Yves Boisvert

Archive, juin 2009

Dimanche 28 juin 2009 | Mise en ligne à 23h18 | Commenter Commentaires (57)

La délicate question du genou

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Aïe.

Est-ce que la course à pied détruit les genoux?

C’est ce que demandent, ou affirment, ceux qui ne courent pas et qui veulent notre bien.

Cet article du Runners’ World nous dit que non… à condition de respecter un certain nombre de règles. Souliers adéquats. Bonne technique. Étirements. Renforcement si nécessaire. Repos. Changement de type d’entraînement à l’occasion. Étirements. Ai-je mentionné les étirements?

On ne répétera jamais assez l’importance des étirements. On ne répétera jamais assez l’importance des étirements. On ne répétera jamais assez l’importance des étirements.

Bon, OK, on peut le répéter assez.

Il se trouve, nous dit-on, qu’entre 30 et 60% des coureurs se blessent chaque année. Là-dessus, entre le tiers et la moitié des blessures sont aux genoux.

En même temps, le plus grand danger pour les genoux est… l’excès de poids, qui met une pression énorme sur les articulations. Il y a plus de changements de genoux chez les obèses que chez les coureurs, aux dernières nouvelles. Et en étudiant les coureurs d’élite sur une longue période, donc des gens qui accumulent des kilomètres et des impacts, les chercheurs n’ont trouvé aucune différence significative de dégradation des genoux comparés à un groupe du même âge, avec les mêmes caractéristiques physiques.

On note aussi que les sports d’impact comme la course renforcent notablement la densité osseuse. 

Mais bon, on transporte son poids, on le soulève, on cogne le sol, il y a un effet et un risque évidents… Il faut donc faire attention.

Les sites Cool Running (référé ici) et Runner rescue.com, notamment, vous donneront d’excellents outils de prévention et de guérison.

Vous noterez qu’on se blesse rarement en allant trop lentement. Vous noterez aussi peut-être que je ne suis pas toujours les conseils que je répète ici, mais c’est une autre histoire.

Je retiens de toute manière ce qui fait ici mon affaire: la sédentarité est plus dangereuse pour les articulations que la course.

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Dimanche 28 juin 2009 | Mise en ligne à 20h40 | Commenter Commentaires (14)

Tais-toi, corps!

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Körper, de Sasha Walz (photo Bernd Uhlig).

Dans tous les livres, on vous recommande la même chose: écoutez votre corps!

Eh bien moi, je dis: écoutez-le d’une oreille critique.

C’est bien beau écouter. Mais pour entamer un vrai dialogue, il faut lui répondre.

Je ne sais pas pour vous, mais vers 17h12, si je suis en train de courir par beau temps et que je vois une terrasse, eh bien mon corps me dit: bon, on a assez couru, allez, on s’assoit pour une petite pression bien fraîche…

Et moi je lui réponds: pas tout de suite.

S’il fallait écouter son corps, soyons sérieux, nous ne passerions pas des heures à le martyriser. Le corps crie “La-Z-Boy” de toutes ses forces depuis les débuts de l’humanité.

Ah, oui, évidemment, si vous avez une douleur atroce au tibia ou à l’ischio-jambier, faut écouter. Et encore! La différence entre la blessure et le malaise, on ne la comprend qu’à l’usage et à l’usure.

Alors, je le répète, faut pas seulement écouter. Faut lui parler. Et souvent, je lui dis le plus aimablement possible: tais-toi un peu, corps, tu m’énerves.

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Samedi 27 juin 2009 | Mise en ligne à 23h47 | Commenter Commentaires (18)

Coup de chaleur

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L’Américain Charlie Engle, le Canadien Ray Zahab et le Taïwanais Kevin Lin en train de traverser les 4000 km du Sahara en 111 jours, en 2007 (photo AP).

Je me suis soudainement ennuyé de mes sorties à -15 en janvier…

Avant de courir avec un peu de sérieux, on n’imagine pas à quel point la chaleur vous affecte. J’ai couru l’été dernier en Caroline du Nord, par 30 quelques degrés et je me disais: bof. Pas si mal.

Sauf que je ne courais pas plus d’une heure, et assez lentement. En augmentant les distances et le rythme… courir à midi, comme le jour de la Saint-Jean (27, 28 degrés humides) devient plus délicat. On n’a pas la calotte glaciaire longtemps.

Le corps gagne rapidement les degrés et ne sait plus très bien comment les évacuer. Est-ce bien la plage Doré que j’aperçois entre les arbres, ou un mirage?

Alors, ce sport qui a le mérite de la souplesse devient par temps chaud un peu moins facile de maniement. Si on ne peut pas sortir le matin tôt pour une longue course, c’est assez mal barré.

Pour ce qui est des compétitions, en haut de 20 degrés, surtout avec du soleil, on comprend assez vite qu’il faut ajouter un facteur de ralentissement conséquent.

Mais bon, septembre et le marathon nous attendent… Y a pas moyen d’y couper. Va falloir rajouter des gourdes à la ceinture.

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