Yves Boisvert

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    Yves Boisvert est chroniqueur à La Presse depuis 2000, après avoir été chroniqueur judiciaire pendant 10 ans.
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    Mercredi 29 avril 2009 | Mise en ligne à 15h02 | Commenter Commentaires (54)

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    Quand il a eu 50 ans, j’ai demandé à mon ami comment il se sentait.

    «Très bien, c’est juste que je ne sais pas quelle heure il est», m’a-t-il répondu.

    Samedi dernier, le voici qui débarque dans ma cour, une bouteille d’eau à la main et le cheveu humide. Il venait de renouer ses souliers de course après des mois au rancart pour cause de blessure. «Si t’embarques, je m’inscris au Marathon».

    Tu parles. Je m’étais inscrit la veille. Moi qui ne courais pas 15 minutes sans arrêter il y a un an. Un marathon… Il doit être plus tard que je ne pensais…

    C’est une sorte de pandémie intérieure, cette affaire. Tu commences par un tour du bloc, tu en fais deux et dix et puis 5 km, puis 10 km pour accompagner ton frère qui relève d’un infarctus… Tu y prends goût, tu en cours deux autres… Puis tant qu’à courir, aussi bien courir pour de vrai… et tu t’entraînes l’hiver pour un demi-marathon… Et tu le fais… Alors quoi, après?

    Après, tu ne peux plus t’en passer. Mais il faut bien s’exciter un peu… Alors je suis inscrit à cette chose un peu délirante qu’on ne sait pas si on peut la faire jusqu’au jour dit. Terra Incognita du coureur néophyte…

    Ce dimanche 3 mai, La Presse lance un projet pour encourager l’acitivité physique en général et la course à pied en particulier, avec comme horizon le 13 septembre, date du Marathon de Montréal (qui comprend des marches et des courses de 1 km à 42,2 km). On vous en dira plus long ce jour-là, mais je bloguerai pour la durée du projet.
    Je vous donnerai l’heure de temps en temps. En attendant, si je peux me permettre, Bleu Pétrole, de Bashung, ça se court plutôt bien.

    Ici à Sfax
    Ici à Sfax
    Hier à Sousse
    Hier à Sousse
    Demain Paris
    Demain Paris
    Aucun cadran n’affiche la même heure
    Aucun amant ne livre la même humeur

    Bonne course.


    • Félicitations pour ce premier demi-marathon couru en moins de 1 h 42! C’est un temps très respectable. Et bienvenue dans la famille des marathoniens, même si le grand jour est encore loin! J’ai hâte de suivre votre cheminement sur ce blogue et peut-être même de vous croiser à une course cet été.

      Je vous prédis un temps autour de 3 h 45 au marathon de Montréal. Et je peux vous affirmer une chose: courir un demi est relativement facile (comme monter le mont Tremblant), mais le marathon, c’est presque l’Himalaya, il ne se laisse pas conquérir sans souffrances (et le mot est faible!). Mais quelle satisfaction lorsqu’on le vainc pour la première fois!

    • Mon chroniqueur préféré qui blogue !!

      Allez vous vous en tenir à la course à pied ou bien aborderez-vous aussi des enjeux judiciaires et politiques ?

      Pour l’instant, ce n’est que sur la course, le temps de ce projet… On verra pour la suite…
      Y.B.

    • je suis handicapé mais Yves Boisvert me donne le goût de courir. Au diable le docteur, je pense que je vais écouter M. Boisvert plutôt.

      Euh… je ne voudrais surtout pas me substituer à une opinion médicale… Je ne connais pas votre condition, mais ce n’est pas conseillé à tout le monde. Je vous conseille plutôt d’aller voir un médecin spécialisé en médecine sportive (McGill a une clinique, notamment). Il y a peut-être une manière de courir qui vous convienne, mais il n’y a pas que la course et il y a des gens pour qui ça ne convient pas. Je ne suis ni coach, ni physiothérapeute, encore moins médecin, juste un témoin…
      Y.B.

    • Allez-vous faire comme Forrest Gump?

      Et faites attention à vos genoux.

    • Félicitation M. Boisvert, un marathon c’est loin d’être rien…

      Je ne sais pas si vous comptez répondre à tous les blogueurs qui vous interpellent (ce qui serait certainement très apprécié), mais dans ce cas je ne vous conseille pas d’écrire sur le hockey, car vous vous coucherez très tard. Malgré que j’appuis vigoureusement vos opinions sur le hockey junior québécois.

      Non, juste aujourd’hui… C’est ma première journée et la course à pied n’entraîne pas apparemment les mêmes délires d’opinion que le hockey –encore que les vacances du Canadien laisseront un peu de temps libre… y.B.

    • Bien content que vous vous laissiez tenter par l’univers des blogues. Attention, ça peut devenir ”maladif”!

