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  • Pascal LeBlanc

    Grand passionné de basket depuis les années de gloire de Michael Jordan, Pascal LeBlanc vous fait part des dernières nouvelles de la NBA mais aussi des circuits collégiaux et internationaux.
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    Dimanche 17 août 2014 | Mise en ligne à 15h13 | Commenter Commentaires (5)

    Samuel Dalembert de retour au secondaire

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE. Samuel Dalembert est retourné à son ancienne école secondaire hier pour la cérémonie du retrait de son chandail et pour disputer un match amical.

    PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE. Samuel Dalembert est retourné à son ancienne école secondaire hier pour la cérémonie du retrait de son chandail et pour disputer un match amical.

    Hier, j’ai rencontré le Montréalais et joueur de centre des Knicks Samuel Dalembert à l’occasion du retrait de son chandail par son ancienne école secondaire, Lucien-Pagé. L’article est dans La Presse+ d’aujourd’hui, mais si vous n’avez pas de tablette électronique, le voici (la mise en page n’est toutefois pas aussi belle).

    DE LUCIEN-PAGÉ À LA NBA

    Alors qu’un nouveau chapitre de sa carrière est sur le point de s’amorcer à New York, Samuel Dalembert est retourné, hier après-midi, là où tout a commencé. Le vétéran de 13 saisons dans la NBA a eu l’honneur de voir son chandail no 1 retiré par son ancienne école secondaire, Lucien-Pagé.

    La cérémonie a eu lieu à la mi-temps d’un match amical opposant Dalembert et d’autres anciens de l’établissement à de jeunes étoiles de l’académie de basketball PDP. L’athlète de 33 ans a également reçu la médaille de l’Assemblée nationale des mains du député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos.

    « Je ne m’attendais pas à ça. C’est un honneur. En plus, nous avons joué comme dans le temps, pour le plaisir. Rien n’a changé ici sauf la couleur de la peinture. C’est la même odeur, le même feeling. »

    Le Montréalais d’origine haïtienne semblait particulièrement heureux de le constater, lui qui a connu de nombreux changements au cours de sa carrière. Échangé aux Knicks de New York le 25 juin, il en sera à sa sixième équipe.

    Arrivé au Québec à l’âge de 14 ans, Dalembert n’avait jamais vraiment pratiqué le sport de Michael Jordan dans son pays natal. Par l’entremise de ses élèves, le fondateur du programme Pagé Basketball, Denis Gagnon, a entendu dire qu’un adolescent très grand et athlétique venait d’arriver dans le secteur. « J’ai dû convaincre sa maman, car elle ne croyait pas qu’il pouvait apprendre à son âge. Je lui ai répondu qu’il est plus facile de montrer le basketball à un jeune que de le faire grandir. »

    À son arrivée à Lucien-Pagé, des joueurs comme Lunzaya Nlandu et les frères Hennssy et Manix Auriantal ont pris Dalembert sous leur aile. « Au début, on me regardait jouer et on disait : “Il est athlétique, mais il ne sait pas jouer.” Alors, j’observais ce que mes coéquipiers faisaient et la façon dont ils s’exerçaient. Une chose qui m’a aidé, c’est que lorsque j’avais des problèmes, je posais des questions. Quand on ne sait pas faire quelque chose, il ne faut pas avoir peur de demander. »

    Après avoir passé quatre ans à développer son talent dans l’école de Parc-Extension, Dalembert a été approché par des recruteurs américains. Il a choisi de poursuivre son parcours à la St. Patrick High School, au New Jersey, puis à l’Université Seton Hall, dans le même État. Deux ans plus tard, il a été repêché par les 76ers de Philadelphie, équipe avec laquelle il a joué ses huit premières saisons.

