
Bernard Arsenault
Le post-mortem n’est pas encore amorcé, les Kényens viennent à peine de prendre leur avion, mais déjà la réflexion est commencée dans les bureaux du marathon de Montréal.
On est évidemment encore sous le choc du succès populaire. Bernard Arsenault, qui a remis l’événement sur les rails en 2003 avec, pour tous les événements cette année-là, 2600 participants, n’est pas peu fier de ses 15 000 coureurs, sans compter les marcheurs et les cyclistes.
Il insiste pour commencer par la relève, disparue dans les années 1990. “Les champions des p’tits marathons Radio-Canada (3 à 12 ans dans 13 villes du Québec), c’est la relève de l’athlétisme d’élite au Québec. Les futurs Gareau, Laheurte, Viger, et qu’on n’a pas su recréer. Il faut les soutenir et nous sommes maintenant partenaires du club Montréal Olympique, où on va créer des programmes pour soutenir les meilleurs jeunes.”
Tout ceci est bel et bon.
Mais revenons sur l’événement. D’abord, parlons du parcours. Allez-vous garder le même?
–J’ose espérer qu’on va pouvoir offrir beaucoup mieux dans les années à venir. Tout le monde critique le parcours, les coureurs d’élite comme le grand public. On voudrait qu’il soit moins difficile et qu’il présente les plus beaux atouts de Montréal.
–Qu’est-ce qui vous empêche de le redessiner?
–On nous impose de respecter un plan d’évacuation d’urgence comme si Montréal était attaquée. Mais il y a des solutions. Nous avons reçu 800 Américains et 400 Européens, sans parler des Canadiens de toutes les provinces. On calcule que chaque coureur représente 1,5 visiteur. Ces gens-là couchent au moins une journée à l’hôtel. Ils vont au restaurant. On m’en parle. Ça va nous aider à aller voir les gens de la Ville de Montréal pour offrir quelque chose de mieux à tout le monde.
–À Ottawa, le marathon commence à 7h, et les courses de 5K et 10K ont lieu la veille.
–Nous réfléchissons à toutes les options, parce qu’avec cette augmentation de participation, c’est peut-être préférable de ne pas donner le départ en même temps partout. Nous aimerions que le marathon commence à 8h, par exemple.
Si vous voulez mon avis, les vélos n’ont plus leur place dans l’événement, ça crée de la confusion dans plusieurs passages serrés.
Certains ont aussi critiqué l’arrivée au stade pour le demi, où il y avait paraît-il congestion, et quelques enfants égarés un moment après le p’tit marathon. Remarquez bien, quand il y a foule, il y a toujours une certaine confusion.
À vous maintenant d’y aller de vos suggestions/critiques/commentaires/appréciations/comparaisons au sujet du Marathon Oasis.
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