Yves Boisvert

Archive, août 2011

Mardi 30 août 2011 | Mise en ligne à 13h40 | Commenter Commentaires (27)

Un 199e marathon… et un 99e

Gilles Lamontagne, 69 ans et seulement 199 marathons... (Photo Pascal Ratthé, Le Soleil)

Gilles Lamontagne, 69 ans et seulement 199 marathons... (Photo Pascal Ratthé, Le Soleil)

Il n’y a pas qu’au Delaware qu’on a dû annuler un marathon pour cause d’Irene.

À Québec, vu les vents de plus de 100 km/h annoncés autour de midi, les organisateurs du Marathon des Deux-Rives ont dû se résoudre à annuler l’épreuve.

Leur restait la possibilité de courir le demi –ce que plusieurs ont fait, affrontant des vents de face sur les 11 derniers km, le long du boulevard Champlain…

Un test pour le moral plus que pour le corps…

Dans le lot se trouvaient Benoît Lamarche et Benoît Lemieux, deux beaux-frères qui s’entraînaient depuis des mois pour courir ça ensemble. M. Lemieux s’était déplacé de Colombie-Britannique et il a appris le samedi soir qu’on coupait son projet de moitié…

Ah oui?

Ah! non.

Les deux hommes se sont pointés à la ligne de départ prévue pour le “vrai” marathon à 6h30 et après avoir couru 21,1 km, sont arrivés à temps pour le départ du demi, à 8h30…

Ils ont donc fait leur marathon, sans temps officiel, mais tout de même: le deuxième demi de M. Lamarche fut de 1h35, celui de M. Lemieux de 1h51.

Quand même!

Pendant ce temps, M. Gilles Lamontagne (aucun lien avec l’ancien maire), qui fait sept marathons par année depuis 33 ans, s’était dépêché depuis le printemps à se rendre à 199 pour faire son 200e à Québec… Il a dû se contenter d’un demi.

Bah, il fera le marathon de Rimouski (2 octobre).

Le collègue Carl Tardif vous raconte ça ici.

Il y a aussi M. Albert Miclette, 74 ans, qui a commencé à courir à 56 ans, et qui prévoyait faire son 100e à Montréal le 25 septembre… après avoir fait son 99e à Québec.

“Je suis vraiment déçu”, dit-il, mais rien de grave: il courra dimanche le seul marathon de soirée au Canada, le Somersault à Ottawa.

Cela me donne l’occasion de vous dire de vous dépêcher si vous voulez vous inscrire à une des épreuves du Marathon de Montréal .

Déjà, le 5 km est fermé!

Il reste 800 places au 10 km, 900 au demi et 400 au marathon…

On peut prévoir que plusieurs marathoniens déçus de n’avoir pu courir à Québec déplaceront leur ambition vers Montréal. Ils ne vont pas gaspiller quatre mois ou plus d’entraînement.

Alors, pas de temps à perdre, coureurs…

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Lundi 29 août 2011 | Mise en ligne à 10h10 | Commenter Commentaires (183)

Gérald Larose à la rescousse!

Peuple, réjouis-toi: Gérald Larose t'écoutera (photo cyberpresse)

Peuple, réjouis-toi: Gérald Larose t'écoutera (photo cyberpresse)

Que n’y avait-on pensé plus tôt?

Des états généraux de la souveraineté! Pauline Marois, nous apprennent mes collègues de La Presse, veut redoubler de consultation et d’écoute pour damer le pion à ses opposants.

L’idée est de se rapprocher du citoyen et de lui demander le comment du pourquoi de son vécu souverainiste.

C’est que déjà, Bernard Drainville et d’autres députés ont lancé leur processus.

Et il y a le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) formé autour des idées de Pierre Curzi et d’autres péquistes dissidents.

Ne pas confondre avec le classique MNQ, Mouvement national des Québécoises et des Québécois, pour qui “Souveraineté, fierté nationale, promotion et défense de la langue française sont au cœur de notre action”.

Encore moins avec le Conseil de la souveraineté, qui lui est “le carrefour des diverses sensibilités de la famille indépendantiste et un lieu de dialogue et de concertation de ses forces vives pour la promotion de la souveraineté du Québec”.

