Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Samedi 27 juin 2009 | Mise en ligne à 23h47 | Commenter Commentaires (18)

    Coup de chaleur

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    L’Américain Charlie Engle, le Canadien Ray Zahab et le Taïwanais Kevin Lin en train de traverser les 4000 km du Sahara en 111 jours, en 2007 (photo AP).

    Je me suis soudainement ennuyé de mes sorties à -15 en janvier…

    Avant de courir avec un peu de sérieux, on n’imagine pas à quel point la chaleur vous affecte. J’ai couru l’été dernier en Caroline du Nord, par 30 quelques degrés et je me disais: bof. Pas si mal.

    Sauf que je ne courais pas plus d’une heure, et assez lentement. En augmentant les distances et le rythme… courir à midi, comme le jour de la Saint-Jean (27, 28 degrés humides) devient plus délicat. On n’a pas la calotte glaciaire longtemps.

    Le corps gagne rapidement les degrés et ne sait plus très bien comment les évacuer. Est-ce bien la plage Doré que j’aperçois entre les arbres, ou un mirage?

    Alors, ce sport qui a le mérite de la souplesse devient par temps chaud un peu moins facile de maniement. Si on ne peut pas sortir le matin tôt pour une longue course, c’est assez mal barré.

    Pour ce qui est des compétitions, en haut de 20 degrés, surtout avec du soleil, on comprend assez vite qu’il faut ajouter un facteur de ralentissement conséquent.

    Mais bon, septembre et le marathon nous attendent… Y a pas moyen d’y couper. Va falloir rajouter des gourdes à la ceinture.


    • L’an dernier, n’y avait-il pas une pluie torentielle le jour du marathon??? Alors je crois: qu’il pleuvent, qu’il fasse chaud ou qu’il neige…n’y aura-t-il pas toujours quelque chose pour nous justifier de ne pas sortir??? ET BEN À VOS RÉNING TOUT LE MONDE!! ET ALLEZ HOP, UN PEU DE COURAGE, VOUS FAITE ÇA POUR VOTRE BIEN ET ÇA IRA MIEUX DEMAIN!!

      Nath Trudeau

      Oui, mais justement, chère enthousiaste, il faisait surtout très chaud et humide. Ceux qui ont couru le 10 (comme moi) n’ont pas souffert. Mais demandez à ceux qui ont couru le demi et surtout le marathon… Mon collègue Michel Girard, qui en a couru d’autres, ne l’a pas trouvée comique. Il est arrivé quelques secondes avant sa langue, tellement elle traînait. Mais OK, on y va quand même. Y.B.

    • Monsieur Boisvert, je demeure aux Bermudes ou il fait chaud l’été mais souvent pas plus que 28 degrés celsius. Ici, c’est l’humidité! Wow! Dernièrement entre 86% et 89%. Il faut courir tôt le matin. Le midi, c’est pratiquement impossible. Lorsque je vois des coureurs à l’heure du diner je me demande justement si ils ne se préparent pas pour une course comme le Sahara. En passant, avez-vous “The Spririt of the Marathon”? Petit doc sur courir le marathon de Chicago. J’ai couru Le marathon à Montréal en 2005. La température était absolument parfaite. J’espère la même chose pour tous les coureurs de l’édition 2009.

    • C’est vrai que pour les coureurs la période des canicules est la plus difficile. Il faut essayer de courir tôt le matin,le soir après le coucher du soleil ou chercher les parcours ombragés,,mais c’est pas toujours évident.
      Trainer sa réserve d’eau c’est une habitude à prendre,mais on aime moins ça.

      À ce sujet laissez moi vous raconter mon marathon de 1982. J’avais à l’époque trente deux ans et fort d’un temps respectable l’année préçédente ,je visais la médaille d’or au marathon populaire de Montréal c’est à dire sous les 3hrs.10. Le marathon était prévu le 30 mai.

      Je m’entraine donc tout l’hiver religieusement en suivant le groupe A de l’entrainement de Jo Mallejac. La distance y est et tous mes tests sont dans la mire de mon objectif. Le dernier 32 Kilomètres ,je le fais en 2hrs.06 .

      J’arrive le matin du 30 mai plein d’énergie après avoir suivi le régime d’accumulation d’hydrates de carbone,aucun malaise ,bref je pète le feu.

      Il y a une seule ombre au tableau on attend pour la journée une température record. Avant le départ un organisateur nous dit au micro alors que nous nous étirons sur la plaine des jeux.

