de de lire M. Boisvert nous dire d’arreter de voir des complots partout après tout ce que nous avons lu sur la CORRUPTION, LA MAFIA, LE PORT DE MONTREAL ETC ETC depuis des mois. Vous avez raison M. Boisvert, ben voyons, des complots partout hein?!?!? ridicule hein?!?

      Une enquete a huit clos et dans 8 mois, tout ce qu’on nous diras c’est qu’il faut revoir le systeme. Aucune accusation, aucun capable rien. Vous pensez vraiment, M. boisvert, qu’on peut faire confiance au gouvernement QUI EST PRÉSENTEMENT CORROMPU pour organiser une enquete a huit clos?? AHHAAHHAHAHAHHAHAAHHAHAAHAHAHAHAHAHAHHA

    • ‘Moi je ne pense pas qu’une “bonne gang” de députés sont malhonnêtes ‘

      Peut-être mais ils ont un méchant travail de relations publiques à faire pour m’en convaincre…il y a tout simplement trop de cochoneries pour ne pas le croire….

    • Quand on a fait des commissions d’enquête publique (CECO ou commandites), on enquêtait sur des faits facilement vérifiables. On confrontait les acteurs et en échange de certains services, ils témoignaient. Comme l’a dit Jacques Duchesneau, cette fois-ci c’est plus subtil, plus raffiné. Il s’agit de collusion, de travail au noir, de blanchiment et de trafic d’influence et non pas de meurtres, de prostitution etc. Pas facile à prouver. Ça demande beaucoup de temps et ce ne sera pas facile de faire parler les gens. On risque d’avoir beaucoup plus de blancs de mémoire qu’avec Gomery. Ces 500 personnes ont accepté de parler dans l’anonymat sans craintes de représailles. Auraient-elles parlé dans une Commission d’enquête publique? Permettez-moi d’en douter. Une commission d’enquête publique serait un gros show qui ne mettrait à jour qu’une partie du problème.

      Une partie du problème réside dans le fait que peu de gens aux gouvernements tant provincial que municipaux ont les compétences pour monter un appel d’offres qui se tient, pour l’évaluer et pour en encadrer la livraison et ça ne s’applique pas juste à la construction. Quand on attribue un contrat bêtement au plus bas soumissionnaire, on arrive avec des problèmes de botchage ou de surfacturation.

    • M.Boisvert,
      Content de vous avoir fait rire..;-)
      P.S. faut avouer qu’il ne resterait plus grand monde sur les collines parlementaires…

    • “Une enquête publique devient utile quand la confiance envers une institution est ébranlée. Il n’y a souvent pas de meilleure façon de retrouver cette confiance que d’examiner “le problème” (scandale des commandites, dérapage policier, effondrement d’un pont, etc.) à la vue de tous.” Y. Boisvert

      Monsieur Boisvert, vous croyez sincèrement que la Commission Gomery a rehaussé la confiance envers une institution. Pour le PLC, ce fut l’anéantissement (c’est une institution). Même si Paul Martin a mis sur pied la commission, son parti n’a pu retrouver jusqu’à ce jour la confiance du public. Pour l’institution du gouvernement du Canada, jugez-en par vous-mêmes.

      La commission Bastarache. Vous croyez que cette commission a redonné confiance envers la justice. Je pense exactement le contraire.

      Ce que j’ai vu au cours des dernières commissions, ce sont des gens qui mentent, ont une amnésie volontaire, qui salissent tout le monde de leurs propres fautes, se parjurent à qui mieux mieux.

      Je crois que les commissions d’enquête publiques sont une méthode d’un autre temps, qu’elles ne peuvent plus donner les résultats qu’elles donnaient avant alors que les gens étaient intimidés par une participation publique télévisée, et accordaient une grande importance à l’assermentation.

      Voyez comment Duchesneau, autrefois très respecté, devient un paria quand il ne donne pas la réponse attendue… Je ne crois pas que les gens veulent autre chose que des lynchages publics et la mise à mort médiatique des politiciens au pouvoir.

      Paria?! Un désaccord n’est pas une condamnation! On peut respecter, et même admirer J. Duchesneau en n’étant pas d’accord avec toutes ses vues… Y.B.

    • M. Duchesneau n’est pas un paria, loin de là. Il est un policier dans l’âme, devenu politicien.
      Tant qu’il s’agit d’enquêtes policière ou de commission à huis clos, le gouvernement Charest-Moreau et al. controle l’information et les conclusions. Une enquête publique = aucun contrôle.

