Chaque fois que je mets les pieds dans une salle de théâtre, je ressens une grande excitation. J’ai toujours hâte de voir les décors, les comédiens, la mise en scène, l’histoire… Mais il semble que ce ne soit pas la même chose pour tout le monde.
Mardi soir, à la salle J.-Antonio-Thompson, le TNM présentait sa production Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare. Une production tout simplement enlevante par sa mise en scène et le jeu relevé des comédiens.
Photo François Gervais
La troupe du TNM qui présentait, mardi soir, Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare.
Malgré tout, la dame derrière moi dort. Non seulement elle dort, mais elle ronfle. Une première fois, elle s’en rend compte et elle se réveille, mais elle sombre dans un sommeil tout aussi profond à peine quelques minutes après.
Le théâtre est un art exigeant pour le spectateur. Il nécessite une prédisposition. On doit se présenter avec un état d’écoute. Si, au cours de la pièce, on se rend compte que le propos ne nous intéresse pas ou que le sommeil est plus fort que l’histoire devant nous: ON SORT TOUT SIMPLEMENT. On ne combat pas le sommeil dans une salle de théâtre. ON SORT. Par respect pour les autres qui ont payé 45 $, SORTEZ!
Éric Langevin










Isabouille
11 novembre 2009
11h59
Il semble que certaines personnes soient incapables de garder les yeux ouverts lorsqu’elles sont assises confortablement dans un siège ou fauteuil, dans une salle sombre, peu importe ce qui se passe devant elles. Un autre problème très courant que je subis, je vous le dis, CHAQUE FOIS que je me trouve dans une salle soit de cinéma, de théâtre ou de musique: la parlotte!! Beaucoup de gens ne se gênent pas pour chuchoter et parfois même parler normalement pendant qu’un spectacle se déroule devant eux. On a beau les fixer et faire “chut!”, ces personnes pas élevées pensent qu’elles sont à la cafétéria et que ça ne dérange personne. De grâce, people, cessez de vous contempler le nombril et croire que vous êtes seuls au monde car, guess what?? vous n’en êtes pas le centre! J’ai payé mon billet, je suis donc à même de croire que j’ai le droit de jouir du spectacle en paix. Ceux qui ronflent, allez vous coucher. Ceux qui parlent, fermez-là. C’est aussi simple que ça.
montrealaise
11 novembre 2009
15h57
Parce que j’aime faire l’avocat du diable, je vais prendre la défense de cette dame qui dormait. Peut-être aussi parce que ma propre mère que j’avais amenée voir Casse-Noisettes, toute épuisée de fatigue qu’elle était, s’est endormie durant le magnifique spectacle et ne s’est réveillée qu’au coup de canon.
Bon, elle ne ronflait pas sinon, bien sûr que je l’aurais réveillée. Elle a cogné des clous puis s’est endormie. Fatiguée morte de sa journée de travail. Le billet coûtait très cher mais j’ai jugé que son repos valait encore plus.
La dame qui ronflait maintenant… Euh… comment pouvait-elle savoir qu’elle ronflait? Si elle ne le savait pas, comment pouvait-elle s’arrêter de le faire? Y avait-il quelqu’un qui l’accompagnait? Si oui, cette personne est la vraie coupable.
Ce que je ne pardonne pas au cinéma ou à quelque spectacle que ce soit, c’est ceux qui développent leurs pastilles durant le show, ceux qui parlent, ceux qui mangent des chips et/ou crottes au fromage.
Ceux qui dorment, je ne les juge pas. Qui connaît la raison de leur sommeil?
petitclin
11 novembre 2009
18h53
Quand c’est intéressant, on s’endort pas. Comme un journaliste ou chroniqueur; si on se rend pas à la fin du papier, c’est qu’il n’a pas su nous accrocher.
lineni
12 novembre 2009
10h31
Quand ce n’est pas intéressant, on sort de la salle. J’ai déjà quitté des salles de cinéma ou de spectacle, en faisant tout pour ne déranger personne. Si on est trop fatigué, on ne sort pas. Si quelqu’un nous invite à un spectacle qui ne nous intéresse pas, on décline poliment. J’en ai assez des gens capables d’écrire tout un livre d’excuses, de prétextes pour justifier leur mauvais comportement tandis qu’il serait tellement plus simple de faire appel au gros bon sens et au plus élémentaire respect.
cathou_76
12 novembre 2009
15h06
Certaines personnes – dont mon conjoint- ont, ce que j’appelle, le «syndrome de l’endormitoire aigu» (proche de la narcolepsie). Quand ce syndrome se manifeste, ils ne peuvent PAS s’empêcher de s’endormir et ce, même devant quelque chose qui est intéressant. Ça insulte d’ailleurs mon conjoint profondément de s’endormir devant un film qu’il aime. Ce n’est pas sa faute…il ne peut pas le contrôler.
Par contre, au théâtre, c’est sûr que je le révellerais, surtout s’il ronfle.