
Le seul mur que Gebreselassie frappe à Berlin, et encore, qu’un bout de mur.
Il lui fallait un rythme de 2:56 minutes au km pour battrre son record de l’an dernier (2h03:59) au marathon de Berlin (j’ai fait erreur l’autre jour en parlant de 2:54). Il l’a tenu jusqu’au 32e. À 30 km, d’ailleurs, il a établi un nouveau record du monde non officiel: 1h27:49. Et le Kényen qui lui servait de lapin l’a traîné encore plus vite dans le km suivant, qu’il a fait en 2:46! Ces lapins de luxe ne durent pas toute la course, vous vous en doutez. Mais ils font la cadence record avec le champion (en lui laissant quelques pas d’avance au moment critique pour ne pas voler le show). Sauf qu’après, il a ralenti en roulant au-delà des 3:00 du km. Ça n’avançait plus, en somme…
Vous pourrez lire un compte-rendu de la course dans ce texte.
Que dit le sympathique Haile Gebreselassie de tout ça, après sa quatrième victoire de suite à Berlin? J’ai beaucoup appris aujourd’hui… Notamment que la température ne doit pas excéder 16 degrés pour battre le record du monde. Cette année, elle était de 16 degrés au départ et de 20 à l’arrivée. L’an dernier, entre 12 et 16.
On attendait le Kényen Duncan Kibet en deuxième, mais il a craqué et n’a pas fini la course. Pendant la portion que j’ai regardée, vers le 30e, on a vu Francis Kiprop le doubler comme une fusée. De quoi craquer, vraiment. Kibet est le deuxième plus rapide de l’histoire et a fait le marathon le plus rapide de l’année, avec 2h04:27, à Rotterdam. Kiprop a fini en 2h07:04, son meilleur temps à vie, et par 1:24.
C’est aussi une Éthiopienne qui a remporté la première place des femmes, Atsede Besuye, en 2h24:47, près de deux minutes devant la Russe Silvia Skvortsova (2:26:24).
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