    Ce spécialiste de la défense a ensuite changé de formation à chacune des saisons suivantes, effectuant des passages avec les Kings de Sacramento, les Rockets de Houston, les Bucks de Milwaukee et les Mavericks de Dallas. « Oui, c’est difficile de déplacer sa famille si souvent, mais c’est le prix à payer pour faire ce que je veux vraiment. En même temps, je ne peux pas me plaindre. Je suis avec une bonne équipe et je fais un sport que j’adore toujours. »

    Un modèle pour les jeunes

    Alder Pierre, qui a joué avec Dalembert à Lucien-Pagé et qui est aujourd’hui directeur de Pagé Basketball, estime que la visite du joueur de la NBA à son ancienne école « concrétise un rêve pour les jeunes ».

    « Comme nous quand nous étions jeunes, ils veulent jouer chez les professionnels, ils veulent obtenir une bourse pour étudier à l’université. C’est ce rêve qui les tient motivés. Samuel n’était pas le meilleur, mais il était toujours dans le gym et travaillait fort. Il s’est accroché à ce rêve et il a réussi. »

    Un autre ancien coéquipier de Dalembert, Thierry Lindor, rappelle que son ami « a bûché comme un dingue dans une école jugée dangereuse pour atteindre ses objectifs ». Aujourd’hui, ce qui l’impressionne le plus lorsqu’il regarde Samuel, ce n’est pas les millions qu’il a gagnés dans la NBA, mais le chemin parcouru par un jeune homme parti de rien.

    Un emploi du temps chargé empêche Dalembert de visiter aussi souvent qu’il le voudrait les jeunes de Pagé Basketball. Il les a tout de même accompagnés à quelques reprises dans des tournois aux États-Unis.Dalembert sera toutefois de retour à Montréal prochainement alors que les Knicks affronteront les Raptors de Toronto au Centre Bell, le 24 octobre, dans le cadre d’un match d’avant-saison.

    Samuel Dalembert en bref

    33 ans

    6 pi 11 po (2,11 m)

    250 lb (113 kg)

    Choix de première ronde, 26e au total, des 76ers de Philadelphie en 2001

    12 saisons dans la NBA

    Moyennes en carrière de 7,8 points, 7,9 rebonds, 1,8 contre

    P.


    • Félicitations à Samuel Dalembert. D’ici les prochains 5-10 ans, Montréal deviendra un terrain fertile pour les talents au basket-ball, peut-être pas au niveau de la NBA, mais surtout aux rangs universitaires de la NCAA. Il y a plusieurs bons programmes de développement de talent.

    • Merci à vous Pascal Leblanc de parler de basketball. Mon fils est à sa 3e année en sport-étude Basketball à l’école secondaire DeMortagne à Boucherville avec Yannick Mercier et Pascal Jobin et ce sport est un sport que mon fils adore et qui n’est pas encore assez vu à Montréal. Continuez d’en parler car cette année le sport-étude basket a pratiquement doublé dans les écoles. Vous devriez venir faire un tour à De Mortagne et rencontrer les jeunes qui carburent à ce sport durant l’année scolaire et ensuite tout l’été avec Team BIBI (nous sommes sur Facebook aussi). Au plaisir de vous croiser un jour durant un match!

    • un jeune à surveiller dans les prochaines années…. Anthony Longpré.

      comme Dalembert, devrait être recruté pour aller jouer aux États-Unis.

    • C’est un très bon texte sur Samuel Dalembert. J’ai les mêmes origines que lui donc ce billet vient vraiment me chercher. Je comprends son parcours et les difficultés qu’il a eu à surmonter.
      J’espère que d’autres jeunes vont être inspirer par son histoire, pas seulement des Haïtiens, mais tous les jeunes canadiens qui rêvent à la NBA.

    • @Jaow01 et Arcadazen
      Je crois aussi que les meilleures années sont à venir pour le basket québécois. Anthony Longpré est un bon exemple. Il jouera d’ailleurs à la Glenelg Country School, à Baltimore, l’an prochain.

      @Julie
      Merci! Malheureusement, la couverture du basket n’est pas ma principale responsabilité à La Presse, alors j’ai rarement l’occasion d’écrire de long article. Si un jour, j’écris un texte sur le sport étude, je vais penser à De Mortagne. Continuez de soutenir votre fils!

      @Blacknight
      Merci! J’espère aussi que l’histoire de Samuel Dalembert inspirera d’autres jeunes.

      P.

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