      “Attention à tous,veuillez prendre note que nous avons hissé le drapeau rouge.L’indice humidex pour la journée sera de plus de trente degré, oubliez les temps que vous prévoyez ,buvez beaucoup tout au long du parcours et amusez vous.

      C’est surtout pas ce que je voulais entendre après un hiver d’entrainement! Je suis donc parti,pas trop vite mais quand même en respectant l’objectif fixé.
      Je buvais à tous les points d’eau. J’ai passé le demi-marathon en dedans de mon temps.

      Cependant sur la piste Gilles Villeneuve le golgotha est apparu! Au 33 e kil;omètre toute cette eau que j’avais bu s’est mise à me balloter dans le ventre et la course à être plus ardue.

      J’ai du me résoudre à commençer à marcher,j’ai fini mon marathon de peine et de misère en 3hrs.25 trois minutes de plus que l’année précédente.
      Je peux vous dire que cette journée là ,j’ai appris à respecter la chaleur.

      J’ai par après réussi mon objectif,mais 1982 demeure dans ma mémoire. J’ai analysé ensuite que comme je m’étais entrainé l’hiver et que c’était la première journée de chaleur de l’année ,mon corps n’avait pas eu le temps de s’y habituer.
      Vous n’aurez pas à subir ce contretemps pour un marathon au mois de septembre,mais il y a plusieurs variables à la réussite d’un marathon et je peux vous dire d’expérience que la température en fait partie.

    • …..pas toujours facile la météo extrême…..on cours moins vite moins lontemps et on focus sur “la petite frette“ dans le frigo….

    • Ah, la chaleur…! C’est l’enfer du coureur. Le souffle court, les jambes qui ne veulent plus avancer, les nausées, pas drôle. Moi qui suis plutôt petit format, plus les degrés montent, plus j’ai l’impression de peser 25 kilos de plus. Ça court mal. Ma solution de paresseuse (façon de parler): courir seulement des marathons de printemps. Une longue run à moins vingt? Pas de problème. À plus 30, cauchemar. Je suis arrivée hier à Cape Hatteras (Caroline du Nord) pour mes vacances annuelles, il faisait 32 degrés avant le facteur humidex. Je vais courir, bien sur, mais lentement, très lentement, tôt le matin et juste pour le fun. Pas d’entraînements spécifiques ici…! (compris Dorys?!). Bonnes vacances à tous.

    • Personellement, la chaleur est mon ennemi no.1 et Mr. Boisvert a raison lorsqu’il parle du festival de la santé de l’an dernier. La pluie au début n’était pas si gênante que ça, mais quand elle a cessé, la chaleur et l’humidité étaient si accablantesque même les Kéniens s’en sont plaint. Moi aussi je courais le 10k, mais mes amis qui couraient le demi-marathon ont tous souffert et eu des temps médiocres. Bon, faut que j’aille courir mon petit 10k. Ciao

    • Coureur d’un assez haut calibre depuis plus de 32 ans (mais je ne compétitionne pas), je m’entraîne tous les jours (400 km/mois).

      Tout le secret est dans le dosage de l’effort selon les conditions météo; personnellement, je ne recule que devant la menace d’un orage avec éclairs et tonnerre. Ah oui, un peu de «génie» ne fait pas tord…

    • Peut-être que les lecteurs pourront confirmer ou non, mais il me semble que plus que la chaleur, c’est l’humidité qui affecte la course. Une chaleur de 32-34 degrés sans humidité pèse moins dans les jambes et coupe moins le souffle qu’un 25 degrés avec 90% d’humidité. À moins que cela soit différent pour chacun?