      Sérieusement, bonne chance dans votre quête. En passant, j’espère que vous en glisserez mot à votre collègue Tremblay. Pour le grand chroniqueur sportif qu’il est, il a montré une ignorance crasse du Marathon de Montréal il y a quelques semaines. Ca paraît mal pour un quotidien sur le point de lancer une initiative pour en promouvoir la participation!!

      Au plaisir de suivre votre aventure.

    • Souffrance…souffrance…on ne voudrait quand même pas vous faire peur…
      moi, je dirais que si le demi-marathon, c’est comme le Mont Tremblant, le marathon c’est le Mont St-Anne, allé-retour, deux fois, à reculons!
      Bonne chance pour cette nouvelle aventure!
      Au moins, la vue est belle en descendant vers l’île… Y.B.

    • «Pour l’instant, ce n’est que sur la course, le temps de ce projet… On verra pour la suite…»

      Mélanger les blogues et je journalisme. Voila un sujet d’éthique dont les journalistes sont si friands…
      Les blogues sont-ils antijournalistiques ou la course à pied contraire à l’éhtique? Comprends pas trop… Je vais courir là-dessus… Y.B.

    • en allant visiter le site du marathon, on trouve aussi la catégorie marche nordique 5 et 10 km. Vous savez c’est quoi au juste?

      Je ne sais pas encore si je pourrai courir, je viens de commencer à m’entraîner pour retrouver une forme perdue au fil des ans. J’airais bien y arriver. Qui vivra verra. SI ce n’est pas cette année, on verra l’an prochain!

    • Yeah un nouveau blogue à rajouter sur ma liste :)

    • Si vous courez aussi bien que vous écrivez, c’est du joli. Et je suis d’accord avec Phillipel, vous devez absolument bloguer sur le merveilleux monde de l’injustice. Je suis également un de vos lecteurs les plus assidus. Vous êtes tellement bon!!!

    • “Non, juste aujourd’hui… C’est ma première journée et la course à pied n’entraîne pas apparemment les mêmes délires d’opinion que le hockey –encore que les vacances du Canadien laisseront un peu de temps libre…”

      Les Canadiens c’est comme la religion ou le débat sur la souveraineté, ça ne prend pas de vacances et ça réchauffe les esprits. Mais SVP ne publiez pas ce message, ça va partir un débat.

    • Hey bien voilà c’est parti. Je m’étais inscrit pour être un de vos cobayes pour le demi-marathon. J’ai pas attendu votre réponse (je n’ai pas été choisi finalement) et j’ai commencé le jeudi 16 avril avec le programme d’entrainement du marathon de MTL. Demi-Marathon GROUPE “B”. Jusqu’à maintenant ça tient la route et le bourrelet fond presqu’à vu d’oeil…

      Et c’est effectivement une drogue quand on commence. J’ai pas l’intention d’arrêter. On se verra probablement pas le 13 septembre, mais j’y serai assurément.

      Bien hâte de lire vos comptes rendus…
      S’il y en a un qui lâche de votre gang, je prends la relève illico si vous voulez…!

    • En effet, le marathon n’est pas pour tout le monde, même en ayant une excellente condition cardio-vasculaire. Dans mon cas, ce sont mes genoux qui ne peuvent pas dépasser le stade du demi-marathon, même si mon coeur pourrait tenir le coup pendant 100 km… Mais bon, un demi-marathon c’est déjà ça!

    • Une p’tite partie de foot au parc Jarry, ça ne vous dirait pas aussi? (J’parle de “soccer”, faut malheureusement spécifier ici)…

    • Même une horloge arrêtée donne l´heure juste deux fois par jour ! Ceux qui ont des problèmes de genoux devraient songer à la marche nordique.

      Au plaisir de vous lire.

    • Enfin Yves Boisvert qui blogue! Vous faites ma journée! :)

    • Yessss ♥ un de mes chroniqueurs-journalistes préférés et ce sans aucune flagornerie (ou si peu).

      Il paraît que l’exercice physique c’est bon pour le cerveau, vous faites une pierre au moins deux coups M. Boisvert.

      Ne buvez pas trop d’eau quand vous courez, svp!

    • Merci YB, je vous souhaite la meilleure des chances, cependant, je crois qu’il est pertinent de se demander si le mélange des genres a une limite.

      Je ne veux aucunement remettre en question votre intégrité journalistique.

      Bien à vous,

      On peut se le demander, certes, mais pratique ici un genre (le blogue) et ailleurs un autre (la chronique). Deux genres pas tout à fait étrangers, au fait. Et je ne les mélange pas –pas encore! Mais bon, vous jugerez…
      Y.B.

    • Bravo cousin! Ça va nous changer agréablement des blogues de hockey. Pour ma part je suis coureur depuis plus de 30 ans, même si je n’ai qu’un marathon à ma fiche (mais quand même… New York!). Si mes articulations et mon dos m’en donnaient la chance, j’adorerais en courir un autre. Je vais donc suivre avec beaucoup d’attention le récit de tes péripéties.

