
Michel Bastarache (photo pc)
Il y a des choses certainement valables dans ce discours inaugural.
Comme une “Direciton québécoise du cancer”, organisme de coordination des efforts et des ressources pour lutter contre cette maladie. C’est réclamé par plusieurs spécialistes depuis longtemps, et qui existe dans d’autres provinces. Je réfère à ce texte du collègue Patrick Lagacé, et celui-ci aussi. On voit que des gens meurent probablement du fait de la désorganisation de la lutte contre le cancer au Québec.
OK.
L’idée d’un nouveau régime de redevances pour l’industrie gazière est également une nécessité.
Un rattrapage s’impose avant qu’on siphonne nos ressources à une fraction du prix de ce qui se fait en Colombie-Britannique, par exemple. Le collègue Charles Côté a exposé le problème déjà.
Appuyer le développement de l’industrie du transport électrique, le développement du fameux Plan Nord, ça va, mais attendons du concret, jusqu’ici ça ressemble surtout à un slogan.
De même, bien franchement, des tableaux intelligents et des ordinateurs portables pour les profs, c’est peut-être bien, mais est-ce vraiment la voie de la valorisation de la profession? Pas sûr.
Je ne peux cependant m’empêcher d’observer que le mot “justice” est totalement absent de ce discours où “Québec” apparaît 83 fois.
Rien sur les procureurs, bien entendu, cette épine que le gouvernement vient péniblement de s’enlever au pied (mais avec quelles conséquences?).
Et surtout… rien sur les recommandations du rapport Bastarache. Pas même une phrase pour dire qu’on poursuit les consultations pour réformer le mode de nomination.
E-rien.
N’avait-on pas dit que le processus de nomination des juges était une question fort importante, au point de mériter une commission d’enquête de près de 6 millions $?
Hier, dans un colloque à la faculté de droit de l’Université de Montréal, Louis Bernard (notamment secrétaire général du Conseil exécutif sous René Lévesque) a descendu le rapport Bastarache et prédit que la réforme “intérimaire” du mode de nomination annoncée ce mois-ci allait être en place longtemps. Rien n’indique qu’il se soit trompé…
Bien sûr, Jean Charest veut regarder vers l’avant et c’est un sujet qui ne l’avantage pas tellement. Mieux vaut parler d’autre chose, n’est-ce pas?
Ça ne fera rien pour détromper ceux qui disent que la création de cette commission avait pour seul véritable but de planter Marc Bellemare.
Ah oui, le mot “construction” n’y est pas non plus… Mais la réponse à ceux qui réclament une commission d’enquête sur cette industrie est la même : non. Le gouvernement a mis en place “un arsenal policier, législatif et administratif pour traquer ceux qui contournent les règles”.
On a hâte de voir qui sera le général.
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