
L’embauche de Manny Ramirez par les Rays de Tampa Bay sentait mauvais depuis son annonce officielle, le 21 janvier. C’était le genre d’aventure susceptible de dérailler à tout moment.
Ce que Coups filés en pensait : «En plein processus de reconstruction, les Rays démantelés ont pris la bizarre initiative d’embaucher Johnny Damon et Manny Ramirez pour une saison et une somme totale d’environ 7 millions. Vous trouvez que ça sent le coup de marketing ? Le contrat de Damon comprend notamment des primes liées aux performances de l’équipe… aux guichets.»
On raconte d’ailleurs que l’agent Scott Boras lui-même aurait proposé au directeur général des Rays, Andrew Friedman, d’acquérir les services du combo Damon-Ramirez. (Friedman évitera probablement de l’inclure dans son curriculum vitae, celle-là.)
Ça sentait mauvais parce qu’inévitablement, ou presque, quelque chose allait mal tourner avec Ramirez : les risques de blessure, une mauvaise attitude… un deuxième test antidopage positif ?
Pardon ?
Ramirez n’aura même pas eu le temps de faire suer ses nouveaux employeurs avec sa nonchalance sur le terrain et le «je-m’en-foutisme» qui le caractérise plus souvent qu’autrement.
En réalité, l’humiliante suspension potentielle de Ramirez convertie en retraite immédiate représente une bien plus mauvaise surprise pour les gens des Rays. Merci, bonsoir la visite !
Les patrons des Rays espéraient que le coup de bâton encore redoutable de Ramirez ainsi que son «pouvoir d’attraction» aux guichets pourraient aider l’équipe en cette saison de transition.
Erreur…
En préférant prendre la poudre d’escampette plutôt que de purger une suspension de 100 matchs pour une deuxième infraction reliée au dopage, Ramirez, lui, s’est montré franchement égoïste.
Comme toujours, finalement.
[david.courchesne@lapresse.ca]

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










noirod
11 avril 2011
07h50
Ce qui est triste c est la totale indifférence que cette nouvelle suscite dans les hauts lieux du baseball majeur. Dans l fond Ramirez dit j ai triché,je triche encore mais j ai fait assez de cash pour aller voir ailleurs si j y suis. Et on le laisse partir comme ca sans rien dire , en confirmant que le livre des records c est une feuille de choux .
On dirait que toute cette pensée magique qui veut que le baseball est en train de se nettoyer est suffisante pour berner les américains qui se présentent en masse pour encourager les Manny et les A-Rod qui ont acquis leurs statuts et leurs salaires en trichants.
entrechamps
12 avril 2011
09h28
Parfaitement d’accord. D’ailleurs, il y aurait tout un ménage à faire du côté des statistiques, si on veut être vraiment sérieux. Quant à moi, Hank Aaron est toujours le vrai meneur pour le nombre de coups de circuits en carrière et le record pour une saison appartient à Roger Maris. Les statistiques de tous ceux reconnus coupables de tricherie devraient être invalidées, et ça vaut pour les lanceurs aussi. Désolé pour Éric Gagné.
nedbraden
12 avril 2011
17h54
@entrechamps – J’opterais pour une catégorie spécial -genre aspirateurs- pour dopés. Les chiffres de Bonds en particulier sont trop sihnificatifs pour simplement être rayés des stats, ils doivent simplement être évalués dans le contexte de la fin des années 90. Comme la moyenne de but accordé par George Vézina en 1923.
En effet, bon call de Coups filés à propos des Raies. La perte de Longoria a probablement précipitée la momification de Ramirez à la plaque.