    • J’emmène mon sheirpa habitué au smog …

      Bienvenue sur le 2.0 M. Boisvert ! ( de la si belle ville de Québec ).

    • Loin de critiquer votre nouveau blogue, mais je me demande pourquoi, vos employeurs étaient à court?

      Je vous suis depuis longtemps et j’espère que ce nouveau blogue est accompagné d’une augmentation de salaire, pas seulement de tâches…

      Vous soulevez une question importante, je fais suivre aux autorités compétentes… Y.B.

    • L’effort m’a toujours laissé sceptique. L’effort un jour, oui, évidemment, pas de problème. Mais l’effort toujours? Ah oui, il y a bien M. Chose qui se défait toujours les genoux à courir à 70 ans… mais, comme on dit, on en parle.

      Non, personnellement, je suis contre l’effort. Avoir une auto, à moins d’avoir un bon racket, style médecin, avocat ou PDG d’une compagnie de construction, ça demande aussi un gros effort. Faut travailler, et à faire quelle bêtise au juste? Non, travailler c’est déjà trop dur. Mieux vaut s’installer près du boulot. Pour aller à l’épicerie, oui, là, on peut marcher. Pour la pharmacie, la banque, le resto, la fruiterie, la boulangerie, la fromagerie…

      Oui, bon, des fois ça fait un peu beaucoup. Je suis contre l’effort. C’est pour ça que le vélo a été inventé.

      _ Hé, Monsieur Chose, vous ne vous les gelez pas un peu aujourd’hui à 20 sous zéro?

      _ Et toi, jeunesse, tu ne te les gèles pas sur le remonte-pente à cent pieds au dessus de la cime des arbres?

      Oui, c’est moins fashion le vélo, l’hiver, mais la chaufferette part vite.

      La loi du moindre effort, c’est ce vers quoi l’Homme tend. (La Femme, je la laisse s’exprimer. Vous avez entendu ça hier à Tous pour Un? Dans une journée, l’Homme prononce en moyenne 2000 mots. La Femme? 7000!!!) On aurait tort de s’opposer à cette tendance naturelle. En général, ça ne dure pas.

    • En ce bobent…j’ai ude gribbe garabidée…Bais d’habidude, je cours. Sans farce, je voulais participer (mais 4 places, c’est pas assez!). Je nous voyais, avec le tee-shirt de La Presse en peloton, motivés et tout, une belle gang, qui aurait religieusement suivi les préceptes d’un (ou 2) entraîneurs (ATCHOUM…J’pense que j’vais aller me coucher, ça empire!), finalement arriver sur les rotules, devant la foule délirante (pari tenu pour les 5,10,21 ou 42 kms) fiers comme Artaban…En fait, courir est un acte solitaire, mais c’est toujours agréable de relever des défis – et de se faire motiver. Je me cherche une gang pour courir!

    • Vous souffriez d’ennui sans que la chose n’y parusse dans vos écrits !

      Suite à un demi marathon, j’ai traîné une condromalaxie de stade 1 durant des années. Du mal à vélo, du mal en ski de fond, du mal à la marche pour aller au dépanneur.

      Depuis je me suis remis et plutôt que la course qui ne me convenait pas, je roule à vélo lors de la belle saison. Ce qui est formidable avec le sport, tous genres confondus, ce sont les bénéfices pour les santés physique et mentale.

      Ce que j’aimais de la course à pied, c’est que vous partez de la maison et hop, une heure plus tard, vous vous sentez heureux et crevé. Ou l’inverse.

      Le principal bénéfice de la course à pied est que vous oubliez jusqu’à votre nom vers la fin d’un demi-marathon. Et il est donné à penser qu’à l’arrivée d’un marathon, vous arrivez jusqu’à oublier vos dossiers…

      Courir c’est se condamner à vivre pleinement sans libération conditionnelle !

    • M. Boisvert, j’ai annulé mon abonnement à La Presse il y a quelques semaines. Cela n’a rien à voir avec vos opinions ou avec la ligne éditorial mais avec un mélange de crise économique et de besoins comblés par l’information disponible sur le Net.

      En ce qui concerne nos opinions et nos états d’âmes, j’espère que le grand public va s’approprier de ce champ avant les grands médias à la solde de d’intérêts douteux.

      cd

    • Bonjour YB! Quelle joie de vous retrouver dans ce blogue. La course; quel beau sport (pas très glamour) mais combien satisfaisant. Je serai au demi-marathon du Festival de la Santé……. Bon entraînement!