    • Vous avez raison, M. Boisvert. Pour nous, au 10 km l’an passé, ce n’était pas si pire. La pluie nous a même rafraîchis. Et la différence de température entre le 10K et le demi/marathon était certainement de quelques degrés.
      Je n’ai jamais aimé la chaleur. Pire, je ne l’ai jamais tolérée. Puis, quand j’ai commencé à courir il y a quelques ans (après avoir perdu plus de 50 kg), encore, quand j’ai commencé à participer aux compétitions, j’étais « obligé » de m’entrainer en été. Et, depuis, je tolère les hautes températures beaucoup mieux.
      Trois ou quatre entrainements à 25-30° C et on s’adapte. Mais cela reste toujours un peu dur. J’évite de courir à midi (en réalité, mon temps préféré est vers 6 ou 7 h du soir), mes bouteilles d’eau à la ceinture. Mais, des fois, comme mercredi passé, on fait des intervalles. Et cela comprend une certaine vitesse. Alors, j’ai fait mon entrainement honnêtement, mais j’ai souffert (un peu, pas trop :).
      Bizarrement, j’aime maintenant plus courir en été (la chaleur y comprise), qu’en hiver. Pas de glace, pas de sloche, le seul ennemi reste la chaleur, mais on peut la contrer en adaptant son horaire d’entrainement. Une hydratation adéquate est la clé.
      Et quand septembre arrive et le Marathon de Montréal est à quelques jours, on sait que la probabilité de courir sous la température de 30 degrés ou plus est quasi nulle. La pluie de l’an passé était également une exception – la première fois en dix-neuf ans, si je me souviens bien.
      En même temps, c’était ma toute première course sous la pluie et je ne savais même pas comment m’habiller et quels dangers essayer d’éviter. Grâce aux conseils judicieux de Pierre (vendeur au Coin des coureurs) et de mon collègue Sylvain (un marathonien), j’ai appris des petits trucs et malgré la pluie et l’humidité, j’ai fais mon 10K (c’était seulement ma deuxième course à cette distance) pas mal en bas de 50 minutes.
      La chaleur, c’est aussi pour les humains. Alors, on se voit le 13 septembre!

    • Nous sommes les organisateurs d’une course de 5 km qui se déroule en plein centre-ville de Sorel-Tracy dans le cadre du Festival de la Gibelotte. Cette course a lieu le mercredi 8 juillet à 19:30 heures. Les gens doivent s’inscrire via Quid Chrono. C’est une course à faire une fois dans sa vie !..Bienvenue à tous

      Fausse la rumeur selon laquelle on sert de la gibelotte aux points d’eau. Merci de l’invitation. Y.B.

    • Rebonjour M. Boisvert,

      deux fois en moins de 12h, allez vous me barrer de votre blogue M. Boisvert??hihi

      Et bien ce matin, le niveau d’humidité était à combien??? je ne sais pas, mais il y avait encore de la brûme sur le bord du Richelieu à 8 heure!! … et qui était là à courir??? Monsieur et Madame Miclette!!! et nous avons même fait jasette..

      Mais est-ce que la brûme et l’humidité m’auraient fait manquer cette sortie agréable d’un petit matin doux???? Oh je ne crois pas!! :P

      Je dédie ce message à mon ami Martin qui a un petit brin de découragement de ce temps là!! Lâche pas Mart, t’es capable, beau temps, mauvais temps!! ;D

      Nath Trudeau

      p.s. 5 juillet 2009, Coupe du Dix30, vous y serez M. Boisvert??

      Oh, ce matin (17 K) était agréable, rien à voir avec le marathon de l’an dernier. Pas de soleil, pas trop chaud. Rien d’énervant. C’est 30 à l’ombre sans ombre que je redoute! Le 5, malheureusement, non, ni à la Gibelotte, d’ailleurs… Je m’éclipse quelques semaines. Pas de compétition officielle d’ici le 13 septembre. Mais comme l’entraînement prévoit des demi-marathons à pleine vitesse, je me ferai une classique quelque part en solitaire en tant qu’unique participant et origanisateur principal. Allez pas trop vite, gardez-en pour votre demi… Y.B.

    • Oui, l’an dernier au Festival de la Santé, c’était loin d’être rigolo. Moi je n’ai couru que le demi et je n’ai donc pas trop souffert (sauf des ampoules aux pieds, gracieuseté de la pluie diluvienne lors du départ), mais quand je suis ressortie du stade la chaleur était étouffante et j’ai eu alors une pensée pleine d’admiration pour les courageux qui avaient choisi de courir le “full” marathon.

      Par ailleurs, la vie est bien faite, parce qu’alors même qu’il faut se lever très tôt (les entraînements du soir ou de la mi-journée devenant impossibles) les journées sont longues et commencent tôt (mais bon, comme c’est justement à cause de ça qu’elles sont plus chaudes…)

      C’est très motivant de voir tout le monde ici parler de course à pied…ça donne du “pep” pour ceux d’entre nous qui n’avons pas de partenaires de course. Merci!

    • Pour ma part, les pires courses sont à cause de l’humidité. Mon corps parvient à s’oxygéner mieux sous la chaleur que sous l’humidité. Comme pour ma course de ce soir avant le souper. 33 à l’humidex mais seulement 70 % d’humidité.

      La meilleure approche est à mon avis de réduire la cadence de .5 km/hre par exemple. Facile à dire mais pas facile à faire. Avec le temps et la sagesse on va y parvenir.

      Bonne vacances !