Justement, le CSQ est présidé par Gérald Larose et c’est lors d’une activité de financement que Mme Marois aurait demandé à M. Larose de diriger d’éventuels états généraux.

Un geste de “leadership” formidable, de dire M. Larose.

À force de consulter le peuple, on finira peut-être par le convaincre qu’il est plus souverainiste qu’il ne le pense.

Mais que ceci soit du leadership ou la manifestation d’une inquiétude près de la panique, je ne suis pas tout à fait certain que M. Larose soit l’homme le plus apte à séduire le citoyen rassemblé.

Rappelons-nous sa subtile sortie contre Jack Layton pendant la campagne électorale fédérale, quand il l’a plus ou moins traité de “crapule”, ce qui a mis le Bloc dans l’embarras et fait couler le navire un peu plus, et l’a obligé à présenter de piteuses excuses 24 heures plus tard…

M. Larose, fougueux militant, est plus le Bonhomme sept heures de l’indépendance que le Grand séducteur que le mouvement se cherche.

Ai-je dit “le mouvement se cherche”?

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Lundi 22 août 2011 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (55)

Layton: militants de père en fils

Jack Layton, à sa graduation de McGill, avec son père, Robert Layton (photo CBC).

Jack Layton, à sa graduation de McGill, avec son père, Robert Layton (photo CBC).

C’était lors de la campagne électorale de 2008. Jack Layton était venu faire un tour à La Presse. Il disait qu’il voulait devenir premier ministre.

Comment prétendre au pouvoir, quand votre parti a seulement 29 députés?

Il en comptait 13 quand il est devenu chef, puis 19 après les élections de 2004, et 29 en 2006, alors…

Il avait l’habitude de se faire dire que ce qu’il proposait était impossible. C’est une sorte de tradition familiale, chez les Layton, que de proposer l’impossible…

L’arrière-grand-père, Philip Layton, un Anglais débarqué au Canada en 1887, a milité pour les droits des aveugles. Lui-même aveugle, il a fondé une école qui porte aujourd’hui son nom, rue Sherbrooke, pour les enfants aveugles, la finançant en organisant des bazars et des collectes de fonds gigantesques.

Le grand-père, Gilbert Layton, était ministre de l’Union nationale de 1936 à 1938, quand il a claqué la porte du parti parce que Duplessis s’opposait à la conscription. Trente et un ans plus tard, c’est aussi sur une question de principe que Jack Layton, qui était à 20 ans sympathisant libéral, est devenu membre du NPD: il s’opposait aux mesures de guerre décrétées par Pierre Trudeau et a été séduit par Tommy Douglas, chef du NPD.

Son père, Robert Layton, avant d’être député conservateur sous Brian Mulroney, était ingénieur et l’un de ceux qui ont conçu un des premiers prototypes de voiture hybride.

Une voiture à moitié électrique? Allons donc…

“C’était le rêve de mon père de construire la première voiture écologique!” nous avait-il dit.

Il portait au majeur droit la bague de son père, constituée de l’insigne de parlementaire de Robert Layton, mort six ans plus tôt.

Ils n’étaient pas du même parti, mais il avait hérité de son père ce désir profond d’améliorer le monde et la conviction que c’était faisable.

En montrant la bague de son père, ses yeux s’étaient soudain embués, comme si tout un monde disparu venait de lui apparaître.

Le temps de McGill, le temps où il militait pour les droits des cyclistes à Montréal avec Bob Silverman, ou pour le logement abordable.

C’était avant Toronto, où il a entrepris son doctorat, et repris ses vieux combats pour les itinérants et l’environnement. C’est lui qui a eu l’idée de climatiser les édifices municipaux grâce aux eaux froides du lac Ontario –une chose bizarre et impossible, n’a-t-on pas manqué de lui dire.

C’est un peu comme imaginer que le NPD détrône le PLC comme deuxième parti canadien…

C’est de famille, avoir des idées avant-gardistes, et lutter pour qu’elles deviennent possibles.

Une belle âme politique vient de nous quitter.

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