    • Vous êtes drôles, vous, entre un qui ne veut pas faire d’efforts- et qui souligne le valeureux (ou malheureux?) effort de la femme à parler (plus que l’homme!) et l’autre qui a des doutes sur l’honnêteté de La Presse en se demandant si YB va recevoir des heures sup! Nous sommes là, à bloguer (sans blogue!), sur le bonheur de la course à pied (et du sport en général)….Généralement, quand on pratique la course à pied, on ne dédaigne pas le vélo (le contraire n’est pas nécessairement vrai), qui mène plus loin, plus vite – et qui fait moins suer!

    • M. Boisvert, j’ai annulé mon abonnement à La Presse il y a quelques semaines. Cela n’a rien à voir avec vos opinions ou avec la ligne éditorial mais avec un mélange de crise économique et de besoins comblés par l’information disponible sur le Net.

      En ce qui concerne nos opinions et nos états d’âmes, j’espère que le grand public va s’approprier de ce champ avant les grands médias à la solde d’intérêts intéressés.

      cd

    • Pour la première fois de ma vie, drètte aujourd’hui, j’ai fais du Jogging pour dans le but de faire fondre mon bide. J’ai commencé avec un “petit” 10 km.

      J’ai plus de genoux. Je veux crever. Pitié, abattez-moi. Quel sport de masochistes.

      C’est bien mieux de fonctionner. Allez-hop, un petite broue pour fêter ça! :^)))

    • M. Boisvert, vous avez donné la chanson idéale pour me mettre à la course. Depuis sa mort, il me semble que les fans d’Alain Bashung sortent du placard!

    • Même chose de mon côté! On commence par un 5 km, puis un 10, un demi-marathon et le marathon complet. Je n’ai aucun talent pour la course à pieds. Je m’entraîne fort mais je suis ce qu’on nomme “back of the pack”. Par contre, j’aime les course d’endurance parce que je peux garder un rythme humain. J’ai couru déjà 5 marathons. Comme d’autres le disaient le demi-marathon ça se fait bien, en fait c’est probablement ma distance préférée. Le marathon on puise dans nos réserves physiques et mentales. Il ne faut pas lésiner sur les détails dans la préparation. J’ai travaillé fort pour le faire en moins de 5 heures, mais quand j’y suis finalement arrivée, j’étais fière comme si je m’étais qualifiée pour Boston. À chacun ses objectifs… Courir un marathon a changé ma vie. Je me sens à apte à relever des défis nouveaux dans toutes les sphères de ma vie. Je vous souhaite une belle aventure jusqu’à ce but ultime. J’ai hâte de vous lire. Bonne chance!

    • Heureux de vous lire sur un blogue. Un conseil, ne perdez pas trop de temps à répondre à chacun d’entre nous car vous n’aurez plus le temps pour vous entraîner, rédiger vos articles et … vivre votre vie de père. La course (ou à mon âge, le jogging) est très important, 4 X 10 km par semaine en ce qui me concerne. J’aimerais faire le marathon mais je trouve cela un peu trop long !

      Je suis d’accord avec cet intervenant qui vous conseille de faire attention à vos genoux, n’hésitez pas à changer vos souliers aussitôt que ceux-ci perdent leur capacité d’absorption. Pour ma part, pour avoir voulu économiser sur ces dépenses, je me suis rendu compte que je développais un malaise aux genoux avec des souliers qui dépassaient le 1 500 km !

      J’ai bien aimé vote article de samedi passé sur M et Mme Miclette que je vois parfois courir devant ma maison !

    • @Entropie21 Un bon soulier de course dure en moyenne entre 800 et 1000 km max. La boutique Courir de Montreal récupère les chaussures qui ont parcourues cette distance pour les donner à un organisme de charité. Ce qui est très louable et utile. Vive la course à pied!

    • Bravo pour votre projet de marathon. Pour avoir vécu l’expérience du marathon, laissez moi vous dire que c’est une expérience extraordinaire. Le défi est de s’en tenir à un bon programme d’entrainement et d’éviter les blessures. Tout comme souligne j-pierre, il est essentiel d’avoir un bon soulier et de le changer après quelques mois. Bonne chance !

      En passant, Fantaisie Militaire se court également très bien. Par contre, je déconseille L’imprudence.

    • Enfin, un blogueur compétent et inspirant. Je suis très heureux.

      Bonne chance!

    • joe_bleau a raison, ça fait vraiment bizarre d’entendre parler les adeptes de jogging. On dirait des religieux purs et durs, dans le genre qui se flagellent pour atteindre Dieu.

      Hé, je l’aime bien Dieu, moi aussi, mais pourquoi l’aborder par l’enfer? Quand, à six ans, j’ai eu mon premier vélo, tout de suite, ça été le paradis. C’est vraiment une impression magique de soudainement devenir le mammifère qui emploie son énergie de la façon la plus efficace: un coup de pédale, puis ça déménage jusqu’au prochain pâté de maisons.