    • Un peu à contre courant, j’adore courir quand il fait chaud. Eau à la ceinture, j’adapte néanmoins ma vitesse. Aujourd’hui, vers 13h00, j’ai fait mon 90 minutes (18k) sans trop souffrir. J’aime sentir l’effort et la récompense qui vient ensuite : une petite marche tranquille et le sentiment de bien-être qui vient avec.

      Je suis religieusement le programme d’entraînement de M. Cloutier et vise le 3h15. Ce programme est phénoménal; je l’ai suivi à la lettre il y a deux ans et suis arrivé presque pile dessus. Deux ans plus tard, je devrais y arriver aussi. À suivvre…

      Par curiosité… 3h15… ce n’était pas votre premier? Y.B.

    • Je suis tout à fait d’accord avec vous Nat Trudeau; il y aura toujours de bonnes raisons pour ne pas sortir. Par contre, l’être humain n’est pas infaillible. Comme l’a dit M.Boisvert dans une chronique plus tôt ce printemps, c’est une question de mental. Et il faut l’entraîner notre mental. La gymnastique du cerveau, elle peut nous rendre invincible je crois; il faut savoir toutefois l’utiliser de façon saine et constructive. Aussi, certaines personnes sont nées dans de moins bonnes conditions que d’autres (la neuroscience nous en apprend d’ailleurs beaucoup à ce sujet depuis quelques années , lorsque je trouverai un lien pertinent, je viendrai l’ajouter ici) mais étrangement, je retrouve souvent cette nonchalance face à la vie chez des gens qui ont eu justement la vie facile. Paradoxal, l’être humain…

      Nath Trudeau, si l’une de vos courses se retrouve sur mon chemin cet été, c’est avec joie que j’arrêterai pour vous serrer la pince!

      M. Boisvert, je vous souhaite de belles vacances…écrivez-nous une fois ou deux. Entre deux sorties en camping, je triche un peu et je vais lire cyberpresse, histoire de me tenir au courant!

      Le 13 septembre, je serai là pour encourager du vrai monde…en chair et en os!!!

      En attendant, si vous êtes encore au bureau cette semaine, vous serez choyé; Dame nature nous annonce quelques jours de pluie en ligne! Merci! Espérons juste que ce ne soit pas trop humide, j’ai des problèmes d’articulation!!!

      Bonne semaine! :-)

    • Questions à vous tous:
      Vous préférez courir avec des bouteilles tout le tour de la taille ou un camelback de 2 litres dans le dos?
      J’hésite entre les deux… et j’ai eu chaud hier!!!
      Comme néophite de la course, je veux pas acheter 56 patentes pour rien… et je m’entraine pour le demi de Septembre…

    • @ Mafalda.abc: c’est bien gentil. Lors des compétitions précédentes, certaines personnes me reconnaissent et viennent m’encourager…ça fait toujours plaisir et chaud au coeur!! Donc ne pas hésiter…je ne mord pas et non…je ne sers pas trop fort la main (contrairement à ce que pense M. Boisvert!!hihi).

      @ Fanctil: moi je ne voulais ni l’un, ni l’autre…j’ai acheté une Fuel Belt à 4 bouteilles et je l’adore..1- elle répartit le poid du liquide tout au tour de la taille, 2- je peux mettre du Gatorade dans 3 et de l’eau dans la 4e selon les conditions climatiques, 3- ne bouge pas comme un sac à dos pourrait le faire, 4- ne fait pas d’ajout dans mon dos, 5- ne fait pas de transpiration additionnelle comme le sac pourrait le faire car il est collé sur nous, 6- les bouteilles sont facilement accessibles, 7- dans la petite pochette…je met des Clif Block durant la compétition ou des biscuits Newton durant l’entraînement et le plus important 7- également dans ma petite pochette…je traîne un petit mot doux d’encouragement de mon copain!! voilà c’est dit!! Est-ce que vous pensez qu’il pourrait m’embaucher comme porte-parole?? hihi!!

      http://www.fuelbelt.com/

      Bonne journée

      Nath Trudeau :)

    • @ nathtrudeau

      J’ai acheté un camelback finalement et c’est pas si pire. J,avais pas eu la chance de voir votre message avant l’achat. J’avoue que la FuelBelt est pas pire pentoute. J’ai essayé le camelback hier et ça goûtait le “rubber”. Pas trop impressionné je dirais, surtout qu’ils disent que c’est suppoés gouter l’eau pas le plastique…

      Je te remercie pour les infos, je vais très certainement y jeter un coup d’oeil…
      On se croisera peut-être sur le fil de départ le 13 septembre…

      Bonne journée…

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