    • Depuis 20 ans que je vous lis c’est la première fois que je ne suis pas d’accord avec vous sur toute la ligne. Donc non a une commission a huis clos? moi je dis oui a une commission a huis clos, parce qu’il y a trop de danger à témoigner en public pour les gens concernés par le problème, ça sent trop la mafia à plein nez, et il faut que les concernés puissent parler librement. Une chose est certaine, faut que quelque chose se passe, n’importe quoi rendu là, la situation ne peut plus durer, il ne faut pas que les québécois perdent confiance en leurs institutions, il faut protéger les institutions coûte que coûte, sinon c’est tout le système qui va être ébranlé, qui va vouloir venir investir au Québec sachant que tout le domaine de la construction est sous le joug de la mafia? ey wow les moteurs.

    • “On peut respecter, et même admirer J. Duchesneau en n’étant pas d’accord avec toutes ses vues…” Y.B.

      Vous sans doute monsieur Boisvert, mais lisez certains blogues et on parle déjà d’un individu qui s’est laissé corrompre par le pouvoir.

      Je n’écoute pas aux portes des tavernes. Y.B.

    • J. Duchesneau a dt il y quelques minutes que les gens du Ministère des Transports sont intimidés quand ils vont inspecter les chantiers et que les réunions sont plus calmes quand un policier est présent. Il serait donc souhaitable qu’un policier accompagne obligatoirement les inspecteurs du gouvernement sur les chantiers. Le prix? La fraude nous coûte tellement cher qu’une telle mesure serait rapidement rentable.

    • Correction: a dit il y a…

    • @pizza45. “Une enquête publique salit le monde? Salit le monde sale. Les honnêtes gens n’ont pas à avoir peur d’être salit, tout au contraire”. Les dérapages sont malheureusement toujours possibles, le goût pour la chasse aux sorcières étant un trait bien humain.

    • @souverain. “J’en pense que vous êtes un comique. Y.B”. Comique parce qu’il n’y a pas un serment qui ait été plus souvent brisé sans vergogne que celui-là et que nous sommes tous devenus cyniques. C’est comme le mot CHUM, qui déclenche des éclats de rire.

    • Solo223. “un agneau sacrifice genre Tomassi… Tomassi n’a pas été un agneau sacrificiel. Il n’a d’ailleurs rien d’un agneau. Il s’est tout simplement fait prendre. J’espère que ça a inspiré certains de ses collègues à garder ou reprendre le droit chemin.

    • Les policiers (es) sont des épais (ses) grassement payé (es) et Duchesneau fait partie de cette gang-là.

      J’ai bien peur qu’avec ce genre de commentaire, vous soyez immédiatement qualifié dans le top 10, question épaisseur. Y.B.

    • @YB

      C’est un constat, rien d’autre.

    • M. Boisvert

      Juste pour vous rafraîchir la mémoire, M. Duchesneau a déjà dit lors d’une entrevue à la télé que son entartrage avait été une agression. Qu’est-ce qu’il faisait dans la police?

      C’était une agression. Voies de fait: utilisation de la force contre une personne sans son autorisation. Ces entartages étaient des conneries pures et simples. Y.B.

    • J’ai toujours été opposée à une commission d’enquête publique pour la raison très simple que trop de gens la réclament pour de mauvaises raisons. Plusieurs ont une idée arrêté sur la corruption; ils connaissent le responsable, celui qui doit être lynché sur la place publique et le juge, qui soit-il qui ne corroborerait pas leur point de vue, serait disqualifié. Je comprends que quand on a seulement une idée, c’est difficile de la laisser tomber. Que ces individus gardent leur idée et nous venons de sauver des millions.

      À l’Assemblée Nationale, quand ça fait deux ans que des élus la réclament, il y a lieu de se demander si le bouton est toujours allumé -soit parce qu’il est collé, -soit parce qu’on a besoin de turbulence pour faire évoluer son dossier politique, -soit parce que les plus mordus se sont donnés comme objectif de faire de la merde ou pour toutes autres raisons aussi étrangères à améliorer la situation plutôt précaire de la province. Depuis quand, les intérêts de tous les québécois seraient-ils une priorité? À mon point de vue l’impasse actuelle est due à la partisanerie et seule la coopération pourrait la vaincre.

      On a ouvert une alternative intéressante avec une commission à huis clos. Les voyeurs, les politicailleux ne seraient pas satisfaits mais les principaux acteurs dans la contre corruption auraient peut-être de meilleures données pour agir efficacement.

    • @scotch “Juste pour vous rafraîchir la mémoire, M. Duchesneau a déjà dit lors d’une entrevue à la télé que son entartrage avait été une agression. Qu’est-ce qu’il faisait dans la police?”

      L’entartage ne fait absolument pas parti d’un droit pour quiconque veut se singulariser en entartrant quiconque; c’est d’une stupidité absolue.

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