      Un jour quelqu’un a inventé le cyclotourisme, une truc sans bon sens. Juste pour voir, j’ai essayé de me rendre à Oka avec mon vieux Gitane. Ben, ç’a marché, roulé, j’veux dire. Je me suis rendu, j’ai campé, j’ai jasé avec les campeurs, je me suis baigné, je suis revenu à Montréal. P’tit tour de traversier sur le Lac des Deux Montagnes en prime. La grande vie! C’était pas si con.

      L’année suivante, il fallait voir ce que c’était que de faire de la montagne: St-Urbain, here I come, en beau cycle neuf! Bon jusqu’à Québec, c’est plutôt plat et platte. N’empêche, je me souviendrai toujours des policiers de Trois-Rivières qui avaient laissé les clés dans l’autopatrouille et du commandant qui m’a écrit: “J’ai donné à Monsieur la permission de tenter sur l’Île (de St-Quentin).” Il pensait que ce serait plus tranquille que dans le Parc Laviolette, un genre de Parc Lafontaine à l’entrée de la ville. J’ai beaucoup voyagé mais, cet accueil-là, de la part de policiers, je n’ai pas vu ça souvent.

      Anyway, j’ai pas couché sur l’Île de St-Quentin, j’ai rencontré un gars qui demeurait sur ma rue à Montréal et qui me voyait souvent passer à vélo. J’ai été invité à coucher chez la soeur de sa blonde.

      À Québec, c’était les Francofolies et on m’avait averti que les auberges étaient pleines. Ça ne faisait pas 10 minutes que j’étais sur la rue St-Jean, un autre cycliste me demandait si je cherchais un endroit pour coucher. J’ai passé trois jours chez lui. C’est vrai que c’était les années folles. Les pouceux n’attendaient pas trop longtemps non plus.

      Après la côte de Beaupré, je pense que c’est le ciel qui commence. Tout le monde se connaît et te dit «Quand tu seras rendu là, vas donc voir UnTel». St-Urbain s’est étendu jusqu’au Lac St-Jean, dont j’ai fait le tour disant un bref bonjour tous les gens dont j’avais l’adresse.

      Mais, à Jonquière, j’avais déjà refusé deux ou trois offres pour me rendre à la commune de l’Anse St-Jean, où on donnait une fête, cette fin de semaine-là. Hé, je traînais ma tente depuis 40 jours et je n’avais jamais couché «dans le bois». Depuis Chicoutimi, il n’y avait pas grand’monde jusqu’à l’Anse. Hé, hé!

      Pas de chance! Un monsieur peinait à sortir sa grosse voiture d’une route en gravier et je lui ai donné un coup de main. Il voulait, lui aussi, me reconduire jusqu’à l’Anse. Pas question, lui ai-je répondu. Je venais encore de refuser une offre de trois veilles dames dans un chalet sur le bord d’un lac… 50 pieds avant. Et cette route était autrement quasi déserte!

      _ Écoute, j’ai un chalet au Lac Otis. Ma femme a fait des cigares au chou et, ensuite, on va aller faire du canot.

      Oh, là, là! Vous connaissez le Lac Otis? Ça ou l’Éden qu’est-ce que vous préférez?

      Le lundi suivant, je suis parti de l’Anse en direction du fleuve à 17h. Là, ça ne risquait pas. Merveilleuse soirée sur le bord du feu, qui aurait été encore plus mémorable si une jolie jeune dame, elle aussi à vélo, avait voulu me tenir compagnie. Mais sa maman l’attendait… On ne peut pas tout avoir.

      Dans le bout de Rivière-du-Loup, j’ai pensé aller dire bonjour à Bob, qui avait acheté une maison d’école aux environs. Le curé à qui je me suis adressé ne le connaissait pas, mais quelqu’un d’autre qui avait une maison d’école dans le coin. Le jeune monsieur connaissait bien Bob mais, hélas, il voyageait lui aussi et était à Montréal.

      _ Bon. Je peux planter ma tente à côté?

      _ Oui, oui, mais rentre donc souper!

      C’était généreux, mais il n’y avait pas grand’chose sur la table. J’ai sorti ce que j’avais. Personne n’a dit un mot mais, sur la table, c’était l’entrée. La bouffe, j’vous dis pas! J’étais rond comme un oeuf quand la porte a sonné. C’était une amie, que j’avais rencontrée l’année précédente à Baie St-Paul. Elle apportait le dessert. Ouf!

      Ah, ce qu’elle était contente de me voir. Elle allait pouvoir me présenter tous les gens dont elle m’avait parlé. Passant de l’un à l’autre, ç’a pris presque deux semaines. Et là, il restait ce sympathique couple d’enseignants qui partait pour un congrès. Mon amie gardait les enfants, je n’avais qu’à rester. On parlerait au retour.

      J’aurais bien aimé mais, septembre approchait. Et puis, après deux semaines, je sens comme un malaise. L’impression de ne plus être en voyage, de m’installer. Parfois, je me suis demandé si ce n’était pas de la lâcheté. Ce besoin de courir, étais-ce aller plus avant, ou bien de s’étourdir plus loin? Je ne sais pas. Bien des gens qui étaient là venaient de Montréal. Ils étaient restés, eux.

      J’ai terminé mon périple chez un de mes oncles à Ste-Perpétue de Nicolet. Quand j’étais tout jeune, j’avais toujours rêvé d’aller chez lui en vélo. J’y suis allé, après un p’tit détour.

      Finalement, Oka, c’était bien, mais pas tout à fait ça. Lors de mon premier séjour à Paris, j’avais rêvé d’y faire du vélo. Ç’a été mon voyage à pédales suivant. Puis, j’ai fait du bateau stop à Lisbonne — oui, oui, avec le vélo, mais prenez-en un pliable — et j’ai redécouvert l’Amérique. Je ne vous conte pas. C’est un voyage aussi rempli de péripéties que celui de Rousseau — à pied, lui, il est vrai! — à travers les Alpes jusqu’en Italie. Dieu merci, moi, j’avais quelques sous en poche — un budget d’environ $10 par jour — et je n’ai pas été obligé de me convertir :)

      Tout ça pour dire que, l’auto-flagellation, j’aime pas tellement. Évidemment, quand on part avec son petit bagage sans l’alternative de coucher à l’hôtel Visa, on s’attend à encaisser des coups durs. Et il y en a eus. Je me rappelle avoir couché, en Martinique, dans un petit bateau bourré de coquerelles. Mais, au matin, j’avais vaincu, il n’en restait plus une! Elles n’ont pas eu l’air d’apprécier mon Repex à 97%.

      Sauf que, à part quelques très rares moments, j’ai été sur un high tout à fait incroyable, comme s’il y avait vraiment un Dieu pour les fous. Parfois, lors d’une accalmie de rencontres, seul, je me mettais à récapituler les moments invraisemblables que je venais de vivre. Je vous jure, je ne vous ai rien conté jusqu’à présent.

      Je ne vous dis pas le down lorsqu’on voit Montréal, au retour, du haut des airs… Et pourtant, je suis toujours revenu. Allez comprendre!

      Maintenant, ma santé est moins bonne. À gauche, à droite, les professionnels de la santé, parfois plus vieux que moi, se disent prêts à prendre mon chat lorsque je mourrai. Fin 2001, premier médicament après l’insuline, mon médecin m’a dit qu’il me fallait une petite pour les reins. Début 2008, je prenais déjà pour plus de $1,000 de médicaments par mois. Mon diabète peu labile a soudainement viré débile.

      Le diabète, ça explique tout, monsieur! Les reins, le potassium trop haut, l’hémoglobine trop basse pour ce que l’état des reins peut justifier, le thyroîde qui s’emballe, la tension qui baisse à 100/50, debout, lors d’une visite chez le médecin, mais qui remonte parfois à plus de 200, surtout la nuit, TOUT!

      Mon néphrologue me dirait bien fou, mais il a eu l’occasion de vérifier lorsque je me suis pointé de façon impromptue un beau jour à son bureau. Un pouls comme le mien, il n’avait jamais vu ça. Je tente de suggérer que de na pas atteindre, à chaque nuit, l’étape du sommeil paradoxal pourrait avoir quelque chose à voir avec mes problèmes mais, peine perdue. Du bout de leur lorgnette, tous les spécialistes certifient que c’est le diabète débile.

      Rousseau avait bien raison: lorsqu’on vieillit, ce n’est plus la même chose. Et ce n’est pas qu’une question de santé.

      En bon moraliste, je ne voudrais pas terminer sans un conseil. Aux plus jeunes, je dis: «Laissez tomber la flagellation, n’attendez pas trop avant de vous offrir le ciel». Aux vieux auto-flagellants, je souhaite de toujours courir lorsque, comme moi, ils peineront à monter les escaliers.

      Excusez la longueur. Le vélo m’inspire, faut croire.

    • Y. Boisvert: savez-vous si un docteur ça vient toujours par paire?
      je suis désolé mais je parle pas aux gens a identité partagé.

      J’ai tout de même essayé. On m’a référé à une clinique orthopédique. (Dr. Lacroix, au montreal general hospital). Lorsque j’ai demandé à parlé au médecin un individu frustré m’a dit que le médecin parlait pas au téléphone.

    • on m’a raccroché au nez par après. j’ai rappelé, et maintenant ça dit que pour un nouveau patient il faut télécopier une demande d’un autre médecin et bla bla bla.

    • un médecin, côté vision, est-ce que c’est supposé voir à plus de 30 cms en face des yeux?!

    • pour finir, je vous nomme médecin (mais pas de force, vous pouvez dire non!) Donc si vous voulez être mon médecin on s’en va marcher Montreal/Vancouver. A pied.
      Merci pour l’offre… Ce ne sera pas nécessaire de me le nommer. Magasinez un peu, il y en a sûrement un autre… YB

    • Euh… je ne voudrais surtout pas me substituer à une opinion médicale…

      DOMMAGE.

      Moi je connais des médecins qui ont besoin de faire rouler l’économie du fauteuil roulant. Ça paie, rendre les gens handicapés.

    • Bon, terminé la course, le vélo, le ski de fond, la raquette, la marche rapide : Gilles38 m’aura convaincu d’un seul billet que tout cela pourrait aussi finir mal…

    • Bravo M.Boisvert,un marathon c’est pas rien ! Vous vous en apercevrez le lendemain quand vous aurez l’impression qu’un dix roues vous a passe sur le corps!
      En tant qu’ancien marathonien je vous livre le secret d’un marathon reussi.
      Courir le plus possible de longues distances genre 35 kms avant le jour X et surtout ne pas se laisser emporter et partir ne serais ce qu’un peu trop vite le matin de la course. N’oubliez pas le marathon commence au 32e kilometre avant ca on s’amuse…
      Et puis vous pouvez prendre des conseils d’Yves Girard du cahier Affaires de La Presse qui s’est remis au marathon l’an passe.
      Bonne chance.
      Merci pour le conseil… Je prends tout ce qui passe. Vous me féliciterez après, s’il y a lieu!

    • Vive le coureur de fond!

      (vous l’avez cherchée)

    • A mon tour de vous souhaiter bienvenue dans la monde de la course M. Boisvert. Ce sera intéressant à suivre, ce blogue.

      Je vois l’amélioration de votre pace du kilometre, belle progression! Qu’est-ce que ça peut aider à se motiver, atteindre la mi-quarantaine!

      Pour ma part c’etait justement afin de grimper (le Kilimanjaro) que je me suis mis à la course en 2005. Depuis j’y ai pris goût (aux deux! à la course et à la haute montagne). Je ne m’aventurerai pas à comparer les deux, l’état de grâce à l’arrivée vaut bien l’effort et les douleurs dans les deux cas.

      La course à pied revient en force depuis quelques années et il y a de plus en plus de compétitions. Parmi les belles courses de la saison, j’en profite pour vous inviter à faire la viree des sentiers au mont-st-bruno, pas loin de chez vous (www.courir-saint-bruno.ca). Une rare course dans un parc national, le décor à lui seul en vaut la peine!

      (s’cusez la plogue :-) )

      Et comme dirais Bashung dans Osez Joséphine
      ‘usez vos souliers…’

      Bonne foulée!

    • Je cours depuis presque un an deja et je me trouvais pas mal bonne de courir mes 10km 3-4 fois semaine, mais en lisant les commentaires des autres blogueurs, disons que je me sens un peu… “looser”, d’autant que je consume mon paquet de cigarette quotidien. Me suis inscrite au demi-marathon de Montreal cette annee, esperons que je tiendrai le coup avant l’infarctus!

    • @madametartampion

      Ne vous en faites pas, c’est effectivement un bel exploit de courir 10km 3-4 fois par semaine, surtout avec le handicap que vous vous ajoutez! Mais effectivement, si pour certains, devoir payer pour aller courir dans un marathon semble incompréhensible, payer pour …euh.. enfin, vous savez ce que je veux dire. Bonne chance.

    • @ etmoi

      Tu sautes à obstacles aux conclusions: dans mon cas, il y a eu, si je puis dire, des circonstances aggravantes. D’autre part, les gens que j’ai connus dont la longévité a dépassé la moyenne n’étaient pas des adeptes de sports extrêmes: il ne faut pas oublier que le coureur de Marathon est mort en arrivant à Athènes. Il me semble donc plus important de pratiquer un sport régulièrement parce qu’on y prend plaisir.

      Hum… À vrai dire, la vraie recette ce n’est même pas le sport. (C’est pourquoi je dis que le vélo n’est pas mon sport, mais mon trans-sport.) Il faut tout simplement rester actif. Regarde les vieilles mémés, seules dans leur maison. Elles n’arrêtent jamais! Elles astiquent et frottent. Elles décollent le calefeutrage, lavent les vitres, font des courses parce que là, la famille va venir pour Pâques, la fête du p’tit dernier, celle du neveu, etc. Il y a toujours quelque chose à l’agenda.

      Essayez pas de les suivre, marathoniens! Elles vont vous perdre dans la brume. Leurs filles reçoivent 5 invités et, comme vous, elles pensent qu’elles vont mourir. Les mémés, elles, en reçoivent 30, et c’est comme si de rien n’était. C’est toujours à la bonne franquette, remarquez, façon de dire que rien ne vient du supermarché: ni les tourtières, ni les tartes, ni les gâteaux. Rien. Elles achètent les matières premières et se lèvent de bonne heure.

      J’en connais une comme ça qui est à peu près aveugle (dégénérescence maculaire). Je lui ai demandé comment elle faisait pour mesurer ses ingrédients. Elle m’a dit qu’elle mettait son doigt dans la tasse. Pour tant d’oeufs, tant de farine, tant de sucre. La cuisine raisonnée, ça c’est une école sportive!

      Pour la grande majorité des gens, les vertus thérapeutiques du marathon, ce ne sera toujours que de la légende urbaine parce qu’il n’y a jamais besoin de courir comme au Kenya.

    • @madametartampion

      Courir 100 km par jour ne compensera pas pour votre paquet de cigarettes journalier. Vous allez courir sans être correctement oxygénée. Je ne vous propose pas de solution, vous la connaissez trop bien.

    • M. Boisvert, le plus beau parcours de course au Québec est sans l’ombre d’un doute le sentier de la Trans Terrebonne.

      D’ailleurs il s’y tiendra dimanche le 17 mai prochain, la première édition du Défi Pegasus de Terrebonne. Course au profil d’Enfant-Retour Québec.

      Surement un des parcours de 10 k le plus difficile au Québec. Tout un défi en plein nature.

      L’invitation vous est lancé.

      Info sur Sportriple.com

      Ruckus.

    • Mon oeil votre dossier !

      Ayant manqué votre cahier du dimanche qui annoncait en trompette le “dossier” marathon, je me suis rabattu sur votre site Internet, et avec quelle déception. Juste du bla-bla, du blogue, du sondage. du Myspace et du “m’avez-vous lu” !!!

      J’auras bien aimé y retrouver une (des) rubrique(s) offrant des conseils, des trucs, pouvant bénéficer aux nouveaux pratiquants ou à ceux recherchant des tuyaux sur les meilleurs pratiques de la course à pied. Rien de tout cela, que du verbiage. Pourrais-je vous suggérer (il n’est pa trop tard pour apporter des améliorations) d’ajouter une rubrique (une vraie) de conseils sur les préparatifs à ce marathon et tout autre information sur la course en général. Par exemple comment bien comprendre votre tableau préparatoire avec tout ces symboles et
      minutages et distances; les souliers ? les lectures intéressantes ? l’alimentation ? comment surmonter les moments d’abandon ? Les mises en garde pour les téméraires ? etc. etc. Richard Chevalier, spécialiste en matière d’activité physique pourrait bien vous aider. Mais de grâce, sortez de votre bloggage, Myspace, MyWeb, Youtube, et tous les WWW Internuls !

      Merci de considérer la présente.

      C’est comique comme les gens qui dénoncent le verbiage écrivent long. Si vous n’aimez pas le blogage, comme vous dites, n’y entrez pas. Pour le reste, soyez patient, on ne fait que mettre la table. C’est un projet sur quatre mois, on ne va pas tout faire d’un coup. Tous les sujets que vous mentionnez seront abordés au fil des semaines. Y.B.

    • Bienvenue dans le monde des drogués de la course M. Boisvert,

      J’ai été surpris de voir dans La Presse de dimanche l’annonce d’une recridescence de la course au Québec. En effet je suis un dopé de la course depuis 25 ans, et je me trouve souvent bien seul sur mon parcours du boul. des mille-iles à Laval sur le bord de la rivière. Il y a bien quelques nouveaux coureurs à tous les ans qui aparaissent mais disparaissent après qielques semaines ou entre se cacher l’hiver.
      Le 9 mai prochain je complèterai ma 25ième année de course ayant courru près de 4800 heures sur 43000km. On dirait un vieux char!
      Mais j’ai plus que jamais du plaisir à courir mon 6.5 km par jour 6 fois par semaine, 52 semaines par année. J’ai besoin de ma dose d’endorphine tous les matins avant d’aller travailler.
      Et je n’ai jamais courru de marathon, la motivation du bien-être physique me suffit.
      Bien heureux de voir que j’ai des nouveaux amis courreurs sur les routes du Québec.
      Excellente initiatives, je vous suivrai.

    • Bonjour M.Boisvert,
      Sans le vouloir, vous créez un nouveau problème, la dépendance à votre blogue…comment faire pour lire tous les commentaires sur chacun de vos sujets mais d’un seul coup d’oeil… Je sens que 4 mois, ça sera court et que nous aurons besoin d’un sevrage à la fin. Merci, vous lire tous, c’est très stimulant et même si mes genous m’interdisent la course, ça me motive à marcher.
      Mais voyons, je ne les lis pas tous. Le vôtre, par exemple, je ne l’ai pas lu. Merci de vous inquiéter. Y.B.

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